Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 avril 2006 3 26 /04 /avril /2006 02:57

  En 2002 sortait sur les écrans l'adaptation américaine d'un fameux film d'épouvante japonais au nom énigmatique : Ring. Le succès de ce remake fut complet, aussi bien critique que populaire, et nuls ne tarirent d'éloges sur la mouture de Gore Verbinski. Il faut dire que l'original japonais, sorti en 1997, n'avait pas su se faire connaître en dehors de ses bases, si ce n'est que par une poignée d'initiés. C'est donc au travers de la version américaine que le public occidental a découvert l'histoire étrange mais captivante de cette cassette-vidéo tueuse qui assénait la mort à tous ceux qui s'étaient osés à la visionner. Si Verbinski s'est donc simplement contenté, pour l'essentiel, de resservir l'original en y apportant quelques retouches personnelles, il est néanmoins passé totalement à côté du propos dispensé par Hideo Nakata dans le Ring original. Cette lacune peut sembler accessoire, pourtant c'est ce qui différencie le film d'épouvante classique qu'est le Ring américain, de l'oeœuvre cohérente et envoûtante qu'est son homologue japonais.

 

 

 

                                         

 

 

 

  C'est parce qu'il est tellement injuste d'entendre autant d'éloges à propos d'un film qui n'est au fond qu'une vague relecture superficielle d'une œoeuvre beaucoup plus aboutie que je me suis senti obligé d'écrire cet article. J'espère que je saurai vous convaincre de rendre à Nakata ce qui lui est dû, c'est-à-dire le mérite d'avoir su mener une réflexion pertinente sur le film d'épouvante à partir d'un film incontestablement révolutionnaire.

 

 

 

 

Bref synopsis pour les égarés.

 

 

Bref rappel du postulat de ces deux films pour ceux qui ne seraient pas trop au courant : Ring relate l'histoire d'une étrange cassette-vidéo, qui passe de main en main, et qui aurait le pouvoir maléfique de tuer tous ceux qui se seraient osé à la regarder, une semaine jour pour jour après visionnage. Comme pour annoncer le début du compte à rebours, le téléphone se met toujours à sonner mystérieusement à la fin de la bande. Les deux versions, japonaises et américaines, ouvrent de la même manière sur une soirée passée entre deux amies, dont l'une va mourir après avoir révélé à l'autre qu'il y a sept jours exactement, elle avait vu la fameuse cassette maudite. C'est alors le début d'une enquête sur cette bande-vidéo meurtrière : une journaliste va s'efforcer de comprendre les mécanismes de cet étrange phénomène paranormal. Son enquête la conduira rapidement à mettre la main sur la fameuse cassette. Parce qu'elle veut savoir ce qu'il y a dessus, mais surtout pour vérifier si la rumeur est vraie, la journaliste se décide à la visionner. Dès lors, la journaliste passe de l'autre côté du miroir, car comme le prévoyait la rumeur, le téléphone sonne. Elle sait dès lors que le temps lui est compté : il lui reste exactement sept jours pour percer le secret de la cassette-vidéo tueuse et ainsi briser la malédiction qui pèse sur elle.

 

 

 

 

 

 

 

 

  Pour se faire aider dans cette course contre la montre, la journaliste va retrouver son ex-mari, un prof d'université. Personnage froid et sceptique, il est celui qui va disséquer chacune des images de la bande vidéo pour essayer d'en percer le sens. C'est là que les deux versions ont tendance à diverger quelques peu. Même si ce ne sont que des différences purement formelles, le fond reste plus ou moins le même. Les déductions du couple vont les conduire à remonter la piste d'un meurtre, celui d'une petite fille jetée par son père dans un puits parce qu'elle semblait avoir été engendrée par un mauvais esprit. Le couple va s'efforcer de retrouver le puits afin d'y remonter le corps de la petite fille, pensant ainsi briser la malédiction. Dans un premier temps, ils penseront avoir réussi, puisque la journaliste survivra au seuil fatidique des sept jours sans être frappée de mort. Cependant tout va être remis en cause lorsque le lendemain, l'ex-mari succombera à la fin de son délai de sept jours. Une logique a échappé à la journaliste ; une logique qu'elle ne va pas tarder à comprendre. Elle saisit en effet pourquoi elle a encore la vie sauve : elle, à l'inverse de son mari, elle a fait une copie de la cassette tueuse pour la montrer à quelqu'un d'autre. Elle s'est affranchie de la malédiction en transmettant le fardeau à quelqu'un d'autre. Ainsi, pour libérer son fils, qui par inadvertance à regardé la cassette, elle va le convaincre de faire à son tour une copie et de transmettre la malédiction à autrui. Ce procédé met donc en place un cercle vicieux, ce Ring qui veut que pour sauver des vies, il faut en menacer d'autres.

 

 

 

 

                                           

 

Plus qu'un film d'épouvante chez Nakata : une réflexion sur le rapport du spectateur à la peur.

 

Avec Ring, Hideo Nakata n'a pas voulu se contenter de resservir un énième film d'épouvante en reprenant les codes habituels du genre. En effet, on sent clairement dans ce film une volonté de réfléchir aux mécanismes du film d'épouvante afin de comprendre ce que le spectateur vient au fond chercher dans ce type de spectacle. Quand on y réfléchit bien, les films d'horreur nourrissent en eux-mêmes un véritable paradoxe : quel plaisir peut prendre le spectateur à regarder un film d'horreur ? Qu'est-ce qui le pousse à vouloir se confronter à des situations éprouvantes voire désagréables ?

 

 

 

 

  

  C'est finalement tout ce paradoxe qui est induit dans l'histoire de la cassette-vidéo tueuse : tout le monde sait qu'elle tue, et pourtant tout le monde la regarde. Le comportement de Reiko (la journaliste - sur la photo en haut à gauche) lorsqu'elle met enfin la main sur la vidéo maudite est la parfaite illustration de ce comportement contradictoire. La jeune femme est pleinement au courant de la rumeur qui court autour de cette cassette. Elle connaît également plusieurs cas, donc celui de sa nièce, qui ont succombé à la malédiction, ce qui apporte encore plus de véracité à la rumeur. Elle a bien ressentie dans la vidéothèque que cette cassette avait quelque chose de surnaturel. En somme, tout vient lui confirmer l'idée que si elle se met à regarder la cassette, elle va elle aussi tomber sous le coup de la malédiction. Pourtant que fait-elle ? Elle la regarde quand même ! Un être sensé se serait bien gardé de prendre un tel risque : il suffisait de laisser la cassette dans la vidéothèque et personne ne serait mort. Jamais le cercle infernal des copies ne se serait lancé…

 

 

 

                         

 

 

 

Le comportement de Reiko est donc en soit totalement irrationnel, surtout que nombre d'événements étranges surviennent avant qu'elle ne visionne la cassette ; des événements qui sont autant d'avertissements qu'elle décidera négliger quand même. Qui ne s'est pas dit devant cette scène : « Mais quelle idiote ! Ne mets pas cette foutue cassette ! ». Pourtant, dans le for intérieur de chaque spectateur, chacun attendait qu'elle prenne ce risque, aussi démesuré puisse t-il sembler. Pourquoi ? Non pas par sadisme, mais parce que si la jeune femme avait réagi de manière rationnelle et prudente, on retombait dans la vie de tous les jours. Il ne se serait passé plus rien d'intéressant : en somme il n'y aurait plus eu de film ! C'est cela avant toute chose que le spectateur vient chercher dans le film d'épouvante : le risque. Il est en effet ancré bien profond dans les mœoeurs de nos sociétés modernes la peur de prendre des risques. C'est une peur typique des sociétés qui ont atteint un haut niveau de prospérité matérielle. Jouer sa carrière pour un vieux rêve, secourir une petite grand-mère agressée par des délinquants, investir dans une affaire risquée ou bien encore accoster une jolie fille assise à la terrasse d'un café : voila autant de choses que nous nous refusons tous de faire par la simple considération du risque. C'est pour cela que le film d'épouvante est de plus en plus prisé par nos contemporains : c'est parce qu'ils mettent en scène des personnages qui prennent des risques que nous n'aurions pas osé prendre tels que le fait entrer dans un manoir lugubre, accepter de vivre tout l'hiver seul dans un hôtel construit sur un ancien cimetière indien... ou bien encore regarder une cassette-vidéo maudite.

 

 

 

 

  

  C'est pour cela que tout le monde trouve un grand intérêt à ce que Reiko se décide malgré tous les avertissements à visionner la cassette. C'est un acte totalement irrationnel, mais il satisfait pleinement notre soif de risque. Notons d'ailleurs qu'il s'agit là d'un acte volontaire de la part du personnage principal. C'est souvent là un élément indispensable à tout bon film d'épouvante : la situation perturbatrice doit découler d'un action ou d'un choix effectué volontairement par le protagoniste de base, et souvent en connaissance du danger. Jack Nicholson savait que des événements morbides avaient eu lieu dans l'hôtel qui allait causer sa perte dans Shining. De même, la poignée d'ados qui partent à la recherche de la sorcière dans le Projet Blair Witch savaient qu'une équipe de joyeux lurons étaient déjà morts avant eux, alors qu'ils se risquaient à la même aventure. C'est la prise de risque qui grise le spectateur devant un film d'épouvante. D'ailleurs, quand le calvaire dans un film est subi par le protagoniste, qu'il n'a aucune responsabilité dans son sort, comme dans Saw par exemple, on sort souvent du film d'épouvante pour entrer dans le registre plus basique du film d'horreur.

 

 

 

Le choix qui est fait par Nakata de se servir d'une cassette-vidéo comme outil narratif principal de son film d'épouvante n'a d'ailleurs rien d'anodin. La cassette-vidéo est de nos jours (du moins à l'époque du film) un des rares moyens par lequel le citoyen lambda s'autorise à prendre un risque. C'est un risque certes bien réduit : le spectateur ne risque pas la mort, au pire juste une nuit de cauchemars. Pourtant, l'acte du spectateur répond aux mêmes logiques que celles des protagonistes de film d'épouvante : il a fait un choix volontaire en connaissance de cause, pour s'orienter sur une voix risquée. Il aurait pu aller voir une comédie familiale, il a choisi le film d'horreur. En fixant comme instrument d'épouvante une cassette-vidéo maudite, Nakata vient directement mettre en abîme le spectateur dans l'intrigue du film. Le film devient dès lors d'autant plus évocateur dans la mesure où il parle de nous, spectateurs occasionnels ou non de films d'épouvante. Or, quel regard porte Nakata dans ce Ring sur notre désir de nous faire peur ?

 

 

 

                  

 

 

 

Ring nous présente différents types de spectateurs pour cette cassette-vidéo tueuse, et donc différentes motivations face à la peur. On constate que dans la grande majorité, ceux qui sont le plus souvent attirés par la vidéo maudite sont pour la plupart des adolescents. Nakata aime les présenter comme des individus en recherche constante de leurs limites. L'adolescent est par essence le public le plus friand de film d'épouvante car il cherche à prendre conscience par lui-même des marques de sa propre existence. Les adolescents victimes de la cassette-vidéo tueuse s'étaient également risqués à leurs premiers ébats sexuels. Par là, Nakata cherche à montrer que le goût du danger n'est en fait qu'une composante de cette fascination éternelle que voue l'homme à Eros et Thanatos, les deux extrémités de l'existence. Chercher à entrer en contact avec les deux limites de la vie, le sexe et la mort, c'est avant tout chercher à poser des contours qui permettront à l'individu de mieux percevoir son ego. On peut donc dire de façon assez paradoxale, que Nakata présente la volonté de se faire peur comme un désir normal et tout ce qu'il y a de plus sain.

 

 

 

Mais il y a dans Ring d'autres types de spectateurs que ceux qui sont attirés par Eros et Thanatos. L'héroïne par exemple, illustre un autre aspect du spectateur du film d'horreur. Si elle décide de se risquer à regarder la cassette-vidéo maudite, c'est pour poursuivre son enquête, pour découvrir la vérité. La peur n'est donc pas ici vécue comme une expérience mais comme un obstacle à surmonter. L'épouvante joue ici un rôle encore davantage initiatique. D'une certaine manière, Reiko incarne le spectateur qui s'inflige des obstacles dans l'unique but de les surmonter : celui qui ne recherche pas le contact avec Thanatos mais qui entend se domestiquer en domestiquant ses peurs. Le regard porté sur l'ex-mari serait quand à lui plus à nuancer. Riuji, c'est le spectateur de fait : celui qui se retrouve devant les films d'horreur sans état d'esprit pré-établi. Son détachement semble lui conférer une certaine force, pourtant sa mort finale, qui le prend par surprise, témoigne au fond d'une réelle vulnérabilité. Enfin, on pourrait noter le cas de Yoichi, l'enfant, qui serait un dernier type de spectateur, celui qui s'expose inconsidérément à la peur.

 

 

 

 

      

 

 

 

 

 

Une mise en perspective d'un cercle vicieux : celui de la peur.


 

 

 

La façon qu'a trouvé Nakata de faire cesser la malédiction est au fond très révélatrice : elle témoigne bien de sa perception des mécanismes de diffusion de la peur chez les humains. Il la présente comme un cercle vicieux, d'où au fond le titre du film : The Ring. En effet, comme nous avons eu l'occasion de le rappeler précédemment, Reiko doit sa survie au fait qu'elle ait copié la cassette maudite et qu'elle l'ait fait visionner à quelqu'un d'autre. Ainsi, la seule façon qu'elle ait de sauver son fils Yoichi, qui est lui aussi sous le coup de la malédiction, c'est de faire à son tour une copie et de la montrer à quelqu'un autre. Le jeune garçon ne manque pas de souligner la faille de la démarche : en agissant ainsi il ne fait que se libérer de la malédiction en en accablant un autre. C'est alors qu'est mis en évidence toute la dimension perverse d'un tel procédé : l'autre n'aura qu'à perpétuer la pratique pour se sauver lui-même, et ainsi de suite. En somme, ce Ring tend à nous montrer qu'il n'y a rien de malsain à se confronter à la peur, mais que par contre nos méthodes pour nous en affranchir répondent souvent à une certaine forme d'égoïsme.

 

 

 

 

 

 

 

Au fond, à partir de la lecture que donne Nakata, le sentiment qui est placé au coeœur des mécanismes de diffusion de la peur c'est l'égoïsme. Si la prise de risque permet aux humains de se parfaire et de s'accomplir, la peur elle ne fait que révéler ses aspects les plus primaires, comme l'instinct de survie. Partager la peur reste en effet le meilleur moyen de s'en soulager. Ainsi a t-on tendance à partager nos angoisses, à aller aux films d'horreur accompagné, voire pire, à se recommander chaudement les films qui nous ont le plus mis mal à l'aise. La peur est un sentiment dont l'humain en tant qu'individu a instinctivement envie de se décharger sur les autres, sur le groupe. D'une certaine manière la peur révèle la cohésion du groupe humain, comme le témoigne le risque qu'accepte de prendre Riuji pour aider sa femme, ou encore celui que prend Reiko pour son sauver son fils. D'un autre, elle révèle la primitivité de l'instinct humain qui n'hésite pas à risquer la vie des autres pour sauver la sienne : car au fond, si Reiko avait accepté l'idée du sacrifice, ou mieux encore de l'ignorance, elle aurait enrayé la spirale infernale des copies de cassettes.

 

 

 

 

Le Ring de Verbinski : mais pourquoi au fond avoir fait un remake ?

 

 

Ceux qui auront été convaincu par cet article (et qui ont vu les deux versions) comprendront dès lors tous les reproches que j'ai envie de faire au remake de Gore Verbinski. Certes, le film n'est pas si désagréable à regarder, surtout quand on ne connaît pas l'original, mais il n'en reste pas moins qu'une lecture très superficielle de la pensée transcendante de l'oeœuvre de Nakata. Si le film original était jugé si pertinent par United International Pictures (le studio qui a produit la version américaine) pourquoi ne pas s'être simplement contenté d'acheter les droits de distributions pour projeter l'original sur les écrans américains ?

 

 

 

  

Les succès de Tigre et Dragon ou encore récemment de la Marche de l'Empereur montrent que le public américain peut s'ouvrir à des films qui ne répondent pas forcément à ses codes. Malheureusement, les grandes majors hollywoodiennes sont trop soucieuses de défendre leur pré carré pour qu'ils se mettent subitement à favoriser l'émergence du cinéma étranger sur le territoire US où ils exercent un monopole presque absolu. C'est parce que ce serait un bien mauvais calcul financier que de laisser se développer la concurrence sur le marché national qu'Hollywood a tout intérêt à ne pas donner envie aux Américains de regarder ailleurs que chez eux. Les barrières de la peau, de la culture et de la langue sont des barrières ténues que la politique de remakes s'efforce de maintenir. « On vous dit beaucoup de bien du cinéma d'épouvante japonais ? Ne vous inquiétez pas, on a déjà acheté les droits ! The Ring, The Grudge, Dark Water... Tout est en tournage ! Ce sera aussi bien, et même mieux, car au moins ça se passera chez nous avec des actrices et une langue qu'on connaît ! »

 

 

 

                      

 

 

 

Certains trouveront certainement que je m'enflamme un peu trop pour pas grand-chose ! Ils me diront qu'il en faut pour tous les goûts, et qu'au fond les remakes c'est une bonne chose car chacun va voir la version qu'il veut. A ceux là je leur dirais qu'au contraire, il ne faut pas négliger le mal que font la plupart des remakes à la diversité du cinéma. Même en France, nous sommes victimes de cette standardisation américaine que tend à imposer Hollywood. Combien de chefs d'œoeuvre avons nous rechigné à aller voir tout simplement parce qu'ils ne correspondaient pas aux codes à partir desquels ont a formaté nos goûts ?

 

 

 

                                                    

 

 

 

Il est vraiment dommage de voir qu'aujourd'hui des gens ne veulent pas s'oser à regarder des films étrangers parce que, dans la forme et dans le fond, on pense qu'ils ont tout pour déconcerter le spectateur occidental ! Certes, il est bien difficile de reprocher quoi que ce soit à la sublime Naomi Watts dans le Ring de Verbinski, mais par contre, comment de pas regretter le jeu plus subtil, plus épuré, plus évocateur d'Hiroyuki Sanada qui, dans la version américaine, est remplacé par un piètre Martin Anderson, sorte de Tom Cruise de poche qui réduit le personnage à un stéréotype éculé. De même, comment ne pas regretter la présentation subtile, tout en sous-entendus, de la nature de la relation entre Riuji et Reiko, quand on constate que Verbinski se sent obligé de nous infliger une scène de ménage aussi artificielle que grossière ? Enfin, comment se contenter des grosses ficelles de films d'horreur, à base de gros bruits stridents et d'images glauques, quand on connaît la force de suggestion qu'a Nakata pour mettre en place une atmosphère pesante ?

 

 

 

 

 

Ce sera donc par ce grand cri (RAAAAAAHHH !!!) que je conclurai cet article, afin de vous inciter, pour ceux qui ne le font pas encore, à vous ouvrir aux cinémas étrangers et à ne plus vous restreindre au simple cinéma occidental car, je vous assure, vous vous privez là d'aspects vraiment merveilleux du septième art.

 

 

 



Partager cet article

Repost 0
Publié par L'homme-grenouille - dans Films trop méconnus ou incompris
commenter cet article

commentaires

L'homme-grenouille 08/03/2015 12:44

Salut à toi Trienor,

Je viens de lire ton commentaire et, ma foi, tu n'as pas tort ! Comme j'aime à l'afficher, tout n'est finalement qu'une question de point de vue ! Qu'on puisse se retrouver dans les choix de Verbinski, je conçois carrément. Le mec n'est pas un tâcheron absolu après tout...

Après c'est juste que moi, j'aime le minimalisme de Nakata et, encore aujourd'hui, ça me chagrine qu'on puisse se dire / nous dire que cet aspect épuré dessert le propos et la démarche du film d'épouvante alors que, à mon sens, pas du tout.

C'est vrai que quand j'avais écrit cet article (il y ans tout de même !) mon intention était surtout de sensibiliser mes lecteurs au fait qu'un remake n'était pas simplement "la même chose mais en mieux". Non, il y a une singularité au film de Nakata. Alors si c'est pour voir le remake après l'original, pourquoi pas. Le Verbinski se distingue, il a son identité, il fait le truc à sa sauce, même si, à mon sens, c'est une sauce un peu trop standardisée. Ce qui me dérange plus par contre, c'est quand on se met à penser que le visionnage du remake peut bien dispenser de l'original. C'était plus contre cette dynamique d'esprit que je m'insurgeais car c'était pour le coup se fermer les portes de nombreux cinémas bien merveilleux...

En tout cas, merci pour ton commentaire. Il a en plus un mérite inattendu : il m'informé que cet article existe toujours ! Je le croyais disparu suite à une mise à jour sauvage d'overblog, mais il semblerait qu'il soit encore visible pour certains d'entre vous ! Ainsi aurais-je une question cher Trienor : as-tu accès à cet article grâce à la version mobile ou bien y as-tu accès sur la version classique (si oui, avec qu'elle navigateur ?) Libre à quiconque d'ailleurs de répondre à ce mystère, ça me ravirait !

L'homme-grenouille 29/03/2015 21:15

Eh bah merci d'une telle contre réponse ! Je n'ai presque plus rien à ajouter !

Merci aussi de tes précisions concernant l'accès à l'article. Il semblerait que le problème vienne du fait qu'overblog ait changée les adresses des articles, d'où mes liens qui ne fonctionnent plus. Encore du pain sur la planche qui m'attend. Idem, je vais essayer de reprendre en main la mise en page...

Merci encore pour ton message !

A une prochaine sur ce blog !

trineor 13/03/2015 12:59

Salut l'homme grenouille !

Oui, c'est vrai qu'en resituant l'article avec l'âge qu'il a, je comprends bien quelle a pu être ton intention : on oublierait presque qu'à l'époque, l'industrie hollywoodienne s'était entichée de films d'horreur asiatiques avec la ferme intention d'épuiser le filon du remake jusqu'à la corde presque autant qu'elle a entrepris aujourd'hui d'épuiser le filon de l'adaptation de comics. Et il faut bien avouer que le plus souvent, ça n'a pas été très flatteur pour les originaux. Le film de Nakata a bien son identité, et si effectivement il peut rester des gens pensant que le visionnage d'un remake dispense de l'original, il est plus qu'utile de rappeler que ce n'est pas le cas.

J'ai accédé à ton article depuis mon ordinateur, par le biais d'une simple recherche google sur Verbinski et Nakata (j'étais curieux de savoir s'il y avait quelque part des traces de déclarations / réactions de Nakata à la sortie du film de Verbinski). =) Il est donc toujours accessible, et ça m'a fait plaisir à la lecture d'être tombé dessus !

trineor 07/03/2015 10:18

Je ne comprends toujours pas, après lecture de l'article, ce que le remake a contre lui, à part d'être un remake. Le fin de votre article ne montre pas les manquements de Verbinski, elle dénonce de façon générale le principe même du remake. En quoi les éléments intelligents que vous soulignez dans l'original de Nakata (même si pour certains, ils me semblent tenir de la surinterprétation) sont-ils absents de la version de Verbinski ?

J'avais tout à fait compris le propos sur l'égoïsme chez Nakata. Je le retrouve chez Verbinski. Le premier film garde le mérite d'avoir tout inventé. Mais le second est plus abouti visuellement, mieux photographié, mieux mis en scène, et le comportement de la personnage principal y semble moins passif et plus cohérent, ce qui augmente de beaucoup le sentiment d'angoisse et d'inextricabilité de la menace.

l'homme-grenouille 08/01/2015 19:58

Merci beaucoup Alain !
J'ai suivi le conseil et je me suis efforcé de faire au mieux !
Merci de m'en avoir donné l'occasion et - surtout - la motivation !

En espérant que tu trouveras peut-être d'autres articles à ton goût sur ce blog !

Alain Rouxhet 02/01/2015 11:21

Félicitations pour cet excellent article (qui ne vieillit pas et mériterait une relecture pour corriger les fautes d'orthographe).

*LA ROSA* 11/09/2007 16:12

Je suis d'accord avec toi !*Sérieusement le grand public quand ils voyent un film qui sort ils ne se demandent pas d'où vient le film, de quelle livre il a été adapté ou...c un remake ? si oui de quel film ? Par exemple KING KONG en 2005 g vu des gens qui disaient que c'était le remake du film des 70's ! Quand on m'a dit sa j'avais envi de leur foutre des pins. Ou encore avec Alien et Predator en 2004 Je leur demandait s'ils connaisaient Alien et Predator et ils me disent : "Ah oui je les ai découvert dans leur premier Alien vs Predator !" la j'était vert de rage mais le pire c qu'en plus je leur ai montré les 4 Aliens et les 2 Predator. Et ils me disent :" c nul c mal fait y a pas d'image de synthèse !" la je lui en ai mis un ! Sa m'énerve surtout que la tv ne montre pas assez de vieux film ou de film original (exemple RING mais cinéfrisson a passé l'année dernière les 3 films japonais au lieu de mettre les américaines la j'était content et sa a fait 10 de mes potes qui ont découvert ces films et ils ont adoré ! même préféré les films originaux japonais !*

Présentation

  • : Le blog de l'homme-grenouille
  • Le blog de l'homme-grenouille
  • : Exilé d'Allociné mais la motivation reste intacte ! Par ce blog j'entends simplement faire valoir notre droit à la libre-expression. Or, en terme d'expression, celle qui est la plus légitime est celle des passions. Moi, je suis passionné de cinéma, et je vous propose ici mon modeste point de vue sur le septième art, en toute modestie et sincérité, loin de la "bien-pensance" mondaine. Puisque ce blog se veut libre, alors lisez librement et commentez librement. Ce blog est à vous...
  • Contact

Recherche