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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 18:35
  

 

Columbia TriStar Films

 

L'année 2008 se clôt à peine que déjà les premiers bilans font leur apparition à droite et à gauche. Révélations, surprises, confirmations… chaque film et chaque auteur a le droit à son commentaire de la part de tout à chacun. Or, parmi ces grands noms de 2008 sur lesquels s'étalent déjà multiples palabres et discussions, on trouve Tim Burton qui, depuis ces quelques Beetlejuice, Edward aux mains d'argent, ou autre Batman le défi, fait forcément partie des réalisateurs attendus et discutés. Cette année, c'est pour la sortie de son dernier Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street que l'occasion fut donnée aux cinéphiles de toute part de discuter du parcours artistique du grand Tim et de l'évolution que fait prendre ce film à sa filmographie. Inutile de le nier : à chaque nouveau film, le cas Tim Burton – qui avait pourtant réussi à former une sorte de consensus autour de son style – suscite de plus en plus de division au sein des amoureux du beau cinéma. D'un côté, il y a ceux qui vantent encore les talents de ce réalisateur excentrique resté fidèle à son art ; de l'autre, ceux qui disent ne plus retrouver le Burton d'avant et pour lesquels chaque nouveau film n'est qu'une dilution supplémentaire de son univers si particulier.

  

Tim Burton (sur le tournage). Warner Bros. France Johnny Depp. Warner Bros. France

  

Dans ces grands flots de débats et de tractations, pourquoi alors parler de Big Fish ? Tourné en 2004 – déjà quatre ans ! – ce film de Tim Burton ne fait plus partie de l'actualité du cinéaste tout comme il n'est pas considéré non plus aujourd'hui comme un de ses grands classiques. Seulement voilà, parler de Sweeney Todd durerait des heures et ne mettrait de toute façon personne d'accord. Quelle serait d'ailleurs l'utilité d'un article qui se contenterait seulement de défendre le ressenti partial d'un spectateur sur un film ? Un article ne se limite pas – sur ce blog du moins ! – à la simple critique. Il me semble qu'un article se doit avant tout d'appeler à la découverte, à la recherche d'un regard nouveau… tout simplement à la quête de nouvelles émotions... Or, puisqu'il s'agit ici avant tout de parler de Tim Burton, de faire découvrir Tim Burton, d'évoquer l'émotion qui peut surgir d'un Tim Burton ; il me semble bon de parler avant tout d'un film dans lequel la véritable nature de son art s'exprime le plus à découvert. – Qu'est-ce qui fait le génie de cet artiste ? – Où se trouve l'essence de sa magie ? – Toutes ces questions en débats qui se posent sur Sweeney Todd trouvent leurs réponses dans la forme la plus limpide qui soit dès lors qu'on s'attarde sur Big Fish.

 

Sony/Columbia

 

Big Fish n'est pas un Burton comme les autres. Big Fish n'est pas qu'une simple déclinaison de l'univers de Burton. C'est d'ailleurs certainement pour cela qu'il n'a pas autant marqué les esprits que les autres films de ce merveilleux auteur. Pourtant, Big Fish c'est le film qui dit tout. Big Fish c'est le film le plus mature de son auteur. Big Fish, c'est le film où l'artiste et l'homme s'adressent au spectateur à cœur ouvert. S'il y avait un qualificatif pour parler de Big Fish – ce film qui nous parle plus sur Burton que n'importe quel autre sur sa filmographie passée et présente – c'est qu'il s'agit là certainement de son « œoeuvre testament ». Puisque avec Sweeney Todd il est question de discuter de Burton ; laissons là de côté ce diabolique barbier de Fleet Street pour discuter du véritable film qu'on évoque trop peu quand il s'agit de parler de ce merveilleux cinéaste : Big Fish.

 

 

 

 

Un film ancré dans l'univers Burton

 

 

Contrairement à ce que diront peut-être certains, Big Fish est bien un pur Burton tant il reprend les codes habituels qui sont chers à cet auteur. Certes, ce film ne nous plonge pas immédiatement dans un monde imaginaire tel que ce dernier sait nous les faire, ce qui peut effectivement surprendre. Big Fish, c'est avant tout une histoire farfelue racontée à un mariage, celui du jeune William Bloom. Le narrateur de cette drôle d'histoire n'est autre que le père du marié, Edward. Il évoque comment, dans des circonstances incroyablement rocambolesques, il aurait perdu son alliance lors d'une partie de pêche, laquelle aurait été avalée par un gros poisson. De l'anecdote incroyable, cette histoire est progressivement perçue par son auditoire plutôt comme une grande farce tant les rebondissements perdent progressivement en crédibilité. Le pauvre William est gêné pour son père tant ce dernier semble croire au récit qu'il raconte. Mais il est aussi en colère contre lui car le vieil Edward semble se complaire dans ces élucubrations qu'il sait pertinemment fausses. Certes, Big Fish commence dans un cadre tout à fait traditionnel, avec une dramaturgie tout ce qu'il y a de plus conventionnel, pourtant la fantasmagorie de Burton n'est pas loin…

 

Sony/Columbia

 

En effet, Big Fish ne se limite pas seulement à cette histoire de mésentente entre un père et son fils. Big Fish, c'est aussi et surtout la narration de toutes ces histoires grandguignolesques du vieil Edward et qui forment l'intrigue première de ce film. Certes, le film prend dès son entrée une tournure tragique lorsqu'on apprend qu'Edward est atteint d'un cancer avancé qui l'affaiblit et dont il ne sortira sûrement pas, mais l'intrigue de Tim Burton se tire très vite de cette atmosphère tragique bien pesante par une pirouette onirique comme le créateur de Beetlejuice sait si bien les faire. Voir en l'approche de la mort une source de fascination et de mystère enchanteur est sûrement la caractéristique qui définit le mieux Tim Burton. On évoquait justement Beetlejuice, l'œoeuvre qui le rendit célèbre. Dans ce film, les deux héros commencent justement leurs folles aventures… en mourant. C'est en tant que fantômes que ces charmants Adam et Deborah Meitland vont s'ouvrir à de nouvelles expériences. De même, dans Edward aux mains d'argent, le héros éponyme est un être lugubre et dénué de vie, mais qui pourtant inspire plus de chaleur humaine que tous les êtres colorés sensés être vivants. Enfin, on pourrait évoquer en dernier exemple Sleepy Hollow dont l'intrigue se déroule justement dans un petit village aux allures mortifères et dont l'intrigue est en lien avec l'au-delà. Big Fish, malgré cette histoire bien classique du père avec son fils, recèle néanmoins de tous les éléments chers à Tim Burton et qui en font un digne représentant de sa filmographie. C'est que, dans Big Fish, Edward prétend ne rien craindre de son cancer car ses folles épopées lui ont appris comment il allait mourir et il sait que n'est pas comme cela… Or, c'est pour la recherche de ce mystère que Tim Burton justifie la plongée progressive de l'univers bien classique qu'il a construit dans un monde truffé de fantasmagories burtoniennes.

 

Sony/Columbia

 

Tim Burton est un ces réalisateurs plasticiens qui savent voir et rendre beau des objets et personnages qui ne rentrent pas dans les critères esthétiques que nous adoptons tous. Chacun de ces films nous invite à apprécier des créatures bizarres comme ce fut le cas du pingouin notamment dans Batman le défi, ou bien tout simplement du fameux Edward aux mains d'argent cité plus tôt. Dans Big Fish, le bestiaire servi par Burton est riche en toutes sortes de créatures extraordinaires et révulsives pour le commun des mortels. Ainsi est-ce le cas de la vieille sorcière qui lui montrera la manière dont il mourra ; mais c'est aussi le cas du géant que tout le monde craint mais dont Edward se fera un ami. On pourrait évoquer aussi les personnages du cirque ou bien encore les sœurs siamoises. Bien loin de renier ses codes habituels dans ce film, Big Fish est au contraire très riche de l'univers propre à Burton. Ces personnages ne sont pas d'ailleurs pas les seuls dépositaires de cet esprit à la Burton, puisqu'il se créée évidemment tout un univers dans lequel baigne l'intrigue, avec des lieux et des situations qui elles aussi dénotent totalement avec une vision concrète de la réalité. Ainsi retiendra-t-on la dimension mythologique de la rencontre avec le géant qui rappelle par bien des points la rencontre d'Ulysse avec le cyclope. On pourrait aussi évoquer la traversée par cette étrange forêt interdite qui conduit d'ailleurs ce pauvre Edward dans ce paradis sylvestre qu'est la ville de féerique de Spectre, autre figure mythologique par ailleurs qui nous rappelle ce coup-ci les sirènes de l'Odyssée. L'univers de Big Fish est un univers digne de Burton, mieux même il l'enrichit dans la mesure où jamais jusqu'alors le grand Tim n'avait encore exploré cette facette de son univers. N'est-ce d'ailleurs pas l'intérêt d'élargir sa filmographie : explorer ce qui ne l'a pas encore été ?

 

Sony/Columbia

 

 

Une confrontation avec le réel peu commune mais enrichissante

 

Malgré tout, ce qui fait que Big Fish n'est pas le Burton que l'on cite parmi ses préférés – et c'est pourtant ce qui en fait toute la singularit頖 c'est la confrontation qui s'opère dans ce film entre d'un côté l'univers fantasmagorique de l'histoire conté par Edward, et de l'autre ce monde bien concret et classique dans lequel William et son père se côtoient sans se comprendre réellement. Certains y verraient probablement une concession. Il est vrai que l'univers Burton peut paraître austère à un certain type de public et que, par conséquent, commencer par un monde bien connu et terre à terre permettait de rameuter plus large. C'est ce que font certains films fantastiques qui cherchent justement à faire adhérer le maximum de spectateurs : on se contente de faire une introduction et une conclusion dans le monde réel, mais l'essentiel de l'histoire se passe ensuite dans le monde imaginaire que l'on souhaitait présenter. C'est la structure de l'histoire sans fin par exemple, ou bien encore, plus récemment, d'Arthur et les Minimoys. Effectivement, dans les deux cas précédemment citézs, la brève incursion du monde réel est une facilité pour ménager les spectateurs les plus rétifs. En tout cas, ce n'est pas le cas ici de ce Big Fish : Tim Burton n'a pas cherché à mettre de l'eau dans son vin pour rameuter plus large. Le monde réel n'a pas ici valeur que de simple introduction mais est bien un parallèle indispensable au déroulement de l'intrigue.

Sony/Columbia

 

Parallèle. C'est bien le terme qui correspond le mieux pour parler de tous ces moments du film où il est question du monde bien terre à terre. Car, en effet, loin de servir de simple outil introductif inutile, les parallélismes entre la fantasmagorie et la pseudo-réalité sont le cœur même du propos.  Que les histoires du vieil Edward soient captivantes et pleine d'imagination n'est pas ce que leur reproche le jeune William, ce qu'il leur reproche c'est de pervertir et d'embellir artificiellement la réalité des faits. Le rêve est plaisant certes, mais il n'est rien au côté de la sacro-sainte réalité. William veut savoir : il en a marre qu'on lui raconte des histoires, qu'on l'endorme avec des mensonges aussi beaux soient-ils. Seulement voila, le jeune homme découvre tout au long de la narration faite par son père de ses périples imaginaires que chaque fantasme s'appuie sur une part de vérité. Il suffit d'un passage dans la remise pour découvrir que le vieil Edward est propriétaire de plusieurs maisons dans la petite municipalité de Spectre, la fameuse cité idyllique. Certes, en y allant, William se rend bien compte que cette ville n'est pas exactement comme l'histoire la lui racontait : il n'y a pas d'herbe au sol mais bien du goudron ; quant aux maisons, elles sont plus miteuses qu'elles n'apparaissaient dans la fantasmagorie d'Edward. Pourtant, l'œil d'Edward comme celui du spectateur ne regarde pas le goudron, ne s'intéresse pas à tout ce qui fait de Spectre un village ordinaire, au contraire, le passage par la féerie nous fait voir toute la charge émotionnelle, tout le vécu que porte en elle cette petite municipalité au nom si énigmatique.

 

Sony/Columbia

 

Spectre n'est qu'un exemple qui définit le sens de tout le reste de cette histoire. Certes, Edward n'a peut-être pas tapissé de fleurs la rue en face la maison de sa future femme, mais dans les faits elle l'a quand même épousé. Certes, les filles rencontrées lors de la guerre n'étaient pas des siamoises, néanmoins les deux jumelles étaient bien présentes à l'enterrement, tout comme le directeur de cirque et le géant par ailleurs. Toute cette histoire a été enjolivée, mythifiée… et alors ? C'est bien ce que répond à William le médecin qui l'a mis au monde. Ce médecin reconnaît que cette histoire de gros poisson avaleur d'alliance n'est qu'une romance pour mythifier le jour de la naissance de William, puisqu'en vrai Edward était arrivé en retard. Mais une histoire est-elle plus vraie qu'une autre sous prétexte qu'elle relate la réalité des faits ? Même le médecin – homme de science – reconnaît qu'il préfère l'histoire du gros poisson. Elle ne retranscrit pas les faits, mais elle retranscrit l'émotion qu'ont suscité ces faits. Entre les faits et l'émotion des faits, lequel des deux une histoire se doit-elle de retransmettre ? Par ce système de dialogue parallèle, Burton nous démontre clairement son choix.

 

Ewan McGregor. Sony/Columbia

 

 

Le regard rétrospectif d'un artiste sur le sens de son œoeuvre

N'y a-t-il que les faits qui n'aient de valeur en cette vie ? Au jour du dernier souffle, n'y a-t-il que dans les actes commis que l'on juge et que l'on se remémore un être cher et disparu ? Tout le monde meurt un jour, comme c'est le cas d'Edward à la fin de ce film. C'est une fatalité. Tim Burton a souvent abordé la mort dans ces films, il en rit, ne l'a pas toujours prise au sérieux, et en a fait à bien des occasions un objet de fascination. Finalement, pour la première fois, Tim Burton se risque à un regard beaucoup plus introspectif et réfléchi sur la nature réelle de la mort. D'une certaine manière, on pourrait presque dire que c'est la première fois que la mort occupe le premier rôle d'un de ses films. Il ne s'agit plus de seulement la côtoyer pour mieux l'apprivoiser mais bien ici de la regarder en face. Pour une fois Tim Burton met en scène sa propre mort et Big Fish est en soi un regard rétrospectif sur son oeœuvre sur Terre et sur ce qu'il va laisser. Par bien des points, on peut dire que Big Fish a valeur d'aboutissement, de conclusion, pourrait-on dire de testament. Car, finalement, sur quelle autre mort nous fait réfléchir Burton en nous présentant celle d'Edward si ce n'est la sienne propre ?

 

Albert Finney et Jessica Lange. Sony/Columbia

 

Au fond, Big Fish c'est l'histoire de l'ensemble de la vie d'un homme jugé par son propre fils. William est tiraillé face à son père mourant : doit-il lui en vouloir de lui avoir caché, jusqu'au dernier moment, la vérité des faits ? Au contraire, doit-il le remercier d'avoir émerveillé sa vie d'enfant avec plein d'histoires aussi fantastiques ? Edward va mourir, et au final, ce qui va rester de lui, ce sont ses merveilleuses histoires dont William se servira lui-même pour émerveiller ses enfants. Alors qu'une vie construite seulement sur des choses concrètes s'évanouie dans l'oubli et retourne aisément à la poussière ; les histoires d'Edward lui survivent tel ce gros poisson imaginaire que tous auront à l'esprit en péchant dans la rivière. Burton lui aussi est un conteur d'histoires, toutes aussi irréelles les unes que les autres, et lui aussi quittera ce monde sans rien avoir construit. Pourtant, il tend à nous montrer, et à se prouver à lui-même, que dans cette vie de faits concrets, lui le chasseur d'émotions aura finalement réussi à capturer ce qui a finalement le plus de sens dans ce monde éphémère : l'immortalité.

 

 

 

Big Fish, l'œoeuvre testament ?

 

 

Nul doute qu'avec Big Fish, Burton nous a peut-être gratifié de son œoeuvre la plus mature et la plus aboutie. Véritable regard sur tout ce qu'il a accompli jusqu'à présent, Big Fish sonne comme la conclusion d'une filmographie qui aura sans cesse cherché à explorer des recoins morbides qui avaient été jusqu'alors laissés en friches par le cinéma. Œoeuvre testament alors que depuis Burton a sorti trois films ? C'est vrai : trois films… Mais pourtant, depuis Big Fish on pourrait s'étonner de voir Tim Burton commencer à recycler ce qu'il a déjà fait auparavant. Charlie et la chocolaterie est un remake qui nous ressort un univers assez proche de ce qu'il nous avait déjà présenté avant : entre le Edward aux mains d'argent et Beetlejuice. Et que dire des Noces funèbres, version soft d'un Etrange Noël de Monsieur Jack qui avait déjà tout exploré ? Enfin, le débat subsiste encore sur son dernier Sweeney Todd : drôle de comédie musicale style rétro dans un environnement que l'on connaît désormais par cœur... Tim Burton semble avoir déjà dit tout ce qu'il avait à dire et souffle sur ses dernières productions un goût amer de déjà-vu. Qu'il est malheureux d'ailleurs que son prochain projet, un remake d'Alice aux pays des merveilles, n'attise finalement pas plus que cela les appétits tant l'effet de surprise semble vain ! D'une certaine manière donc, Big Fish n'est pas qu'une œoeuvre testament de par son seul propos et le regard rétrospectif porté sur l'œoeuvre du grand Tim. Big Fish est aussi une forme de testament dans la mesure où, par bien des aspects, il est le dernier film qui nous ait fait découvrir quelque chose de nouveau de la part de ce talentueux artiste. Presque un signe, en faisant de ce Big Fish un testament de fond, Tim Burton ne voyait-il pas lui-même en ce film la fin de son propre cycle ?…

 

.Billy Crudup et Albert Finney. Sony/Columbia

 

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Publié par L'homme-grenouille - dans Films trop méconnus ou incompris
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commentaires

yasss 23/12/2008 01:05

Quelle belle analyse encore, Startouffe. Y a pratiquement rien à rajouter, je suis entierement d'accord avec tout ce que tu ecrit, et voila un autre film dont nous partageons l'admiration. Avec "Ed Wood", Big Fish est mon favoris de Tim Burton, et c'est vrai que depuis, il n'y a pas eu grand chose de Mr. Burton, vivement ses prochains films...

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