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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 12:00

 

Top-2012-Entete-2-JPG.jpg ...La suite.

 

 

Mais aussi...   

 

 

http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/82/76/31/19860753.jpg  Margin Call  

Un film dans le monde de la finance, je le reconnais, ça n’a rien de bandant au départ. C’est peut-être d’ailleurs pour cela que nos chers amis d’outre-Atlantique ne se sont toujours pas rués sur ce sujet de la crise de 2008 alors qu’il leur en a fallu moins que ça pour nous inonder avec le 11 septembre. Pourtant, vous l’avez compris, si je cite ce Margin Call c’est que, malgré l’univers pas très bandant qui est ici abordé, je trouve malgré tout que le film s’en sort très bien dans sa manière de raconter son histoire et de dévoiler son univers. C’est simple, Margin Call est pour moi un thriller en huis-clos : c’est nerveux, c’est ciselé, c’est rythmé… comme si finalement on suivait une chasse au terroriste, une prise d’otage, ou un sauvetage dans un immeuble en flamme. Tout cela est en plus fait sans éluder son sujet, qui du coup en devient plus que passionnant. En ressort un regard lucide sur ce qu’il s’est passé en 2008, mais aussi et surtout une aventure tendue servie par un casting de rêve. Non, franchement, ce Margin Call mérite plus qu’un détour…

 

 

http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/58/71/20027932.jpg Bellflower  

Je disais en parlant de La chasse que c’était là le seul film non-américain qui m’avait enchanté cette année, c’était oublier – une fois de plus – ce chef d’œuvre australien de l’année. « Chef d’œuvre ? » réagiriez-vous… Mais que fait-il dans la liste additionnelle alors ? Bon d’accord, je m’enflamme un peu en parlant de chef d’œuvre car sur bien des points Bellflower pèche par un excès d’envie dans ses effets qui peuvent le rendre assez surfait. Mais bon, franchement, ce sont là des erreurs de jeunesse que l’auteur-interprète Evan Glodell saura sûrement corriger par l’avenir parce que franchement, ce film déborde de bonnes idées et traduit souvent un sens aigu du cinéma. Donc, il n’est pas parfait ce Bellflower, loin de là, mais il dépote quand même sacrément, suffisamment me concernant pour en faire un des films marquants de cette année…

 

 

http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/32/60/19863938.jpg Dos au mur

Au milieu des expérimentations de tous genres, des exercices de style, et des démonstrations de subtilités audiovisuelles, il ya aussi parmi mes films marquants de 2012 de bons vieux classiques. C’est le cas de ce Dos au mur. Il n’explose aucun code, il ne bouleverse aucune convention, il rentre bien dans les cases du cinéma standardisé… Seulement voilà, cela ne l’empêche pas d’être diablement efficace. Tendu, pêchu, sans prise de tête : ce film est clairement le bon film « pas-prise-de-tête » pour passer une excellente soirée. Si tous les films « conventionnels » étaient comme celui-ci, cela ne me poserait aucun problème, ça c’est une certitude.

 

 

http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/82/55/20028166.jpg Projet X

Un film sur une fête géante ne pouvait pas marcher, sauf si ce film embrayait sur quelque-chose de plus fort. Pendant toute l’intro on comprend ce que cette fête va dégénérer et finalement, j’avoue qu’on en rigole d’avance. Seulement voilà, la conclusion ne se contente pas de péter ce qu’il ne fallait surtout pas péter, en allant même plus loin que n’importe quelle prévision. Au contraire, la conclusion commence à partir du moment où les personnages du film se disent que c’est effectivement mort pour eux, que c’est aller trop loin, et que le temps est venu de profiter de la transgression avant que le coup de bâton n’arrive. Quitte à prendre pour désobéissance, autant jouir de ce pour quoi on va être puni. Et alors là, le film bascule dans une sorte de trip orgiaque, ode à l’abolition des frustrations, avec presque en bout de piste un questionnement révolutionnaire sur la nature même de l’ordre social. En disant ça, je n’essaye pas d’intellectualiser un propos qui ne l’ai pas pour justifier le simple et basique plaisir régressif que j’ai pris à voir ce film, puisque justement, je pense que tout la démarche du film est de mettre en évidence la jouissance de la régression, surtout dans notre société actuelle. Le fait que le film derrière ait engendré des modèles dans la vraie vie semble démontrer pour moi que ce Projet X a effectivement mis le doigt sur quelque-chose. Pas le chef d’œuvre de l’année donc ce Projet X, mais il n’en reste pas moins un sacré objet filmique qui pour moi a clairement marqué cette année. 

 

 

http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/92/56/20148291.jpg Expandables 2    

Et je finis cette liste incroyablement longue de quatre films pour vous parler de la dernière bonne grosse claque que j’ai eu cette année : Expandables 2. Là aussi on ne pourra pas parler de révolution, mais juste d’un bon classique fort bien mené. A dire vrai, Expandables 2 est pour moi ce qu’aurait dû être le premier du nom. Là on a un véritable hommage au film d’action too much des années 80 et 90, un rythme remarquablement maitrisé, un second degré pas très subtil mais qui fait clairement ce qu’on lui demande. Bref, on a affaire à un film qui avait un objectif, et qui le remplit comme on lui demande, avec la manière en guise de bonus. Comme quoi, des fois, il n’en faut pas plus pour satisfaire un homme qui aime le cinéma…

 

 

 

 

Quelques moments qui méritent qu'on perde deux heures pour eux...

 

     

jack-plotnick-cherche-son-chien.jpg

Les premiers dialogues de

Wrong

Je ne le dirais jamais assez mais, quel dommage que Quentin Dupieux ne sache pas tenir ses délires sur la durée parce que sinon, qu’est-ce que c’est bon. Comme pour les précédents films du même auteur, les premières minutes de ce Wrong sont les meilleures. Je vous invite donc notamment à regarder les premières minutes de dialogues de ce film pour se rendre compte du potentiel iconoclaste et jouissif de leur auteur. Le héros rentre à sa maison, il a perdu son chien. Il croise son voisin et s’engage alors un échange remarquable de construction. Ce que je trouve fort, c’est que ce propos parait au premier abord totalement absurde. Pourtant, très rapidementil arrive à faire en sorte de ne pas paraître plus absurde que n’importe quel autre échange en pareille situation. Comme Robber, Wrong questionne le cinéma en permanence, et par le cinéma, il questionne la réalité. C’est remarquable… Dommage qu’à chaque fois ça ne dure pas…

 

 

Skyfall-opening-title.jpg

Le générique de

Skyfall  

Je ne dirais pas que je n’ai pas aimé ce dernier James Bond, mais ce serait mentir que de dire que je n’ai rien à lui reprocher. Seulement voilà, je ne vous en reparle pas pour refaire la critique du film, mais pour insister sur les moments forts de l’année, et ce Skyfall peut se vanter d’en avoir fourni un : son générique. Quand j’y réfléchis, les génériques de James Bond ont toujours été très bons, même pour les pires opus de la saga, à se demander pourquoi vanter celui-là plutôt qu’un autre. La réponse me parait finalement simple : peut-être parce qu’il est un cran au dessus de ses prédécesseurs. Un peu comme Die Another Day avant lui, Skyfall est un film qui entend faire choir le héros de son piédestal, le titre insistant même d’ailleurs lourdement dessus. Or, dans l’optique d’une telle thématique, le générique adopte pour moi clairement le ton qui correspond au mieux. Après avoir vu la traditionnelle scène d’action en ouverture, ce film rompt avec l'habituelle victoire en faisant échouer le grand James, lui collant une balle dans la poitrine agrémentée d’une chute d’une centaine de mètres par-dessus le marché. Le silence se fait. Les regards désabusés se croisent. Et c’est à ce moment là qu’Adele enchaine. Je l’avais déjà entendu avant de voir le film cette chanson, elle ne m’avait rien fait de particulier. Mais dans ce contexte, les paroles comme le ton de la musique correspondent parfaitement à se mélange de mélancolie et  d’épopée, surtout que l’habillage visuel du générique est ici d’une richesse sidérante. Je m’en suis vraiment pris plein les yeux et plein les oreilles. Bref, c’est ça qu’on appelle l’art du faire du cinéma de l’ « audiovisuel »…

 

 

 

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Le récit du mythomane de

The We and The I

J’ai totalement oublié le nom de ce personnage qui peuple le bus de Michel Gondry : celui qui se construit un véritable mythe autour de sa propre personne et qui cherche à convaincre les autres de la réalité de ses fantasmes (un « mytho » comme on se plairait à le désigner aujourd’hui…) J’ai oublié son nom, mais je n’ai pas oublié son histoire. Cette histoire, c’est clairement mon passage préféré du film et je l’adore pour deux raisons. La première, c’est parce que dès le départ, les auditeurs n’apportent déjà que peu de crédibilité au récit que va leur faire le mytho du bus, tant la réputation de celui-ci semble le précéder. Et ce que je trouve génial, c’est que le gars a beau se contredire dès ses premières phrases, faisant tomber l’illusion de « l’histoire vraie », ses auditeurs continuent malgré tout à l’écouter. Ce n’est plus la réalité des faits qui les intéressent, c’est la créativité du narrateur qui les amuse. Même le narrateur semble ne plus vraiment faire croire à la duperie. Pourtant il continue de faire l’effort, comme par simple exercice de style, la qualité de son mensonge pouvant paradoxalement lui apporter une forme de consistance. Rien que ce postulat déjà, je le trouve génial car rafraichissant, pertinent et surtout amusant. Mais la deuxième raison qui fait que j’adore ce moment, c’est qu’en plus, Michel Gondry en profite pour partir dans ses délires visuels au moment de cette narration. Alors que le jeune homme parle, Gondry semble construire les éléments visuels qui illustrent cette histoire au même moment avec les éléments du bord. On se croirait retourné dans Be kind, Rewind ou avec rien, on essaye de faire imaginer un truc qui a la classe. Ce genre de délire visuel, moi j’en suis fan, et quand ça s’associe à un moment sympathique de film, moi j’adhère à 100%…

 

 

 

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Le dernier tiers de

Kill List

Difficile de faire plus vague pour situer un moment dans un film, pourtant j’avoue que, même en le revoyant, je ne pourrais pas faire mieux que ça. Que se passe-t-il dans ce dernier tiers ? Bah justement, là aussi difficile d’expliquer sans avoir vu. A quoi bon en parler me diriez-vous alors ? Eh bah justement pour vous inciter à le découvrir par vous-même. Ce que j’aime surtout dans ce passage, c’est que c’est un moment où le film décide clairement de sortir des sentiers battus pour nous conduire là où personne ne semble s’y attendre, pas même Ben Wheatley, le réalisateur ! Alors certes, il y a une certaine forme de gratuité dans cette démarche, car en définitive cette approche rend la finalité du film un peu obscure. Mais d’un autre côté, je dois bien reconnaître que ce free style final m’a clairement aiguisé les sens si bien que je n’en ai pas raté une seule seconde. Alors oui, on peut en sortir en se disant « tout ça pour ça… » d’un autre côté, le film aurait opté pour une fin plus cohérente et plus logique, je n’en aurais gardé absolument aucun souvenir. Un peu de liberté dans ce monde de conventions, moi je ne dis pas non…

 

 

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Les premiers charcutages de

Tucker & Dale fightent le mal

C’est sûrement la grosse comédie bien débilos de l’année. Malgré tout, je dois lui reconnaître une certaine originalité. D’une part, il y a cette opposition inédite de deux clichés du film d’épouvante/horreur : le groupe d’adolescents attardés qui s’expose imprudemment et celui du coin de campagne sauvage dans lequel il ne fallait surtout pas s’attarder/tomber en panne/demander son chemin (choisir la mention désirée). D’autre part, il y a justement ce ton ouvertement caricatural qui consiste à se moquer du genre qu’on adopte. Or, là, les premiers déchiquetages d’adolescents, sous forme de quiproquos, je dois bien avouer que c’est aussi drôle que c’est stupide. La salle se marrait à gorge déployée, moi aussi. C’était pas bien inventif mais au fond ça avait le mérite d’être du bon plaisir à prendre au premier degré.

 

 

 

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La réunion des méchants anonymes dans

Les mondes de Ralph

C’était LA scène de la bande-annonce. Celle qui était sensée rameuter tous les papas trentenaires dans les salles, sous prétexte d’emmener leur progéniture au cinéma pour voir le dernier Disney. Je ne crois pas d’ailleurs qu’il en manque grand-chose dans cette BA par rapport à ce qu’on y trouve dans le film. Fort heureusement, ce n’est pas le seul moment sympa du film et – idem – cette scène servant d’introduction, sa présence en quasi intégralité dans la BA ne spoile finalement pas grand-chose. Or, je dois bien avouer qu’à la revoir dans le film, sans toutes les « hideuseries » de la  BA (dont notamment cette musique horripilante), cette scène marche quand même sacrément bien. Elle joue très bien de ses références, elle possède un humour gentillet et efficace, reposant justement sur cette logique de référencement, et enfin elle pose très bien les enjeux du film, donnant envie de regarder le reste. En somme, c’est la scène sympa par excellence…

 

 

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Le génie esthétique dans  

Ernest et Célestine

Voilà… Pas grand-chose à rajouter au titre car finalement il dit tout : Ernest & Célestine c’est super beau visuellement et, juste pour ça, le film vaut le détour. Alors, attention ! Je ne limite pas  ce film à sa seule qualité visuelle, mais je dois bien reconnaitre qu’en ces temps où tous les films d’animation se ressemblent les uns les autres – c’est le cas notamment des grosses productions américaines en images de synthèse qui me subjuguent par leur monolithisme visuel et leur manque affligeant de créativité – cela me fait plaisir de constater qu’il existe encore des démarches comme celles de cet Ernest & Célestine. Or, à ce niveau là – encore une fois – c’est une réussite. Chaque plan est une merveille de composition. Non, décidemment, y’a pas à dire pour moi : même si c’est un dessin animé très orienté pour les plus jeunes, ce qui pose quelques limites, ce film est un véritable régal pour l’œil et mérite – à mon sens – qu’on lui consacre 1h30 de son temps…

 

 

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Le play-back de Lambert Wilson dans

Sur la piste du Marsupilami

Bon… Alors là je tiens à préciser une chose tout de suite… L’intitulé de cette catégorie c’est : « quelques moments sympas qui méritent qu’on perde deux heures pour eux… » Pour ce dernier cas, je souligne à quel point les heures seront perdues, tant le film en général est quand même bien nul. Et, de même, ce moment dont je vous parle n’est peut-être pas aussi cultissime que ça pour justifier qu’on subisse autant d’ennui pour le voir. Malgré tout… Pour ceux qui, par grand hasard, ont quand même envie de s’aventurer inconsciemment dans ce film pensant qu’il ne doit pas être si mauvais que ça, sachez donc que CE moment, sera votre bouffée d’oxygène. C’est d’ailleurs le moment le moins marsupilamien du film, on est clairement là dans un trip de Chabat, mais bon, j’avoue que sur moi, il a marché ce trip. Voir Lambert Wilson, l’un des acteurs français les plus baffables du moment, se laisser aller à une chorégraphie de Céline Dion en robe et en moustache, bah moi je trouve ça con, pas tant élaboré que ça, mais drôle quand même. A voir donc à ses risques et péril, mais bon… A voir quand même…

 

     

 

 

Le top 3 des plans de l'année :

 

 

Pour ceux qui se souviennent de l’article de l’an dernier, j’avais dit de cette catégorie qu’elle était une nouveauté qui risquait fort de ne pas revoir le jour. Comme vous pouvez le constater, il n’en est rien. Au contraire, face au vide abyssal que constitue la production de bandes-originales cette année (comme quoi l’esprit nauséeux de 2012 touche tous les secteurs du cinéma), j’ai décidé de compenser la faiblesse de mon Top B.O. par un Top « plans » un peu plus fourni. Comme quoi, en ces temps difficiles, on cherche le cinéma où on peut… Seul souci qiue je tiens à préciser : je n'ai pas toujours trouvé une illustration correspondant AU plan énoncé. M'enfin,  d'un autre côté cela vous forcera à aller le voir dans le film dont il est tiré !

 

 

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1. Le plan final de 

Bellflower 

Je parlais plus haut du souffle et de l’envie qui habitait le film d’Evan Glodell, eh bah pour moi la conséquence directe a surtout été visuelle. Il y a dans ce film une multitude de plans magnifiques et merveilleux, mais finalement c’est le plan final qui résume le mieux toute la démarche de l’auteur. Comme l’an dernier, j’ai élu ce plan parce que loin d’être une belle image plastique, elle est aussi et surtout chargée de sens. Son apparition à l’écran fait brasser une multitude de sentiments que le film a su générer auparavant. Tout revient d’un coup comme si le réalisateur était en fait le perfide docteur Pavlov et que tout l’enjeu du film était de parvenir au brassage que suggère cette « Medusa » finale. Ce plan, dure de nombreuses secondes. Il présente donc ce bolide qui, au ralenti, ravage la route à force de frottements de pneus. Le bolide apparaissait au début du film comme un simple outil de liberté, l’image innocente d’un hobbie de jeunes adultes passionnés. Sur ce plan final, cette liberté devient chaos, la passion devient de la rage… A elle seule, cette image rappelle la frontière fine qui existe entre ces différents sentiments. La route est un chemin à suivre, mais cette voture est en travers, elle l’embrase, elle pivote comme si dans l’instant suivant, elle était prête à se retourner contre nous et nous arracher la tête en traversant l’écran. Une image et tant de sensations qui s’y assimilent. C’est ça le génie plastique de la composition d’un plan.

 

 

 

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2. Le pompier qui chie dans l’introduction de 

Wrong

Après avoir parlé du génie d’un plan conclusif, voilà pour moi le génie d’un plan introductif. Un ciel bleu, un nuage de fumée noire qui apparaît. Une camionnette en flamme sur une route avec des pompiers qui cherchent à l’éteindre... ou pas. Pas de son, image au ralenti. Et puis ce plan : en arrière plan le ciel bleu et cette camionnette qui brûle, on ne sait toujours pas pourquoi. Au premier plan, un pompier qui chie et qui semble en avoir rien à foutre des autres, et encore moins de nous. Pourquoi ? Quel sens à tout ça ? Voilà finalement l’image qui résume au mieux la démarche de Dupieux. « Rien n’a de sens ». Ou alors peut-être est-ce « ça a un sens, mais il est absurde ». Pire, tout cela n’est peut-être là que pour dire : « J’ai juste fait ça pour vous faire chier. » S’il n’y avait rien eu derrière, bien évidemment, c’était pathétique, parce que purement gratuit. Mais quand on regarde derrière ce film de Dupieux qui recherche en permanence à prendre les choses en contre-pied, et à peindre l’absurdité qui est présente dans l’art ou dans la vie, ce plan est finalement un chef d’œuvre, car il remarquablement en adéquation avec tout ce qui suit. Dommage encore une fois que Dupieux ne soit pas encore parvenu à tenir sa démarche sur la distance. Raaaaah... 

 

 

 

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3. Juno Temple jouant dans la rue dans 

Killer Joe

 Dernier plan mais pas finalement le moindre. Ce plan de Juno Temple dans Killer Joe. Il a l’air anodin comme cela ce plan, n’est-ce pas ? Mais encore une fois, la beauté de ce plan vient de la manière qu’il a de s’insérer dans le déroulement du film. Pendant vingt minutes, William Friedkin est parvenu à suggérer de manière insidieuse la nature malsaine qui habite autant ses personnages que les relations qu’ils entrainent entre eux. Et voilà Juno Temple, gamine de seize ans dit-on dans le film, et qui semble à des lieues des sentiments malfaisants de sa famille. Quand on la voit comme cela elle a d’ailleurs l’air innocente. Pourtant quand Friedkin sort son plan, j’ai vu cette image avec le regard de son personnage principal, Killer Joe. Je ne l’ai pas regardé comme une gentille ado innocente, je l’ai regardé comme une proie sexuelle à capturer. C’est ça la magie du cinéma. L’image en elle-même ne dit rien. Par contre, la manière dont on enchaine les images dit tout. Or, ce plan, c’est la pièce maitresse du cheminement pervers de Friedkin. Raisonnement pervers s’il en est et qu’il parvient à nous faire regarder les choses à travers les yeux de Killer Joe. Pire, l’espace d’un instant, on a été Killer Joe…

 

 

 

 

 

Le Top 3 des bandes-originales de l'année :

 

 

http://i.imgur.com/5jcUG.jpg        soundt-hzimme-darkkn_02.jpg         wrong.jpeg

   1. Bellflower     2. The Dark Knight Rises          3. Wrong

Bon alors une petite précision s'impose tout de suite : je me suis permis de changer ce Top là un an après sa publication. Ceci pourrait expliquer tout d'abord quelques contradictions qui pourraient apparaître avec d'autres propos tenus sur cette page... Et puis surtout, ceci explique qu'un commentaire sur cette page m'invite à me pencher sur la B.O. de Bellflower alors que celle-ci trône au sommet de mon classement ! Non l'auteur de ce commentaire n'est pas une nounouille, bien au contraire, c'est un génie ! Parce que oui, si Bellflower est en tête de ce classement, c'est grâce à ce commentaire ! Le changement de ce classement, il est là ! Alors certes, c'est une compilations, ce qui n'est pas trop l'exercice que je préfère, mais c'est une compilation qui a quand même une véritable cohérence et qui me sort des morceaux que je ne connaissais pas et que j'adore. J'avoue pour ma part avoir un vrai faible pour Shiller, Underwater, Scary et (c'est con je sais) mais surtout la reprise de Chromatics de Kate Bush... Rah le pied ! Bon, après je dois bien reconnaître que derrière Bellflower, malheureusement il n'y a pas grand-chose qui m'ait vraiment fait grimper au rideau, et la réécriture de ce paragraphe un an plus tard n'y change rien... Donc, voilà, en deuxième position, je mets Batman, et je reconnais que pour ce TDKR, Zimmer n’apporte pas grand-chose de plus par rapport au superbe précédent volet. Mais bon... Je dois bien le reconnaître, je l'écoute régulièrement et, sans me bouleverser elle fonctionne bien sur moi. Bref, ce TDKR, c'est un peu le choix par défaut, et je pourrais dire d'ailleurs la même chose de Wrong. Alors, ce n’est pas que je n’apprécie pas la composition de Mr. Oizo, ici appuyé par Tahiti Boy : elle sait au contraire faire le boulot comme dans la plupart des films de Quentin Dupieux. Mais bon... Quand on connait les B.O. de Quentin Dupieux, on est en terrain connu, et j’avoue au final ne pas avoir accroché plus que ça. Enfin voilà... Il fallait en citer trois... Des années c'est un casse-tête, d'autres années, comme cette année, c'est un casse-pipe... Du coup , faute d’être capable cette année de vous faire découvrir des B.O. qui donnent du relief au cinéma, voici donc ci-dessous une liste des films qui ont été pourris par leur BO absolument pompière et désastreuse.

http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/93/62/44/20268136.jpg http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/89/57/28/20196214.jpg http://fr.web.img2.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/05/49/20078610.jpg http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/89/92/04/20272137.jpg http://fr.web.img2.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/84/84/75/19998370.jpg

 

 

 

 

 

 

Ils ont marqué 2012 :

 

                        

01---Nolan-copie-1.jpg     02---Anne-Hathaway.jpg     03---Matthias-Shoenaerts.jpg

       1. Christopher Nolan                 2. Anne Hathaway    3. Matthias Schoenaerts  

Ah bah forcément ! Oui – encore une fois ! – pour moi Christopher Nolan est la personnalité de l’année. Mais bon, mieux vaut rester honnête avec moi jusqu’au bout. Même moi ça me lasse de le voir siéger en tête de ce classement une année sur deux (soit chaque année où il fait un film), mais je dois bien reconnaître que, dès que je me pose la question de savoir qui est responsable de la plus grosse gifle de l’année, qui a le plus innové, ou bien qui a poussé le perfectionnisme le plus loin, pour ces trois questions je retombe toujours sur le même nom. Cela pourrait presque sembler normal pour lui, mais Nolan est quand même parvenu à conclure brillamment une saga tout en y apportant sa nouveauté, tout en enrichissant sa lecture du chevalier noir, tout en proposant un film riche de séquences techniquement et narrativement parfaites. Et c’est presque en toute logique que je fais siéger à ses côtés Anne Hathaway. Cette femme, c’est MA claque de l’année au niveau des performances d’actrice. J’irais presque jusqu’à la comparer à la place qu’occupe Heath Ledger dans le précédent Dark Knight. Comme Heath Ledger, Anne Hathaway débarque dans un casting prestigieux, sans véritable faits d’armes à son actif, qui plus est pour interpréter un personnage mythique – Catwoman – rendu immortel et indissociable d’une autre grande légende du cinéma : Michelle Pfeiffer. Or, comme Heath Ledger a su s’imposer en offrant une remarquable alternative au Joker de Nicholson, Anne Hathaway m’a subjugué par son alternative à elle. Drôle de mélange entre jeune peste à qui rien ne fait peur et chat effarouché qui cache ses failles et se protège par la sollitude, cette Catwoman là m’a séduite car elle n’en fait pas des tonnes, elle sait se faire subtile, jusque dans son sex-appeal. Jamais Nolan, ni elle, ne font en sorte de valoriser ses formes, ses costumes moulants, ou une sexualité provocatrice, et pourtant cette Catwoman dégage une aura de séduction et de sexualité latente (cette chevauchée en moto... Mmmmmmh). Au final, sa performance est presque atténuée parce que, contrairement au Joker, elle dispose de moins de temps à l’écran et doit se coltiner la concurrence d’autres super-vilains. Mais finalement, le simple fait qu’elle se soit intégrée parfaitement au projet, malgré les difficultés inhérentes au rôle, montre à quel point sa performance est brillante. (La comparaison avec sa partenaire Marion Cotillard montre que cette performance n’était visiblement pas à la portée de toutes, y compris d’une actrice récemment oscarisée). Voilà donc pourquoi j’ai décider de porter à ce point aux nues la belle Anne Hathaway – et cela même avant l’inévitable Matthias Schoenaerts pour qui, par contre, il m’apparaît inutile d’expliquer ici sa présence, tant elle fait l’unanimité, aussi bien auprès de la presse que du public.

 

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6. Francis Ford Coppola              5. Evan Glodell                      4. Josh Trank

Au pied du podium, je me permets de mettre un trident de réalisateurs, que j’aurais d’ailleurs du mal à dissocier. Entre les deux grandes valeurs sûres de la réalisation qui m’ont éblouies cette année que sont Nolan et Coppola, je me permets de placer les deux grosses révélations de cette année, et qui ressortent justement d’autant plus qu’elles apparaissent brusquement sur le devant de la scène avec un talent déjà remarquablement forgé, et cela malgré leur jeune âge. D’abord, c’est à Josh Trank, le réalisateur de Chronicle, à qui j’ai voulu faire l’honneur de siéger juste après Nolan dans mon panthéon des réalisateurs de 2012 (oui, « grand honneur » car le tout Hollywood lit ce blog et lui accorde valeur d’Evangile, c’est bien connuJ). Alors certes, Trank ne doit pas son arrivée sur un tel projet que grâce à son talent. Ses relations et ses amitiés à la fac avec les fils de quelques pontes du cinéma américains ont clairement aidé son ascension qui l’ont conduit d’une petite série américaine de seconde zone à la direction d’un film au budget non-négligeable. Il n’empêche malgré tout que le talent est là. Dans un genre très codifié, le jeune homme a su montré une grande mesure dans le visuel tout en sachant gérer et générer le spectaculaire. A cela, le bonhomme a su montrer un vrai recul narratif sur son sujet. Un début prometteur donc, très encourageant pour la suite, en espérant malgré tout que l’ami Trank ne perde pas son talent à devenir un simple faiseur. Paradoxalement, je me fais moins de souci pour la deuxième révélation parmi les réalisateurs que je place à la suite de Trank, en cinquième position. Il s’agit d’Evan Glodell. Maitrisant moins sa fougue, le jeune Australien a néanmoins frappé très fort dans mon esprit par son jusqu’au-boutisme formel. Je serais d’ailleurs curieux de voir ce qu’un tel fauve du cinéma produira une fois qu’il aura dompté ce feu intérieur. Enfin, pour compléter le trident, le vieux mais sage Francis Ford Coppola. J’ai effectivement voulu aussi souligné, avec l’affirmation de ces deux jeunes talents bruts, le retour étonnant du grand maître. Il est étonnant ce retour pour moi parce qu’au fond, il est bien rare qu’un ancien tourne avec l’audace, l’envie et les moyens d’un petit nouveau. C’est ce qu’a fait Coppola cette année et je ne pouvais que l’en féliciter. Si seulement d’ailleurs les Cronenberg, Burton, Scorsese et consorts pouvaient s’en inspirer, le cinéma pourrait se gratifier de nombreux chefs d’œuvre supplémentaires. En attendant donc, voilà donc ceux à qui ont doit donc les quelques perles de cette année.

 

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                7. George Clooney              8. Zoe Kazan              9. Mads Mikkelsen             10. Juno Temple  

Pour le reste du classement, j’avoue qu’il a été plus difficile de définir une sélection et un ordre. J’aurais certes pu rallonger encore la liste des réalisateurs à qui nous devons les films de cette année. Puisque j’ai cité Francis Ford Coppola, j’aurais pu aussi cité le retour bien heureux de William Friedkin, mais au fond Friedkin n’a fait ici que refaire du Friedkin, 2012 n’a finalement rien révélé de lui le concernant comme lui n’a rien vraiment révélé de 2012. Même chose pour Wes Anderson ou Alexander Payne finalement. Quant à Ken Scott, son Starbuck est certes frais mais sa réalisation reste trop impersonnelle pour que je puisse vraiment le citer comme une figure majeure de l’année. J’ai donc préféré me reporter sur des acteurs et actrices. Car oui, pour certains films, il m’est apparu évidemment que leur efficacité devait autant, si ce n’est davantage à leur acteur/actrice principal(e) qu’a leur réalisateur. Les deux cas les plus frappants cette année sont pour moi les trois prestations remarquables de subtilité de George Clooney dans The Descendants, Zoe Kazan dans Elle s'appelle Ruby, et de Mads Mikkelsen dans La chasse. La partie la plus ardue fut surement pour l’ami George, car le film de Payne est vraiment d’une subtilité rare reposant sur un équilibre très fragile. Sans sa prestation, le film ne pouvait que se casser la gueule. Alors certes, Payne a autant de mérite d’avoir su construire son film autour de Clooney, mais pour l’occasion, il faut quand même rendre à César ce qui est à César. Derrière lui, Zoe Kazan peut aussi se vanter d’avoir su donner vie à un personnage super-casse-gueule : la fameuse Ruby du film éponyme. Personnage fictif, simple faire-valoir à une réflexion sur ce qu’on attend d’une relation de couple, cela relevait de la gageure que de savoir donner vie à un tel concept, tout en le rendant aussi séduisant. J’aurais d’ailleurs pu citer Paul Dano qui lui donne très bien la réplique, mais bon, pour l’occasion, honneur aux femmes. C’est d’ailleurs cette logique là qui a régi mon choix pour la dixième place (oui je passe l’évidence incarnée qu’est Mads Mikkelsen). Certains se diront que la présence de la belle Juno Temple à la dixième place n’est due qu’à sa capacité à être remarquablement torride dans un rôle sur deux (cette année, son rôle non torride était dans The Dark Knight Rises) J’avoue que cela joue, c’est vrai. Cette nana est une bombe, et je ne sais pas comment elle fait pour dégager autant de sex-appeal alors qu’elle pourrait répondre au stéréotype de la pouffe blonde. C’est d’ailleurs tout l’enjeu de son rôle dans Killer Joe : sortir du stéréotype pour créer quelque chose de plus ambiguë. Or, une fois de plus c’est amplement réussi. Bien peu vous diriez-vous pour siéger dans un tel top ? Sûrement… C’est vrai qu’il a d’autres acteurs et réalisateurs dont on pouvait vanter les mérites cette année, mais j’ai quand même choisi Juno Temple pour plusieurs raisons. D’abord, parce que j’aime toujours me faire plus plaisir que de raison pour cette dixième place. Ensuite parce je trouve que mes tops manquent toujours de femmes, la faute souvent à un cinéma encore très misogyne qui ne donne que des rôles et des fonctions très limitées aux femmes. Donc, quand je vois qu’une nana arrive à dégager quelque chose d’un rôle dans un monde aux normes aussi pesantes, je n’en suis que davantage touché. Enfin, parce que je ne me suis toujours pas remis de ne pas avoir fait figurer la miss dans mon top de 2010 alors qu’elle avait irradié deux de mes trois meilleurs films de cette année là, et que c’était l’occasion de dire que j’avais décidé de changer ça a posteriori pour lui rendre toute la dignité qui lui était due. Bref, vous l’aurez compris, en fait je ne fais qu’appliquer une règle simple pour mes classements. Cette règle je pourrais l’appeler le « après tout je fais ce que je veux ! Na ! »

 

 

 

 

 

L'espoir que 2012 a fait naître pour 2013 :

 

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Les résurrections inattendues dans le septième art,

comme l’a démontré Twixt.    

Bah oui… J’avoue que cette année, peu de choses m’ont donné de l’espoir. Certes, il y a eu Nolan, encore lui… Mais qui à part Nolan peut être Nolan ? J’avais salué le fait qu’il s’autoproduise il y a de cela deux ans, en espérant que d’autres prendraient le relais. Pour le moment je n’ai encore rien vu de bien significatif dans ce domaine : les grands financiers semblent encore être les maitres rois aussi bien dans les grosses majors américaines que chez les producteurs français. C’est pour cela que pour cette année 2012, j’ai décidé finalement de mettre en avant, non pas ce qui m’a donné le plus d’espoir (quoi que), mais plutôt ce qui m’a semblé le plus désespéré et qui est survenu quand même. En l’occurrence, il s’agit du retour de Francis Ford Coppola d’entre les morts. Bon… En l’occurrence j’exagère de dire cela, car finalement le grand Coppola n’a jamais cessé d’être le grand créateur qu’il est encore aujourd’hui, mais du moins, ses trips ne me parlaient plus alors que son dernier Twixt m’a totalement bouleversé. Bref, si je résume, la surprise inespérée de cette année est finalement la suivante : cette année, un vieux papy à la carrière longue comme le bras dont je n’attendais plus rien, a su me sortir un film digne de siéger sur mon podium de l’année. Ça, finalement, cela peut constituer un espoir pour l’avenir. Après tout, si Coppola a pu me faire chavirer après dix ans d’atonie, peut-être qu’un jour Cronenberg refera un nouveau film transgressif et jusqu’au-boutiste : peut-être que Tim Burton va repartir à l’exploration de son univers au lieu de tourner en rond comme il le fait depuis bientôt dix ans ; peut-être même qu’on reverra le grand Michael Mann ou le Takeshi Kitano de la grande époque ! Oui, je sais… On n’est plus vraiment dans l’espoir mais plutôt dans le rêve… Mais bon… Puisqu’il faut trouver de l’espoir pour 2013…

 

 

Le cinéma n'est pas (encore) mort !!!

Alors bonne année 2013 à tois !

 

 

 

 

 

 

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Publié par L'homme-grenouille - dans Sélections de l'homme-grenouille
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commentaires

kela 15/01/2013 21:11

Attention, je n'ai pas dit que je n'avais pas aimé Killer Joe - j'ai dit que parfois, j'avais envie de claquer le réalisateur, mais je pense qu'il fait exprès, que c'est le but.
Tout comme Houellebecq dont j'adore les bouquins mais ça n'empêche que j'ai envie de le claquer à toutes les pages, ou de jeter son livre.

l'homme-grenouille 15/01/2013 19:48

Salutations Kena,

Intéressant ton com, j'avoue qu'il m'a fait me remuer mes méninges.
Parodique ce Killer Joe ?
La scène de la "pipe au poulet" pourrait effectivement nous le faire dire.
Tu parles d'équilibre dans l'ambiguité qui fait rire. Moi je dis que c'est celle là qui m'a fait me mettre mal à l'aise.
Mais Raimi a bien démontré selon moi à quel point le rire et la peur sont deux sensations très proches. Finalement il n'est pas si étonnant qu'en jouant un peu avec le feu, Friedkin ait pu susciter
deux réactions si opposées.

Après, comme j'ai pu dire pour Zhurricane sur la page précédente, la façon par laquelle on prend un film est parfois bien subtile. Dommage que ce ne fut pas à l'avantage de ce "Killer Joe" que moi
je trouve bien sympa...

kela 12/01/2013 22:01

Bonne année 2013 homme-grenouille,
bien qu'ayant apprécié Killer Jo, je vois poindre un désaccord d'interprétation : le fait que le réalisateur aille "trop" loin n'est pas pour l'amour de l'excès pur mais a une visée parodique -
justement l'intérêt est qu'on se demande si c'est du lard ou du cochon, ou du chicken wings ou du poulet bio. Il joue avec le genre et on doit parfois sauter dans la lecture parodique pour accepter
ce qu'on voit.
Mais le flou de cette limite fait qu'on ne peut rien lui reprocher et qu'on est parfois bien embêté.
J'ai pour ma part beaucoup ri en voyant ce film. et ai eu aussi envie de baffer le réalisateur.
Le tout sur un scénario ficelé à mort : on sent la pièce de théâtre bien écrite. Comme si la liberté avait résidé dans ce jeu avec la limite too much - parodie sans jamais trop choisir.
Non ?

Zhurricane 09/01/2013 15:14

-Pour bellflower: Justement c'est la photograhie du film qui ma emballé. Même si c'est vrai qu'il y a des excès, mais cela ne ma pas gêné plus que ça. Par contre je lui reproche le fait de pas trop
comprendre là ou le réalisateur a voulu nous emmener. Oui oui la BO est pour moi essentielle, et en parfaite harmonie avec son film. Après c'est sur parfois, on ne se rappel pas toujours de la BO
dans un film.

-pour Take Shelter: Oui c'est vrai qu'il y a un manque d'audace criant, mais sa veut pas dire que toute sa filmo sera comme ça. Il a d'ailleurs un film prévu pour 2013. Par contre pour ce qui est
de l'acteur principal: Michael Shannon ce mec est juste excellent dans son rôle. Espérons pour lui dans le futur de grand rôles.

l'homme-grenouille 01/01/2013 20:17

Woh !
Zhurricane : le gars qui dégaine son commentaire plus vite que son ombre !
Je suis impressionné : je viens à peine de finir la mise en page que déjà tu as pondu une réponse vachement intéressante et excitante. Merci... ça me redonne un peu de peps pour entretenir ce
blog.

Alors deux choses :

- Pour le top 10, ça vient ! C'est que j'ai eu un souci pour afficher l'article (trop long) donc il a fallu que je le segmente... Et pourquoi j'ai commencé par la partie 2 ? Euh... je sais même pas
en fait. Vu que j'étais persuadé que la mise en page ne prendrait qu'une heure, je me suis dit que cela relèverait du détail. Au final j'ai passé 4h rien que sur cette page. Le top 10 est rédigé,
mais pour la mise en page c'est une autre affaire. Attends que je dine, et je m'occupe du top 10 dans la soirée : fais-moi confiance ! ^^

- Pour Bellflower, je constate que globalement on est d'accord, à quelques points près. Moi la photo du film j'adhère pas. A certains moment ça tape et à d'autres moments je trouve ça juste abusé
et gratuit. C'est ça que je qualifiais "d'excès d'envie" de la part de Glodell. Pour l'histoire, j'avoue que si je l'a trouve aussi un peu abusée pour son final, j'avoue que pour ma part, je lui
reconnais une certaine finesse parce que, pendant tout le film, je savais pas ce qu'allais raconter le film, mais je trouvais qu'il était sur la brèche en permanence et que cette histoire aux
allures basiques pouvait dérapé à tout moment (ce qui sera effectivement le cas). Donc voilà, moi je me suis pas ennuyé une seconde, je trouve comme toi qu'il y a une base vachement intéressante
chez ce mec. Un gars à suivre... Et puis pour la B.O. Alors là, mea culpa. je t'avoue n'en avoir aucun souvenir. Je me repencherai sur la question. De toute façon c'est un film que je reverrais,
c'est sûr. Donc si je constate mon erreur, je corrigerais ça au plus vite.

- Dernier point sur Take Shelter... Moi personnellement je suis beaucoup moins convaincu que toi sur l'avenir de ce gars (dont j'ai d'ailleurs oublié le nom) qui a réalisé ce film. Pour moi, il y a
effectivement une ambiance, mais par contre, là où Bellflower pèche par excès selon moi, Take Shelter souffre d'un manque d'audace flagrant. Moi ça ne me rassure pas trop pour la suite des
choses...

Enfin bon. Merci encore une fois pour ton commentaire. Toujours un plaisir de voir qu'on est lu ! N'hésite à publier un nouveau commentaire sur la partie 1 qui arrivera sous peu !

Zhurricane 01/01/2013 19:06

Cher homme grenouille je te souhaite une bonne année 2013, faite on l'espère de bonnes claques cinématographique en perspective.

Si non pour en venir à ton article,pour moi j'ai trouvé la Bo de Bellflower absolument démentiel au même titre que la photographie. La Bo colle parfaitement à l'univers de Bellflower.
Par contre pour ce qui ce qui est du scénario en lui même, je n'es pas été emballé. J'ai trouvé le film creux, même si le réalisateur a un vrai talent. Au final je suis resté sur mon siège alors
qu'il y avais un véritable potentiel. Au final ça me fais penser à ce bon vieux Take Shelter,vu cette année (on vois le talent du réalisateur, mais le film m'ennuie profond). Après c'et sur je peux
pas nier le plan final de ce Bellflower ma bien retourné,il est fabuleux tout comme d'ailleurs pour Take Shelter,

Pour Expandables 2, j'ai trouvé ça vraiment mauvais je ne vois pas où tu as vu la différence avec le volet 1, ok il est un peu meilleur, mais rien qu'un peu.

Si non je sais pas si c'est un bug, mais la partie 1 n'es pas encore là, vivement le top 10 :)

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