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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 18:55

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Quelqu'un lit-il encore ce que j'écris en guise d'introduction ? Après tout, ils doivent être bien rares ceux qui découvrent mon blog par cet article ! Par conséquent, tout le monde doit déjà connaître le principe de ces articles rétrospectifs. De toute façon, il ne faut pas être un génie pour comprendre au premier coup d'il de quoi il s'agit : un simple prétexte à un retour sur une année passée, ici 1995, pour se remémorer des films que nous avons tous aimé et, qui sait, découvrir des titres qui nous ont échappé et qui pourraient satisfaire notre soif de bons films. Bien évidemment si cette sélection ne vous convient pas, libre à vous de laisser à commentaire pour compléter cette liste qui n'est, de toute façon, qu'un choix bien subjectif parmi tant d'autres Bonne lecture, et bonne (re)découverte !

  

  

Top 10

 

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18915585.jpg1. Usual Suspects

Ah celui-là ! Quand je disais quelques lignes plus tôt que ma motivation à faire ces petits classements rétrospectifs venait essentiellement de mon envie d'écrire quelques lignes sur des films qui me tiennent vraiment à coeur, eh bien chers lecteurs, ce Usual Suspects en fait clairement partie. Alors oui, je tenais particulièrement à m'exprimer à son sujet car j'avoue que mon point de vue a longuement évolué dessus avec le temps, et de visionnage en visionnages, j'ai vraiment appris à apprécier la richesse incroyable qui habite ce film. Or vous me connaissez maintenant je ne peux m'empêcher de monter au créneau pour défendre un film qui m'est cher. Alors, vous allez me rétorquer que ce Usual Suspects n'a pourtant pas subi mauvaise presse au temps de sa sortie et qu'aujourd'hui encore il jouit d'un véritable respect auprès des cinéphiles. C'est vrai Seulement voilà Respect peut-être, mais il faut remonter à loin pour retrouver sa dernière diffusion sur la petite lucarne, et encore elle remonte à une chaîne obscure d'un bouquet satellite à une heure fort peu accessible. De même, lors de ces rares diffusions, les multiples magazines ou sites consacrées aux diffusions télévisuelles ne faisaient guère grand écho de ce film dans leurs sélections, ne lui attribuant même que très rarement leur note maximale, même si celle-ci restait très bonne. Alors oui encore ! je ne peux m'empêcher d'avoir le sentiment que ce Usual Suspects semble s'être passé de mode, qu'il a juste servi à révéler Kevin Spacey et Bryan Singer pour lui offrir par la suite la carrière que l'on sait, mais que mis à part ça, il s'agit d'un bon film certes, mais au fond négligeable quand il s'agit de parler de panthéon du cinéma. Oh pourtant que nenni ! Quel sort injuste que de reléguer ce Usual Suspects ainsi ! Et je vais vous dire pourquoi !

Pete Postlethwaite et Stephen Baldwin. Spelling Entertainment Kevin Pollak, Stephen Baldwin, Benicio Del Toro, Gabriel Byrne et Kevin Spacey. Spelling Entertainment 1280249625_usual-suspects-spacey_l.jpg

C'est vrai, je l'avoue, moi aussi j'ai senti cet effet « passé de mode » concernant Usual Suspects. Découvert un an après sa sortie, lors de son passage sur Canal+ (qui alors pouvait se vanter d'être un messie pour les cinéphiles de tous bords, car en absence d'internet et de cartes illimitées, la chaîne cryptée était celle qui nous donnait accès le plus rapidement aux films fraîchement produits), je fus comme beaucoup littéralement scotché par ce qui fut l'un des premiers films à autant miser tout son intérêt sur son twist final. Mais bon, une fois la résolution connue, on se dit souvent que le plaisir ne pourra se limiter qu'à la première vision et que par conséquent le bonheur est forcément périssable Et c'est vrai, même si âgé seulement de 13 ans à cette époque, j'avais classé ce film parmi les plus grosses claques de jeune cinéphile, j'avais assimilé au fil des années l'idée que revoir la qualité de ce film ne reposait essentiellement que sur sa façon d'orchestrer sa surprise finale. De plus, ce fut une période où la mode des films à twist se multiplia plus que de raison, diluant l'intérêt du concept et son instigateur Usual Suspects avec... Et puis soudain, grâce au hasard d'une opération « j'écoule mes DVD qui se vendent pas en faisant un prix de gros à la con », voilà que ce Usual Suspects arrive dans ma DVDthèque, puis il a fallut un bon paquet de mois pour qu'il se glisse subrepticement dans mon lecteur et que je le revois Et là je me suis vraiment dit que ces préjugés que j'avais laissé me gagner concernant ce film m'avais privé d'une réelle pièce maîtresse du cinéma policier. Certes, l'intrigue est dense et pas toujours facile à suivre, mais elle est une part intégrante de cette intrigue dont l'intérêt est loin de reposer sur son seul twist final. Le vrai clou de ce Usual Suspects, c'est justement le mystère, la mystification, la mise en abime, la création d'un écran de fumée. D'une certaine façon, ce film est à la fois un véritable plaidoyer pour ce qu'est la véritable essence du talent cinématographique, c'est-à-dire l'art du « comment montrer » Ici, on voit comment un mythe, une fumisterie, bref du vide, parfois à mettre en branle toute une troupe et constituer quelque chose qui est par contre bien réel. Ainsi, le vide devient un plein, l'imaginaire devient du concret. Au final, de ce film soit dit en passant sublimement réalisé et merveilleusement accompagné d'une musique de John Ottman qui ne pouvait pas mieux coller peut être le point de départ d'une multitude de raisonnements et de cheminements empiriques. Ils sont peut-être même la vraie source de plaisir de ce Usual Suspects, et pas seulement dans son twist auquel on se méprendrait bien de le réduire...

 

 

 

 

18476821.jpg2. Sonatine, mélodie mortelle

Je l'avoue : de tous les films de Takeshi Kitano, ce Sonatine est loin d'être le plus accessible ni forcément le plus soucieux du plaisir immédiat du spectateur. Animé par un rythme très lent, qui plus est autour d'une intrigue presque décousue, Sonatine est un film rude, sec, presque rêche. Mais justement, cet aspect cru, direct, presque « premier jet » est quelque-chose que j'apprécie beaucoup chez Kitano et je trouve que Sonatine est peut-être le film qui, parmi ses réalisations, va le plus loin dans cette démarche. Alors j'en entends tout de suite qui pourrait se dire : « Ah bah bravo ! Le gars qui se plaint tout le temps du minimalisme dardennien du cinéma « moderne » d'aujourd'hui, il l'encense quand c'est un Japonais qui s'y risque ! » C'est vrai qu'il y a un paradoxe là-dedans, et j'avoue que celui-ci m'avait quelque peu taraudé l'esprit lorsque j'en ai pris conscience. Je dis bien « quelque peu » car il m'a suffit de me confronter à nouveau à ce Sonatine pour comprendre clairement ce qui faisait la différence entre le minimalisme kitanesque et le misérabilisme dardennien...

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C'est vrai que le cinéma minimaliste européen et le cinéma de Kitano ont pour point commun de donner une impression de premier jet, avec une histoire très simple et très peu reconstruite, un peu esclave des évènements que lui contraint la situation. Dans Sonatine, on se contente de suite de pauvres yakusas assez pathétiques, les antipodes incarnés des grandiloquents mafieux des fresques scorsesiennes, se  laisser brinqueballer par le déroulement chaotique d'une situation qu'ils ne maîtrisent pas trop Un clash entre gangs qui tourne mal et voilà qu'on se retrouve en exil sur une plage isolée où nos gangstifs d'opérette ne sont plus que l'ombre du peu qu'ils étaient déjà. Ils attendent, nous aussi mais on ne sait pas vraiment quoi Seulement voilà, là où s'arrête la comparaison et d'ailleurs plus j'y repense et plus elle me semble totalement obsolète c'est que Kitano ne s'apitoie pas dans un misérabilisme primaire et bon marché. Kitano observe, s'étonne, et il nous amène avec lui grâce à un ingrédient de son film qui lui n'est pas premier jet du tout, c'est sa réalisation. A l'image de nombreux films de l'auteur, Sonatine est somptueusement beau. Jamais l'épuration ne pourra paraître plus raffinée Et donc c'est sûrement pour cela que Sonatine reste pour moi un film que j'adore par-dessus tout et que je regarde régulièrement avec envie et plaisir : c'est parce qu'il sait capter une émotion, un état d'esprit en suspension, avec une science de la captation par l'image et le son qui, me concernant, me touche en plein cur. Même s'il ne plaira pas à tous, j'avoue qu'il m'est toutefois difficile par cet article de ne pas en recommander l'expérience...

 

 

 

 

18468835.jpg 3. La cité des enfants perdus

Plus je prends du recul et plus je me dis que cette association était à la fois totalement improbable mais pourtant tellement évidente. « Caro & Jeunet ». A l'époque c'était devenu un label du nouveau cinéma de genre français (qui malheureusement fut une nouvelle amorce que les « grosses productions auteuristes » ont une fois de plus étouffé). Elle est improbable cette association de réalisateur quand on regarde aujourd'hui les deux chemins diamétralement opposés qu'ont pris les deux réalisateurs en solo. D'un côté on retient surtout Jean-Pierre Jeunet pour les guimauves d'Amélie Poulain et les gentils tralalas du béta Micmacs à Tire-larigot ; mais de l'autre on n'oublie pas non plus le noir et austère Dante 01 que nous a pondu Marc Caro. Mais qu'ont pu faire ensemble ces deux lurons, eux à l'univers si opposé, notamment pour réaliser cette Cité des enfants perdus ? Eh bien il suffit de voir le film pour le comprendre. Oh oui, à chaque fois que je revois ce film je regrette l'époque où Jeunet voyait son univers mignonnet tempérée par la noirceur de Caro et vis-et-versa, et je me dis ô combien finalement cette association était tellement évidente tant ce qui en a découlé touche à quelque-chose d'unique en son genre : une perle que le cinéma mondial aurait pleuré si elle n'avait pas vu le jour. Que ceux qui n'en sont pas convaincus lisent la suite...

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Oh oui ! Qu'il aurait été bien malheureux qu'un film comme cette cité des enfants perdus ne voie par le jour ! Et la raison en est simple : aucun autre film ne peut prétendre lui ressembler, de prêt ou de loin. La cité des enfants perdus c'est avant tout un univers unique en son genre : une gigantesque ville aux tons verdâtres construite dans un studio immense, le tout épaulé de talents de costumiers et d'effets spéciaux qui, à l'époque, étaient à la pointe de la créativité. Mais ce n'est pas les moyens qui font la différence, c'est clairement ce pour quoi ils ont été sollicités : un rêve, une vision, le mirage d'une ville peuplée de gueules cassés, de personnages brindezingues et de personnalités atypiques, où la pression des normes usuelles s'en est allé pour une immersion totale dans l'autre monde, celui de la création et de la singularité. Ainsi, l'histoire deviendrait presque accessoire tant le véritable vortex de ce film est cette concentration absolument étourdissante et sans concession ! d'images et d'expériences visuelles convergeant toutes dans la même direction : celle de la porte des rêves. Plus qu'un film, cette cité est un appel ; elle nous invite à ce qu'on ose abandonne toute cette pression environnante et spirituellement cloisonnante pour accepter enfin une fois pour toute de laisser s'épanouir le rêve. C'est finalement la seule richesse que nous détenions en tant qu'êtres vivants et c'est bien pour cela finalement que comme un symbole Krank cherche à les capturer désespérément aux enfants qu'il collecte. C'est même d'ailleurs le seul élément qui fasse qu'un film quitte le simple statut de pellicule Oh oui ! Ils sont trop rares ces films ! D'ailleurs, à retirer les films qui ne savent pas lâcher la bride et ceux qui perdent le contrôle de leur uvre, il ne resterait que très peu de films à citer et, pour moi, c'est incontestable, cette cité des enfants perdus en ferait indéniablement partie.

  

  

 

19117553.jpg 4. The Killer

Ceux qui connaissent le cinéma de Hong-Kong des années 1990 et plus particulièrement celui de John Woo savent à quel point ce cinéma-ci fut fortement inspiré par les grands crus du polar français des années 1960. Eh bien sachez justement que, bien qu'il soit précoce (en effet, bien que sorti en France en 1994, le film a été produit en 1989), ce Killer est finalement la quintessence de cette influence, tant les hommages y sont nombreux. Tout d'abord, il y a le charisme éclaboussant de Chow Yun Fat à qui on avait explicitement fait comprendre que son modèle devait être le Alain Delon de l'époque Melville. D'ailleurs, à se reposer sur Chow comme Melville faisait reposer la force de ses films sur l'aura de Delon, on pourrait presque voir dans ce Killer une sorte de remake asiatique du Samouraï.  Mais ne nous y trompons pas, Hong-kong restant la patrie du gun fight, les deux films divergent clairement dans leur forme même s'il y a quand même un lien dans le fond.

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C'est vrai, John Woo oblige, The Killer reste avant tout un film qui défouraille, d'une violence assez exacerbée, et qui pourrait presque surprendre les spectateurs occidentaux que nous sommes. Malgré tout, de cette violence jaillit une réelle énergie qui refile des frissons, d'autant plus que celle-ci est au service d'une joute qui fait désormais la patte du maître Woo. En effet, si l'opposition flic excessif et gentil bandit est un classique du genre (mais le film ne prétend pas non plus à être original), on retrouve encore ce qui fait le charme des films de John Woo, un déplacement de ce manichéisme classique non pas entre les gentils flics et les méchants bandits, mais entre ceux qui ont un code d'honneur et ceux qui n'en n'ont pas. Je ne peux m'empêcher de voir dans ce film une sorte de fresque chevaleresque du XXe siècle tant l'accent me semble porté à ce niveau. Ainsi, The Killer possède clairement pour moi une identité très forte qui le démarque du reste et qui en fait une référence. C'est un subtil mélange entre polar échevelé, suspense et joute héroïque. Aujourd'hui encore, je ne m'en lasse pas.

  

  

20th Century Fox5. Une journée en enfer

Huit ans auparavant sortait dans les salles françaises ce qui allait devenir l'initiateur du cinéma d'action américain qui connut son apogée dans les années 1990, il s'agissait de Die Hard, traduit chez nous en Piège de cristal. Ce qui faisait alors la force de ce film, c'était d'avoir su combiner l'idée du film d'action à celui de l'espace clos, en l'occurrence ici il s'agissait d'un immeuble d'affaire. Intronisant John McTiernan et Bruce Willis dans la cour des grands, ce Die hard ne pouvait que connaître une suite, ou plutôt un pale copier-coller : 58 minutes pour vivre. Bruce Willis était toujours de la partie, l'espace clos aussi (ici un aéroport en pleine tempête hivernale) mais manquait un élément de poids : ce bon vieux McTiernan derrière la caméra Et elle s'est sentie cette absence ! Seulement voilà : 1996, et le divorce fut consommé. Die Hard : Vengeance nous revenait dans les pattes, sous le titre « très original » d'une journée en enfer. Or, je dois bien l'avouer, au jour d'aujourd'hui, ce troisième retour de l'inspecteur John McClaine est peut-être pour moi la plus grande réussite que nous ait offerte les années 1990 en terme de cinéma d'action

1280256561_une_journee_en_enfer_die_hard 1280256618_une_journee_en_enfer_10_taxi. Bruce Willis et Samuel L. Jackson. Collection Christophe L.

La force de cette journée en enfer ? D'abord le retour de John McClaine du mauvais côté de la force : celui du bad guy asocial et non plus ce gentil ourson marié et réconcilié de l'épisode précédent. Son association classique certes mais tellement efficace avec Samuel L. Jackson est un retour aux sources plus qu'appréciable. Mais surtout, le véritable point fort de ce film, c'est son arène de jeu : New-York-City ! Quelle idée lumineuse de faire d'une ville en son entier un espace fermé pour à la fois renouer avec l'esprit huis-clos tout en explosant le champ des possibilités offertes. Plus qu'une trépidante course à la bombe dans l'espace urbain, ce film est un remarquable portrait à un temps donné de cette ville mythique. Ainsi, en plus de nous offrir un spectacle échevelé, ce film peut aussi prétendre nous avoir totalement redéfini cet espace urbain pourtant si familier sur nos écrans. Juste pour l'anecdote, je n'ai pu m'empêcher d'utiliser ce film pour un cours de géographie : l'effet fut garanti et cela malgré le fait que ce Die Hard : Vengeance fut aussi vieux que les élèves à qui il fut destiné Car oui, je pense que ce sera sa force sur le long terme à ce film, je pense qu'on saura apprécier avec le temps, bien qu'il soit clairement marqué dans le temps, comment il saura traverser les année sans se rider vraiment...

 

 

 

 

19065135.jpg6. Petits meurtres entre amis

Premier film de Danny Boyle, ce film fut sûrement aussi la première grosse claque dans la tronche que je me suis mang é au cinéma. J'avais douze ans, et jusqu'alors les sorties au cinéma pour moi c'était Disney et les blockbusters très lisses moralement parlant qui nous provenaient de ce cher Oncle Sam. Et puis bam ! parce que ma chère surette détestait aller au cinéma seule et qu'aucune de ses copines ne voulait se risquer dans cette étrange aventure écossaise, je me suis retrouvé face à ce film qui, pour l'époque marquait clairement l'amorce d'un tournant générationnel.

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Ce n'est pas forcément l'histoire qui marque un réel tournant dans ce Petit meurtre en amis, mais bien le ton qu'il employait. Certes, il s'agissait de parler d'une troupe d'amis colocataires qui se retrouvent du jour au lendemain avec le cadavre de leur nouveau compagnon sur les bras (mort on ne sait comment) mais qui laisse derrière lui une mallette pleine d'un sacré magot. A la fois noir et dur, le film est en même temps filmé sur un rythme totalement décoiffant à base de techno et de caméras bien speed. Indéniablement, ce film a marqué de son empreinte mon identité cinéphilique d'aujourd'hui. Est-ce pour cela que je l'apprécie autant ? Il me semble qu'il détient suffisamment de qualités pour que cet attachant ne soit que nostalgique, alors autant s'y risquer

 

 

 

 

http://fr.web.img2.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/73/51/89/19209164.jpg7.  Braveheart

J'avais 12 ans et jusqu'alors, je ne me nourrissais que d'Independance Day et autres blockusters pas très reluisants. Mais bon : j'étais content, et c'était cool. Pourquoi voir autre chose ? Et puis il y a eu ce soir : ce soir de l'audace. Canal+ diffusait ce film qui avait reçu tant d'Oscars (synonyme de chiantitude pour moi à l'époque) ; qui durait 2h45 (synonyme de chiantitude pour moi à l'époque) et qui parlait de la lutte de l'Ecosse pour son indépendance lors d'une période médiévale (combo chiantitude X3). Et puis je ne sais pas pourquoi, j'ai regardé. (En fait je devais sûrement me faire chier, comme 90% de mon temps à cet âge là) et là... BAAAAAM ! J'ai découvert l'épopée ; j'ai découvert la tragédie shakespearienne ; j'ai découvert James Horner... Braveheart, c'est le film de mon adolescence : celui que j'ai vénéré jusqu'à mes 18 ans. Forcément, difficile d'avoir du recul sur un film comme celui-ci. Surtout quand vient le visionnage de trop, celui de l'âge adulte, celui durant lequel toutes les grosses ficelles ressortent. Il a donc fallu faire le tri lorsque le moment est venu de faire ce classement. Et bon, avec le recul, une chose reste quand même claire dans ma tête : au-delà de son rôle de pionnier qu'il a été pour moi, au-delà de la débandade que j'ai ressenti plus tard à son égard, je me rends bien compte qu'il reste quelque-chose de fort, quelque-chose que j'affectionne tout particulièrement dans ce film.

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/73/51/89/19209152.jpghttp://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/73/51/89/19209150.jpghttp://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/73/51/89/19209162.jpg

Alors oui, c'est conventionnel, mais la convention peut être une force si elle est assumée pour ce qu'elle est et à condition bien sûr qu'elle n'empêche pas l'émotion. Bravehaeart est finalement un film qui n'entend pas jouer la subtilité ou l'audace, mais la clareté et l'efficacité. Comme dit plus haut, on retrouve là toutes les ficelles de la tragédie shakespearienne. Alors oui, tout est un peu surligné, tous les personnages occupent des postures finalement bien identifiables et peu subtiles, mais qu'importe. C'est aussi cela le charme de l'épopée. C'est aussi ça le charme du classique. Et pour le coup, je trouve que Mel Gibson ne fait aucune fausse note. Il sait poser la posture du héros ; il sait poser la posture tragique ; et surtout il a su merveilleusement orchestré les grands moments de son intrigue. L'air de rien, Bravehaert c'est, à mon souvenir, le film qui a posé les codifications actuelles de la bataille médiévale, avec des plans secs, bien rythmés, incroyablement crus, renforcés par l'absence de musique héroique. Bravehaert, c'est aussi cette musique, ces courses dans les Highlands, ces poutous faits à Sophie Marceau et c'est surtout ce "Libeeeeeeertééééééééééééé"... Un classique donc, mais un classique qui marche du tonnerre quand j'y repense. Le pied...

 

 

 

 

 

Collection Christophe L.8.  La Haine

J'avoue que, pendant longtemps, ce film était pour moi synonyme de simple étendard culturel pour weshs, mais sans réel intérêt pour qui ne se reconnaissait pas dans le discours « nique la police cousin ». Et puis, l'opportunité s'est présentée, après que quelques échos positifs avaient suffit  pour me faire tenter l'expérience Et là j'ai compris ce qu'était vraiment La haine Le définir comme un plaidoyer contre la misère des banlieues est pour moi atrocement réducteur. Certes, on retrouve bien ce caractère presque documentaire, avec cette fidèle reconstitution du verbe, du décor et du style de vie des grands ensembles, et ce message sous forme d'avertisseur social, mais au-delà de tout cela, il y a surtout un remarquable travail d'immersion dans un univers à part qui à ses propres codes et sa propre logique.

Vincent Cassel. Collection Christophe L. Vincent Cassel, Saïd Taghmaoui et Hubert Koundé. Collection Christophe L. Vincent Cassel, Saïd Taghmaoui et Hubert Koundé. Collection Christophe L.

Plus d'une fois, Kassovitz parvient à confronter l'idéal de ces quartiers à leur réalité, parvient à montrer l'impact d'un quartier à la logique évidée de signification avec la vie charnelle qui s'y est développé en total décalage. La Haine c'est un film qui a de la chair, avec des personnages qui ne se limitent pas qu'à leur fonction de faire-valoir dans une logique de simple plaidoyer. Saïd n'est pas qu'un type qui tague un camion de CRS sous leur nez, c'est aussi un p'tit gars pas méchant qui sait faire sourire quand il s'efforce de rouler des mécaniques. De même, Vince, ce n'est que celui qui a ramassé un flingue suite à une émeute, c'est aussi un type qui rêve de danses et de vaches La Haine n'est pas une coquille vide, un message placardé sans âme. La Haine appelle à l'observation, à la déduction, à la découverte Bref, la Haine est un film vivant, un film à visage humain et qui est donc plus qu'un transmetteur de message, c'est aussi un transmetteur d'émotions. Or, l'émotion, c'est pour moi la clef du plaisir du cinéma, et cette Haine là a tout ce qu'il me faut...

 

 

 

 

 

 

StudioCanal9. Stargate : la porte des étoiles

Ah je vous vois déjà ! Vous vous moquez sacripants ! Pire encore : vous soupirez de désespoir ! Stargate ! Le film à l'origine de cette série bien douteuse qui a pourri les canaux d'M6 pendant des années ! Un film de ce tâcheron de Roland Emmerich qui plus est ! Bouh ! Pas beau ! Et pourtant, cette réaction plus que naturelle me paraîtrait bien excessive et injuste. Même si découvert dans mon jeune âge, Stargate fait partie des films que j'ai redécouvert et presque à ma grande surprise réellement apprécié. Alors c'est vrai, les films de ce cher Roland sont aujourd'hui des cas exemplairement mauvais et je me range sans sourciller du côté de ceux qui le pensent mais en revoyant ce Stargate je ne peux m'empêcher de regretter ce qu'est devenu notre cher cinéaste d'outre-Rhin tant ce spectacle fantastique qui date de ses débuts m'a paru remarquable.

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Qu'on l'admette au moins, avec ce Stargate, Emmerich est au moins parvenu à réanimer notre fibre de l'épopée galactique, alors tombée en désuétude derrière tous les clones qui s'efforçaient de surfer sur le sillon tracé par Star Wars. Ainsi sait-il jouer de l'aspect kitsch de son épopée, sans forcir le trait. D'ailleurs, à bien y regarder, l'association entre Kurt « Snake » Russell et James Spader incarne finalement cet état d'esprit plutôt bien. Le film parvient qui plus est à forger un bel amalgame entre la fascination que l'on a pour les temps passés et celle que l'on a pour les temps futurs. Représentatif de ces films qui à l'époque s'efforçaient d'être très dynamiques, en recherche perpétuelle de renouvellement de l'intrigue, Stargate fait partie de ces blockbusters sans prétention qui à mes yeux tiennent parfaitement la route et peuvent s'en vanter...

 

 

 

 

19255615.jpg10. Sur la route de Madison

Ah ce film du grand maître Eastwood ! Elle m'en a déjà tant parlé ma chère môman ! C'est vrai que ce Sur la route de Madison a tout pour séduire une certaine génération tant le beau Clint et la ravissante Meryl Streep incarnent à la perfection l'amour à l'âge de la raison. Pourtant, de toute la filmographie du maître, ce film n'est sûrement pas son plus original ni forcément son plus personnel. Toute proportion gardée, il me rappelle un petit peu son dernier Invictus, sorti au début de cette année 2010. Le sujet est classique, la réalisation n'a pas peut d'accumuler les poncifs les plus académiques, et on sait très bien où le film nous mène tant le dénouement est su à l'avance Mais finalement, comme l'aurait dit un grand sage tibétain, ce n'est pas la destination qui importe le plus mais bien le chemin que l'on a emprunté. Or, il faut se l'avouer : ici, cette amourette de l'âge sage a beau être classique, on apprécie quand même que des hommes comme Eastwood sachent nous les faire encore d'un classique aussi bon.

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Parce que, oui, je lui trouve un charme presque inégalable ce classicisme d'Eastwood. Je ressens vraiment dans ses films des années 1990 et 2000 cette saveur qui n'a cessé de s'affirmer au fil de ses longs-métrages : l'idée de testament ou de contemplation de la vie. Alors bien sûr, l'âge du bonhomme explique tout cela et explique aussi que nos chères mamans (enfin du moins celles de ma génération) s'y reconnaissent aussi. Mais il me semble qu'il ne faut pas perdre de vue aussi que la force des plus beaux films réside avant tout dans leur capacité à faire d'une particularité un message à caractère universel. Or, il me semble que c'est le cas dans ce Sur la route de Madison Au-delà des personnages, de leurs situations, il y a un regard sur l'Homme, sa vie, ses choix, son monde Et ce regard contemplatif moi me touche autant qu'il a touché ma môman Et c'est ça, je crois, la force des grands artistes 

 

 

 

 

Mais aussi...

 

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afte.jpg Les évadés

Grand classique pour beaucoup de membres d'Allociné ; cette définition traduit finalement au mieux ce que je pense de ces Evadés. « Classique » : pour moi, cela ne fait pas l'ombre d'un doute ! Et vas-y que je t'embarque dans une virée carcérale très édulcorée, avec son lot de manichéismes, de stéréotypes et de violons en veux-tu-en-voilà ! Mais, à l'instar de Sur la route de Madison, ce n'est pas parce qu'on fait du « classique » qu'on ne fait pas du « grand ». Or, oui, cet Evadés est bien pour moi un « grand » classique car il sait construire une belle intrigue dans laquelle on se laisse facilement embarquer et dont l'issue parle à tout être humain emprunt d'espoir. Au fond, ce film touche juste, et c'est bien pour cela qu'il serait dommage de passer à côté...

 

19254798.jpg Porco Rosso

Et oui ! Porco Rosso c'est 1995, et n'oublions pas à quel point c'est historique ! Pour ceux qui l'ignoraient, Porco Rosso, c'est le premier film d' Hayao Miyazaki à sortir sur les écrans français, Depuis, aucun Miyazaki ne nous a échappé - mieux encore ! - les précédents films que avaient été boudés nous ont été ressortis à posteriori. Porco Rosso est donc un fer de lance de l'univers Miyazaki en France, et pourtant, c'est peut-être celui qui est au final le plus en décalage avec l'univers habituel du maître. Alors certes, ce Porco Rosso n'échappe pas aux canons des studios Ghibli : poursuites endiablées et délurées, personnages atypiques et souvent en décalage avec leur époque, que ce soit dans leur attitude, leur apparence ou leurs valeurs, et enfin un univers un peu à part, celui de drôles de pirates de l'air qui naviguent entre mers et airs. Seulement voilà Ici, le fantastique et la magie restent facilement au placard, mise à part cet étrange maléfice qui touche ce pilote à tête de cochon Du coup, l'univers d'Europe fasciste dans lequel se plonge cePorco Rosso a des accents plus graves que d'accoutumés. Mais qu'importe, car au fond c'est de cette singularité que Porco Rosso tire vraiment son caractère et en fait un film d'exception et donc à chérir.

 

 

19135924.jpg Last Seduction

C'était l'époque où le nom de Linda Fiorentino évoquait encore quelque chose à quelqu'un. C'est vrai qu'à part un second rôle bien sympatoche dans Men In Black, on a du mal à la retrouver dans nos souvenirs ailleurs que dans ce Last Seduction. Il faut dire que le film tourne clairement autour du charme de la belle brune. Le tout reste pour moi un bon petit thriller sans prétention mais très efficace que j'aimerais presque qualifier de version soft de Basic Instinct Certains diront peut-être qu'une version soft d'un film de Verhoeven n'aurait pas de sens (et ils auraient raison), mais malgré tout, ce serait quand même se priver d'un bon petit moment que de négliger ce film trop facilement oublié...

 

1280258704_appat.jpg L'appât

C'est peut-être le dernier film de Bertrand Tavernier qui a encore su m'accrocher. Pas de grande révolution dans le style, mais une certaine élégance dans la sobriété qui, associée à ce qui est peut-être la meilleure prestation de Marie Gillain (Qui a dit « la seule » ? Mais vous êtes méchant !) composent à elles deux un amalgame presque obtenu par accident mais qui sur moi à très bien fonctionné. J'avoue néanmoins que, gardant un très bon souvenir de ce film (presque à ma grande surprise) je n'ai jamais osé le revoir et la première vision remonte maintenant déjà à loooooongtemps. Qui sait, peut-être qu'en le voyant aujourd'hui je le trouverai super-banal. Alors dans le doute je le cite quand même, au moins je n'aurais pas de regrets et qui sait ? peut être vous n'en aurez pas non plus de m'avoir écouté...

 

18674601.jpg Augustin

Tant qu'on est dans les films français, abordons aussi cet Augustin d'Anne Fontaine ! Ah, je le reconnais volontiers : je préfère clairement sa suite, Augustin roi du kung-fu, que je trouve bien plus riche et subtile. Mais bon, j'ai découvert l'Augustin original après sa suite et cela ne m'a pas empêché pour autant d'y prendre beaucoup de plaisir. C'est sûr que si le personnage d'Augustin vous est déjà familier (remarquablement interprété par un Jean-Chrétien Sibertin-Blanc qui n'est d'ailleurs connu que pour ce rôle), il existe un risque que la première partie vous paraisse un peu fade. Mais malgré tout, la démarche est ici totalement différente puis que le ton de ce premier opus est clairement plus sec et incisif que sa gentille suite. En plus, Anne Fontaine a l'intelligence d'avoir fait un film court et donc dense, alors ce serait dommage de ne pas y faire un détour

 

18967413.jpg Le village des damnés

Remake sans réelle originalité de la part de John Carpenter, mais c'est malgré tout un remake qui a son efficacité. L'aspect série B est assuré et assumé. Le maître John joue sa partition sobrement et donc du coup, le plaisir chez moi est toujours au rendez-vous quand je croise ces charmantes petites têtes blondes. Et puis, avouons-le, l'avantage à être proche de son prédécesseur, c'est qu'il nous permet d'avoir accès à ce grand classique sans avoir à s'en bouffer les interminables longueurs...

 

Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr Goldeneye

Est-ce parce que c'était mon premier James Bond au cinéma ? Est-ce la magnifique intro de Tina Turner ? Est-ce parce que j'ai toujours considéré que Pierce Brosnan est finalement le seul acteur qui soit arrivé à la cheville du grand Sean dans le rôle du célèbre espion ? Ou bien est-ce (avouons-le) à cause de ces centaines d'heures passé sur ma Nintendo 64 à jouer au merveilleux jeu du même nom ? En tout cas un fait est là : je ne me lasse jamais de ce Goldeneye là ! Il a quand même des atouts de choc cet épisode : une atmosphère d'URSS en plein démantèlement très sympa, une réalisation qui s'émancipait des gadgets à tire-larigot et parfois ridicules, et surtout une Famke Janssen absolument irrésistible (« et mes draps s'en souvieeeeeennent ! ») bref, ceux qui apprécient les films d'action qui détendent bien le soir devraient s'y retrouver sans trop de souci...

 

19417286.jpg Bad Boys

Et enfin Je ne peux m'empêcher de conclure cette année sans parler de ce bon vieil archétype du cinéma d'action US des années 1990 : Bad Boys ! Ah ça c'est pas subtil pour un sou, je vous l'accorde, mais encore une fois : les bons classiques ça ne fait pas de mal tant que c'est bien fait. Or, la réalisation est nerveuse sans se faire chaotique et l'atmosphère sait naviguer dans cette atmosphère gentillette un peu soupe au lait dans laquelle, personnellement, j'adore me complaire depuis la saga des flics de Beverly Hills.  Alors oui, pour moi Bad Boys c'est un plaisir simple ; c'est plaisir pop-corn certes ; mais moi je ne retiens qu'un seul mot dans tout ça : « plaisir »...

 

 

 

 


 

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Publié par L'homme-grenouille - dans Sélections de l'homme-grenouille
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commentaires

Alex 07/11/2015 13:03

Ah je vois "Le village des damnés" de Carpenter, mais pas "l'antre de la folie" qui est encore meilleur selon moi.
Si non on est d'accord pour dire que "Usual Suspects" est bien le meilleur twist des thrillers de tout les temps. Je dis thrillers, parce que j'avoue que le twist de "la planète des singes" m'avait retourné. Et je parle pas forcément de fin en elle même parce que pour moi ya "2001"de Kubrick et les autres.

Si non, surpris de voir " sur la route de Madison "seulement 10 ème", pour moi un des meilleurs de sir Eastwood. Si non pour moi John Woo est un peu surcoté, ça ne vaut pas Johnnie To selon moi. Et j'avoue n'avoir vu aucun Kitano.
On est d'accord pour "Braveheart", par contre la " Haine" le problème pour moi c'est que ça reste juste un film pour les wesh justement ^^

L'homme-grenouille 07/11/2015 21:58

Pour l'Antre de la folie, c'est un oubli, parce que oui, moi aussi j'adore ce film. C'est mon Carpenter préféré. J'en ai même fait un article, c'est dire.

Pareil pour pour les autres tops. Je vais essayer de corriger ça au plus vite... (Mais je ne garantis rien).

"La Haine" je te trouve très dur. C'est un film super inventif. Très riche visuellement, avec beaucoup de sous-entendus. Je l'ai revu il n'y a pas longtemps, moi j'adhère vraiment...

En tout cas, merci encore pour tes remarques. ça va me permettre d'améliorer mes sélections...

l'homme-grenouille 08/01/2015 20:37

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!

Merci fidèle donneur d'alerte !
C'est incroyable d'avoir été capable d'un oubli pareil !
J'ai corrigé le truc, grâce à toi. Merci...

Après, peut-être ne verras-tu pas d'illustration pour Braveheart.
Allociné merdait à ce moment, et vu qu'il n'y a qu'a eux que je peux emprunter des images, au moment où je poste ce commentaire, je n'ai pas pu m'en servir pour les illustrations. Mais bon, si des
images apparaissent, c'est que le problème et réglé.

Merci encore de m'avoir signalé cet oubli.
Je m'en vais immédiatement me flageller la verge avec des orties...

Le Nouveau Cinéphile 04/01/2015 22:47

Un excellent top 10! Même s'il me met face à mon inculture (je n'ai vu presque aucun de ces films!).

Cependant, pourquoi ne pas avoir mis Braveheart dedans? Il me semble que tu lui avait donné 4 sur 5 pourtant... Enfin, c'est ton choix, peut-être n'apprécie-tu pas trop les films un peu
épiques.

J'attends avec impatience ton top 10 de 2014!

Startouffe 02/09/2010 15:12

Merci l'ami...Ah ! Peu de choses à rajouter en somme ! Tu ne fais que confronter tes sentiments à ceux que j'ai ici exprimé, et c'est là tout le plaisir de lire ton commentaire.

N'hésite pas à renouveler l'expérience (comme d'autres peuvent s'y risquer aussi) c'est un vrai plaisir de voir comment certains films laissent des traces différentes ou - au contraire - étonnamment similaires - selon les personnes. Je pensais être seul à me souvenir de "Stargate" le film, content de voir que toi aussi tu sais aussi faire le distinguo entre ce film et le reste de la filmographie de de cher Emmerich.

A plus sur ce blogt ou ailleurs,
Servilement vôtre,

Startouffe.

Darkskywalker 02/09/2010 13:04

"Oh c'était mieux avant!"Y a du niveau dans cette année ma foi, je ne peux m'empêcher de réagir comtpe tenu que nombre de films que tu as cité me tiennent également à coeur et quand je regarde les 4 malheureux films qui sortent la tête de l'eau cette année dans mon classement 2010...Mais bref, passons!

Usual Suspects, en toute honneteté c'est un film que j'ai besoin de revoir pour l'apprécier peut être à sa juste valeur, je ne porte pas spécialement Bryan Singer en grande estime et je suis le premier à penser que le twist final du film bien qu'efficace empêche un second visionnage serein étant donné qu'il est dés lors impossible de croire à ce qui nous est montré.

La cité des enfants perdus! Quand j'ai découvert ce film, j'ai eu bien du mal à croire que c'était le cinéma français qui l'avait produit. Une belle atmosphère, une créativité et une originalité dans la mise en scène qui sort des sentiers battus, le film mérite sa réputation. Jeunet précisait un élément intéressant d'ailleurs dans le commentaire audio du film, la cité des enfants perdus était sorti avant l'explosion des effets spéciaux numériques, du coup c'était l'un des derniers films à proposer des décors aussi grands faits en grandeur nature et non par image de synthèse.

Dommage que Jeunet n'ait pas poursuivi dans cette voie même si je me console en me disant que cette expérience l'aura beaucoup influencé dans la conception d'Alien la Ressurection. Le film a d'ailleurs eu un bel impact aux USA, les frères Wachowski adorent ce film et j'ai toujours trouvé que le Dark City d'Alex Proyas copiait un peu honteusement l'esthétique de ce film.

Ah the Killer, je peux dire merçi à Christophe Gans de me l'avoir fait découvrir celui là! Moi qui était limité aux films américains de John Woo, je me suis vite rendu compte de la différence fondamentale avec ces véritables films cultes: là où ces scènes d'action versent dans la facilité du côté américain, elles avaient souvent un réel intérêt narratif dans ses films Hong Kongais voir des enjeux dramatiques comme cette scène de fusillade sur une plage où Chow Yun Fat se précipite pour sauver un enfant blessé dans la bataille. Le film aurait pu s'appeller "The Knight".

Une journée en enfer...Je t'avoue que l'aspect nanardesque particulièrement prononcé du film m'a empêché de l'apprécier, autant il m'avait pas dérangé dans Predator et le premier Die Hard autant là c'était trop ridicule pour moi. Mais bon le film a au moins permis de révéler Samuel El Jackson!

Porco Rosso, j'en avais oublié que c'était le premier Miyazaki à atteindre nos frontières avec la voix de Jean Reno pour la VF en plus! Assez étonnant cet opus Miyazakien, hormis son personnage principal, il est le film ancré le plus dans le réel et l'histoire. Il y a aussi cette passion vivace de Miyazaki pour le ciel qui s'y exprime pleinement. Je ne sais pas si tu as vu les rumeurs selon lesquels son dernier film serait justement la suite de Porco Rosso et une première suite à l'un de ses films, affaire à suivre.

Ah Stargate, la seule bonne chose qu'a réalisé Roland Emmerich dans sa vie! Il faut dire que ça aurait été difficile de faire un film patriotique et niais au possible alors que l'action se passe presque entièrement sur une autre planète (mais ne nous leurrons pas, il aurait pu y arriver). Ah et puis c'est quand même grâce au film qu'on a eu droit à cette série qui n'a pas pollué M à mes yeux puisque j'ai du voir plus d'une centaine d'épisodes de Oneil, Carter, Jackson et Teal'c!

Par contre là où la série se focalisait sur l'aventure avec un ton décalé et humoristique, le film était beaucoup plus sérieux dans son approche.Je crois que le scénariste voulait d'ailleurs lancer de nouveaux films à la suite, en parralèle de l'univers de la série, le projet était sérieusement envisagé mais il a du tomber à l'eau, certainement parce que la série a pris trop d'importance dans l'esprit du grand public. Oh et puis c'était une époque où Kurt Russell avait encore de la gueule...

Sur la route de Madison, moi aussi c'est ma môman qui me l'a fait découvrir, comme quoi hein Clint Eastwood a bien touché son public. Beaucoup d'éléments classiques du film romantique traités avec suffisamment de justesse et de crédibilité pour être convaincants, j'apprécie beaucoup le fait que les enfants de l'héroine soient le fil conducteur du récit, cela contribue beaucoup à l'émotion.

Qu'est ce que tu m'as fait marrer sur ta remarque du jeu vidéo Goldeneye, à l'époque je jouais tellement au jeu que je savais même pas qu'il y avait un film derrière. L'un des meilleurs Bond grâce à Martin Campbell l'homme qui aura su à deux reprises apporter un nouveau souffle à la saga tout en y proposant les meilleurs opus.

Une rétrospective trés sympa à lire, bonne continuation camarade!

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