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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 18:50

 

Est-ce encore nécessaire de faire les présentations ? Ce n'est pas le premier article du genre que je fais sur ce blog et le titre semble suffisamment limpide pour parler pour parler de lui-même. Oui, il s'agit de revenir sur les films qui ont marqué par leur sortie l'année 1998. Non, il ne s'agit pas d'un classement consensuel fait « d'immanquables » mais bien d'un classement fait purement à l'affect. Et oui, j'espère que vous saurez y trouver votre compte et que des envies de découvertes naîtront. Alors trêve de blabla sur l'article, blablatons plutôt sur ce qui vous a amené sur cette page, la passion du cinéma…

 

 

 

Top 10

 

 

 

1.  Jackie Brown  

Dès que je pense Jackie Brown, je pense aux quelques petites notes de Strawberry Letter #4 sur lesquels Samuel L. Jackson chausse ses gants avant de démarrer sa voiture et liquider Chris Tucker. Finalement, c'est un peu ça ce film : un magnétisme indéfinissable fait de musiques savamment choisis pour accompagner des scènes magistralement pensées et dans lesquels officient des acteurs au sommet de leur art. Je sais bien que lorsqu'on évoque Tarantino, on parlera surtout de son Pulp Fiction, voire de Kill Bill ou de son premier Réservoir Dogs, mais rarement de ce Jackie Brown. Pourtant, ce film, c'est mon préféré de cet auteur : le plus mur, le plus équilibré, le plus en osmose avec lui-même. Rien ne dépasse, tout découle d'un flot ininterrompu et régulier de légèreté, de charme panthère et de funky attitude. Décrire davantage Jackie Brown me parait tellement difficile, pourtant c'est ce que je vais essayer de faire ne serait-ce que vous redonner l'eau à la bouche…

Robert De Niro et Samuel L. Jackson.  Pam Grier.  Bridget Fonda.

Souvenez-vous, pour ceux qui s'en souviennent, Jackie Brown c'est avant tout le retour de l'incroyable Pam Grier, star du cinéma « blacksploitation », pour incarner une idole toute en maturité, à l'image du film. Dans la lignée des vieux loups qui font la chique aux jeunes, on retrouve aussi Robert Forster, le vieux préteur sur gage qui va en pincer pour la belle dès le premier regard. Mais il y a aussi les vieux qui dérapent, ceux qui ne savent pas se poser et profiter des choses, comme le bon vieux Luis, incarné par un De Niro en état de transe (l'une des performances d'acteurs notables de l'histoire du cinéma). Ajoutons à cela le toujours fidèle Samuel L. Jackson, le gentillet Michael Keaton, ainsi que quelques poules – notamment une Mélanie à pleurer de rire – et la machine peut se lancer paisiblement dans un Los Angeles à la chaleur berçante. Pour moi, jamais Tarantino n'a su trouver autant d'équilibre en visant pourtant si haut : c'est un très haut millésime qui passe comme du petit lait. C'est un chef d'œuvre de maîtrise, tout simplement…

 

 

 

 

2.  The Big Lebowski

 J'inciste tout de suite en précisant une chose pour les fans des frères Coen : même moi ça me choque de ne mettre ce Big Lebowski qu'en deuxième position ! Parce que oui, je ne sais pas vous, mais moi je suis un inconditionnel de l'humour des frères Coen et, dans leur filmographie pleine de chefs d'oeuvre, celui-ci fait partie de mes préférés. Et dire qu'à la base j'avais oublié de le mentionner dans ce top ! Merci à Pistol Pete de m'avoir permis de corriger cette incroyable erreur par son commentaire fort avisé. (Eh oui, ce film je l'ai oublié et je ne le mets même pas premier... Beaucoup de raisons pour un fan des Coen de me lyncher).

Jim Carrey. Universal Pictures Jim Carrey. Universal Pictures Universal Pictures

"Mais qu'est-ce qu'il a de si extraordinaire ce film ?" se diront sûrement ceux qui ne l'ont pas encore vu. Eh bah justelent. Il faut bien avouer que c'est bien difficile à décrire. The Big Lebowski c'est pour moi une sorte de fait divers morbide, raconté sous la forme d'un conte, le tout impliquant toute une foule de gros ratés. Ce qui fait la force de ce film, ce n'est pas forcément son intrigue qui, malgré tout, est quand même vachement bien ficelée quand on y réfléchit, c'est surtout le ton donné à tout ça. On est sans cesse dans le décalage, mais un décalage qui n'est jamais forcé. Ce monde et ces personnages sont grotesques et absurdes, et pourtant les frères Coen nous filment ça avec un sens du pince-sans-rire que je trouve saisissant. C'est qu'en plus les gars savent à la perfection manier cette distance et cette absurdité pour la mélanger parfois avec la pire des cruautés. Alors certes, pour qui n'est pas habitué, peut-être que ce genre d'humour surprendra. Mais bon, en toute honnêteté, pour moi il n'y a pas d"équivalent à l'humour des Frères Coen, donc il serait quand même bien triste de ne pas y goûter pour savoir si vous aimez ou non...

 

 

 

 

3.  The Truman Show  

 

 Sorti aux prémisses de la télé-réalité, ce Truman Show a non seulement eu le mérite de voir terriblement juste, mais d'être bougrement en avance sur son temps. L'idée de Peter Weir était farfelue : imaginer qu'un individu soit, depuis sa naissance, l'objet d'un show télévisé à son insu. Seulement voilà, le spectacle est magistralement pensé. Plus qu'une critique de la télé, il est une critique de mœurs, il est la critique d'une société toute entière : la société d'apparences.

Jim Carrey. Universal Pictures Jim Carrey. Universal Pictures Universal Pictures

Entre la manipulation des parents et de l'entourage, entre le lavage de cerveau permanent que représente le quotidien de la vie, tout le monde est dans un mensonge permanent, à entretenir une chimère. Le monde de Truman fait toc, mais il ressemble au nôtre. Christof, incarné par le remarquable Ed Harris, présente même ce monde factice comme plus enviable que le monde réel. Ainsi le parcours initiatique de Truman devient notre parcours, celui de la recherche de la vérité plutôt que celui du simple confort. Drôle, satirique, sachant usé des codes du cinéma avec minutie, et surtout bénéficiant de l'interprétation de sa vie pour Jim carrey, ce film est une remarquable réussite… à tous point de vue.

 

 

 

 

4.  Snake Eyes  

 Brian De Palma fait partie de ces auteurs qu'on adore ou qu'on déteste ai-je déjà souvent entendu. Je ne me suis jamais vraiment reconnu dans cette définition. Jamais vraiment je me suis retrouvé transcendé par un de ses films, jamais je ne l'ai vraiment détesté. Mais à ce niveau, Snake Eyes est quelque peu une exception. Même s'il a des allures de spectacle fort classique ce film, je suis néanmoins captivé par le huis-clos qui parvient à s'installer dans ce grand casino d'Atlantic City.

Nicolas Cage et Gary Sinise.  Nicolas Cage et Gary Sinise.  Nicolas Cage et Gary Sinise.

Au cœoeur de l'intrigue, De Palma a mis Nicolas Cage, pour incarner un flic un peu petite-frappe qui aime jacasser dans les grandes basses-cours. Et puis voilà qu'il assiste à un assassinat politique en plein match de boxe. Est-ce l'opportunité de grimper et étant au bon endroit au bon moment ? …Ou est-ce plutôt le moment de ne pas trop se faire repérer car le poisson est un peu trop gros pour lui ? En tout cas, De Palma sait jouer de toutes les parties de son décor : salle de boxe, salle de jeu, hôtel, envers du décor, pour tisser son intrigue et c'est littéralement cela le sel de ce thriller fort bien mené. Rien que pour cela, je trouve que ce film possède un mérite énorme et trop rare. Ainsi ne puis-je que vous le conseiller chaudement.

 

 

 

 

5.  Le Général 

John Boorman. Des fois, en discutant à droite à gauche, je me rends compte que cet auteur n’est pas forcément aussi connu que je ne pourrais le penser, même parmi certains avertis. Alors – je ne dis pas – un averti connaîtra sûrement John Boorman, au moins de nom, parfois sachant citer un ou deux films qu’il a vu de lui, la forêt d’émeraude étant souvent le plus cité. Mais malgré cela, peu semblent vraiment connaître John Boorman. Il ne connaisse pas l’esprit créatif qu’il est, ce génie mystique capable de s’évader dans des audaces visuelles et personnelles absolument ahurissante. Delivrance, Zardoz, Excalibur… Tout ça c’est le génie de John Boorman incarné. Et je trouve que c’est important d’avoir ça en tête pour se rendre compte à quel point ce mec est capable parfois de retournements complets dans sa posture de cinéaste. A côté de ce cinéma semi, voire totalement, fantastique, il y a des œuvres incroyablement intimistes, sobres, et pourtant incroyablement sincères et fortes. Et pour moi, ce Général en fait clairement partie.

 

Je ne vais pas vous mentir plus longtemps, moi-même quand j’ai découvert ce Général, je ne connaissais pas plus que cela John Boorman. J’avais aimé Excalibur, la forêt d’argent, Zardoz… Je ne savais donc du coup absolument pas à quoi m’attendre en partant à la découverte de ce film qui semblait tellement à contre-pied de ce que je connaissais et ce que j’aimais de l’ami Boorman. Or, ce qui m’a surprit, c’est que finalement, même sans fantastique et effets formels déments, Boorman reste Boorman. J’ai retrouvé dans ce Général ce cinéma très incarné, avec des personnages totalement passionnés, en dehors des codes moraux, et qu’un univers brime par principe, par mécanisme, par hasard de l’histoire. J’aime cette vision très socialisante de Boorman à voir le monde comme un système qui dépasse l’humain et dans lequel l’humanité se retrouve dans une certaine forme de lutte, lutte à travers laquelle permet de s’exprimer une réelle authenticité de l’être et de sa vie. J’aime aussi cette exigence formelle qu’on retrouve aussi dans ce Général. Même si c’est en noir et blanc, c’est loin d’être classique. C’est beau, c’est nerveux, c’est cru. Et puis surtout, ce film, c’est aussi ce merveilleux casting. Brendan Gleeson pour le meilleur rôle de toute sa carrière. John Voight, Jim Sheridan… C’est beau. C’est pur. Vraiment, j’adore vraiment ce film…

 

 

 

 

6.  Starship Troopers  

 L'un de mes plus anciens amis doit se frotter les mains et rire aux éclats en voyant qu'au final trône ce Starship Troopers en bonne position d'un de mes classements. Oui tu as gagné ! Sacripouille ! Coquet coquin ! Car oui, au départ, il était loin de m'avoir conquis d'enthousiasme ce Starship Troopers : au contraire ! Il m'a mis bien mal à l'aise. Il faut dire, j'étais encore au collège quand je suis allé le voir et je n'avais certainement pas encore la maturité pour l'apprécier pleinement pour ce qu'il était ce film, d'autant plus que, lorsque c'est l'ami Paulo – j'ai nommé sieur Paul Verhoeven – il faut s'attendre à tout, surtout au pire.

Gaumont Buena Vista International (GBVI) Casper Van Dien. Gaumont Buena Vista International (GBVI) Gaumont Buena Vista International (GBVI)

Il avait été taxé de tout et de n'importe quoi ce Starship Troopers à sa sortie. Il est vrai que cette société d'humains où l'armée te bourre le mou en permanence pour aller à la conquête de nouveaux territoires désertiques dont tout le monde se contrefout avait de quoi déranger, surtout aux Etats-Unis. Nos chers amis d'outre-Atlantique disaient que ce film avait des relans d'extrême-droite et semblait faire l'apologie du IIIe Reich. La réalité c'est qu'il peignait le patriotisme nauséeux qui mouvait alors les Etats-Unis de l'époque vers une Guerre en irak que peut ne comprenait. De la première partie du film à l'école et au camp d'entraînement, jusqu'à la seconde partie du film en plein combat, on voyait clairement comment cette logique et cette dictature de la pensée se mettait en place et quelles pouvaient en être les conséquences. Bref, une petite petite corrosive que ce Starship Troopers qui, de plus, se bonifie au fur et à mesure qu'il vieillit.

 

 

 

 

7.  Bienvenue à Gattaca  

Il fait partie des réalisateurs qu'on connaît sans vraiment connaître cet Andrew Niccol. Pourtant ces quelques films notables se distinguent toujours par leur sobriété et leur fluidité. C'est clairement le cas de ce Bienvenue à Gattacadont le style épuré sait aussi pleinement correspondre à son propos. Car oui, à Gattaca il est avant tout question de pureté génétique. Le gêne détermine l'individu, alors on purifie les individus en purifiant leur patrimoine génétique. Terminées les galipettes entre papa et maman sur la banquette arrière d'une Camaro garée en bord de plage, maintenant c'est la pipette dans l'éprouvette.

 Ethan Hawke. Columbia Pictures Corporation Uma Thurman et Ethan Hawke. Columbia Pictures Corporation

Seulement voilà, notre héros, incarné par un impeccable Ethan Hawke, a lui bien été conçu dans une Camaro, et il doit se battre pour atteindre les échelons les plus élevés de la société, notamment en feignant la pureté génétique qu'il n'a pas, en usurpant l'identité d'un autre. L'intrigue à ce niveau là est remarquablement bien ficelée et le film sait se faire passionnant de bout en bout. Certes, à l'image de son ambiance, il reste très posé, mais cela n'empêche pas l'émotion. Personnellement, c'est parfois plus des films comme cela qui savent me toucher durablement que d'autres qui jouent trop ouvertement de l'émotion facile.

 

 

 

 

8.  Titanic  

 Douze ans avant d'être l'homme de tous les records pour un film, Avatar, dont beaucoup s'interroge sur sa réelle nature de chef d'œuvre, James Cameron était déjà l'homme de tous les records mais avec ce coup-ci un autre phénomène : Titanic. Là aussi, beaucoup s'interrogeaient sur sa réelle nature de chef d'œuvre, d'autant plus que, contrairement à Avatar, Cameron n'avait alors pas raté la pluie d'Oscar. Le succès de ce film pharaonique, dans lequel l'ami James engloutit sa fortune personnelle, avait été perçu alors comme un film pour midinette, un spectacle classique sans réelle originalité, un phénomène de plus qu'on ne pouvait expliquer… Le pire, c'est qu'ils avaient raison…...

Leonardo DiCaprio. Collection Christophe L. Leonardo DiCaprio et Kate Winslet. Collection Christophe L. Collection Christophe L.

Oui, Titanic est un film classique, oui il est plus ou moins un film de midinette… Mais pourquoi le mettre si haut dans mon estime alors ? Quatrième de ce classement ? Tout simplement parce que, bien qu'il soit classique, ce Titanicest avant tout un spectacle sincère, un spectacle généreux qui donne absolument tout. Titanic c'est un décor magique, c'est un final dantesque, mais c'est aussi un grand classique de l'histoire amoureuse qui dépote. Personnellement, il ne m'en faut parfois pas beaucoup plus : Titanic est un film fait avec le cœur, eh bah ça tombe bien parce que c'est aussi avec ça que je regarde les films… Pas vous ?

 

 

 

 

9.  Dark city  

 Un an avant Matrix, ce Dark City posait déjà les bases de ce qui allait devenir le succès du film générationnel des frères Wachowski. Même principe, mêmes personnages, même parcours… Un individu lambda se rend compte que son monde cloche  et il fera tout pour s'en libérer. Il existe néanmoins une réelle différence ici entre le film d'Alex Proyas et la Matrix des Wachowski, c'est l'univers bien plus sombre, bien plus gothique dans cette cité toujours plongée dans la nuit…...

 

 

Le film n'a connu qu'un succès d'estime lors de sa projection à Cannes et auprès de quelques spectateurs avisés, mais jamais le grand public ne lui rendra véritablement hommage. Pourtant le film recèle de qualités, notamment celle de son ambiance en tout point remarquable. De plus, Proyas se permet le culot de faire de la science-fiction et de la bonne, c'est-à-dire que celle-ci ne se limite pas qu'à un déluge d'effets-spéciaux (par ailleurs ici très discrets) mais se permet d'ouvrir sur un questionnement concernant la nature humaine de l'homme. Nul doute pour moi, c'est un chef d'œuvre qu'on se doit de découvrir si ceci n'est pas encore fait.

 

 

 

 

10.  Mad City  

Costa-Gavras a toujours été connu pour son cinéma engagé, et même si ses œuvres américaines souffrent parfois plus d'académisme que les autres, elles n'en perdent pas forcément leur force. C'est le cas notamment de ce Mad City où le pouvoir de montage de la part des médias est la ici cible visée.

 

 

 

 

  

Pour mener à bien sa démonstration, le réalisateur grec passe par l'intermédiaire d'une intrigue remarquablement tissée où une minable prise d'otage désespérée orchestrée par un ancien gardien de musée renvoyé la veille se transforme en grand show médiatique suite l'intervention d'un grand journaliste qui avait été mis sur la sellette. Travolta et Hoffman sont parfaits, le film atteint son objectif sans faiblir. Une magnifique démonstration de cinéma-militant.

 

 

 

 

 

 

Mais aussi…...

 

 

 U-Turn

Ce n'est pas le plus connu des films d'Oliver Stone, pourtant c'est presque l'un des films que je lui préfère. Road movie en plein désert qui finit en thriller pas très net, le film a ce soupçon de folie qui le rend très séduisant. Les personnages incarnés par Sean Penn, Nick Nolte ou bien encore (et surtout) Jennifer Lopez sont très intrigants et apportent beaucoup de substance à cette plongée en enfer. De plus, le film peut se vanter d'avoir un suspense et un rythme de très haute volée. Tiens, limite aurais-je dû le faire figurer dans mon top 1à celui-là…...

 

 http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/36/10/96/19649758.jpg Le dîner de cons  

Francis Weber n'en était pas à son coup d'essai au niveau de la comédie, et ce Dîner de cons n'est certainement la première aventure dans laquelle il fait officier son personnage fétiche, le fameux François Pignon. Pourtant, avouons que là, Weber fait fort, et parvient à instaurer un rythme et une richesse dans ce film qui relève du grand art. Ce film bien évidemment ne serait rien sans ses acteurs. Villeret, bien évidemment, décroche sûrement là le rôle de sa vie. Mais ce serait oublier aussi les remarquables Daniel Prévost et autre Francis Huster qui s'en donnent ici à cœur joie. Même des acteurs irritables deviennent irrésistibles (mais peut-être justement parce que leurs personnages sont censés être irritants), c'est le cas de Lhermitte et de Frot. Au final, la pantalonade fonctionne puissance mille, et à chaque fois que l'occasion se présente de la voir, on se dit toujours qu'on se contentera que de dix minutes ce coup-ci, mais au final c'est tout le film qu'on regarde… C'est un signe en soi…...

 

 The Ice Storm

Ce n'est pas forcément le film d'Ang Lee le plus connu, ni même le plus apprécié. Il est vrai que, comme son nom l'indique, cet Ice Storm est assez froid dans son ton et dans son propos. De plus, il n'est pas sans se coltiner un vieux look de films où des petits bourgeois se remettent sans cesse en question. Néanmoins, il parvient à peindre quelques personnages avec une réelle réussite et une pertinence qui ne se rencontre pas partout. Ainsi, le clou de la réussite se retrouverait sûrement dans les personnages adolescents, notamment ceux incarnés par Tobey Maguire (déjà à l'écran l'ami Tobey, eh bah !) mais surtout celui de Christina Ricci qui, au sortir de la famille Addams, était parvenue à une interprétation glaçante.

 

 Vampires

Un Carpenter, et encore un ! le style reste le même, la formule est efficace. Ce mélange de western et chasse aux vampires à un aspect défouloir absolument jouissif. Sur ce point, le maître John manie encore la série Z et les codes du genre avec maestria si bien que pour ma part, j'ai encore été conquis.

 

 

 

 Las Vegas Parano

Film culte pour certains, personnellement je n'irais pas jusque là. Mais c'est vrai qu'il est sympathique ce trip déjanté de l'ami Gilliam. On retient surtout la prestation remarquable de Johnny Depp ou bien l'apparition à hurler de rire de Tobey Maguire. Très nerveux, le film peut être un peu fatigant pour certains. Pour ma part, j'y ai quand même pris mon pied : à vous de juger.

 

 

 

 Tokyo Eyes

Expatrié au Japon, le Français Jean-Pierre Limosin s'amuse des codes du cinéma oriental pour nous sortir ce film fait de presque rien, mais qui possède néanmoins un réel pouvoir de captation. Mais qui est donc vraiment ce jeune ado qui s'amuse à tirer à blanc sur les gens ? Epuré et très « smoothy », ce Tokyo Eyes sait se faire finalement une très bonne curiosité.

 

 

 

 Fourmiz

Pas le plus réussi des films d'animations du Studio Dreamworks, Fourmiz vaut néanmoins le coup d'une part pour ses doublages originaux (Woody Allen, Sharon Stone, Sylvester Stallone) et surtout pour la subtilité de son propos. A la même époque, Pixar sortait un Mille et une pattes largement plus guimauve et gnan-gnan que ce spectacle efficace et malin.

 

 

 

 Hors d'atteinte

Ah moi, quand on me fait se fricoter George Clooney et Jennifer Lopez, je frétille déjà de l'œil ! Surtout que – âge d'or de Soderbergh oblige – ce jeu de chat et de la souris est fort bien mené et possède un réel aspect suave et charmeur. Pour ma part, c'est du tout bon.

 

 

 

 

 Kirikou et la sorcière

C'était une petite surprise que de découvrir ce film d'animation de Michel Ocelot. Je m'attendais à quelque-chose de banal et dont l'intérêt ne résidait qu'au fait de dire que c'était artisanal. Finalement il y a une réelle audace dans cette histoire qui sort des sentiers battus et même une belle créativité visuelle. L'air de rien, à faire le compte, j'ai bien dû déjà me le farcir trois ou quatre fois, sans jamais me lasser. Comme quoi, les préjugés….

..

 

 Des hommes d'influence

Pour une fois qu'un film de Barry Levinson parvient à me convaincre de bout en bout, autant ne pas se priver pour en vanter les mérites. Avec un De Niro et un Dustin Hoffman tordant de rire, ce film traite intelligemment et drolatiquement des manipulations de médias et d'opinion publique. L'humour noir et un petit zest de folie savent faire de cette fable une comédie brillante et surtout diablement efficace. Ne nous en privons pas.

 

 Small Soldiers  

Joe Dante est indéniablement un banni d'Hollywood, mais quand il en à l'occasion, il sait s'en venger. En effet, c'est au papa des Gremlins que l'on doit ce Small Soldiers qui, sur bien des points d'ailleurs, n'est pas sans nous rappeler les aventures des petites bébêtes qu'il ne faut pas nourrir après minuit. Ici, ce sont des magnats du jouet qui se risquent à implanter une puce militaire dans des petits GI Joe afin – qu'enfin – les pubs qui nous montrent des jouets faisant des trucs extraordinaires ne soient pas mensongères.Mais bien évidemment les jouets dérapent et très vite l'ami Joe se lâche dans un trip aussi grinçant qu'amusant. Pour l'anecdote, il faut savoir qu'au final le film s'est légèrement fait vilipendé par la critique et n'est pas vraiment rentré dans l'histoire du cinéma. Malgré tout, moi, votre serviteur, ne peut s'empêcher de vous inviter, si le cœur vous en dit, à vous risquer à une expérience aussi inattendue que potentiellement jouissive.

 

 


 

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Publié par L'homme-grenouille - dans Sélections de l'homme-grenouille
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commentaires

Alex 22/11/2015 15:43

Top 10 absolument génial, même si j'aurais mis "titanic" un peu plus haut, et que Mad city pour moi ne mérite pas autant d'estime. Et le diner de cons mérites la première place devant "The Big Lebowski"
J'aurais rajouté: "L'Associé du diable" et surtout: le chef d'oeuvre: "La Vie est belle".

l'homme-grenouille 17/06/2015 13:49

Fouillouille, mais oui !
Après The Big Lebowski, voila que j'oublie un autre film que j'adore.
Mais heureusement que vous êtes tous là.
Je corrigerai ça ce week-end...

Zhurricane 17/06/2015 01:27

Salut, n'aurais tu pas oublié un film de John Boorman : "Le Général" dans ton classement ?

Martin 17/08/2014 19:54

Ouf alors, je me sens utile ^^

L'homme-grenouille 14/08/2014 23:37

Par tous les dieux mais c'est vrai !
Et il faut qu'en plus ce soit mon film préféré des frères Coen ! Roh le boulet !

Merci à toi Martin. Grâce à toi je vais pouvoir corriger ce tragique oubli et surtout je vais pouvoir m'autoriser une séance de martinet bien méritée.

Je corrigerais ça avant la fin du mois, promis !

Martin 14/08/2014 17:08

Bon classement, mais il manque: The Big Lebowski .

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