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9 mai 2006 2 09 /05 /mai /2006 01:19

En voila un nom bien étrange pour désigner le cinéma le plus prolifique du monde : « Bollywood » ! Pour les non-initiés, ce nom doit certainement plus leur évoquer une industrie de contrefaçon de films américains qu'un cinéma à part entière, et pourtant il n'en est rien ! A dire vrai, il y a bien peu de gens dans nos contrées européennes qui ont un jour osé apporter un quelconque intérêt à ce cinéma généralement perçu comme trop exotique et trop désuet pour mériter un quelconque crédit. Il faut bien le reconnaître : combien parmi nous même parmi les plus cinéphages n'ont jamais vu de film indien, juste parce qu'inconsciemment on estimait que cela n'en valait pas la peine ? D'ailleurs combien ne sont même pas venu lire cet article tout simplement parce qu'ils ne se sentaient pas concernés ??? C'est pourtant essentiellement pour vous, les néophytes, ceux qui ne se sont jamais osés aux films bollywoodiens que cet article est destiné ! J'espère en effet, au travers de cet article, vous inciter à découvrir ce splendide univers cinématographique que j'ai découvert il y a peu, en vous initiant brièvement aux particularités et aux spécificités de ce cinéma vraiment unique au monde.

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Bollywood : première approche

C'est quoi Bollywood ?

Bollywood, c'est ce terme presque officialisé qui désigne aujourd'hui les productions cinématographiques de la région de Bombay (le « B » de Bollywood renvoyant justement à l'initiale de la ville de Bombay). La seule région de Bombay, le Maharashtra, produit à elle seule près de 200 films par an ce qui est plus qu'Hollywood ! Car oui, Bollywood ne désigne pas l'ensemble de la production indienne : de nombreux films sont aussi tournées dans d'autres régions et dans des langues autre que l'hindi. On parle par exemple de « Kollywood » pour désigner le cinéma tamoul (en provenance de la région du Tamil Nadu) ou encore de « Lollywood » pour le cinéma pakistanais.          

Certes, ce n'est pas à tort si Bollywood véhicule chez nous une image d'un cinéma qui s'empêtre dans les mélos sentimentaux sur fond de danses et de chansons tout aussi exotiques que parfois kitsch. Car oui, il est vrai que la romance à l'eau de rose est une grande spécialité indienne et qu'une très forte majorité de la production bollywoodienne s'inscrit dans le schéma ultra-classique de la bluette musicale. Cette sorte de conformation permanente qu'a Bollywood à l'égard de la comédie musicale peut s'expliquer tout simplement à l'histoire de ce cinéma, et à la nature même des murs de la culture indienne dans laquelle la musique occupe une place très importante.

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A noter cependant que, pour autant, la dimension mièvre, exotique, ou kitsch n'est pas forcément quelque chose d'incontournable dans le film indien. Certes les années 90 ont été celles de la réaffirmation des valeurs traditionalistes au sein du cinéma de Bollywood, et encore aujourd'hui on ressent l'impact de ce retour du bien pensant et du politiquement correct dans les intrigues devenues très formatées. Cependant, cette fin d'années 2000 marque un certain débridement qui touche Bollywood jusque dans ses plus grandes productions. Pour exemple le dernier film de Karan Johar, Kabhi Alvida Naa Kehna, n'hésite pas à aborder la question des relations extraconjugales ce qui n'aurait pas été imaginable 10 ans plus tôt. De même, le côté rétro et kitsch qui caractérisait les grands succès des années 90 (qu'il s'agisse de Dilwale Dulhania Le Jayenge ou encore de Kuch Kuch Hota Hai) tend à s'effacer petit à petit dans les productions des dernières années. A l'image de son pays, l'Inde, Bollywood finit par assumer son héritage multiple et la modernisation de ses murs, et cela se ressent à l'image comme dans Kal Ho Naa Ho de Nikhil Advani ou costumes et pratiques traditionnelles se font très rares.

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A noter aussi que pour autant le cinéma indien n'est pas forcément musical : le cinéma d'auteur indien dénigre ces conventions pour toucher à un cinéma plus sobre et plus épuré. Alors certes, il devient dès lors difficile de parler de cinéma bollywoodien dans la mesure où il s'agit de films d'auteurs. Cependant, il arrive que Bollywood rentre en interaction avec ce type de cinéma. Cela se produit notamment via la multiplication des apparitions d'acteurs issus de la grande industrie bombaysienne dans des films d'auteur. C'est le cas par exemple de l'enivrante Aishwarya Rai, dont nous aurons l'occasion de reparler sous peu, qui a tourné avec le réalisateur bengali Rituparno Gosh, que ce soit dans Chokher Bali ou encore le fabuleux Raincoat. Il arrive aussi tout simplement que des réalisateurs bollywoodiens se risquent aux aussi à oublier les traditionnelles danses et chansons, comme le fit notamment le grand Sanjay Leela Bhansali avec son Black en 2006. Mais il faut néanmoins reconnaître que, dans l'ensemble, la grande industrie bollywoodienne reste fidèle aux conventions presque centenaires qui veulent qu'un film se doit au moins de contenir des danses et des chansons. Or, qui parle de grosses productions, parle des films qui sont susceptible de nous arriver dans nos contrées.

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Qu'a à nous offrir Bollywood à nous, Occidentaux ?

Certes, vous l'aurez compris, ce cinéma bollywoodien n'est pas exempt de tout défaut et la lourdeur de ces conventions tout comme le fondement de certaines idées reçues qui pèse sur lui ne lui rende pas forcément service. Mais paradoxalement, ce n'est pas le but de cet article que de tordre le cou à cette image d'un cinéma naïf, exotique et presque kitsch. D'ailleurs, ce ne sera certainement pas le fait de voir pour la première fois un film indien qui vous fera forcément abandonner tous ces a priori. En fait, le véritable but de cet article est de vous aider à percevoir ces qualificatifs comme des qualités rafraîchissantes qui au fond manquent aujourd'hui à notre cinéma occidental, au lieu de les percevoir comme des tares biens répulsives.

                              Diaphana Films

                                                                     (Madhuri Dixit dans le film "Devdas")

En effet, à bien prendre le temps d'y regarder, la comédie romantique dans laquelle excelle aujourd'hui Bollywood est un genre qui, l'air de rien, a été abandonné depuis un bon bout de temps par nos cinémas occidentaux, qu'ils soient européens ou américains. Car en effet, si le cinéma indien a bien une force qui dorénavant lui est propre, c'est bien celle de sa puissante conviction qu'il voue à la force émotionnelle de la romance. Si une pareille conviction pouvait se retrouver dans le cinéma populaire américain du milieu XXème, la romance est néanmoins tombé depuis dans une profonde désuétude. Il est en effet devenu de nos jours extrêmement rare qu'un film occidental ose s'appesantir dans le glamour comme on pouvait le faire autrefois. Il plane désormais sur ce type de film une image de profonde ringardise, voire  même de stupidité, à tel point qu'aujourd'hui plus personne en Occident ne semble vouloir s'oser dans ce genre d'histoire ouvertement "mièvre". Il existe cependant quelques tentatives de ce genre, plutôt osées : c'est le cas notamment de du Titanic de James Cameron qui remit à l'ordre du jour l'histoire romantique dans un cadre féerique. Cependant ces tentatives d'envergure restent bien rares.

Dans le même esprit pourtant, et à peu près au même moment que Titanic, sortait un film qui allait encore plus loin dans cette voie abandonnée qu'est la romance : c'est le Romeo + Juliette de Baz Luhrmann. Reprenant tous les codes de la vieille comédie musicale rétro à l'américaine, ce film avait finalement adopté une démarche relativement proche de celles employées couramment par le cinéma indien. D'ailleurs pour son film suivant, Moulin Rouge, Luhrmann s'était même permis un clin d'il très prononcé à Bollywood, notamment à travers la chanson Hindi Sad Diamonds à qui il laissa l'interprétation à Alka Yagnik, voix aujourd'hui incontournable dans les chansons de films indiens. Bien que marginaux, ces deux films ont rencontré des succès populaires non négligeables qui témoignent bien au fond du manque global que nous connaissons aujourd'hui pour ce type de film.

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(un film d'inspiration indienne : le "Moulin Rouge" de Baz Luhrmann. C'est d'ailleurs Alka Yagnik, dont on reparlera plus loin, qui chante "Hindi Sad Diamonds")

 

En ce sens, Bollywood vient finalement merveilleusement combler ce manque. Il y a dans le cinéma indien cette émotion et cette innocence qui manquent aujourd'hui cruellement à notre cinéma. S'il existera toujours des rabat-joie pour vous dire que ce cinéma est totalement déconnecté de la réalité sociale de l'Inde d'aujourd'hui et qu'il ne contribue au fond qu'à nous proposer une sorte d'illusion, un rêve idéalisé de ce pays, à ceux-là Bollywood peut répondre qu'au moins, lui, est encore en mesure de produire du rêve, et du vrai. Alors que l'émotion produite par Hollywood prend aujourd'hui de plus en plus des allures de formatage synthétique et mécanique, il y a encore dans les productions de Bollywood une part de sincérité que l'on retrouve aussi bien chez les acteurs que dans le sens de l'image. Cela ne veut pas dire que le cinéma indien n'est pas formaté, bien au contraire, mais qu'au moins ses normes ont cet avantage salutaire de remettre en question les nôtres.

                                Rezo Films

                                                             (Aamir Khan et Gracy Singh dans "Lagaan")

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Bollywood: mode d'emploi.

Pour ceux qui sont donc prêts à franchir le pas vers Bollywood, il reste à se familiariser avec les codes propres à ce cinéma. Car, s'il y a bien une chose à laquelle il faut apprendre à s'ouvrir avec Bollywood, ce n'est pas forcément aux différences culturelles et sociales que mettent en image ce cinéma, mais c'est bien à la façon différente de concevoir un film et sa narration. C'est que le cinéma indien, contrairement à la plupart de ses voisins asiatiques, s'est construit sa culture cinématographique sans réelle influence de l'Occident, d'où les particularités que nous évoquions déjà plus haut et auxquelles, nous Occidentaux, nous ne sommes pas habitués. Pour exemple, le film indien dure rarement moins de 3h, et il se divise généralement en deux actes très distincts. De même, la place de la chanson joue un rôle vraiment particulier et essentiel dans la narration et ne peut être dissocier du reste du film. Enfin, il y a dans la façon de jouer et de mettre en confrontation les personnages des méthodes qui souvent nous déstabilisent mais qui au fond savent créer une émotion assez unique et enivrante. En somme, il y a dans ce cinéma indien nombre de particularités susceptibles de nous faire porter un regard totalement nouveau sur nos propres codes à nous. En d'autres mots, Bollywood peut nous faire redécouvrir ce qu'est au fond le cinéma.

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   (Kajol, Shah Rukh Khan, Jaya Bachchan, Amitabh Bachchan, Kareena Kapoor et Hrithik Roshan)

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Des conventions narratives propres à Bollywood

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Qu'un film dépasse les 3h suscite souvent chez nous les plus vives réactions. On se demande vraiment comment on ne pourrait pas s'ennuyer pendant tout ce temps, surtout s'il ne s'agit pas d'une grande épopée à l'image d'un Seigneur des Anneaux. Pourtant, il est bien rare de s'ennuyer dans un film bollywoodien, pour peu bien sûr que celui-ci soit de qualité. Le cinéma indien est un cinéma qui se focalise énormément sur les personnages et les interactions qui se produisent entre eux : tout ce temps sert d'ailleurs en général à créer une dynamique lente et régulière durant laquelle les personnages et leurs sentiments pourront le mieux être exprimés. La convention veut aussi qu'on divise l'histoire en deux actes : généralement le premier sert à mettre en place les personnages et l'intrigue, le second se réserve quant à lui la résolution des intrigues tissées entre les personnages lors de l'acte précédent. Il ne faut donc pas s'attendre à beaucoup de bouleversements lors du premier acte, ce qui, il faut bien le reconnaître, rend parfois l'exercice assez périlleux. Si certains films savent se plier merveilleusement à cette convention (Lagaan notamment), d'autres pataugent un peu plus et sont assez irréguliers (c'est d'ailleurs le gros point faible de Devdas, par ailleurs très bon). Cependant, l'un dans l'autre, si cette convention a le désavantage de fragiliser parfois le premier acte, elle a l'indéniable qualité de servir un acte second d'une incroyable densité, aussi bien au niveau de l'intrigue que de l'émotion.

 

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                                         (Kajol et Shah Rukh Khan : un couple mythique de Bollywood)

 

Mais si les films indiens sont aussi longs, c'est aussi parce qu'ils sont souvent entrecoupés de multiples chansons chorégraphiées, ce qui est en quelque sorte devenu une sorte de marque de fabrique de Bollywood. Loin d'être déconnectées de l'intrigue, la chanson est au contraire souvent utilisée pour faire passer certaines émotions et messages que le film n'entend pas vouloir délivrer autrement. La chanson devient ainsi une sorte de parenthèse où le spectateur passe de l'autre côté du miroir, où tous les non-dits sont révélés, sans que pour autant cela ait une influence directe sur l'intrigue. Les amours inavouées sont révélées en chantant, mais une fois la chanson finie, on retourne dans la situation initiale d'interdits. La chanson n'a jamais un rôle actif dans l'intrigue, elle se contente juste de jouer son rôle de révélateur auprès du spectateur. Même s'il s'agit d'une parenthèse dans l'intrigue, la chanson n'en joue pas moins un rôle primordial dans la narration dans la mesure où l'intrigue va donner à la chanson une force qu'elle ne pourrait avoir sans, et inversement l'intensité de la chanson donne par la suite une force émotive à l'intrigue lorsque celle-ci reprend. Ainsi, pour peu que la chanson soit de qualité, et que le réalisateur est su la mettre parfaitement en image, les passages chantés peuvent devenir les moments les plus intenses du film, ceux qui donnent à l'histoire toute une force émotive qu'elle n'aurait pas eu sinon.

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La chanson

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On comprendra dès lors que chansons et chorégraphies focalisent une grande partie des efforts lors de la conception et du tournage d'un film. Certaines deviennent d'ailleurs mythiques, tant chacun des aspects musicaux et chorégraphiques transcendent à leur apparition dans le film. C'est le cas notamment de Bole Chudiyan qui a vite intégré le panthéon des chansons cultes issues du cinéma indien. La troupe Bharati, cette troupe indienne qui a écumé récemment la France et l'Europe en reprenant les grand tubes de Bollywood, n'a d'ailleurs pas manqué d'en faire sa chanson phare. Une seule chanson mythique peut même faire oublier quelques carences dans d'autres domaines, c'est notamment le cas d'Hum Dil De Chuke Sanam qui doit une grande part de son succès à la chanson Nimbooda. Il arrive d'ailleurs que certaines chansons à succès soient sollicitées par des réalisateurs pour les intégrer dans leur film. C'est ce qu'a fait Karan Johar pour cette merveilleuse chanson qu'est Suraj Hua Maddham dans sa Famille Indienne, et le résultat est par ailleurs saisissant. Il n'est d'ailleurs pas rare que les films indiens se fassent des clins d'il entre eux via des emprunts de chansons. Le cas le plus flagrant reste le medley final de Mujhse Dosti Karoge où toutes les plus grandes chansons y passent. Bref, un moment sympa pour les quelques connaisseurs.

                    Bodega Films

                             (Kajol magnifiée par Karan Johar pour Suraj Hua Maddham)

 

Ce qu'il est vraiment intéressant de remarquer dans les productions bollywoodiennes, c'est que malgré tout la qualité de la chanson ne fait pas forcément la force des passages chantés d'un film. Il n'est d'ailleurs pas rare qu'un film, qui possède pourtant une bande originale de très bonne qualité, ne sache pas en tirer toute sa force et l'évente à cause d'une réalisation et d'une mise en scène maladroite. C'est malheureusement le cas pour la B.O. de Jurm : once upon a crime, qui bien qu'elle soit composée de morceaux musicalement de très bonne qualité, tombe malheureusement à plat à cause d'un film vraiment médiocre et d'une mise en scène pathétique. Le cas de la chanson O Sanam est d'ailleurs particulièrement douloureux, tellement la qualité de chanson est massacrée par une mise en valeur lamentable. Inversement, certaines chansons sont magnifiées comme jamais on aurait pu l'espérer. C'est le cas de la fameuse Suraj Hua Maddham, pour laquelle Karan Johar a déplacé toute son équipe sur le plateau de Gizeh afin de donner à cette chanson un décor féerique à la hauteur de sa force émotive. Dès lors, les enlacements entre Shah Rukh Khan et la belle Kajol prennent une toute autre dimension, faisant de ce passage un véritable moment-clef du film.

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(La belle Rani Mukherjee entourée d'Amitabh Bachchan et Shah Rukh Kahn dans la chanson Shava Shava (la Famille Indienne).)

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Le soin apporté dans chaque film à chaque chanson explique également le fait que l'on s'arrache les meilleurs compositeurs, mais aussi les plus belles voix du sous-continent. Pour les compositeurs, un nom revient presque sans cesse dès qu'il est question de succès, c'est celui de A.R. Rahman, a qui on doit notamment la musique dans Lagaan, mais qui a essentiellement uvré pour le cinéma tamoul (Kollywood pour ceux qui ont suivi !). Autre nom que l'on retrouve assez souvent, celui de Jatin Lalit, qui a oeuvré dans la plupart des films de Karan Johar, mais aussi pas mal de fois avec Yash ou Aditya Chopra. Pour ce qui est des voix, on se surprend souvent à entendre les mêmes. Pour les hommes, Udit Narayan et Sonu Nigam se sont imposés aujourd'hui comme les deux interprêtes les plus sollicités. Chez les dames, Lata Mangeshkar fait désormais figure de légende et malgré son âge, il n'est pas rare que des réalisateurs la sollicite encore, même pour doubler des jeunes filles (!), tellement cette voix est familière au monde de Bollywood. Une nouvelle figure a néanmoins tendance à s'imposer depuis déjà quelques années, il s'agit d'Alka Yagnik, déjà citée auparavant, et dont la voix de cristal vient donner de la force à pas mal de chansons devenues aujourd'hui cultes. 

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(Les grandes voix du Bollywood d'aujourd'hui : Shreya Ghosal, Alka Yagnik, Udit Narayan et Sonu Nigam)

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Le faste bollywoodien

On critique souvent ce faste qu'adopte Bollywood dans ses films, à mille lieues de ce que peut-être l'Inde dans sa réalité la plus concrète, pourtant ce faste fait finalement partie de l'ensemble de l'édifice d'un film made in Bombay et donne à l'ensemble une certaine cohérence. On peut en effet rapidement comprendre qu'un film, dont le but avoué et de construire un monde de rêve et de féerie, cherche avant tout à construire un monde fastueux. D'une certaine manière, la pratique n'est pas si singulière que cela, car à bien y regarder, le principe de nos contes de fées et fresques épiques occidentaux reposent également sur ce type de principe. C'est aussi parfois par commodité que les décors sont grands, car ils sont parfois le théâtre de chorégraphies de masse, ce qui nécessite de l'espace.

 

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                                                    (La divine Madhuri Dixit dans le film Devdas.)

 

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Il ne faut d'ailleurs pas confondre avec trop d'empressement le faste et le luxe. Certes les films prennent souvent place dans les milieux aisés, mais ils n'ignorent pas forcément les aspects plus modestes du pays : dans la Famille/> Indienne/>, les deux héroïnes interprétées par Kajol et Kareena Kapoor sont d'origine modeste, et quelques scènes dansées ont lieu dans leur quartier pauvre de Chandni Chowk, notamment lors de la chanson Yeh Ladka Hai Allah. De même, si on prend le cas de Lagaan, on se rendra compte que la plupart des protagonistes sont de pauvres paysans, et le cadre dans lequel l'intrigue se déroule est celui d'une terre désertique. Cela n'empêche pas le film de faire preuve de faste, notamment au travers de ses grands espaces, aussi dénudés soient-ils. En somme, la force d'émerveillement de ce cinéma c'est qu'il sait toujours transformer chaque cadre et chaque histoire comme une source de faste et de beauté. Ce souci, qui était aussi celui du cinéma américain du milieu XXème, peut également se traduire au travers d'un choix d'acteurs qui incarnent tous une certaine forme de beauté irréelle.

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Un cinéma d'Apollons et d'Aphrodites

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Dans un cinéma où l'empathie pour les personnages est la clef du succès, on ne s'étonnera pas de savoir que le cinéma indien est pleinement touché par le « star-system ». Le phénomène est même poussé très loin sur le sous-continent puisque les fans vont jusqu'à ériger des temples pour les acteurs et actrices qu'ils chérissent ! Il faut dire que les penchants glamour du cinéma indien ne peuvent que favoriser l'émergence de stars, car beaucoup de films ne doivent leur succès qu'au talent exceptionnel de certaines n'entre elles.

 

Côté acteur, la figure masculine incontournable du moment c'est Shah Rukh Khan. Incontournable c'est peu de le dire car on le voit l'affiche d'un nombre incroyable de films, et bien rares sont les films qui sortent en Europe dans lesquels son nom ne figure pas. Acteur au visage à la fois espiègle et enjôleur, il est considéré comme le successeur d'Amitabh Bachchan, qui est un peu le Alain Delon du cinéma indien. Shah Rukh Khan est un acteur au registre très ciblé, comme la plupart des acteurs indiens d'ailleurs. Son jeu est assez emphatique ce qui pourra en gêner plus d'un (j'avoue moi-même ne pas être un grand fan), mais on peut lui associer aussi un certain charisme dont il sait jouer parfois avec malice. D'autres figures emblématiques submergent cependant aux côtés de l'incontournable Shah Rukh Khan, on pourrait notamment évoquer le ténébreux Aamir Khan, valeur sure de Bollywood depuis de nombreuses années.

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                                  (Messieurs Amitabh Bachchan, Shah Rukh Khan et Aamir Khan)

Mais Bollywood vit aussi au rythme de quelques valeurs montantes comme le jeune Hrithik Roshan. Ses allures de beau gosse bodybuildé ou encore ses incroyables dons de danseur pourraient expliquer à eux seuls l'incroyable succès qu'il connaît en ce moment. Mais ce serait ignorer ses réelles qualités d'acteurs, dont il a pu en faire la démonstration dans le sympathique Mujhse Dosti Karoge aux côtés de la radieuse Rani Mukherjee. Roshan a d'ailleurs récemment reçu le Filmfare Award du meilleur acteur pour son rôle dans Dhoom 2 (pourtant un film d'action pas très élaboré à ce qui paraît). A cela s'ajoute une image de star un peu désinvolte qui le rend pour le moins sympathique. Mais Roshan n'est pas la seule vrai figure capable à l'avenir de concurrencer les inamovibles précédemment cités. La liste pourrait être longue  on pourrait citer par exemple ce playboy assez fade qu'est John Abraham, ou bien encore Abhishek Bachchan (le fils du grand Amitabh) mais je préfère me limiter à celui vers qui ma préférence se dirige : Saif Ali Khan. Certes, cet autre Khan (aucun lien de parenté avec les deux précédents) a déjà quelques années de métier mais, après quelques années de déboires et de conduites malheureuses, il parvient à s'imposer, bon an mal an, à l'affiche des plus grandes productions du sous-continent. C'est un acteur qui sait jouer du côté espiègle de Shah Rukh Khan mais sans sombrer dans le côté « sur-jeu » un peu inhérent au tout Bollywood. Sa sobriété représente d'une certaine manière l'avenir radieux vers lequel le cinéma indien pourrait s'aguerrir.

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                                              (la nouvelle vague : Hritik Roshan et Saif Ali Khan)

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Côté actrice, Aishwarya Rai fait un peu figure d'ambassadrice à l'étranger, notamment suite à son titre de Miss Monde décroché en 1994. Ses yeux gris verts et ses traits occidentaux lui permettent un rayonnement plus ou moins mondial, si bien qu'elle fut même choisi par L'Oréal pour devenir un temps une de ses trois égéries aux côtés de Gong Li et de Laetitia Casta. Aishwarya Rai n'en possède pas moins des talents d'actrice remarquable comme elle a pu le démontrer dans le film Devdas ou encore plus récemment dans des films d'auteurs comme Raincoat. Ce n'est pourtant pas l'actrice la plus populaire en Inde puisqu'elle se fait voler la vedette par des stars au rayonnement plus national. Parmi ces stars, je ne pourrai m'empêcher de citer ces deux grandes prêtresses de Bollywood, parmi les plus emblématiques, bien qu'elles viennent toutes deux de se retirer du métier pour se consacrer à leur famille. Toutes deux ont essentiellement officiées dans les années 1990 mais n'ont pas uvré dans le même registre ni même avec les mêmes partenaires. On retiendra d'abord le nom de la belle pétillante Kajol, qui avec Shah Rukh Khan constitua le couple de Bollywood le plus mythique des années 90, notamment dans des films devenus mythiques en Inde comme Dilwale Dulhania Le Jayenge ou encore Kuch Kuch Hota Hai. Cette actrice parvient à dégager une énergie à l'écran qui est assez considérable, et même si elle en fait parfois trop, elle n'a pas son pareil pour susciter les plus vives émotions (j'avoue être assez fan de son jeu plutôt spontané). L'autre grande figure féminine de Bollywood est à mes yeux la sublime Madhuri Dixit. Si sa carrière aura connu des hauts et des bas, et même si elle finira par incarner la figure de la femme traditionnelle telle qu'elle s'est diffusée dans le Bollywood des années 90, elle n'en demeure pas moins une actrice de grand talent, au charme inégalable. Si on retiendra surtout son rôle dans Hum Aapke Hain Kaun avec Salman Khan, ou bien même encore sa présence dans le succès que fut Dil To Pagal Hai, c'est sûrement son interprétation de Chandramukhi dans Devdas qui marquera le plus les esprits. Osant jouer le rôle d'une prostituée, elle parvient à transcender le personnage de façon inoubliable.

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                                                         (Aishwarya Rai, Kajol et Mahuri Dixit)

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Mais comme pour la gente masculine, le cinéma indien voit aussi émerger de nouvelles figures féminines qui, elles aussi, ont déjà atteint le rang de star malgré leur jeune âge. Parmi ces nouveaux visages se trouve tout un symbole du cinéma indien : la virevoltante Kareena Kapoor. Cette jeune femme est un symbole car elle est l'héritière d'une longue lignée du cinéma indien comme le sont d'ailleurs la plupart des grands noms de Bollywood aujourd'hui. Beaucoup diront que le succès de la jeune Kareena ne doit son succès qu'à son ascendance très people ce qui n'est pas entièrement faux. C'est qu'en Inde, Kareena est avant tout la petite fille de l'illustre acteur et producteur Rajit Kapoor et qui plus est la sur cadette de Karisma Kapoor, autre actrice qui avait déjà su percer dans le métier auparavant. Il est un peu cruel de mettre sur le dos de la « peoplisation » de Kareena Kapoor les principales raisons de son incroyable succès, mais il faut quand même reconnaître que le manque de subtilité de son jeu l'empêche de s'incérer facilement dans chacun de ses films, d'où cette sensation de pièce rapportée qu'elle donne à chaque fois. Personnellement, j'ai fini par m'habituer au personnage mais rien d'étonnant à ce qu'elle en agace plus d'un (clin d'il à toi DanielOcean ;) )

 

C'est dans un tout autre registre de celui de Kareena Kapoor que s'est épanouit une autre grande figure féminine du cinéma indien d'aujourd'hui : Preity Zinta. Sa beauté simple et ses talents d'actrices lui ont très vite garanti un grand succès. Signe de son triomphe : c'est désormais son nom qui figure le plus souvent au générique des rares productions indiennes qui aujourd'hui nous parviennent. C'est le cas notamment pour l'excellent Kal Ho Naa Ho (New-York Masala ou encore du plus récent Veer-Zaara.

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                                                                 (Kareena Kapoor et Preity Zinta)

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Mais on ne pourrait finir ce tour d'horizon des grandes figures féminines de Bollywood sans évoquer l'actrice qui, en ce moment, est à son plein apogée, il s'agit de la rayonnante Rani Mukherjee (que l'on a plutôt tendance à orthographier « Mukerji » en ce moment, allez savoir pourquoi). Alors, bien sûr, il serait très facile de justifier la prédominance de la ravissante Rani par sa beauté quasi-divine, mais ce serait vraiment réduire les qualités certaines de cette actrice. Certes, elle fut longtemps absente des grandes affiches du cinéma indien à cause de cette incapacité à sortir de cette image de beauté froide très glamour. Mais les années 2000 sont celles où la jeune femme a enfin pu s'affirmer dans des valeurs sûres au côté de grands noms. Elle fut d'ailleurs récemment auréolée en Inde de multiples récompenses pour sa performance dans le dernier film de Sanjay Leela Bhansali, Black dans lequel elle joue avec beaucoup de passion une jeune fille sourde et aveugle. D'une certaine façon, Rani Mukherjee est peut-être l'actrice qui symbolise le plus le Bollywood d'aujourd'hui : d'une plastique superbe, mais qui est parfois (voire souvent) victime de sa trop forte sophistication.

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                               (l'une des plus grandes stars féminines du moment en Inde : Rani Mukherjee)

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Les initiés, comme ceux qui découvrent les grands noms de Bollywood au travers de cet article, ne manqueront pas de remarquer que le star system indien à une tendance très forte à valoriser des acteurs et actrices qui incarnent une image très calibrée de la beauté, valorisant souvent des critères plus occidentaux que typiquement indien. C'est au fond assez représentatif de ce qu'est Bollywood au fond, c'est-à-dire une industrie du rêve, et donc quelque part un peu d'illusion.

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Alors ? Etes-vous prêt à franchir le pas ?

Bien difficile fut ma tache de vous présenter un cinéma aussi riche et aussi complexe que peut l'être Bollywood ! J'espère néanmoins que ce premier florilège aura permis à la plupart des néophytes de se donner le courage de passer le cap et de se jeter de plein pied dans le cinéma indien ! Pour ce qui est de cette étape, je ne peux que vous encourager à consulter le deuxième article de ce blog consacré à Bollywood, où il sera justement question de savoir par où il est bon de commencer pour découvrir ce fastueux cinéma !

                            Pour se rendre vers une liste de films qui vont permettront de découvrir Bollywood... 

è> cliquez ici !<ç

En attendant, et pour ceux qui ne seraient pas encore entièrement convaincus par les joies que peut procurer l'industrie bollywoodienne, je leur concèderais que, même si elle n'est pas au maximum de ses possibilités, elle parvient néanmoins à nous offrir un certain nombre de perles qui fleurent bon l'innocence des premiers jours, une innocence que nous occidentaux avons perdu et qu'il n'est pas désagréable de retrouver dans ce cinéma si novateur. Laissez vous donc prendre par la vague indienne, c'est vraiment une nouvelle façon de voir le cinéma, une nouvelle façon de le vivre aussi. Je ne peux donc que vous inviter à oser franchir le pas, et peut-être qu'alors la magie enivrante du cinéma indien changera pour toujours le cinéphile que vous êtes.

                                        Bodega Films

                                   (Shah Rukh Khan et Preity Zinta dans Kal Ho Naa Ho)



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commentaires

SamSam 09/10/2015 22:24

Salut, j'aimerais retrouver le nom d'un bollywood dont j'ai oublié le nom, c'est un homme qui est amoureux d'une femme, qui elle ne l'aime pas, puis elle tombe amoureuse de lui mais lui refuse son amour car il a une maladie et décide d'aider un ami qui lui est amoureux d'elle,après il meurt et les deux autres tombe amoureux

L'homme-grenouille 13/10/2015 20:38

Salut SamSam !

Au vu de la description, il s'agit de Kal Ho Naa Ho de Nikhil Advani, avec Shah Rukh Khan (oui, encore lui), Saif Ali Khan et Pretty Zinta. Le film est sorti en France sous le titre de New-York Masala. N'hésite pas à me dire si je me suis trompé mais je pense qu'avec les éléments que tu m'as avancé, il s'agisse bien de celui-ci !

Bon film en tout cas !

sarah 26/02/2009 15:55

J'aimerai ressembler à Ranihooooooooooooooooooooooow Rani
Tu es si belle que j'ai réver de te ressembler toute ma vie
Tu es tellement sexy
Que j'ai voulu avoir ta silhouette toute la vie
je ne trouve plus les mots pour te décrire
tu es tout simplement belle jolie resplandissante magnifique impécable douce souriante incroyable

naima 21/04/2008 17:11

21/04/2008boolywood est pleine de sentiments et merveilles,c'est vraiment l'art

Startouffe 16/12/2007 12:15

Ah ça! Tu n'es pas la première à me parler de "Om Shanti Om" ! J'ai déjà vu quelqu'un le placer dans en tête de son top 10 de 2007 sur Dvdclassik, même si, semblerait-il, il ne sortirait en France qu'en 2008. En tout cas, si jamais il passe sur Lille, tu peux t'assurer que j'irai le voir.

J'avoue moi aussi avoir un petit faible pour le couple SRK-Kajol, mais bon, j'avoue que c'est essentiellement pour la belle Kajol (héhé... On se refait pas). Donc, si le retour de Kajol au cinéma t'intéresse, je porte à ta connaissance l'existence du film "Fanaa" qui associe la belle au ténébreux Aamir Khan. C'est DanielOcean&Co qui m'en a parlé et m'en dit le plus grand bien. Si tu veux plus de renseignements n'hésite pas à te rendre sur son blog assez riche sur la question (en lien dans la colonne de droite).

En tout cas, merci de ta participation et n'hésite pas à venir me faire partager tes nouvelles découvertes, c'est toujours un plaisir.

kajol 29/11/2007 21:05

SOMETHING IS HAPPENINGSalam namaste,
C'est encore moi je suis une fan du couple SRK-Kajol, ils sont absolument magnifiques tous les deux.
Je voulais juste lancer un coup de coeur !

En ce moment même je suis en train de regarder pour la cinquième fois OM shanti OM de Farah Khan avec Khan et Paddukone (très jolie d'ailleurs) : la première partie est exellente et la deuxième partie peut etre plus complexe ou je ne sais quoi mais ca reste un tres bon film avec 1 scene d'anthologie:
Prenez une vingtaine ou plus d'acteurs connus tels que rani juhi dharmindra ou d'autres figures emblématiques du cinéma indien et faites les danser sur des pas de danse spécifiques à Bolliwood. 1 PETIT BIJOU !
de plus je vous conseille KHASMIR et bunty aur babli est aussi convaincant.A llez, Je vous laisse SRK me montre son 4 pack

Startouffe 12/11/2007 22:01

Black & Chak DeOh oui tu peux être sure, chère Kajol, que tu es loin d'être la seule à t'être laissé enivré par Bollywood ! Pour ce qui est de "Black", rassure-toi, je me le suis déjà vu et revu, il est vrai que c'est une petite perle. Sur l'instant je m'étais même permis de mettre 4 étoiles sur Allociné pour sa seconde partie riche en moment fort. Après coup, je reconnais ses carences, surtout au début, mais au final ça reste un très grand film je l'avoue.

Pour ce qui est de "Chak De" par contre, je ne l'ai toujours pas vu, mais ça fait partie des films que l'ami DanielOcean me conseille vivement. Si tu veux d'ailleurs aller plus loin dans ton exploration de l'univers de Bollywood (et de Kollywood), je t'invite à visiter son blog très sympa que tu trouveras en lien dans la colonne de droite... ;)

kajol 02/11/2007 00:57

chak debjr
je m'aperçois que je ne suis plus seule à aimer les films de bollywood
c'est une industtie florissante et j'espere u'elle continura à nous charmer.
cpdt je vous conseille "chak de" avec le magnifik srk qui demontre une fois de + son imense talent
sinon "black" est absolumt genial special big up a rani

meghiref 30/01/2007 21:48

le film de devdas est extraordinaire et les acteurs et ectrice sont formidable je les felicite pour ce beau film

preityzinta 17/11/2006 19:39

bollywood!oui en effet kal ho naa ho et new york masala c la meme chose c juste ke new york masala c en vf!!! eh merci pour ton conseil jecris en noir sur mon blog maintenant lol!!!!

Startouffe 09/11/2006 12:42

Merci la Preitynette !!Merci d'être passée par ici et d'avoir laissé un commentaire aussi sympathique! Ton blog est vraiment plaisant et je ne peux qu'inciter tous ceux qui s'intéressent à Bollywood d'y aller faire un tour (change peut-être la couleur de ton écriture, ça me décape les yeux!! ;)).

J'aurais juste une petite question : ce film "Kal Ho Naa Ho" (dont je n'entends que du bien en ce moment) est-ce bien le même film que "New York Masala" que j'ai surpris dans les rayons du Furet?!!

Startouffe 15/09/2006 11:24

Malheureusement, le temps me manque!Salut l'ami! Je suis ravi de te revoir sur ce blog, mais malheureusement je n'ai rien vu de nouveau depuis la dernière fois!

A cela deux raisons : la première c'est qu'il m'est difficile de trouver tous ces petits films sûrement forts sympathiques (je ne remercie d'ailleurs pas le "Planet Bollywood" près de chez moi, rue Gambetta à Lille, qui se refuse encore à la location et préfère se limiter à la vente de DVD de fort mauvaise qualité - voila, ça c'est dit! -)

L'autre raison c'est que mon travail me prend pas mal de temps en ce moment et que je réserve mon temps libre à l'usage de mon UGC illimitée! (or... il est bien rare que l'UGC diffuse des films indiens, ce qui reste excusable).

Voila, j'espère néanmoins que cela ne va pas te décourager de mettre de nouveaux commentaires : n'hésite pas à laisser tes derniers coups de coeur afin que chacun puisse profiter de tes découvertes en la matière!

DanielOceanAndCo 14/09/2006 19:58

Salut Startouffe,

je viens aux nouvelles, quels sont les films que tu as vu depuis mon dernier commentaire??

Personnellement, je suis parti voir "Shakti : the power" qui est un film bien raté comme il faut et "Chokher Bali", un bon film d'auteur bengali.

Et j'ai vu en dvd "Roja" de Mani Ratnam, un film tamil vraiment magnifique;
"Yuva" la version hindie de "Aayutha Ezhuthu", tout deux réalisé par Mani Ratnam, très bon mais un peu moins que l'original, cela est du au casting;
"Saathiya" de Shaad Ali, un remake raté du chef d'oeuvre "Alai Payuthey";
"Thiruda Thiruda" une comédie tamoule de Mani Ratnam grandement inspiré par le cinéma de Lucas et Spielberg, un pur bonheur pour les cinéphiles occidentaux;
"Raam", un drame/polar tamoul au scénario hallucinant d'ingéniosité comme on voit rarement, même dans le ciné US;

Et j'ai du en voir d'autres, mais pour l'instant, ça me revient pas :-)

Bye

Arjuna

chewb 30/08/2006 21:04

séance vidéoCher ami Startouffe

je voudrais pour mon noel tout plein de séance bollywoodienne. Je voudrais aussi avoir tout plein de muscles et plein de jeunes femmes qui dancent en mini short à coté de moi.


Allez je me ressaisis.

Merci Herr Startouffe pour ce grand blog sympa et ô combien instructif. Si tu trouve encore des petites vidéos détournées n'hésites pas.

Bisous

Ps : nous ne sommes pas gays mais amis (et célibataires) (si vous dansez bien et si vous aussi vous voulez jouer dans un film boolywoodien francais n'hesitez pas à nous donner vos candidatures)

noui 14/07/2006 15:27

J'adore çaau moins je ne suis pas seul a adorer le film devdas et les histoires de bolywood en tout cas je shouaite a tout le monde de le voir, mais ce n'est pas pour les âmes sensibles...

3LIYAH83 09/07/2006 12:24

Merci parce que ça fait plaisir de voir que je n'ai pas été la seule à avoir été séduite par le cinéma de Bollywood.

Yyo 08/07/2006 13:14

Quand j'entend les critiques de mon entourage sur les films bollywoodiens
"bbeeeurk, ça dégouline de bons sentiments" "c'est nul" "comment tu peux
regarder ça?" je me sens découragée. J'avoue que je n'en ai vu qu'un film et ce
film c'est "La famille indienne". Depuis je le regarde tout le temps, et je
soupire auprès des autres films hors de ma portée comme Devdas ou Kooch Kooch
Hota Hai (ou quelque chose comme ça... pardon pour l'orthographe).

Merci pour avoir pris la défense de ce cinéma, merci, merci!!!!!! Je vous
aime!!!!! (pardon pour mon excès de sentiments: je suis exaltée ça fond. c'est à
cause de vos photos. Je ne peux pas m'empêcher de me faire...des films. Un jour
je les aurai.)
Je reviendrai sur votre blog...
Joanna

Startouffe 05/07/2006 20:41

J'ai peut-être notre réponse...Alors effectivement, en réponse à ce doute que nous avions sur le nombre de films produits par Bollywood en un an, il semble qu'au final tu ais bien raison! (...enfin du moins "Inde-en-ligne" confirme tout ce que tu viens d'écrire!)

Sinon, sur les films que tu m'as conseillé, je suis allé voir "Veer-Zaara" (merci le "Métropole" d'avoir mis sur ces écrans ce bon pitit film! ...et même si c'est avec un certain retard). J’ai aussi "Kuch Kuch Hota Hai" (bien dans le style de Karan Johar, vraiment sympa). Par contre je n'ai pas eu le temps de regarder " Dilwale Dulhania Le Jayenge " jusqu'au bout, mais ce que j'en ai déjà vu m'a bien séduit! Par contre j’ai eu du mal avec « Mohabbaten », ça faisait un peu cercle des poètes disparu avec toute une troupe de boys band et de jeunes filles en mini-shorts. ;)

Pour le reste, rassure-toi l'ami, j'ai déjà sous le coude "", "Hum Tum" et "Paheli", j'attend juste d'être libéré avec mon taf pour me les regarder tranquillement... En tout cas merci encore de venir enrichir ce blog de tes connaissances dans le domaine, ça me permet d'en profiter mais aussi d'en faire profiter les lecteurs occasionnels de mes articles. Message d'ailleurs à tous, n'hésitez pas à laissez des commentaires, ils seront tous bien venus! :)

P.S.

Pour les amoureux de délires à base de cinéma indien, et même pour tous ceux qui se tiennent plus ou moins au courant de l'actualité du jeu-vidéo, les Espagnols de Gamesajare.com se sont amusés à une traduction fantaisiste d'un passage de "Pennin Manathai Thottu", film tamoul qui m'était jusqu'alors inconnu. La farce est grandiose, vous trouverez le lien en tête la liste "les délires de Startouffe" sur la droite de cette page. J'espère qu'elle plaira à ceux qui la regarderont, moi en tout cas je l'adore! :)

DanielOceanAndCo 23/06/2006 17:12

C'est moi qui te remercie de m'avoir sollicité.

En ce qui concerne le nombre de films tournés à Bollywood, j'avais vu un documentaire sur Arte lors de la semaine Bollywood en février 2005 où ils disaient que Bollywood tournait environ 1/4 de la production nationale, Kollywood (cinéma tamoul) un peu moins d'1/4 et Tollywood (cinéma télougou) un peu plus d'1/4. Le reste de la production étant tourné dans d'autres langues indiennes (bengali et malayalam qui ont un status de cinéma d'auteur). Tous ces chiffres m'ont été confirmé (implicitement il est vrai) par mon Mamaa ("ami plus âgé que moi" en tamoul) qui vit au Tamil Nadu.

Sinon, ça m'a fait plaisir que tu aies aimé les films que je t'avais recommandé. Tu as pu voir les six??

Voici une petite liste de films que j'ai beaucoup aimé :
-"Kannathil Muthamittal" de Mani Ratnam (tamoul); une petite fille adoptée entreprend de chercher sa mère au Sri Lanka, en plein milieux de la guerre civile entre tamouls et cinghalais. Musique de AR. Rahman.

-"Bombay" de Mani Ratnam (tamoul); un couple mixte (musulmane et hindou) partent vivre à Bombay durant les émeutes religieuses de fin 92-début 93. Musique de AR. Rahman.

-"Alai Payuthey" de Mani Ratnam (tamoul); deux jeunes amants se marient en secret et contre l'avis de leurs parents. Musique de AR. Rahman. Note : le remake hindi "Saathiya" sortira en DVD en novembre 2006 dans la collection "Le meilleur de Bollywood".

-"Aayutha Ezhuthu" de Mani Ratnam (tamoul); constat peu flatteur de la jeunesse indienne. Musique de AR. Rahman (plutôt moyenne). Note : Mani Ratnam a lui même tourné le remake hindi "Yuva".

-"Kaakha Kaakha" de Gautham Menon (tamoul); histoire d'amour réaliste sur fond de polar violent. L'alchimie entre Surya et Jyothika, les stars du films, est surréaliste (normal, ils sont fiancés).

-"Mayavi" de ?? (tamoul); un petit escroc au grand coeur kidnappe la super star Jyothika (dans son propre rôle). Plus que jouissif quand on sait que l'escroc en question est interprété par son fiancé à la ville, Surya.

-"Chandramukhi" de P. Vasu (tamoul); mélange détonnant entre comédie et film d'horreur interprété par la plus grande star tamoule de tous les temps : Rajini (l'équivalent d'Amithab Bachchan dans l'industrie tamoule).

-"Hum Tum" de Kunal Kohli (hindi); comédie légère avec l'excellent Saif Ali Khan et la sublime reine Mukherjee.

-"Rang de Basanti" de ?? (hindi); un groupe de jeunes tourne un doc. sur les freedom fighters. Avec Aamir Khan épaulé par deux très bons acteurs tamouls, Siddarth et Madhavan.

-"Raincoat" de Rituparno Ghosh (hindi); Première réalisation hindie d'un réalisateur bengali, ce film d'auteur ne présente aucune chanson. A voir pour les interprétations magistrales de Ajay Devgan (Mr. Kajol) et Aishwarya Rai.

Parmi les films que j'ai un peu moins aimé mais qui peuvent être vu :
-"Chalte Chalte" de Aziz Mirza (hindi); Shahrukh Khan et Rani Mukherjee dans un film inspiré de "Alai Payuthey".

-"Paheli" de ?? (hindi); histoire d'amour entre une jeune mariée (Rani) et un fantôme (Shahrukh).

Note : les films tamouls sont durs à trouver, surtout s'il n'y a aucune boutique indienne près de chez toi. Et les films sont sous-titré anglais.

Startouffe 12/06/2006 23:45

Merci de cet honneur!Merci encore d'être venu apporté ta contribution cher DanielOcean! Cela ma fait vraiment plaisir car je sais ton amour pour Bollywood.

J'ai suivi tes conseils avisés et fait les corrections nécessaires, du moins pour le pauvre Martin Hendersen que j'avais appeler Thomas (quel pauvre garçon! Déjà que je le taille dans l'article de Ring...)!

En ce qui concerne le nombre de films produit par Bollywwod par an, j'avoue m'être fié au chiffre donné par le petit livret du DVD de "Lagaan". Maintenant, je reconnais qu'il ne s'agit pas forcément d'une source fiable, donc je laisse l'incertitude en suspens en espérant que peut-être une tiers-personne viendra trancher la question... ;)

Sinon merci de tes conseils cnématographiques, je me suis empressé de compléter ma culture bollywoodienne avec les pistes que tu as laissé sur ce blog et je le regrette pas! D'ailleurs, à tous ceux qui connaissent d'autre films indiens qui valent le coup d'oeil (quelque soit la période): n'hésitez pas!

DanielOceanAndCo 11/05/2006 19:15

Ton article est excellent et très complet. Quelques inexactitudes toutefois : 200 films sont tournés à Bollywood (le reste de la production est tourné dans d'autres langues indiennes), AR. Rahman chante "Chale Chalo" dans Lagaan, et le triste acteur de "Coup de foudre à Bollywood" s'appelle Martin Henderson. Parmi les Bollywood cultes, tu as "Kuch Kuch Hota Hai", "Mohabbatein" et tu peux citer aussi "Swades". Si tu veux écouter tes chansons de films indiens préférés, va sur www.raaga.com (petit conseil perso : écoute les chansons de "Uyire" (Tamil) de AR. Rahman.

J'ai oublié de citer "Dilwale Dulhania Le Jayenge", "Veer-Zaara" et "Dil se" : un film sérieux du réalisateur tamoul Mani Ratnam avec des passages dansés hallucinants et l'une des meilleurs BO du cinéma indien signé AR. Rahman ("Uyire" c "Dil se" en tamoul)

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