Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 17:20

 

 

Miramax Films

 

 

La culture pulp érigée en culture de premier ordre

 

Beaucoup considèreront que c'est enfoncer une porte ouverte que de dire que Pulp Fiction est un film envoûtant car il a une ambiance propre, qu'il est un univers en lui-même. Pourtant, avec tout ce qui vient d'être dit, il me semble que cet univers peut désormais apparaître sous un autre jour. L'univers de Pulp Fiction détient ses propres codes, ses propres référentiels, tous puisés dans la culture populaire de base. Or, et c'est là que toute la démarche de ce film apparaît vraiment au grand jour : maître Tarantino tient à nous montrer que cette « sub-culture » n'est pas seulement qu'un substitut de « vraie » culture, mais bien une part bien réelle de cette « vraie » culture.

La première chose qui nous le fera remarquer, c'est cette profusion dans Pulp Fiction de références à cette fameuse « sub-culture », auxquelles d'ailleurs nombre de personnages sont initiés. Avec un regard classique, on dirait que tout ce microcosme n'a pas de culture, n'est pas cultivé, car aucun n'a certainement lu de sa vie un livre ou mis les pieds dans un musée. Pourtant tous ces personnages sont très cultivés. Ce sont juste leurs référentiels culturels qui sont différents. Vincent Vega en fera d'ailleurs la démonstration lorsqu'ils accompagnera Mia au  Jackrabbit's Slim. L'homme de main corrigera la belle femme de Marsellus qui a confondu Marilyn Monroe et Mamie Von Doren. La belle Mia ne manquera pas de noter la culture de son acolyte d'un soir. Aux yeux de Vega d'ailleurs, cette accumulation de sosies de stars dans ce drôle de bar à thème est qualifié par lui de « vrai musée en moins poussiéreux ». Les références classiques de Vega ne sont pas des auteurs anciens de la Renaissance ou du siècle des Lumières, ce sont les acteurs et actrices d'un passé lointain… les années 50-60.

 

 

Mais qu'importe si cette culture est ici limitée dans le champ historique et géographique, cette culture n'en reste pas moins étendue et relativement riche. Surtout, elle permet aux personnages de se servir de leurs référents culturels pour appuyer ou pour aider la transmission d'une idée. Quand Vincent cherche à convaincre Jules que l'évitement des balles dans l'appartement ne relevait pas du miracle, il prend en guise de justification… une série policière : « J'ai vu un épisode dans une série une fois à la télé. Un flic racontait qu'un jour il s'était retrouvé face à face avec un mec armé dans un couloir. Ils étaient seuls, il a vidé son flingue dessus, tout un chargeur et il l'a loupé. Tu vois : y'a qu'un seul type et il le rate. Difficile à croire : ça arrive, c'est bizarre mais ça arrive. » L'important c'est que ces référents culturels soient partagés, ainsi ces éléments qui peuvent être considérés comme de la sub-culture agissent et sont utilisés comme des éléments de culture à part entière. Quand Jules veut calmer Yolanda qui le braque à la fin du film, il a recours à une icône du zen qui, à ses yeux, lui semble universelle. Au lieu d'avoir recours à une figure religieuse quelle qu'elle soit, lui le proclamateur de versets bibliques, préfère avoir recours à cette figure populaire connue de tous : Fonzie de la série Happy Days ! « [Jules :] Personne tuera personne. On va se comporter tous les trois comme Fonzie. Et comment il est Fonzie ? Allez Yolanda, dis moi comment il est Fonzie ? – [Yolanda :] …Il est cool ? - [Jules :] J'entends pas ! – [Yolanda :] …Cool ? – [Jules :] Gracias mucho ! Alors on va faire tous les trois comme lui : on est super cool. » Dans un autre ordre d'idées, Jules aura aussi recours à un autre personnage de série, celui de Kane dans Kung-Fu, pour expliquer dans quel état d'esprit il entend mener à présent sa vie de globe-trotter. Bref, aussi limitée cette culture puisse-t-elle paraître, elle semble suffisante pour être utilisée comme référence dans l'univers de Pulp Fiction.

Mais ce qu'il semble indispensable de percevoir dans ce film, c'est que cette sub-culture n'est pas représentée que comme un simple substitut bon marché destinée à la populace pour quelle remplace une culture plus subtile qui reste destinée aux gens plus sophistiqués. Bien au contraire : à bien regarder ce Pulp Fiction, on constate que cette sub-culture n'est pas une simple culture de substitution, où une référence élevée et riche de sens est remplacée par une référence basique et sans réel relief que la base populaire peut assimiler et utiliser étant donné ses besoins rudimentaires en la matière. Ce qui certainement nous le fait mieux comprendre est la présence dans cet univers Pulp d'un élément de « vraie » culture, celle qu'on pourrait qualifier de culture classique. Il s'agit effectivement du passage de la Bible que Jules récite à tue-tête : Ezéchiel 25, verset 10. Au fond, quel impact à cette référence classique dans cet univers culturel si particulier ?

A bien y regarder, on se rend compte que cette référence classique est totalement utilisée à contre-emploi comme un simple faire-valoir à une action qui ne s'y prête pas du tout. A vrai dire, et comme il le reconnaîtra lui-même, Jules cite un référent culturel dont il ne comprend même pas le sens. Or, à partir du moment où les référents culturels ne sont ni intelligibles pour celui qui l'utilise, ni pour celui à qui il est destiné, alors il perd tout son sens. La démarche de Tarantino n'est pas de tourner en ridicule la culture classique, mais plutôt de condamner son utilisation sans que cela soit à propos, uniquement parce que cela fait meilleur genre, parce que cela fait cultivé. Or, c'est là que la sub-culture telle qu'elle est valorisée par Tarantino trouve toute son utilité dans ce Pulp Fiction. A la fin, après moult discussions de secondes zones, émaillées de référents culturels basiques, le film n'en fait pas moins déboucher Jules sur des clefs de compréhension qui peuvent les permettre de comprendre le sens véritable de ce bout de culture classique utilisé jusqu'alors sans véritable sens. Comme il le livrera à Ringo : « Ca fait des années que je répète ça [le passage d'Ezéchiel]. L'enfoiré qui l'entend, il meurt aussitôt. J'avais jamais cherché à comprendre, je trouvais seulement que ça en jetait de dire ça avant de flinguer un mec. Et puis ce matin j'ai vu quelque chose qui m'a fait réfléchir. D'un seul coup je me dis, que ça pourrait bien vouloir dire que tu es l'œuvre du malin, et que l'homme vertueux c'est moi, et que mon joli 9mm ce serait mon protecteur, mon berger dans la vallée de l'angoisse et des larmes. Ou encore mieux, c'est moi le berger, et toi l'homme vertueux, et que c'est l'œuvre du monde qui est l'œuvre de Lucifer. Qu'est-ce que tu dis de ça ? Mais rien de tout cela est juste. Ce qui est vrai, c'est que tu es le faible, et que je suis la tyrannie des méchants. Et moi j'essaie Ringo, au prix d'un effort harassant, de protéger les faibles. …Allez va-t-en. »

Finalement, la « sub-culture » de Jules, à force de nourrir ses démarches de redéfinition de concepts et de questionnement des normes, lui a permis de se hisser à un niveau de raisonnement supérieur, un raisonnement d'une profondeur biblique. D'ailleurs, c'est un moment du film où on se laisse surprendre par une rare intensité. On ressent d'ailleurs un instant de flottement entre le moment où Jules finit son discours à Ringo et lorsque les deux compères repartent sur un fond musical qui nous rappelle au bon esprit léger du film. L'air de rien, au travers de ce moment de flottement, Pulp Fiction nous fait une belle démonstration comme quoi il est finalement possible de toucher la grâce avec de la pure culture pulp. La sub-culture n'est donc pas présentée par Tarantino comme une culture de substitut, mais bien comme un élément primordial qui fait partie d'un grand système culturel qui favorise l'élévation de l'esprit. La culture est donc en soi un élément notable de notre patrimoine, et Pulp Fiction n'est finalement qu'une fresque d'un artiste de son temps qui a décidé de peindre pour immortaliser ce qui se doit de survivre au-delà des temps. Car, en effet, à bien y faire attention, Pulp Fiction ne représente pas tant que cela la culture pulp sous la forme d'une intrigue, mais bien plutôt sous la forme d'une peinture, d'un instant figé.

 

 

 

Pulp Fiction ou la toile d'un grand maître

 

  

Pulp Fiction est construit plus comme une peinture que comme un film à intrigue. Comme on l'a  déjà fait remarquer, il n'y a pas de véritable intrigue dans ce film. Dans un premier temps, il est à noter que le film n'a même de ligne directrice précise : le film est en effet divisé en quatre parties, d'ailleurs introduites chacune d'entre-elles par un panneau d'introduction (le prologue, Vincent Vega et la femme de Marsellus, la montre en or, la situation de Bonnie). Ces intrigues ne sont certes pas déconnectées les unes des autres mais au final, il est assez compliqué de remettre tous les éléments dans l'ordre pour savoir ce qu'il y a vraiment à retirer de cette histoire. D'ailleurs, à chercher une situation initiale, on se rend compte que c'est la même que la situation finale puisque le film commence et se termine au même endroit, avec la même scène : celle du coffee-shop. Finalement, ce Pulp Fiction ne traite véritablement que d'une seule scène et c'est celle-là, toutes les autres ne sont là que pour donner du relief à chacun des éléments qui la compose. Pulp Fiction est en fait un instantané : il ne saisit qu'un seul instant, un instant de culture pulp qui se veut représentatif d'un univers, d'une atmosphère. Le doute ne semble pas permis sur ce point : Pulp Fiction n'est pas un film d'intrigue mais une peinture.

.

.

Prenons alors l'instant de regarder ce film comme une toile, ce qu'il est au fond. On ne regarde finalement pas une intrigue se dérouler mais bien un tout global, qu'on découvre au fur et à mesure qu'on en parcourt les détails du regard. Les multiples épisodes racontés dans cette histoire, qu'il s'agisse de la virée de Jules et de Vincent aussi bien que de la fuite de Butch, ne sont que des fragments qui permettent de compléter et d'enrichir notre regard sur cette seule scène qui compose le film, ce seul instant choisi par le maître pour être mis en peinture, c'est la scène intro-conclusive du coffee-shop.

La façon dont est réalisée cette fameuse scène relève d'ailleurs de la composition picturale. Il suffit de la revoir en la regardant attentivement pour s'en convaincre. On voit Tarantino composer un à un les plans de sa peinture. La fresque se construit sous nos yeux. Dans un premier temps, seul Jules est à la place qu'il se doit d'occuper sur le tableau, et c'est lui qui va composer les autres plans. Dans un premier temps, il va faire s'asseoir Ringo sur le siège en face de lui et ainsi finir de compléter son premier plan. L'arrivée de Yolanda dans un second temps, qui bouge d'un endroit à un autre sans se stabiliser, finit elle aussi par trouver sa place dans le cadre, où Jules la tiendra immobile tout le temps de son imminent discours. Enfin, troisième temps de la composition : l'arrivée de Vincent. Son arrivée soudaine vient un temps bouleverser la composition que Jules finit par stabiliser par ses paroles rassurante. Commence ainsi une séquence où Jules va délivrer son discours à Ringo, séquence incroyablement figée puisque nul ne bougera : tous tiendront la pose de la scène à immortaliser.

 

 

 

 

Si on reste sur cette image un instant, on constate qu'elle incarne finalement tout ce que peut être Pulp Fiction. Cette seule image en elle-même raconte l'histoire du film. On pourrait presque parler de Cène pulpienne tant la démarche peut sembler similaire. Comme la Cène de Vinci, la Cène de Tarantino raconte au travers d'une seule image toute l'histoire des apôtres, aussi bien celle d'avant que celle d'après l'instant représenté. Chez Vinci, l'instant choisi est la révélation par Jésus que l'un des leurs allait le trahir. L'image peut sembler banale pour l'inculte mais elle sait solliciter l'homme cultivé qui voit en la représentation de chacun des apôtres une richesse d'information : la position préférentielle de Jean, l'étonnement chez certains, la colère chez d'autres, le désir de régler les comptes dès à présent. Chaque apôtre traduit au travers de son attitude ce qu'il est et ce qu'il va être au cours de l'histoire christique. Il en est de même pour la Cène pulpienne. Il n'y a là qu'une image pour l'inculte, mais pour celui qui sait regarder, il y retrouve toute la signification de cet instant de grâce : celui de la révélation de Jules.

.

La Cène par Leonard de Vinci

 

Quelle fut finalement l'utilité de toutes les autres scènes du film alors me direz vous si seule celle du coffee shop est le centre d'intérêt de ce Pulp Fiction ? Ces scènes servent justement à apporter les éléments nécessaires, l'histoire derrière l'histoire, qui nous permet de voir cette scène autrement que comme un simple braquage de coffee shop, de la même manière que la culture religieuse permet de voir en cette Cène de Vinci autre chose qu'un simple repas. Au premier plan se trouve le prophète à la table où il a eu la révélation, « devant mon muffin et ma tasse de café, j'ai eu ce qu'appellent les alcooliques anonymes un moment de lucidité ». Il est représenté en train de prêcher la bonne parole devant sa brebis égarée qu'il décide d'épargner, comme le montre sa main vers Vincent, pour témoigner l'étendue de sa miséricorde. Au second plan, Yolanda, témoin du miracle, elle regarde cet épisode non sans peur, mais sans interrompre pour autant l'instant sacré qui se déroule sous ses yeux. Enfin, au dernier plan, Vincent, le mécréant qui restera aveugle à la révélation du prophète et qui en payera le prix le lendemain sous les coups de feu de Butch. Il ne regarde même pas vers l'évènement représenté par cette fresque : la révélation de Jules à sa table de coffee-shop.

Il est à noter que la clientèle prise en otage, pourtant présente sur les lieux de la révélation, ne sont même pas représentés sur la fresque. Mais finalement quoi de plus logique ? Qu'ont vu les simples clients lors de cet instant ? Ils n'y ont vu qu'un banal hold-up mené par de simples malfrats de série B. Qu'a voulu nous y montrer pourtant Tarentino ? Que ce qui parait comme un simple hold-up est en fait un moment significatif, celui de l'élévation d'esprit de Jules grâce à la sub-culture, cette culture que Tarantino entend magnifier comme une part essentielle de cette culture mondiale qui permet l'acheminement des esprits vers la raison. Au fond, la culture pulp n'en serait que la première marche.

 

 

 

En conclusion : où en est aujourd'hui ce Tarantino des grands jours ?

 

A bien tout reprendre, ceux qui ont fait l'effort de tout lire comprendront certainement mieux pourquoi Pulp Fiction est, à mes yeux, une peinture qui offre un autre regard sur la sub-culture. Le choix de ses dialogues, le choix de ses musiques, le choix de sa construction d'intrigue : tous ces éléments répondaient alors à un souci de nous faire porter un autre regard sur la culture populaire et d'en montrer toute la richesse et l'intérêt. Au regard des deux derniers films de Tarantino, Kill Bill volume 2 et surtout Death Proof, on est en droit de se demander si l'état d'esprit est resté le même ? La volonté de faire porter un autre regard reste-t-il toujours présent dans ses choix artistiques, ou bien s'est-il lui aussi laissé aller à cette sorte de formatage Tarantino, où les chansons rétros et les dialogues à rallonge sont devenus de simples standards que le maître Quentin se contente d'empiler les uns aux autres ?

.

Uma Thurman. TFM DistributionQuentin Tarantino. TFM Distribution

.

Sûrement y en aura-t-il quelques uns, parmi les lecteurs de cet article, qui considéreront que je me montre bien rude avec Tarantino en décriant Death Proof qui reste un film tout de même bien mené dans l'ensemble. Mais, à bien revenir sur le parcours du grand Quentin, n'y a-t-il pas une perte de l'esprit innovant et fougueux de Tarantino au profit de la valorisation de ses propres standards ? En tout cas, une chose n'en reste pas moins certaine c'est que, quelque soit la qualité de ses futurs films, Quentin Tarantino restera un nom à graver dans l'histoire ne serait-ce que pour ses trois premiers films, dont fait partie Pulp Fiction, qui sont incontestablement des chefs d'œuvres du cinéma mondial.

 

 

Bonus

Aviez-vous remarqué ?

.

 

Lors de la scène d'introduction du film, alors que Ringo évoque son point de vue à sa belle et tendre, on aperçoit Vincent Vega passer avec son drôle de T-Shirt pour aller aux toilettes.

.

Quand Jules et Vincent passent dans le couloir pour aller commettre leur larcin, on entend en bruit sourd la chanson Strawberry Letter #4 des Johnson Brothers, morceau qui deviendra culte dans Jackie Brown pour avoir servi d'accompagnement sonore à l'exécution de Beaumont.

.

Le serveur du Jackrabbit Slim's qui sert Vincent et Mia sous le sobriquet de Buddy Holly est interprété par Steve Buscemi, le monsieur Pink de Reservoir Dogs. Si si ! Regardez attentivement, c'est bien lui !

.

Quand Marvin se fait accidentellement descendre dans la cadillac, on aperçoit que Vincent appuie tout doucement sur la gachette! L'excuse de la bosse ne compte donc pas !

.

A la fin de la première partie du film, quand Jules déverse une pluie de balles sur Brett, la culasse de son pistolet indique qu'il en a vidé le chargeur. Pourtant, lorsque le film reprendra cette scène au moment ou commence la quatrième partie, The Bonnie Situation, le pistolet reste chargé ce qui permet d'ailleurs de tuer l'assaillant maladroit.

.

Enfin, le meilleur pour la fin, toujours dans la même scène, regardez attentivement le revolver du fameux assaillant maladroit qui déverse ses balles à côté de ses cibles. Vous constaterez que lors de son déferlement de balle, son barillet ne tourne pas !



Partager cet article

Repost 0
Publié par L'homme-grenouille - dans Films trop méconnus ou incompris
commenter cet article

commentaires

L'homme-grenouille 22/02/2015 00:56

Ah mais, comme déjà dit, j'ai pris la Cène comme j'aurais pu prendre n'importe quel tableau qui, sur une image figée, raconte une histoire de manière dynamique. Pour moi Pulp Fiction c'est ça : un
arrêt sur image de 2h40 et durant lequel Quentin nous fait faire le tour de tout ce paysage qu'on pourrait juger à tort trop simpliste...

En tout cas merci pour ce commentaire ! C'est vraiment très sympa. J'avoue que ça fait partie des articles auquel je suis le plus attaché, non pas parce que j'estime que c'est le meilleur, mais
parce que j'estime qu'il fait partie de ceux qui traduise au mieux ma perception personnelle du cinéma. En tout cas, de savoir que c'est communicatif, forcément ça fait plaisir. Donc merci
encore...

Le Nouveau Cinéphile 21/02/2015 10:47

Une analyse tout simplement brillante. C'est fabuleux.

Cela dit, la dernière chose à laquelle j'aurais penser à comparer Pulp Fiction, c'est bien la Cène^^.

Je cours me jeter sur les autres films de l'ami Quentin...

Antoine 28/10/2009 19:26

Des images très bien choisi, et un texte qui traite en détail cette perle qu'est Pulp Fiction. Merci pour cet article !

Guillaume Poulet 07/06/2008 18:21

Whaaa!
Je suis soufflé (mais pas au fromage) par cet article !
Je l'ai because j'aime beaucoup le film.

Belles photo et un sacré travail de dissection ...
Ce qui est troublant après coup c'est qu'on a l'impression d'être passé personnellement à côté d'une foule d'éléments à la lecture du film. Frustrant !

Continue ton oeuvre, elle est géniale.

DanielOceanAndCo 07/05/2008 16:35

Pour avoir été à la soirée "Kill Bill" et donc avoir vu les deux à la suite, je trouve que malgré les différences de ton entre les deux volumes, il y a une cohérence évidente dans les intentions de Tarantino.

D'ailleurs, je ne me souviens plus à quel moment la décision de couper le film en deux (même s'il me semble que c'était avant le tournage) mais c'est bien grâce à cela que QT s'est permi d'aborder sa saga vengeresse sous deux angles différents.

Alors oui, le premier a un rythme frénétique et se laisse regarder facilement (vu 5 fois au ciné personnellement) et le deuxième est beaucoup plus posé (j'ai pas pu aller le voir une 3e fois ^^) mais je préfère néanmoins le "Volume 2" que j'ai trouvé plus beau esthétiquement.

Après, y en aura toujours qui n'aimeront ni l'un ni l'autre, un plus que l'autre ou qui adoreront les deux, ça on pourra rien y faire.

PS : sympa l'article sur "Pulp Fiction"

Startouffe 07/05/2008 15:25

Merci à tous de vos commentaires ma foi forts flatteurs. Ca me touche ! Quant à la remarque de Mr Pink, je reconnais m'être assez lâché avec la comparaison avec la fameuse Cène... Mais je ne cherche pas non plus à démontrer que la démarche de la scène du Coffee Shop avait pour but explicite de renvoyer au tableau de De Vinci. Cependant, il me semble évident que la composition picturale de passage du film relève de l'évidence.

Je me suis osé à une comparaison avec la Cène pour rendre cet aspect pictural plus concret, afin de faire pleinement ressortir l'essence de la composition visuelle et scénaristique de Tarantino. Peut-être jugeras tu qu'il ne s'agit pas là de la comparaison la plus appropriée, mais l'avantage de ce tableau c'est qu'il est pleinement connu et rend ainsi la démarche plus accessible.

Par contre, au sujet de ce que tu ajoutes au sujet de Kill Bill 2, je t'avouerai que je ne suis pas aussi convaincu que toi de l'unicité du film. Ne trouves-tu pas justement qu'il y a un grand écart de style entre le volume 1 et le volume 2 ? Pour moi, c'est deux films à part de qualité d'ailleurs différente...

Mr Pink 06/05/2008 23:35

je pense que c'est un peu exagéré la comparaison à la cène du christ, mais bon...

Par contre, tu parles des 2 derniers films de QT (Kill Bill vol.2 et Death Proof.
Mais on ne peut dissocier Kill Bill vol.1 du vol.2, ce film n'a été scindé que pour des raisons commerciales.

Rupo 05/01/2008 14:27

Que dire de plus mis à part que c'est brillant et inattendu ^^.
Je retiendrais cette magnifique démonstration de l'élévation personnelle par une culture, peut importe laquelle, du moment que celle ci nous parle et nous fait remettre en cause.
Quand au Tarentino d'aujourd'hui, j'ai plus percu "Boulevard de la mort" comme un simple film utilisant des codes tarantinesques usés, notamment des dialogues incroyablements longs et qui n'égalent en rien la saveur de ceux de pulp fiction.
En meme temps, peu importe, Pulp Fiction existe et se suffit à lui même.

pL 04/01/2008 23:58

L'analyse est brillante et bien développée, bravo! Je suis dans l'ensemble d'accord avec toi, sauf avec sur "Où en est Tarantino aujourd'hui", puisque je ne considère pas Boulevard de la mort comme un film mineur mais comme une oeuvre parfaitement cohérente dans la filmographie de Quentin, puisque ses thèmes de prédilection sont une nouvelle fois abordés, cette fois-ci encore plus creusés que d'habitude et avec davantage de maturité.

Coxwell 03/01/2008 13:49

Une analyse brillante, qui cible très judicueusement ce qui est difficilement exprimable à propos des qualités du film. Pulp Fiction, sorte d'ovni, hybride qui montre que la série B peut être élevée en véritable série A, et que finalement, le concept même de série B ne repose plusque sur la production financière du film. Le cinéma de Tarantino, ou du moins, ses débuts cherchent à sonner comme une série B; mais tout en s'y affranchissant. C'est un exploit qui n'a pas été beaucoup relevé par d'autres auteurs.
Depuis, l'ami Quentin vend du Tarantino, en laissant la sub-culture où elle était jadis, à savoir dans une poubelle à orties.

Présentation

  • : Le blog de l'homme-grenouille
  • Le blog de l'homme-grenouille
  • : Exilé d'Allociné mais la motivation reste intacte ! Par ce blog j'entends simplement faire valoir notre droit à la libre-expression. Or, en terme d'expression, celle qui est la plus légitime est celle des passions. Moi, je suis passionné de cinéma, et je vous propose ici mon modeste point de vue sur le septième art, en toute modestie et sincérité, loin de la "bien-pensance" mondaine. Puisque ce blog se veut libre, alors lisez librement et commentez librement. Ce blog est à vous...
  • Contact

Recherche