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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 01:50

 

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Si vous lisez ces quelques lignes c'est que le virus Battlestar Galactica vous a conquis, que vous en avez dégusté chacun des épisodes, et que malgré le fait d'avoir englouti les quatre saisons, vous en voulez encore ! Car oui, contrairement aux pages précédentes seuls les initiés sont ici invités. Non pas que les autres ne soient pas les bienvenus, mais c'est surtout que ceux qui n'ont pas vus la série en son intégralité se verront révélés jusqu'à la toute fin, avouez donc que ce serez bien dommage de la découvrir par le biais de quelques lignes blanches sur fond noir plutôt qu'à bord du vaisseau en compagnie d'Adama et de son équipage !

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Alors, parmi ceux qui ont déjà eu le courage et l'énergie de lire les premières pages de cet article consacré à Battlestar Galactica et qui sont encore là pour lire cette troisième page (Quel courage ! Mille mercis de tant de considération !), une question pourrait se poser à eux : mais que dire de plus sur cette série, certes riche, mais dont il semble déjà avoir été dit l'essentiel ? Eh bien tant de choses encore figurez-vous ! Certes, regarder autrement la société du présent au travers du prisme d'une société futuriste imaginaire est l'un des aspects centraux de la science-fiction, et Battlestar Galactica est de ces séries qui répondent amplement à ce critère. Seulement voilà, à l'image des deux précédents articles que j'ai rédigé sur ce genre ô combien méprisé, on ne peut ignorer un deuxième volet de la science-fiction qui se révèle lui aussi en être un élément constitutif. Ce deuxième volet, ce serait la réflexion métaphysique que sait régulièrement porter ce genre sur le sens de notre nature et de notre univers. Oui, la science-fiction est aussi l'occasion de prendre du recul sur nous-mêmes, sur notre existence, et elle est une remarquable porte ouverte sur toute sorte de réflexions concernant la finalité ultime de nos sociétés. Sur ce sujet, Battlestar Galactica ne déroge pas à la règle. Si cette série est aussi remarquablement efficace dans sa lecture de nos sociétés actuelles, c'est parce qu'elle en ancre la lecture dans une logique de compréhension plus vaste...… Où tout cela nous mène-t-il ? A quoi bon survivre ? Pourquoi prolonger l'espèce ? L'humanité vaut-elle réellement plus que cette fourmilière de robots qui cherche à les remplacer dans l'ordre des choses ?... Avec ces Cylons, ce Battlestar 2003 fait ce que celui de 1978 ne faisait pas : il interroge la nature humaine et sa finalité dans cette grande horlogerie qu'est l'univers. Place donc à la mystique de Battlestar : qu'une lecture de l'humanité s'offre à nous…

 

 

 

Aux origines de la naissance des Cylons : la concrétisation d'un fantasme humain ?

 

 

 Depuis le début, depuis la première scène, la version 2003 de Battlestar Galactica s'ancrait dans cette problématique ô combien métaphysique : quel est l'essence-même du vivant ? …Et découle-t-il de ce caractère d'être vivant une spécificité qui fait toute la différence avec ce qui feint de l'être comme le font par exemple ces cylons humanoïdes ?... Eh oui ! Souvenez-vous de cette introduction magnifique de l'épisode pilote : une station spatiale ; un ambassadeur humain qui attend bêtement un nouveau signe « de vie » des Cylons, et soudainement – paf ! – toute la problématique de la nouvelle série est posée en une seule entrée. D'abord entrent les nouveaux centurions, comme l'ancrage dans la logique précédente d'une simple lutte entre l'humain d'un côté et son outil qui l'asservit plutôt qu'il ne l'émancipe de l'autre. Et puis ensuite, la nouvelle problématique arrive, dans une sublime robe rouge, toute de chair (…et quelle chair ! Mmmmh !) et de sang. La nouvelle génération de Cylons nous est présentée et les premiers mots que l'on entend d'eux et qui nous sont destinés sont les suivants : « Etes-vous vivants ?... Prouvez-le ! » Commence alors quatre ans d'un périple à la recherche d'un nouveau monde, mais aussi et surtout à la recherche d'un nouveau sens à donner à l'humain, maintenant que ces « toasters » viennent brouiller les pistes entre ce qui est « mystiquement vivant » et ce qui est « platement mécanique ». Or, de toute cette aventure, la saison 4 est celle qui s'ose enfin à proposer une grille de lecture par laquelle on pourrait définir l'essence mystique qui habite l'Homme. Comme dans une bonne nouvelle de Philip K. Dick, la nature spécifiquement humaine n'apparaît qu'au regard du robot artificiel auquel on la compare. De ce fait, la révélation qui nous est faite de la véritable origine des Cylons (et de leur véritable nature !) est riche d'interprétation quant à l'image qui nous est donnée de la finalité de notre humanité.

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La première rencontre entre un Humain et une Cylonne-humanoïde : une rencontre... vénéneuse.

 

La première clef qui nous est donnée sur l'origine des Cylons apparaît lors de l'épisode 10 de la saison 4 : le fameux épisode où enfin le Galactica pose le pied sur la Terre promise...… Ce fameux épisode nous est très vite présenté comme la fin d'un rêve, d'une désillusion : la Terre n'est pas un berceau vierge de tout problème qui était prêt à accueillir à bras ouverts les réfugiés des Douze Colonies. Non, la Terre elle aussi est ravagée...… thermonucléarisée. Pire que tout, on retrouve aussi sur cette planète la trace d'une guerre « humano-cylonne », leur guerre, une autre ! Car, en effet, les Cylons découverts ne sont pas les mêmes que ceux connus jusqu'à présent. Ce sont d'autres Cylons conçus par une autre humanité, une alternative à celle des Douze Colonies, et pourtant elle est arrivée au même résultat, comme une étape obligée de son évolution, comme une fatalité. En effet, n'oublions pas que dans la mythologie de Battlestar, les Hommes ne seraient pas originaires de la Terre, mais de Kobol, planète berceau de l'humanité. On nous dit que c'est d'une crise née sur Kobol (dont on ne sait pas grand-chose soit dit en passant) que la planète aurait ensuite ensemencée treize colonies, treize planètes, dont douze appartenaient visiblement au même système – les fameuses Douze colonies de Kobol – et dont une seule se serait développée à l'écart : la Terre. La série sous-entendrait que ces deux systèmes indépendants soient repartis de zéro : une sorte de nouveau départ que se seraient donnés les Hommes comme celui auquel on assiste dans le dernier épisode. J'en veux pour preuve le fait que, parmi les Douze Colonies, Kobol n'appartienne pas à l'Histoire mais à la religion, et que son emplacement ne soit même pas connu. Kobol, les Douze colonies, la Terre : trois histoires différentes ; trois alternatives, et pourtant un seul aboutissement possible visiblement : les Cylons.

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           Aerelon                    Tauron                     Gemenon                      Canceron                     Leonis                       Virgon

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             Libris                       Scorpia                     Sagitaron                     Caprica                     Aquaria                       Picon

 

La découverte de la Terre, colonie pourtant à l'écart des douze autres, s'avère donc elle aussi avoir évolué dans le sens d'une rébellion de ses propres outils. On dit même dans la série que cette guerre aurait eu lieu 2000 ans avant celle des Douze colonies. Bref, l'Histoire de l'humanité telle que la présente Battlestar pourrait se résumer en de multiples façons différentes (au moins trois) que l'Homme a trouvé pour se faire substituer par ses propres robots. Bref, elle semble présenter l'extinction de l'humanité au profit de la robotique comme une fatalité. Le destin de l'humanité est-il donc de s'éteindre au profit des « toasters », ces êtres qui finalement ressemblent aux humains, mais qui en comblent toutes les faiblesses ? C'est en tout cas l'enseignement que semble en tirer l'équipage du Galactica qui, dès l'épisode 11, sombre dans une sorte de chaos lorsqu'il se rend compte que son espoir de survie est vain, dénué de sens, contraire au sens logique de l'évolution des choses... Tout un symbole : Dualla se suicide. Le lieutenant Dualla, elle qui justement vivait du simple espoir nécessaire à la vie dont parlait Adama à Roslin à la fin du second épisode pilote…... Oui, à ce moment de la série, le Cylon est presque présenté comme l'accomplissement inévitable de l'Homme, son fantasme : l'être beau, rationnel, désinhibé sexuellement, et surtout immortel. Et finalement, la découverte qui est faite de leurs origines profondes, de leurs créations, répond de cette continuité de l'évolution plutôt que de l'opposition au genre humain. C'est du moins la façon dont nous le présente la fameuse histoire des Final Fives…

 

 

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Les Cylons terriens, preuve d'une fatalité ...à laquelle Dualla succombera.

 

 

Aaaah ! Les fameux Final Fives ! La série aura su nous faire saliver un long moment au sujet de leur nature et de leur identité. Tout le long de la troisième saison, sur ce long parcours balisé par les Dieux, on en apprend sans cesse davantage. D'abord c'est Gaius qui aperçoit leurs silhouettes immaculées, puis c'est au tour de D'Anna d'apercevoir leurs visages (mais sans en révéler l'identité, la garce !), tout ça pour conclure dans un final de saison 3 d'anthologie où les surprises au sujet de l'identité de ces Final Fives sont de taille : des personnages secondaires se retrouvent soudainement être des personnages de premier plan comme l'assistante de la présidente, Tory, ou bien encore l'ancien joueur de « pyramide » Sam Anders...… Mais c'est surtout la présence du colonel Tigh parmi les « Toasters » qui sidère le plus, lui justement qui haïssait jusqu'à la moelle les Cylons ! Pourtant, c'est de cette révélation des Cinq, et surtout de leurs origines et leur Histoire, que tout le propos de Battlestar gagne en ambigüité dans sa vision de l'évolution humaine. Car, à l'origine, qui sont-ils, ces cinq Cylons humanoïdes dits originels ? Les derniers épisodes nous en disent qu'ils sont en fait de simples humains –- comme vous et moi –- des Terriens qui plus est...… Scientifiques tous les cinq, ce ne sont pas eux qui ont inventés les premiers robots cylons qu'on appelle centurion. Au contraire, ces robots existaient déjà de leurs vivants. Ce qu'on dit plutôt des Cinq, c'est qu'ils seraient à l'origine d'une invention qui leur permettrait d'échapper à la sentence fatidique à laquelle doivent finalement se plier tout être humain : la mort. C'est dans ce système de résurrection qu'ils auraient vu là la possibilité de faire la paix avec les Cylons. Les centurions voulaient trouver un système pour dépasser leur propre condition qui avait été établies par les Humains. On nous dit même dans l'épisode 15 que les Cylons, justement conscient des limites sensibles de leur condition, avaient cherché à singer les Humains en mettant en place un nouveau modèle d'hybride, mais sans parvenir à des résultats viables. C'est ainsi que les Cinq leur ont proposé d'adopter un corps quasiment similaire aux leurs, composé de cellules vivantes, constitués des mêmes organes et des mêmes sens, afin que les Cylons aient accès aux sens et au caractère mystiquement vivant dont les Hommes disposaient mais non les Centurions…... Tel est l'origine des Cylons-humanoïdes d'après la mythologie Battlestar, ils sont donc profondément humains...… Sont t-il d'ailleurs si différents que cela de nous ?

 

Les fameux Final Fives avant la révélation de leur identité.

 

En somme, la genèse des Cylons telle que finit par nous la dévoiler cette saga qu'est Battlestar Galactica a le mérite d'être claire. Le combat de l'Homme face à sa technologie n'est pas présenté comme la conséquence d'une aberration de son évolution : elle est présentée comme une étape inévitable. Entre la vision rationaliste et matérialiste de la société humaine que pourraient incarner le pendant cylon de l'humanité et la vision mystique qui seraient plutôt le fait des humains faits de chair et de sang, Battlestar Galactica nous dit que la réponse à nos questions au sujet de la finalité de nos sociétés se trouve certainement à la confluence de ces deux courants, comme le symboliserait si bien ces personnages que sont les Cylons humanoïdes. Car au fond, elle est aussi là la dimension intéressante du propos de cette série, c'est que sa mythologie cherche à créer une réelle prise de recul sur notre condition, voire même sur notre finalité d'être humain.

 

 

Vers un dépassement perpétuel de sa propre condition…

 

 Comme finalement toute religion dispose de sa mythologie pour expliquer la vision qu'elle a du monde, les œoeuvres de science-fiction qui veulent s'interroger sur la finalité des choses finissent toujours, elles aussi, par développer leur propre mythologie. Celle de Battlestar Galactica s'ancre pleinement dans cette définition des choses : de par sa façon de raconter l'Histoire de l'évolution de l'humanité, elle invite à nous interroger sur son sens au travers de l'interprétation qu'on pourrait lui donner. Dans Battlestar, c'est dans la découverte des origines, couplée à la compréhension du présent, qu'on en vient à prospecter sur le sens éventuel de notre futur. Ici, le présent c'est la guerre entre les Cylons et les humanoïdes ; la quête des origines renvoie à l'histoire des Final Fives et de leurs créations : les Cylons humanoïdes. Poursuivre le récit de ces origines nous permet alors de comprendre la réflexion qu'entend poser la série au sujet du sens à donner à notre chère humanité. Souvenez-vous, dans les épisodes 15 et 16, on expliquait que, forts de leur paix conclue avec les Cylons, les cinq Terriens (les fameux Final fives) voulurent apporter leur solution de paix aux autres colonies humaines (dont ils n'avaient visiblement pas oublié l'existence) et qui allaient -– inévitablement -– connaître les mêmes déconvenues face à leur propre technologie. Seulement voilà, voyageant à une vitesse proche de la lumière pour atteindre le système des Douze colonies, ils y passèrent deux milles ans sans pour autant avoir eu l'impression de vieillir d'un iota (c'est cette bonne vieille théorie d'Einstein-Rosen ici mise en application par la série). Ainsi, arrivés trop tard, arrivés après une longue guerre meurtrière qui terrassait déjà chacune des douze colonies (combien de temps a duré la première guerre humano-cylonne ? Jamais la série n'en apporte la réponse) Les Fives surent néanmoins convaincre les Centurions qu'ils y rencontrèrent avec les mêmes arguments et le même marché qu'avec ceux qui avaient pareillement ravagés la Terre.

 

 

C'est ainsi que naquirent, selon la mythologie de Battlestar, l'idée des douze modèles Cylons humanoïdes : le modèle n°1 (identifié la première fois sous les traits du prêtre Cavil) fut fait à l'image du père d'Ellen Tigh. Ce modèle traduit toute les frustrations qu'ont les humains de leur propre condition. Le modèle n°2 (identifié pour la première fois sous les traits du trafiquant d'armes Leoben Conoy) traduit quant à lui un autre état d'esprit, une autre facette de ses créateurs. Contrairement à Cavil, il incarne toute la sensibilité au mystique et au dépassement qu'ont les humains. Le modèle n°3 (identifié pour la première fois sous les traits de la journaliste D'Anna Biers) traduit plus quant à elle un sentiment d'autosuffisance de l'espèce (qui sera mis à mal dans la série). Le modèle n°4 (identifié sous les traits de Simon, le médecin) et le modèle n°5 (Aaron Doral) sont des modèles plus effacés dans la série qui semblent traduire une forme d'esprit rationnel...… Enfin la série a été complétée par des modèles plus sensibles, sûrement pour compenser l'autosuffisance des premiers exemplaires : le fameux modèle n°6, belle blonde ouverte sur la nature de l'univers et son hypothétique architecte, et le modèle n°8 dont de multiples modèles traduiront des volontés d'épanouissement personnel, qu'il s'agisse de l'exemplaire « Boomer » ou de l'exemplaire « Athéna ». A noter d'ailleurs que c'est de ces deux exemplaires qu'adviendront le salut de l'évolution cylonne : la reproduction. Un seul modèle reste mystérieusement inconnu des spectateurs : le modèle n°7. Nommé « Daniel » par sa créatrice Ellen Tigh dans l'épisode intitulé Sans Issue, il n'a visiblement été édité qu'à un seul exemplaire. Daniel a été pensé pour être l'antithèse de Cavil, le modèle le plus abouti : un Cylon ouvert à la sensibilité du monde, un artiste. On nous dit malheureusement que ce Cylon, qui aurait pu être la clef de la paix entre Humains et Cylons, a été tué par Cavil, de jalousie. Le pensant favorisé par ses cinq créateurs, Cavil aurait faussé le code génétique et empoisonné le liquide amniotique de toutes les copies de Daniel destinée à accueillir son esprit en cas de mort prématurée. Ainsi, Daniel fut le seul exemplaire du modèle n°7, d'où l'explication qu'il n'est pas traditionnellement comptabilisé parmi les 12 modèles. Cette inconnue est étrange dans la saga, mais peut-être volontaire pour élucider un autre mystère de la série dont je vais m'empresser d'évoquer d'ici quelques paragraphes. Malgré tout, comme nous le savons tous, cette solution des Cinq Terriens n'empêcha pas la seconde guerre entre les Douze colonies et les Cylons, celle qui justement est le sujet de la série de Ronald D. Moore… les raisons de l'échec de cette paix sont aussi révélées dans les derniers épisodes de la saison 4, et là aussi ils sont riches d'enseignement pour comprendre le regard porté par la série sur l'humain.

 

 

   01 - J. Cavil         02 - L. Conoy         03 - D. Biers         04 - Simon         05 - A. Doral         06 - C. Six

 

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     07 - Daniel          08 - S. Valerii           FF - S. Tigh           FF - E. Tigh            FF - G. Tyrol         FF - T. Foster           FF - S. Anders

 

L'épisode Sans Issue (le fameux épisode 15) l'explique clairement. C'est de Cavil, le modèle n°1 dont la source du conflit va naître. Chaque modèle traduit plus ou moins un aspect de l'état d'esprit de ses créateurs ; Cavil incarne la frustration, mais bien la frustration qu'engendre la condition humaine. De ce mal-être était déjà née le premier acte destructeur de cette guerre annoncée : la mort de Daniel. Mais les propos du premier modèle dans l'épisode 15 ne font que renforcer cette idée qu'il incarne à lui seul la frustration de la condition humaine. En effet, Cavil exprime sans cesse face à sa créatrice l'idée qu'il ne voit que les limites de la création qu'il est. Certes, ce corps de Cylon-humanoïde a peut-être plus de sensibilité que celui d'un centurion, mais il en a moins qu'il aurait pu en avoir si ses créateurs n'avaient pris leur seuls cinq sens comme référents. Pourquoi les Fives l'ont limité à voir qu'avec des yeux, à n'entendre qu'avec des oreilles, à ne penser qu'avec ce schéma si étriqué qu'est le mode de pensée humain ? Mu par la frustration, Cavil rejette la faute à l'arrogance humaine de se poser comme une référence absolue. Ainsi a-t-il voulu, dans un malin plaisir, prouver à ses créateurs qu'ils avaient tort de se poser comme une référence, surtout face aux robots cylons...… Ainsi a-t-il réincarné les Fives au coeœur de la civilisation en sursis des Douze Colonies, alors que l'armistice avait pourtant été signé entre les deux espèces dans les colonies de Kobol…... Ainsi, les Fives pourront assister aux côtés de leurs congénères de l'obsolescence du genre humain face à l'évolution cylonne lorsque ceux-ci décideront d'attaquer à nouveau…... En somme, comme les Humains ont voulu dépasser leur propre condition de mortels en inventant la résurrection, les Cylons humanoïdes s'avèrent eux aussi tiraillés par une seule et unique préoccupation : le dépassement de leur condition. Ainsi Battlestar Galactica présente-t-il nos sociétés, notre espèce, la vie en son entier même, comme étant mues par cette grande force qui serait le désir de dépassement de sa propre condition. La voilà l'histoire des aventuriers du Galactica, c'est l'Histoire de l'évolution inévitable, c'est l'Histoire du dépassement perpétuel des êtres vivants, c'est l'histoire d'une longue route tracée jusqu'à...… Mais justement jusqu'à où ? L'humanité accomplit-elle là le plan d'un grand architecte divin comme aimerait le croire la fervente Caprica Six ? …...ou au contraire les Hommes suivent-ils la voie qu'ils s'étaient eux-mêmes tracés comme l'induirait le fait qu'au final le Galactica n'a fait que remonter le chemin emprunté par les Final Fives deux milles ans plus tôt ? A ce sujet, Battlestar Galactica entend user de mystère et rester le plus évasif possible tant sa conclusion se veut volontairement ambiguë. Malgré tout, Moore n'a pas son stylo dans sa poche et entend quand même boucler la boucle jusqu'au bout…

 

 

 

La quête du dépassement jusque… au recommencement ?

 

 On l'attendait avec impatience, mais aussi une certaine crainte la conclusion de cette grande saga qu'est Battlestar Galactica...… « Impatience » car sur quatre saisons (sur quatre ans même en ce qui concerne les fidèles de la première heure !), l'aventure aura su se faire tonique, inventive, riche et subtile à la fois...… « Une certaine crainte » malgré tout, car on espérait bien évidemment une conclusion à la hauteur de l'épopée, qui sache qui plus ait conserver toute la subtilité de la démarche d'ensemble, sans sombrer dans une résolution religieuse à deux sous d'un côté ou bien en eau de boudin insignifiante de l'autre...… J'ignore d'ailleurs comment cette fin a été perçue par ceux qui l'ont attendue. Fort intelligemment, personne ne parle de la fin d'un film ou d'une série dans ses critiques ou articles.… Le problème c'est qu'il est du coup assez difficile de savoir quel en fut l'effet. Personnellement, je l'ai amplement trouvée à la hauteur de ce qu'on pouvait espérer. Au fond, cette conclusion sait nous donner ce que l'on attendait, comme un final sur la Terre (même si l'épisode 11 nous avait quelque peu fait perdre cette espérance…) mais malgré tout d'une manière suffisamment incongrue pour qu'elle surprenne et conduise à méditer sur le sens de son final.


                                     

 

Faut-il rester sur l'idée d'un Battlestar fondamentalement mystique, voir presque religieux au final ? Beaucoup d'éléments nous y invite en effet... Tout d'abord il y a le fait que, finalement, l'équipage du Galactica finisse bien sa grande épopée sur Terre. On la croyait détruite, on la croyait nucléarisée, et pourtant ils finissent bien sur notre jolie planète bleue, peuplée qui plus est d'humains, mais à un stade d'évolution encore proche de zéro. C'est un nouveau départ inespéré, une divine nouvelle chance. Alors certes, on croit comprendre dans l'épisode final qu'en fait les deux Terres, celle découverte à la conclusion et celle découverte lors de l'épisode 10, n'ont en fin de compte rien à voir. En effet, Adama décide de la baptiser « Terre » pour ce qu'elle représente pour l'équipage, et non pour ce qu'elle est vraiment...… Du coup, le fait d'y trouver des humains qui s'y soient développées de manière similaire à l'espèce née sur Kobol possède des aspects presque miraculeux...… divins. Un tel hasard ne se peut pas se dit-on alors : soit un « plan » divin existe conduisant toutes les espèces a évoluer jusqu'au stade humain ; soit c'est Dieu qui, en communiquant les coordonnées de la Terre à Kara par l'intermédiaire de sa petite mélodie, a guidé les Hommes vers la seule planète qui, parmi les milliards qui existent dans l'univers, avaient connu une évolution similaire à celle de Kobol… En parlant d'ailleurs de la fameuse Kara : ses « visions » prophétiques multiples, son lien mystique avec la Terre, sa résurrection inexpliquée, ainsi que sa disparition surnaturelle à la fin, semblent sous-entendre que ce personnage avait quelque-chose de fantastique… de divin elle aussi…... La plupart des sites parlent d'ailleurs du retour de Kara dans la série alors que sa mort avait été entérinée comme du retour d'un « ange ». Bref, ces éléments mis bout à bout, les arguments semblent solides pour dire que Battlestar Galactica semble avoir opté dans sa conclusion pour une vision mystique de l'univers, où le dépassement des Hommes et des Cylons, leurs inéluctables évolution, est en fait guidée par un plan qui serait d'ordre divin. La dernière scène de la série d'ailleurs, dans laquelle l'hallucination de Gaius et l'hallucination de Caprica observe ce qu'est devenue la Terre aujourd'hui (c'est-à-dire notre monde), se conclut sur l'idée qu'à nouveau, les Hommes semblent voués à reproduire l'Histoire de leurs pairs…... Mais, ajoute-t-on, que c'est sûrement là le plan de Dieu. Difficile de faire plus explicite...…

 

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Alors pourquoi parler de fin ambiguë vu que Moore semble avoir choisi son camp en faveur du mystico-religieux ? …Eh bien justement parce que, bien que cette première démonstration semble indémontable, une seconde totalement opposée est aussi possible, reposant quant à elle sur d'autres éléments-clefs de l'intrigue et de la conclusion. Comme la série l'a souvent exposé tout au long de ses quatre saisons : chaque fait ou découverte peut-être l'objet de multiples interprétations. Quand on croit tomber sur un temple sacré qui indique la route de la Terre sur la planète des Algues, en fait on remonte le chemin emprunté par les Final Fives. Quand on croit finir son épopée sur Terre, on finit son épopée sur une autre planète que la Terre, mais on lui donne quand même le même nom, etc...… Là encore, toute l'épopée de Battlestar peut s'expliquer sans plan divin, mais seulement avec des thématiques chères à la science-fiction. Premiers éléments générateurs d'ambigüité, ceux concernant le fameux « ange », Kara Thrace. Kara est sensée être un ange depuis sa mort dans la nébuleuse. Pourtant, tout ce qui se rapporte à ses visions et à ses prophéties existe déjà antérieurement. Déjà dans son appartement de Caprica, elle dessinait le fameux mandala présent dans le temple des Final Fives…... C'est aussi dès l'enfance qu'elle a appris de son mystérieux père cette mélodie qui fut la clef de la route vers la Terre. A moins de considérer que Kara soit un ange depuis le début (mais dans ces cas-là comment expliquer la découverte de son corps sur Terre, démontrant bien qu'elle était humaine de chair et de sang…) et/ou que son père est Dieu lui-même, il faut trouver une autre explication...

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Le mystère Kara "Starbuck" Thrace...

 

La clef du mystère Kara Thrace semble en tout cas lié aux quelques autres mystères non élucidés par la série : Quelle est la nature du vortex par lequel Kara fut irrémédiablement attiré ? …Quelles sont les origines de Kara ? Qui fut son père qu'elle regrettait tant de ne pas connaître à défaut de connaître une mère seule et oppressive ? Tout d'abord, concernant le vortex, on pourra s'étonner qu'il figure dans le temple des Fives, comme un indicateur de la route à suivre vers la Terre. Peut-être les Fives s'en sont-ils servi pour voyager, ou résulte de leur fameux voyage à vitesse supra-luminique qui a eu pour effet aussi de distordre leur notion du temps. Qui dit voyage dans le temps dit peut-être que Kara n'a pas été détruite en piquant vers le vortex mais s'est peut-être retrouvée téléportée à vitesse supra-luminique jusqu'au point de départ des Fives : la Terre. La matière ne pouvant dépasser la vitesse de la lumière, on peut laisser alors libre cours à son imagination sur la façon dont Kara soit passée du point A au point B. Le fait qu'on retrouve l'épave de son Viper sur Terre montre bien qu'elle a traversé le vortex et qu'elle ne s'est pas détruite à son entrée. De plus, le fait que son vaisseau revienne flambant neuf (le vaisseau n'étant quand même pas un élément constitutif de l'ange) semble sous-entendre une régénération à l'identique de l'autre côté du vortex. Malgré tout, toutes ces informations mises ensembles se mordent la queue :elles contredisent autant qu'elles laissent planer le doute sur les deux théories, celle de l'ange et celle du voyage dans le temps... Cependant, l'idée de distorsion du temps étant induite par la série, ainsi que l'idée que le vortex soit le chemin emprunté par les Fives, alors peut-être d'autres mystères concernant Kara peuvent-ils être interprétés autrement. Parmi ces mystères, il y a aussi le fait que Kara connaisse cette étrange mélodie qui permettra au final à l'ensemble de l'équipage de connaître la Terre. Rappelons en effet que, tout de même, cette fameuse mélodie qui permet le retour sur Terre est la même que celle qui à servi aux Fives pour se retrouver et s'identifier entre eux. N'oublions pas non plus que la seule à part les Fives et Kara à connaître la mélodie est Héra, une fille de Cylon. Rien ne nous dit d'ailleurs si les autres cylons, autre fruit de la création des Fives ignorent vraiment cette mélodie. Alors, après coup, on pourrait dire que Kara n'a aucun lien avec les Fives ou les autres Cylons, et que par conséquent l'origine de cette mélodie ne peut-être que divine. Ce serait pourtant oublier que Kara détient cette mélodie à l'origine d'un être désigné comme de chair et de sang : son père. Mais qui pourrait bien  être ce mystérieux père, fin artiste, sensible au monde, qui avait en lui une mélodie qui conduit directement à la Terre ? Une telle description du père de Kara autorise immédiatement un rapprochement entre deux mystères de la saga. Serait-il possible que le père de Kara soit ce fameux septième modèle de Cylon, celui édité qu'à un seul exemplaire et qui aurait pu être la clef au salut des deux espèces ? Le comportement et l'âge correspondent au final parfaitement. La question pourrait d'ailleurs se poser autrement : Kara ne serait-elle pas la première hybride humano-cylonne avant même Héra, seule autre personne soit dit en passant qui ait su retranscrire cette fameuse mélodie ?

 

La mélodie de Kara, la clef d'un mystère ?

 

L'idée est forcément séduisante, mais elle pose un problème. Si ces notes de musique sont les coordonnées de la Terre d'origine des Fives, pourquoi l'ultime saut du Galactica ne conduit-il donc pas les derniers survivants de l'humanité sur la Terre qui fut dévastée par les Cylons, celle découverte à l'épisode 10 ?... Pourrait sauver cette théorie cette idée en suspend qui est induite par le corps de Kara mystérieusement retrouvé sur Terre : celui des voyages spatio-temporels...… Alors, peut-être, pourrait-on émettre l'idée quelque peu farfelue, mais qui se contredit autant elle-même que la théorie divine peut se contredire, que les coordonnées que Kara a introduit dans le Galactica ne sont pas seulement des coordonnées qui font voyager dans l'espace, mais aussi des coordonnées qui font voyager dans le temps...… Ainsi la Terre sur laquelle arrivent les survivants de l'holocauste cylon est peut-être bien la même Terre que celle qui était thermonucléarisée et qu'ils ont découverte dans l'épisode 10, ce qui expliquerait du coup qu'on n'y trouve également des Hommes identiques à ceux de la Terre originelle...… Le recommencement induit par Moore serait alors à prendre au sens littéral du terme et non seulement au sens métaphorique. Ainsi, l'interprétation science-fictionnelle, plutôt que mystico-religieuse, est possible. Même si cette vision des choses ne semble pas suffisamment soulignée dans la série pour être pleinement plausible, l'idée de cycle auquel se confronte l'Homme dans son évolution est par contre clairement évoquée, au point d'ailleurs d'être l'idée centrale des dernières minutes de la série. Ainsi donc, Battlestar Galactica ménage les multiples interprétations, donne des indices dans les deux sens, mais ne tranche jamais vraiment, s'arrangeant pour qu'une théorie vienne finalement toujours contrarier l'autre. Mais peut-être était-ce cela la volonté de Moore : ne pas gâcher la réflexion par une réponse imposée, ce qui est finalement tout à son honneur…

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Conclusion : que l'aventure ne s'arrête jamais…

 

 Alors au fond, pourquoi avoir annoncé que Moore n'avait pas eu son stylo dans sa poche et avait mené sa démarche jusqu'au bout puisqu'au final on se rend compte que l'ambiguïté de son message final n'est pas tranchée ? Paradoxalement, Ronald D. Moore ne semble pas avoir pris parti volontairement entre l'interprétation mystique et l'interprétation science-fictionnelle pure, le but étant de sauvegarder un message universellement accessible et accepté. Au fond, ce Battlestar insiste bien sur un aspect fondamental de notre nature, qu'elle soit le produit d'un Dieu ou non. Cette nature, c'est celle d'une espèce qui est poussée vers une évolution dont la ligne maîtresse lui échappe mais qui est bien là, unique, inéluctable. A l'image de ces treize colonies qui ont toutes abouties à la création d'un double robotique qui cherche à remplacer les humains, la Terre, notre monde, accomplit une nouvelle fois le même modèle. C'est du moins sur cette idée que la série se conclut. 150 000 ans après l'installation sur Terre des survivants de la seconde guerre humano-cylonne, l'humanité a évolué… en nous. Battlestar présente notre monde comme une énième version possible de l'évolution humaine. D'ailleurs, se baladent dans notre monde, au milieu de la foule, deux mirages : la Caprica qui occupait sans cesse l'esprit de Gaius Baltar, accompagnée à ses côtés du Gaius qui lui était le fruit de l'imagination de la belle blonde analogique. Par leurs regards, nous observons ce monde qui est finalement le nôtre. Il prend soudainement des allures surnaturelles. La belle blonde ne manque d'ailleurs pas de forcer les spectateurs que nous sommes d'associer les questionnements métaphysiques de l'univers de la série à celui de notre propre monde. Elle dit : « Le commerce, la décadence, la technologie deviennent fous. Cela te rappelle-t-il quelque chose ? » Le flegmatique Gaius ne manque pas de signifier le lien sous-entendu : « Choisis. Kobol, la Terre, la Terre d'avant celle-ci, Caprica avant sa chute. Mais la question demeure : est-ce que tout ceci doit-il forcément se reproduire ? » Alors science-fiction et religion s'entremêlent vers une seule conclusion lorsque l'échange poursuit par la réponse de la belle blonde : «  [Caprica Six] Cette fois je parierais que non. – [Gaius] Je te trouve bien optimiste. D'où te viens un tel changement d'avis ? – [Caprica Six] Les mathématiques. La loi des moyennes. Si un système complexe se répète suffisamment longtemps, quelque chose de surprenant peut finir par se produire. Cela fait aussi partie du plan de Dieu. – [Gaius] Tu sais qu'Il n'aime pas ce nom. » Quoi de plus beau finalement que de conclure une œoeuvre de science-fiction sur une question ?

 

http://idata.over-blog.com/4/92/80/11/archives/2009/12/1270292685_17_-_conclusion__petite_taille_.jpg

A droite, le créateur de la série Ronald D. Moore joue les figurants au moment d'une conclusion mystique...

En définitive, si l'Homme ne cesse d'accomplir un schéma, s'il le recommence sans cesse à chaque fois qu'on lui donne l'opportunité de le refaire, faut-il y voir une logique ? Un plan ? …Ces cycles n'ont-ils comme sens que le fait de permettre le renouvellement perpétuel de la vie sans qu'il n'y ait d'avantage de signification ? ...…ou bien au contraire faut-il voir là la nécessité de revenir sans cesse là où l'on a échoué pour enfin trouver la solution qui fera que l'homme trouvera enfin la place et le rôle qui est le sien dans cette grande horlogerie ?… Quoi qu'il en soit, la conclusion concernant cette remarquable série qu'est Battletar Galactica s'impose d'elle-même : lorsque une oeœuvre vous laisse un regard neuf sur votre monde, avec des questions plein la tête quand à ta finalité et sa signification, c'est que cette œuvre peut se vanter d'être de la véritable et de la grande science-fiction… Alors poursuivons l'aventure...… Menons à notre tour cette énième aventure, et voyons ce que dira l'avenir de cette grande saga qu'est notre propre Battlestar Galactica : la vie…...

 

 

 

 

 

 



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Publié par L'homme-grenouille - dans Séries TV : du cinéma autrement
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commentaires

Startouffe 30/06/2010 12:55

Oh que oui...Merci chère Nausica pour tes compliments ! Content de voir que toi et ton homme aillaient rejoint la flotte coloniale !

Effectivement, c'est une série très prenante et, qui plus est, qui nous réconcilie pleinement avec la science-fiction, genre souvent délaissé ou mal employé.

Perso, je cherche à contaminer les autres en refilant mon coffret de Blu-ray à qui en veut ! Tu verras que dans les années à venir (voir moins) cette série va pfinir par s'imposer comme un grand classique, de la même façon que Dexter a mis quelques années avant de s'imposer pleinement en France.

En espérant en tout cas que BSG donne des idées à d'autres producteurs !

Merci de ta visite et n'hésite pas à fureter sur les autres pages de ce blog ! Bises !

P.S. Merci pour les idées de recettes en lien : la nourriture de l'esprit à ses limites !

Nausica 30/06/2010 11:38

Ahhhh merci merci !!!!bien le bonjour !!

nous avons (mon chéri et moi) fini hier la série, je dirai "enfin" (du coup on a repris tout du début on en a eu pour un moment) et en même temps un peu de nostalgie (déjà !!)...
On s'est régalé avec les multiples rebondissements et autres ...
BSG c'est une grande et belle série (même si on aurait pas boudé une autre saison mais bon p'être y avait 'il pas matière...).
ca fait bien longtemps que je n'avais pas une série SF aussi bonne...

Et sinon je te remercie beaucoup pour ce bel article très très intéressant et très bien écrit !! moi aussi j'ai encore mille questions sur BSG c'est ce qui en fait son charme aussi !!

Voilà merci encore et bonne continuation pour tes articles !!!

Pseudo sur allociné : epines83

je t'ai trouvé sur la page de la saison 4 sur allociné il y avait un morceau de com qui était en fait la dernière page de cet article...

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