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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 12:00

 

 

 

Ah l’été ! Le soleil, les vacances et l’enclenchement du mode «grosse faignasse »… Je n’avais pas prévu d’article pour ces vacances, je comptais me la couler douce, aller voir des films qui ne me faisaient pas trop réfléchir… Et puis la tentation est venue. A force de m’enfiler des gros blockbusters tous similaires, je me disais que cela pouvait être intéressant de montrer à quel point je n’étais pas le seul à être en mode grosse faignasse, que les scénaristes d’Hollywood l’étaient aussi… Et puis il est arrivé comme un sauveur : un article de ce petit journal en ligne d’analyse politique, scientifique et culturel et que je trouve fort sympa. Vous le connaissez sûrement car, depuis qu’il est en version française il commence à faire parler de lui, il s’agit de State. Je suis en effet tombé sur un article intitulé « La recette du blockbuster: pourquoi tous les films américains se ressemblent ». Or, quand j’ai lu ça, la rédaction de mon propre article devenait inutile tant tout était dit et tant, en plus, il fut très instructif sur certaines mécaniques que j’ignorais jusqu’alors. Alors oui… Ce que je vous propose ci-dessous est un banal copier-coller de cet article et vous seriez en droit de dire « Bouh la feignasse ! » et je leur répondrais que, oui, en juillet et en août, je suis une grosse faignasse. Alors pour ceux qui, par souci d’intégrité préfèreront lire cet article sur sa page originale, ils pourront le faire en cliquant ici, et pour ceux qui sont des grosses faignasses du clic comme moi, l’article est aussi présent ci-dessous. Laissez-moi d’ailleurs vous convaincre qu’en fin de compte, c’est plus cool de lire cet article sur ma page plutôt que sur sa page originale. 1) Ma mise en page est élégante et raffinée, et comme vous êtes vous-même élégant et raffiné, vous allez préférer. 2) Vous disposez ici d’un accès privilégié aux commentaires, vous pourrez converser ici en compagnie de gens très « select » et très classes.  3) Si jamais vous lisez cet article en 2032, la version originale de cet article se sera certainement autodétruite alors que cette page, elle, continuera à subsister vaillamment, permettant de rappeler à quel point son auteur, dès 2013, avait déjà tout compris…

 

Sur ce, mesdames et messieurs, je vous souhaite bonne lecture et bons commentaires.

 

Servilement vôtre, l’homme-grenouille.

 

 

 

 

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La recette du blockbuster: pourquoi tous les films américains se ressemblent…

 

En 2005, un guide d’écriture scénaristique s’est imposé à Hollywood –et depuis, tous les films sont faits exactement de la même manière.  

 

 

Si vous êtes allé au cinéma ces derniers temps, vous avez peut-être éprouvé une sensation étrangement familière: celle d’avoir déjà vu le film. Pas ce film-là exactement, mais plusieurs de ses ressorts narratifs: le héros qui se fait passer un savon par son mentor dans les 15 premières minutes (Star Trek Into DarknessBattleship); le méchant qui se fait attraper exprès (The Dark KnightThe AvengersSkyfall, Star Trek Into Darkness); le moment de désespoir et de confusion une demi-heure avant la fin du film (La chute de la Maison BlancheOblivion21 Jump StreetFast & Furious 6).  

 http://fr.web.img1.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/85/31/58/20042068.jpg http://fr.web.img3.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/96/20/50/20452784.jpg http://fr.web.img4.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/95/04/04/20535567.jpg http://fr.web.img1.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/210/081/21008110_20130524125237634.jpg http://fr.web.img6.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/210/081/21008109_20130524124818714.jpg

 

Ce n’est pas un phénomène de déjà vu. On reproche souvent aux films d’été d’être stéréotypés. Or, ce que peu de gens savent, c’est qu’il existe une véritable recette –expliquant, page par page, exactement ce qui doit se passer à l’écran et à quel moment. Comme si un savant fou avait découvert un procédé secret permettant de fabriquer le blockbuster estival parfait –ou tout au moins parfaitement conventionnel.

 

 

 

Une structure prise comme recette…

 

 

http://4.bp.blogspot.com/_JzLa_rsdstU/SnsyTvRI5ZI/AAAAAAAAAcA/bTIDg3JWfrA/s400/BlakeSnyder.jpgCette recette n’a pas été inventée par un savant fou, elle vient d’un manuel : Les règles élémentaires pour l'écriture d'un scénario. Dans ce livre, Blake Snyder (photo), scénariste indépendant couronné de succès devenu gourou influent dans son domaine, prône une variante de la structure en trois actes qui dominait la réalisation de films à succès depuis la fin des années 1970. Lorsque Snyder publia son livre en 2005, ce fut comme si une explosion dévastait Hollywood. Il offrait quelque chose qui manquait aux précédents ouvrages des gourous de l’écriture scénaristique. Au lieu d’une vue d’ensemble de la façon dont un scénario se tient, il décomposait la structure en trois actes en un «descriptif des points forts» détaillé, soit les 15 événements pivots indispensables à l’histoire, puis attribuait à chacun d’entre eux un nom et un numéro de page. Sachant que chaque page d’un scénario correspond normalement à une minute de film, cela faisait du guide de Snyder une recette d’écriture de film, minute par minute.

 

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/85/31/58/19822995.jpgSnyder, mort en 2009, aurait sans doute contesté cette interprétation. Dans Les règles élémentaires, il insiste sur le fait que son descriptif des points forts est une structure, pas une recette, basée sur des principes éprouvés d’écriture de scénario. C’est une technique de fabrication d’un produit susceptible de marcher –pas une méthode d’écriture scénaristique à la façon d’un texte à trous. C’était peut-être l’intention de Snyder, mais les choses ont tourné différemment. En réalité, la feuille de route scénaristique de Snyder a pris le pouvoir à Hollywood, où petits et grands films ne décollent pas de ses points forts et de sa pagination. Intentionnellement ou pas, elle est devenue une recette –une formule qui menace le monde de l’écriture scénaristique originale tel que nous le connaissons. Cela fait des dizaines d’années que les gourous du scénario comme Syd Field et Robert McKee prônent les vertus fondamentales de la structure en trois actes. Pour Field et McKee, il s’agit surtout d’un principe organisateur —d’une manière de comprendre la forme d’une histoire. Le paradigme narratif proposé par Field, par exemple, ne comporte qu’une poignée d’éléments d’ordre général, rattachés à des groupes de pages. Field et McKee proposaient l’équivalent scénaristique des conseils culinaires de votre grand-mère –de petites astuces et des tuyaux pour vous guider en chemin. Snyder, en revanche, fournit une recette détaillée, avec des instructions à suivre étape par étape. Chacun de ses 15 points forts correspond à un numéro de page ou à un groupe de pages spécifique. Et Snyder explique très clairement que chacun de ces moments est indispensable à tout scénario bien structuré. S’il n’est pas obligatoire de suivre la pagination au pied de la lettre, explique Snyder, il est important de respecter à peu près les proportions. On peut voir la feuille de route complète, avec les numéros de pages et un résumé de chaque point fort, dans cette annexe.

 

 

 

«Gangster Squad» = «Jack le chasseur de géants» ?   

 

 

Jetons un œil aux blockbusters et aspirants blockbusters de l’année et voyons comment les ficelles marketing de la feuille de route de Snyder s’imposent à répétition. Voyez Gangster Squad, sorti en février. Après une scène d’ouverture qui installe le conflit entre le sergent John O’Mara, flic déterminé interprété par Josh Brolin, et les forces criminelles du parrain Mickey Cohen (Sean Penn), O’Mara est convoqué par son supérieur bourru. «On a des règles ici, petit malin», grogne le chef. «Rends-toi un service. Apprends-les.» C’est le deuxième point fort de Snyder, l’exposition du thème. Il se produit pile à la septième minute, presque exactement à l’endroit où on est censé le trouver dans un film de 110 minutes. Et on y retrouve tout le reste du manuel de Snyder: un catalyseur qui fait démarrer l’histoire au milieu du premier acte, une fusillade à mi-parcours qui fait monter la pression, un moment où tout est perdu –avec un mort– entre la 75e et la 80e minutes, et un acte final pour conclure, où les méchants sont liquidés dans l’ordre croissant d’importance, tout comme le recommande Snyder.

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Voyons aussi le film Jack le chasseur de géants, sorti en mars. On y trouve l’image d’ouverture qui présente les problèmes de chacun des jeunes protagonistes et expose le thème à la cinquième minute, un catalyseur à la 12e minute, une pause dans l’action entre la 25eet la 30e minute, où Jack escalade la tige de haricot, et une fausse victoire au bout de 90 minutes lorsqu’il semble que les méchants géants sont définitivement vaincus. Le monde fantastique d'Oz est une variation amusante sur le thème des premiers films d’horreur décalés du réalisateur Sam Raimi. Or regardez votre montre à un quart du film et vous verrez une tornade qui propulse à la fois Oz et le film dans le premier acte. Une fois qu’Oz a atterri, il rencontre Théodora, objet romantique –et hop, c’est l’intrigue secondaire. L’adaptation de Gatsby le magnifique de Baz Luhrmann a été organisée de manière à coller à la recette, avec un deuxième quart plein de divertissements et de jeux où les fêtes sont légion, qui débouche sur le déclin du troisième quart, dans lequel la tragédie menace tandis que les méchants se rapprochent.

 

 

 

Etranges scenarii à trous…   

 

 

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/91/41/04/20395397.jpgField et McKee étaient obsédés par les bases théoriques de la narration, mais le livre de Snyder est bien plus simple. Ce qui explique pourquoi il a conquis si absolument le grand écran. En effet, en étant attentif, il vous est  possible de trouver les points forts de Snyder exécutés plus ou moins dans l’ordre dans lequel il les prescrit dans pratiquement tous les grandes sorties du cinéma aujourd’hui. Même les maîtres du récit de Pixar ne s’éloignent pas beaucoup de la bible de Snyder: en voyant Monstres Academy cet été, j’ai adoré la manière dont le film jouait avec les sportifs de très bas niveau et avec les conventions des films de campus. Il n’empêche que l’histoire égrène chacun des moments forts de Snyder, y compris une image d’ouverture reflétée dans la scène finale, une pause dans l’action lorsque Mike et Sully s’unissent à regret pour participer aux Jeux de la Peur, (attention spoiler!) une fausse victoire à environ trois quarts du film lorsqu’ils «gagnent» le défi final des Jeux de la Peur, suivie d’un moment où tout est perdu puis d’une sombre nuit de l’âme chargée émotionnellement, près d’un lac au clair de lune.

 

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/95/04/04/20496649.jpgPourtant, une fois qu’on connaît la recette, les ficelles commencent à apparaître. Tout d’un coup les films se ressemblent tous, et de nombreuses scènes paraissent forcées et arbitraires, comme écrites à partir de scénarios à trous. Pourquoi Kirk se fait-il reprocher son irresponsabilité par l’amiral Pike au début de Star Trek Into Darkness ? Parce qu’il faut que quelqu’un expose le thème au personnage principal. Pourquoi le personnage d’acolyte joué par Gina Carano fait-il défection dans l’équipe du méchant sans aucune raison presque pile poil aux trois-quarts du film Fast & Furious 6? Parce que c’est le moment où tout est perdu, donc il faut déstabiliser le héros. Pourquoi le personnage de Gerard Butler dans La chute de la Maison Blanche appelle-t-il soudain sa femme après la scène décisive de l’attaque manquée de la Maison Blanche aux trois quarts du film? Parce que le deuxième acte se termine toujours par un moment de réflexion tranquille – la sombre nuit de l’âme.

 

 

 

Des jeunes hommes partout…

 

  

Et si le méchant des films de ces dernières années est l’adolescent mâle à qui il semblerait bien que tous les gros produits de l’industrie hollywoodienne soient destinés, il se trouve que le manuel d’instructions de Snyder a bien aidé ce méchant à fermer la porte au nez des autres spectateurs potentiels. Certes, Les règles élémentaires ne va pas jusqu’à demander que tous les protagonistes soient des hommes. En revanche, il dit aux aspirants scénaristes de se cantonner à des histoires sur les jeunes, parce que «ce sont eux qui vont au cinéma.» Suivre ce conseil jusqu’à sa conclusion logique signifie avoir beaucoup plus d’histoires parlant de jeunes hommes – puisque ce sont eux qui sont les plus nombreux à se pointer dans les multiplexes.

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Ce n’est pas un hasard si le chapitre traitant de la création du héros s’intitule «C’est l’histoire d’un type qui...» et non «C’est l’histoire de quelqu’un qui...» Et avec un héros jeune et masculin, les femmes sont littéralement reléguées à l’intrigue secondaire –l’amoureuse, ou «l’assistante» qui aide le personnage masculin à surmonter ses problèmes personnels. Ce n’est pas un hasard si le film à méga-budget de Raimi sur Oz a remplacé Dorothy par un héros masculin. Visionner des films bâclés en gardant la recette de Snyder à l’esprit peut devenir une corvée fatigante et répétitive. Combien de fois peut-on voir un jeune homme lutter contre ses problèmes puis retrouver une nouvelle énergie avant de sauver le monde? Il y a de quoi se poser la question: cet excès de confiance dans la recette de Snyder n’est-il pas en train de tuer le cinéma?

 

 

 

Vers la mort du cinéma ?

 

 

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/88/73/38/20133128.jpgSi c’est le cas alors tout est perdu. Les principaux studios s’appuient de plus en plus sur un petit nombre de blockbusters à méga-budgets pour réaliser leurs bénéfices. Mais gros budget est synonyme de gros risque, et le seul moyen de mitiger ces risques est de se cantonner aux idées qui ont fait leurs preuves. En d’autres termes, aux recettes –et plus elles sont précises, mieux cela vaut. La plus grande forme d’art de l’Amérique se dirige tout droit Into Darkness, dans les ténèbres, comme le souligne la suite Snyderisée de Star Trek. Non que cette recette ne soit pas capable de produire de bons films amusants : Monstres Academy est très appréciable. Star Wars, Die Hard, Matrix et Avengers suivent tous plus ou moins le fil narratif tendu par Snyder. Mais cela signifie en revanche que Hollywood produit bien trop de films sur des jeunes hommes obligés de se colleter à leurs vrai identité (voyez John Carter, Battleship, Jason Bourne : l'héritageTron : l'héritageAbraham Lincoln: chasseur de vampires, pratiquement tous les films de super-héros, et l’intégralité de l’œuvre de J.J. Abrams).

 

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/66/20/27/20523394.jpgCela signifie également qu’une place bien plus réduite est laissée à l’expérimentation, même la plus modeste. Prenez un bon classique des familles comme Jurassic Park. C’est une histoire typique en trois actes, qui décline quasiment tous les éléments de la feuille de route de Snyder. Mais ils y sont disproportionnés et apparaissent dans le désordre. Maintenant, comparez cela à un méga-blockbuster moderne du type The Amazing Spider-Man, qui suit la structure de Snyder point par point. Si même Steven Spielberg se plaint que Hollywood s’appuie trop sur les blockbusters stéréotypés, il y a une raison.

 

 

 

Conclusion : l'avantage de la feuille de route…

 

 

On peut toujours appeler les scénaristes à se rebiffer contre cette tendance. Mais pourquoi le feraient-ils? Cette recette est incroyablement utile. D’ailleurs, je me suis appuyé sur la feuille de route de Snyder pour écrire cet article, en utilisant chaque point fort, exactement dans l’ordre dans lequel il les cite (relisez-le depuis le début et voyez si vous arrivez à les retrouver tous. Ou cliquez ici pour voir une version où ils sont tous repérés). J’ai vu les avantages de la feuille de route. Elle m’a aidé à ordonner mes idées et à trouver ce que j’allais dire après. Mais je me suis également surpris à écrire pour coller aux besoins de la recette plutôt que pour le bien de mon article –certains parties ont été raccourcies, d’autres entièrement supprimées, et d’autre encore incluses principalement pour compléter toutes les étapes requises. En d’autres termes, si elle m’a facilité l’écriture, elle a aussi bridé ma créativité. Et voilà d’où vient cette drôle de sensation, vaguement familière, au cinéma. Hollywood aurait bien besoin de recevoir une leçon de vie digne d’un scénario: c’est vrai, parfois on peut se laisser guider et suivre une recette à la lettre. Mais on devrait aussi être capable de faire autre chose.

 

 

Peter Suderman

Journaliste chez Reason et critique ciné pour le Washington Times

Traduit par Bérengère Viennot


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Publié par L'homme-grenouille - dans Regard amphibien sur le ciné
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commentaires

l'homme-grenouille 18/08/2013 18:41

Oui, je suis totalement d'accord pour ce qui tu dis de la neutralité du journaliste. Il n'empêche qu'à mes yeux, c'est une activité différente de faire de l'investigation ou du relevé
d'informations que de faire un commentaire à partir de ce qui a déjà été publié ailleurs. Les deux nécessitent du recul, un esprit critique et une déontologie, mais au final ça reste deux activités
bien différentes.

Quand je disais que Slate au moins assumait sa partialité, je ne sous entendais pas que les journalistes d'information étaient quant à eux impartiaux. Je disais juste qu'ils n'assumaient pas leur
prise de parti. Et effectivement, ce qui est drôle, c'est qu'on remarque parfois le même type de comportement parmi les critiques de film... ^^

Raven 18/08/2013 17:12

Mais pour moi la partialité c'est du journalisme. C'est une idée reçue que le journaliste doit être parfaitement neutre et personne l'applique, tout le monde sait qu'on ne va pas trouver des
articles pro ump en lisant l'huma ou libé, tout comme ce n'est pas demain la veille qu'on lirait "il est vraiment cool le hollande" dans le figaro. On a tendance à penser que la presse est
impartiale dès lors qu'on sort des questions de politique mais c'est faux et tant que toutes les tendances peuvent exprimer leur opinion ça ne me dérange absolument pas, au contraire, qui a envi de
lire des annonces neutres robotisés comme on en voit malheureusement beaucoup dans les jt de la télé?
Je trouve que Slate fait du journalisme (enfin sauf quand Atali prend la plume pour dire des bêtises mais bon...) là n'est pas le problème, mais ils essayent de conjuguer analyse et story-telling
et quand tu commences à faire ça, ton analyse devient biaisé parce que tu dois toujours te soumettre au besoin de raconter avant tout une histoire. Je trouve que c'est un procédé littéraire qui
fonctionne super bien quand on fait des critiques (de ciné, de livres, d'art, etc) mais qui atteint rapidement ses limites dans des articles qui se veulent d'analyse. Du coup au bout de 3 ou 4 mois
Slate m'a gonflé et j'ai fini par virer le flux de ma page facebook. Ah si j'aime beaucoup les articles assez décalés de Titiou Lecocq dessus. Elle faisait des trucs assez hors norme comme "j'ai
testé pour vous la scientologie".

l'homme-grenouille 18/08/2013 14:30

Eh bah ! Pour ne pas voir le logo géant de Slate, il faut le vouloir ! C'est vrai que d'un autre côté ce n'est pas une habitude de ma part de pomper ailleurs, donc je comprends qu'on puisse s'y
laisser prendre. C'est rare que je me permette une simple transcription de l'article d'un autre, je ne veux pas que ça devienne une facilité qui n'aurait pas vraiment de sens. C'est pour cela que
je m'efforce de bien identifier mes sources, histoire de ne pas créer d'ambiguïté sur ma démarche.

Moi perso, j'aime bien Slate, mais c'est peut être parce que je le prends justement pour ce qu'il est : un site d'analyse. Slate ne se veut pas un site d'information, il commente l'information.
C'est un complément. À mon sens, c'est un faux procès que de vouloir reprocher à Slate de ne pas faire du journalisme au sens premier du terme, avec enquête et investigation. Les mecs au contraire,
assument leur partialité et le fait qu'ils n'apportent que des regards. Moi j'aime bien parce que ça confronte ma perception à celle d'un autre. C'est stimulant. Je ne suis pas toujours d'accord,
mais m'interroger pourquoi je ne suis pas d'accord m'apporte parfois autant de satisfaction que lorsque je tombe sur ce type d'article avec lequel je me sens totalement en phase...

PS. Désolé pour les quelques étrangetés de langage dans mon ancien commentaire. L'usage de l'iPhone sur ce site est un sport plein d'embûches et rend la relecture impossible.

Raven 18/08/2013 06:01

J'avais même pas remarqué que ton article était tiré de slate, mais c'est drôle en le lisant j'ai pensé à eux et ça m'a rappelé pourquoi j'ai aimé ce site d'abord et pourquoi je l'ai abandonné
ensuite. Je trouve que le journalisme analytique se perd de plus en plus. Le journalisme aujourd'hui pour moi c'est de la com déguisé et Slate apporte en France une tendance américaine populaire
actuellement sur le net qui consiste à privilégier à nouveau l'analyse au rapportage de news. Le soucis pour moi c'est que ces analyses manquent toujours de rigueur et tiennent au final plus de
l'opinion personnelle très bien argumentée que de l'analyse fine et posée. Là par exemple on part d'une thèse intéressante: la récurrence des codes hollywoodiens, mais en rapprochant tout à un
livre et en faisant comme si avant c'était différent quand on sait tous que ce n'est pas vrai. C'est quelque chose qu'ils font sans arrêt et dans tous les domaines, je dirais en quelque sorte
qu'ils "romancent" la réalité et essaye toujours de trouver un fil narratif en omettant ce qui ne rentre pas dans la logique de leur récit. C'est un journalisme qui se rapproche un peu d'une
démarche universitaire tel qu'on la pratique dans nos recherches, mais sans le poids de la rigueur qui doit aller avec.

Raven 17/08/2013 03:26

Pour ce qui est des personnages féminins, c'est apparement l'échec du film A vif avec Jodie Foster en 2007 qui a dissuader Hollywood de faire des films avec des femmes en vedette. Bien sûre ils se
sont dit que c'était ça le problème et non pas le fait que le film était simplement mauvais, peu importe qu'un homme ou une femme ait campé le rôle principal.

Mais sinon Hollywood est apparement en pleine crise d'idées parce qu'il n'y a plus de scénario. Tout ce qui pouvait être remaké semble l'avoir été avec un succès souvent mitigé, la plupart des
sagas touchent à leurs fins, les acteurs très connus ne font plus vendre (n'est-ce pas Tom Cruise?) et la seule chose qui cartonne encore ce sont les films de super-héros (et je présume que je ne
suis pas le seul à saturer du genre) et les adaptations de romans fantastiques pour ados ce qui est un filon toujours délicat parce que rien n'indique que la prochaine génération d'ados seront fans
d'amourettes à la Twilight comme la génération actuelle. Je lisais quelque part que cet année c'est le premier été depuis des décennies à présenter une majorité de blockbusters qui ne sont ni des
suites, ni des exploitations de grosses licences et c'est aussi la première fois depuis longtemps que Hollywood mise autant sur des cinéastes prestigieux. Je pense que c'est un signe encourageant
et que quelque chose d'intéressant est en train de se passer à Hollywood et d'ici quelques années, peut être verrons nous plus de projets moins formatés comme on l'espère tous.

l'homme-grenouille 13/08/2013 17:31

Oui effectivement : tu n'as pas tort. Je pense que le bouquin de Snyder est juste une nouvelle marotte qui, dans quelques années sera remplacé par autre chose, de la même manière qu'elle en
remplace elle-même une autre... Il s'agit juste d'appliquer ce qui a déjà été éprouvé plutôt que d'explorer de nouveaux filons. Et c'est l'argent qui veut ça : plus y'a de sous en jeu, plus on veut
sécuriser l'investissement et ne pas trop faire le malin. Tout ce que tu as dis sur les jeunes garçons découle d'ailleurs pour moi de cette logique là. "Eh et si on cherchait à explorer des
personnages plus féminins ? Ça pourrait parler aux femmes, voire même aux hommes non ?" Bah justement, c'est du conditionnel. On ne sait pas. Nous on est des gestionnaires, on mise sur les valeurs
connues. C'est d'ailleurs comme ça que fonctionne Disney et qu'il est parvenu à ne pas trop bouger de ses messages et de ses mœurs en presque un siècle...

Donc je suis d'accord avec toi, vivement qu'on comprendra qu'on fait plus de cash sur le long terme avec de l'audace plutôt qu'avec un esprit réac. Ce n'est qu'une question de volonté. Et c'est
vrai que Spielberg peut fermer sa gueule : il a du pognon, il peut lancer le mouvement...

Damned !

Raven 10/08/2013 19:37

A vrai dire j'ai même pas l'impression que le bouquin de Snyder soit si influent que ça. Cette impression de déjà-vu on la depuis bien avant 2005 et je suis sûre qu'on pourrait comparer un
blockbuster de cette année avec un blockbuster de 1993 ou de 2003 et retrouver une structure scénaristique identique (jurassic park serait plus l'exception que la norme à mes yeux). Quand à l'ami
Spielberg il peut continuer de crâcher autant qu'il veut sur ce que devient le cinéma, il serait bon de lui rappeler que lui et son ami George Lucas sont parmi les principaux responsables de ce
nouvel hollywood aux producteurs surpuissants et aux auteurs relégués au second plan.

Mais c'est très intéressant ce que tu dis sur la figure du jeune héros parce qu'à mon sens tout le problème vient de là. Pourquoi les histoires sont elles toutes décomposées et racontées de la même
manière? C'est simple : parce qu'elles racontent toutes l'histoire du même personnage! Le problème de créativité est un problème de caractérisation, à force de ne parler que du même personnage, on
raconte toujours la même chose. Or ce n'est pas un hasard si les séries télés sont de plus en plus populaires notamment les séries étrangères et sur le cable. Elles parlent d'hommes différents et
de femmes qui ne sont pas seulement là pour que le héros puisse "parler de lui" (comme disait avec pertinence Keira Knightley dans London Boulevard à propos du rôle de la femme au cinéma). Avec le
cable et avec internet aussi le marché est en train de changé et de redonner une marge de manoeuvre aux scénaristes et pour continuer de survivre il y a fort à parier que les blockbusters aussi
finissent par changer.

l'homme-grenouille 01/08/2013 10:01

Aaaah ! J'adore quand des débats comme ceux-ci s'emballent sur du fond !

Mais je vais commencer par la fin de ton commentaire, en défendant l'ami Suderman...

Je ne pense pas qu'il soit dans une image si négative que cela par rapport à l'existence même d'une structure narratrice. J'en veux pour preuve la dénomination de ces deux dernières parties : "la
mort du cinéma ?" et "l'avantage d'une feuille de route". il évoque le risque, mais il évoque aussi le bénéfice. Moi par rapport à ça, comme je te l'ai dit, je me positionne finalement comme toi,
et comme lui. J'ai rien contre ce type de modèle, c'est son utilisation systématique et surtout sans audace ni créativité qui me dérange. Parce que là, oui, en ce moment, c'est plus utilisé comme
une recette, car c'est la "base" de la création, plutôt que comme un modèle, c'est à dire une "aide".

Néanmoins, tu m'intrigues quand tu dis que d'un côté un film doit reposer sur des bases solides pour affirmer juste ensuite que, finalement, il peut se dispenser carrément d'avoir un scénario si
écrit que cela parce que, après tout, ce n'est pas le produit fini. Alors je pourrais être d'accord avec ces deux affirmations, mais il me semble que quelques conditions doivent être quand même
remplies pour qu'au final, le film tienne la route. Certes, un film peut se passer de scénario. Je pense que des mecs comme David Lynch ou Kim Ki-Duk peuvent se passer de scénario. Qu'est-ce que tu
veux écrire comme scénario quand tu veux faire "Inland Empire" franchement ? Ce film n'a d'ailleurs pas de cohérence scénaristique, mais il en a une formelle. D'ailleurs, la manière de déconstruire
la structure habituelle d'une histoire dans un film de Lynch et tout sauf faite par hasard. Bref, c'est vrai qu'on s'en fout du scénario, mais il faut qu'il y ait une rigueur, une cohérence qui
créé une densité dans la démarche. Sinon, pour un spectateur c'est usant et frustrant que de passer la moitié du temps d'un film à se faire balader, non pas parce que c'est voulu, et parce que ça a
une incidence sur le ressenti qu'on va avoir, mais juste parce que l'auteur s'est lui-même perdu dans ce qu'il voulait faire. Alors après, que la cohérence, dirais-je même la RIGUEUR, se trouve
dans le scénario ou la réalisation, ce qui compte c'est qu'au final la démarche se tienne. D'ailleurs, histoire d'être provoc', moi c'est comme ça que je t'expliquerais mon affection pour
"Oblivion" et les films de Kosinski en général : oui le scénario n'est pas intéressant, mais pour moi la cohérence de la démarche se trouve dans la forme, dans l'agencement des images et des sons,
dans la création d'un univers de sens... Et c'est pour ça que je m'y retrouve.

Après, reste la question de "l'intrinsèquement bon". Est-ce qu'il existe - par nature - un bon scénario ou à l'inverse une bonne démarche libre ? Effectivement, je pense que non. Tu as raison de le
signaler, au final, tout cela relève de la subjectivité pure. Notre amour pour le cinéma ne nous apprend pas à distinguer le bon cinéma du mauvais, mais à distinguer ce qu'on est et ce qu'on est
pas. Toi comme moi, on fait quand même partie d'une population instruite, qui plus est une population qui a fait son instruction dans des filières plus ou moins littéraires. Qu'on le veuille ou
non, cela nous a forgé, et si on s'est dirigé dans ces filières c'est aussi parce qu'on était plus ou moins déjà forgé pour ça. On est des esprits rationalistes. On aime ordonner la pensée, poser
des mots sur des sensations, conceptualiser des idées. La structure scénaristique, le contenu d'une histoire, la façon de raconter et le fond de ce que ça raconte, ça nous parle, et notre attrait
pour les films 'bien" écrits (en fait écrits rationnellement) vient de là. Maintenant, pourquoi j'aime Nolan et pas Abrams alors que tu aimes les deux ? Je pense que cela témoigne en fait davantage
d'une différence de personnalité et de sensibilité entre nous plutôt que d'un réel différentiel de qualité intrinsèque car, après tout la qualité se définit en fonction de l'efficacité, et
l'efficacité en fonction du goût de chacun. Après ça ne nous empêche pas de débattre, pour comprendre la différence de nature de ces deux réalisateurs. Le but de ce débat ne sera pas de plier
l'autre à notre goût, mais au contraire de comprendre le goût de chacun et ce qui le stimule en réalité. Cela ne veut pas dire que cela empêchera le débat de se passionner car, comme nous le
constatons souvent, il n'est pas toujours évident d'analyser son propre fonctionnement ou bien même le fonctionnement de l'autre. C'est pas toujours évident de trancher sur la question de savoir si
le regard de l'autre sur soi est plus pertinent que notre propre perception de nous-même et inversement...

Pfiou ! ça fait déjà beaucoup dès le matin.

J'en reste là pour le moment. Je ne sais pas si cela satisfera ta soif de réflexion et d'introspection.

DanielOceanAndCo 01/08/2013 08:59

Pour ma parti, et pour faire une métaphore -- un exercice que tu adores ^^-- je comparerais le scénario aux fondations en architecture : elles ne sont pas le produit fini et elles doivent être
solides. ^^

Mais dans le titre de l'article, on y parle de la recette d'un scénario alors que moi, je pense plutôt que le scénario n'est qu'un ingrédient du film et que la différence entre un bon et un mauvais
film ne tient pas à grand chose.

Mais là où ta réponse est intéressante et rejoint les nombreux billets d'humeur qui parcourent ce blog (pour notre bonheur ^^), c'est quand tu dis "j'aime Nolan mais j'aime pas Abrams". (ce que je
ne considère pas comme une tare :p )

La structure narrative d'un film n'a donc finalement rien à voir avec son contenu. L'auteur dit explicitement que tous les gros films américains se ressemblent, mais il n'explique pas pourquoi
certains sont meilleurs que d'autres et cette réponse tient finalement de la subjectivité de chacun. (enfin, peut être que certains films sont intrinsèquement meilleurs que d'autres mais ce débat
est tellement énorme pour moi que je ne crois pas avoir les armes pour m'y frotter).

Enfin, ce que j'essayais de dire, un peu à l'image de la pièce de Double-Face, c'est que l'auteur de l'article parle de cette structure comme castratrice de toute créativité, moi je questionne
juste en disant : "oui, mais si ça bride la créativité de Paul, pourquoi ça ne boosterait pas l'imagination de Pierre??" M'enfin, ce n'est qu'une question comme ça ^^

Tchuss

l'homme-grenouille 31/07/2013 23:00

Argh ! Un peu difficile de te répondre maintenant qu'on en a tant converser sur Skype !

Malgré tout, pour la forme, et pour les autres qui voudraient participer au débat, je dirais qu'effectivement, il est bien difficile pour un scénario d'échapper à une structure scénaristique déjà
préétablie. Comme tu le dis, même si tu voulais la fuir, elle nous imprègne tellement qu'on y retourne forcément. Et il faut bien se l'avouer, si on y retourne, c'est aussi parce que ça a son
efficacité. Je ne pense d'ailleurs pas que l'article critique le recours à une structure, l'article critique le fait d'un recours systématique, sans recul et sans audace. Elle n'est plus une aide
pour combler des faiblesses mais une base à partir de laquelle on va pondre une intrigue. Finalement, un peu comme un précédent article sur "l'orange et bleu", ce qui est regrettable aujourd'hui,
c'est le systématisme, le monolithisme, le fainéantisme... (oui, j'invente des mots pour le plaisir de la répétition... ^^)

Mais bon, je dis ça, mais je lme rends compte que depuis tout à l'heure, je me contente juste de paraphraser l'article ou ce que tu as dit. Donc écourtons ! Oui, tout ça c'est la faute du
ciné-business (pourtant on peut lier pognon et audace de l'art, la Warner nous l'avait parfois montré) ; oui ça n'empêche pas certains artistes de s'en sortir malgré le recours à ce schéma (après
tout, l'article cite "The Dark Knight", moi j'adore), et effectivement non, je ne citerais clairement pas J.J. Abrams parmi ces réalisateurs. Il est au contraire tout l'inverse à mes yeux ! Mais
bon, c'est un autre débat...

Merci en tout cas d'être aussi participatif et fidèle à ce blog mon cher DanielOceanAndCo... C'est toujours un plaisir...

DanielOceanAndCo 31/07/2013 18:05

Lol Alain, lol ^^

Quand je pense que Lezly a mis cet article en lien sur FB hier, vous en auriez pas parlé par hasard?? ^^

Pour avoir fréquenté le site TheScriptLab pendant quelques mois pour me faire une idée du comment et du pourquoi du scénario, ce qui a été énoncé dans cet article ne m'étonne guère.

Pour m'être moi-même essayé à cet art qu'est l'écriture de scénario, surtout en fonction de mon expérience de spectateur qui est née face au cinéma populaire US des années 70/80, c'est sûr et
certain que les mécanismes de leur narration sont tellement imprégnés en moi qu'en lisant un livre sur le scénario APRES avoir entamé la rédaction de mon premier scénario, c'est avec un mélange de
surprise et de satisfaction que je me suis aperçu qu'il contenait cette structure.

Mais bon, je ne pense pas que le "problème" hollywoodien vienne du manque d'imagination des scénaristes mais du fait que ce cinéma est contrôlé par des producteurs tout puissants et businessmen
dans l'âme qui pensent comme des banquiers avec calculs de risques limités et pertes et profits. Peut être un cliché mais quand je vois que tout le monde crache sur la moindre petite annonce d'un
futur projet à 200 millions de dollars, c'est que ça doit être un peu vrai.

Après, et ça reste un avis personnel puisque tu ne le partages pas, je pense qu'il y a des cinéastes/scénaristes qui peuvent s'épanouir dans ce système d'écriture, je pense évidemment à J.J. Abrams
dont j'ai adoré le dernier "Star Trek".

Voilà voilà, c'est tout pour le moment, je dirais plus en fonction de ta réponse ^^

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