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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 23:19

Universal Pictures 

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« Le désordre le plus affreux et le plus total qu'il m'est été donné de voir »

Andrew O'Hehir.

 

 

« Kelly ne rend pas son nouveau film si facile à aimer, tant il joue de rebondissements et menace de disparaître dans le terrier de ses obsessions. »

Manohla Dargis (New York Times)

 

 

 

« Southland Tales fut si mauvais qu'il me fit me demander si Kelly avait déjà rencontré un être humain ».

Jason Solomons (The Observer)

 

 

« Les placements de caméras et les cadrages de Kelly sont dans les meilleurs manuels scolaires mais se révèlent calimiteusement médiocres ».

Glenn Kenny (Premiere)

 

« Kelly vise haut mais a dû tirer trop près de ses oreilles. Voila la seule façon de rendre compte de la qualité de ses dialogues. »

David Edelstein (New York Magazine)

 

 

 

 

Aucune ambiguïté possible : c'est à un véritable lynchage auquel s'est livré la critique sur Southland Tales, deuxième film de Richard Kelly, lors de sa présentation officielle au festival de Cannes de 2006. « Affreux, mauvais, calamiteux, médiocre, etc… » quelque soient les pays, quelque soient les journaux, on n'y est pas allé de main morte au sujet du dernier long-métrage de ce jeune réalisateur plutôt prometteur, celui qui s'était illustré six années plutôt avec son estimé Donnie Darko. Il est vrai qu'à la vue de sa bande-annonce, ce Southland Tales apparaissait comme un véritable ovni dont on se demandait bien ce qu'il pourrait en ressortir. Malheureusement – et j'ai envie de dire, scandaleusement – seuls les critiques cannois auront eu le droit de se faire leur idée sur grand écran puisque, suite à ce lynchage en règle, le film ne trouvera même pas de distributeur pour être projeté aux Etats-Unis ni à l'étranger. Bien que remonté par Kelly car jugé trop long et trop fouillis, seules de très rares salles américaines, et quelques élues britanniques, auront connu cet infime honneur. Aux USA le film est d'ailleurs déjà sorti directement en DVD, dans l'espoir de sauver Kelly du naufrage financier. La situation est telle qu'aujourd'hui, à la veille du festival de Cannes 2008, Southland Tales n'est toujours pas prévu en France…

  

Richard Kelly

  

Banni. C'est bien le mot qui convient le plus pour qualifier ce qui est arrivé à Southland Tales. Car, au final, ce film n'a même pas eu la chance de se défendre lui-même face au public. C'est un sort assez incroyable, et relativement affligeant, quand on prend le temps de réfléchir à cette situation. En effet, quoi de plus révoltant de constater que la simple opprobre de quelques « spécialistes », qui pour l'occasion se sont mués en concile inquisitorial, a finalement valeur d'ostracisme pour un jeune réalisateur qui a pris le risque d'adopter une voie originale quoique déroutante ? D'ailleurs, à bien lire, Kelly a-t-il été lynché pour malhonnêteté, pour facilité ou pour arrogance ? Non. Kelly a été jeté dans la fosse aux lions pour avoir été « désordonné », « obsédé », « difficile à aimer »… et je ne reprends là que les mots des critiques ci-dessus. Un auteur doit-il donc être accessible, soucieux d'être aimé, et respectueux du saint ordre pour ne pas se voir affublé des qualificatifs de « mauvais » et de « calamiteux » ? Alors c'est Lynch qu'on enterre ! C'est Kubrick que l'on damne à jamais ! Le lynchage en soi est déjà un principe hautement répugnant, mais quoi de pire en plus quand il frappe la créativité et l'audace.

Car, oui ! Pour avoir eu la chance d'avoir mis la main sur un DVD fraîchement sorti aux USA de ce Southland Tales, je ne peux désormais taire mon indignation. « Désordonné ? » Pour sûr, ce Southland Tales l'est. « Obsédé ? » Peut-être, c'est un qualificatif à discuter. « Difficile à aimer ? » Tout dépend de son ouverture d'esprit et de sa capacité à prendre du recul sur une expérience cinématographique hors-norme. En tout cas c'est un film à part qui cherche à découvrir un aspect de cet art encore inexploré. Et pour une fois qu'un auteur se risque à une entreprise audacieuse ; pour une fois que nous ne sommes pas confronté à un énième film formaté et normalisé aussi bien dans la forme que dans le fond, il me semble que nous avons tout à gagner à nous laisser pénétrer par celui-ci, même si c'est au risque d'être déçu, plutôt que de faire preuve d'hermétisme et de juger un film par sa capacité à rentrer dans des catégories qu'on a prédéfini pour lui. Quelle erreur de jugement que de considérer que Southland Tales ne ressemble à rien sous prétexte qu'il ne ressemble à rien d'autre !

  

Affiche américaine. Universal Pictures

  

L'ironie de l'histoire a voulu que Richard Kelly ait été victime de ce qu'il mettait justement en avant dans son Southland Tales. Voila qu'un film, qui cherche à bouleverser le jeu des respectabilités, qui cherche à renverser les étiquettes, se retrouve lui-même victime d'un esprit bien pensant qu'il dénonce et qui se voit affublé des étiquettes qu'on cherche à lui coller. Sur son blog d'ailleurs, ce cher ami Coxwell notait fort à propos comment l'étiquette était, en fin de compte, ce qui reliait le mieux le propos de l'artiste à cette inquisition cinéphilique dont il a été victime. « Southland Tales est une réflexion sur la règle de l'étiquette. Elle fut jadis, celle des hommes chaussant des souliers à talons rouges ; aujourd'hui elle est celle des rednecks endimanchés, des célébrités ratées en mal de reconnaissance, des tâcherons vindicatifs et complexés devant les génies artistiques et intellectuels. Southland Tales, c'est la revanche du nerd et du tocard sur la bien-pensance de l'aréopage des Grands respectés de ce monde. Le cri des mal-aimés complexés qui cherchent un endroit pour être ce qu'ils sont : ordinaires et/ou superficiels. »

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Victime de ce qu'il cherche à dénoncer, quel incroyable destin que celui de Richard Kelly. Voilà pourquoi, bien qu'il ne soit pas sorti dans les salles – d'ailleurs ne sortira-t-il d'ailleurs jamais – je me permets de rédiger cet article en forme d'incitation à la découverte de ce Southland Tales. Sûrement aurez vous entendu le pire sur ce film, vous décourageant ainsi à le voir. C'est pour cela que je vous invite à lire les lignes qui suivent qui, sans qu'elles risquent peut-être de vous dévoiler quelque peu l'histoire, au moins vous apporteront néanmoins des éléments pour avoir envie de vous livrer à cette expérience. Loin d'être mauvais, loin d'être vide de sens et de fond, ce Southland Tales recèlent de nombreuses qualités qui le font toucher au but... à condition, bien sûr, que ce but ait été clairement identifié.

 

 

"This is the way the world ends"

Tout commence le 4 juillet 2008. Caméscope au poing, on filme les festivités parmi la middle-class américaine. Soudain un flash blanc. Au dehors apparaît dans le ciel l'imposante silhouette d'un champignon atomique. Les Etats-Unis attaqués, commence alors la troisième guerre mondiale, le tout sur fond d'élections présidentielles qui pourraient bien influer sur les libertés civiques au sein du pays. « This is the way the world ends » nous dit-on alors. C'est ainsi que le monde prend fin.

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L'annonce de la fin du monde semble décidemment être un thème de prédilection chez Richard Kelly puisque après un lapin géant qui annonce l'apocalypse à un jeune adolescent dans Donnie Darko, voila maintenant qu'elle est prophétisée par une star du X et un acteur un peu décérébré. Les adeptes du premier film de Richard Kelly retrouveront d'ailleurs leurs marques progressivement. Même si le ton est nettement plus frapadingue, on retrouve cette mélancolie lancinante propre à Donnie Darko. Au fond, le premier film de Kelly avait déjà cette drôle d'ambiguïté entre l'aspect contemporain et fantastique de son univers. Il ne se déroulait pas dans le temps présent mais quelques années auparavant, juste avant l'élection présidentielle de George Bush en 1988. Cela lui conférait un aspect aussi bien actuel que décalé. Même chose pour ce Southland Tales, on est en 2008 (le film est tourné en 2006), donc théoriquement un peu dans le futur. On retrouve une situation qui nous semble pleinement contemporaine, mais avec un regard décalé.

 

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Southland Tales semble donc déjà dégager un « style Kelly », mais néanmoins ce film se distingue aussi pleinement de son prédécesseur et surprend par son ton. Oui, Southland Tales semble s'orienter vers un registre très grave en évoquant une fin du monde qu'il s'ose à lier avec des questions d'actualité chaudes et sérieuses comme la guerre en Irak, le Patriot Act ou même certains propos de l'actuel président Bush. Pourtant, le ton n'est au final pas si grave que cela. Kelly s'ose d'ailleurs à traiter cette étrange association sur le ton de la farce. C'est du moins ce qu'il laisse supposer au début de son film, avec une mise en scène décalée et surtout, une volonté affirmée de tourner dès le départ en ridicule sa propre démarche.

 

 

Au-delà de l'étiquette, au-delà des apparences.

 

 

Déstabilisant. Pour sûr que ce Southland Tales ne cesse de nous déstabiliser durant toute sa première heure. L'intrigue se déroule sur plusieurs plans, avec des personnages dont on a du mal à cerner le lien, surtout que nombre d'évènements ne sont expliqués qu'une fois qu'ils se sont déroulés. Voila donc un film qui appelle à la confusion, d'autant que chaque bout que l'on parvient à saisir ne semble avoir ni queue ni tête, où tout simplement aucun intérêt. Le pitch du film, qui semble tenir sur la disparition mystérieuse d'un célèbre acteur lié à la future élection, un dénommé Boxer Santaros (incarné par Dwayne Johnson), tombe bien vite en eau de boudin quand on le retrouve aux bras du star du X, une certaine Krysta Now (incarnée Sarah Michelle Gellar), avec laquelle il a écrit une histoire de science-fiction absolument pathétique, mais qui s'avère être finalement la véritable trame de ce Southland Tales.

 

 

Tourner en ridicule son propre scénario ? Quel intérêt ? Que peut-on bien tirer d'un film qui se tourne lui-même en ridicule ? A dire vrai, c'est là toute la clef de la démarche. Au fond, ce n'est pas le film qui se tourne lui-même en ridicule, mais c'est le spectateur qui le considère comme voulant être ridicule. C'est à partir des signaux qui lui semblent clairs, et que Kelly lui envoie intensionnellement, qu'il attribue une étiquette négative à l'ensemble de l'intrigue et des personnages. En effet, à la base, une histoire de science-fiction n'a rien de ridicule par nature. Mais une histoire de science fiction racontée par un acteur décérébré, qui plus est incarné lui-même par une ancienne star du catch au jeu d'acteur limité, j'ai nommé Dwayne Johnson alias The Rock, auquel s'ajoute une participation scénaristique de la part d'une actrice porno aux raisonnements forts simplistes : on ne peut que le prendre au ridicule. Il suffit de regarder le casting de film pour comprendre la démarche : Seann William Scott alias Stiffler dans American Pie ; Mandy Moore, Justin Timberlake, auquel s'ajoute donc The Rock et Buffy… Nul n'est porté à être crédible. On ne compose pas un tel casting pour un film qui entend développer un propos, se dit-on. L'étiquette attribuée, Richard Kelly n'a plus qu'à la renverser.

 

 

Là où Southland Tales devient intéressant, c'est lorsque dans sa deuxième partie, il se décide à renverser la donne. « This is the way the world ends ». La fin du monde est-elle donc là, dans ce désordre et ce chaos qu'apportent le terrorisme, la rébellion politique avec ces drôles de personnages que sont les Neo-Marxistes, ou bien encore dans la décadence morale et intellectuelle symbolisée par cette fameuse Krysta Now ? Eh bien non. Nos représentations morales ont tendances à les stigmatiser comme les symboles mêmes de la non-culture, de la non-société, de la déchéance, mais finalement ce sont leurs actions qui vont prendre le plus de sens dans cette situation apocalyptique.

Tout d'abord, nous qui riions encore il y a peu de l'histoire absurde et simplette écrite par cet acteur basique et de son hardeuse candide, voilà qu'on nous la présente finalement comme le récit de la réalité ; de la réalité à venir. De piètres dramaturges les voilà devenus prophètes. La femme de Santaros, autre blonde appelée à être tournée en ridicule, accuse un instant le Baron Von Westphalen d'être un traître. Le clan familial lui démontre par a+b qu'elle raconte n'importe quoi, et pourtant à elle aussi la fin donnera raison. On se moquera de Roland Tarvener, incarné par Seann William Scott parce qu'il ne va plus aux toilettes depuis six jours. C'est parce que c'est un messie nous dira la fin. Tous les personnages appelés à être ridiculisés voient leur image toujours renversée.

 

 

« La revanche du nerd et du tocard sur la bien-pensance »

 

Dans cette ambiance d'apocalypse vers laquelle le film nous embarque progressivement, on se surprend même à assister, dans la continuité du renversement d'étiquette, à un renversement de valeurs. Face à cette apocalypse, les choses et les actes ne prennent plus tout à fait le même sens. Face à une fin du monde inévitable, les valeurs sont dès lors retournées. Les seuls à savoir s'en réjouir et en profiter sont encore une fois les mêmes : les Boxer Santaros, les Krysta Now, et autres junkies sur la plage et dans les rues… Alors que les rebondissements politiques du Baron Von Westphalen deviennent incroyablement superflus à la veille d'un jugement dernier, la danse sensuelle entre Santaros et ses deux nymphes prend des allures d'accomplissement final presque religieux.

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Paradoxalement, ce Southland Tales, à l'image d'un Donnie Darko, s'éloigne de la dramaturgie au fur et à mesure que la fin inexorable approche. La mort devient un soulagement dans la mesure où elle a une portée d'accomplissement et surtout de sens. C'est le cas de cette apocalypse-ci où la destruction est ici signe de vie, vie au jour le jour, de plaisir. Un plaisir suggéré par la danse, un plaisir suggéré par les manifestations spontanées, ou bien encore par la réconciliation intérieure que symbolise l'opposition des deux Taverner. La mise en scène posée, accompagnée d'une musique de Moby de très bon ton, appelle à la méditation, mais aussi à la contemplation sur l'instant.

Or, que ressort-il de cette contemplation du monde « futuriste » de 2008 ? Il ressort qu'au final, les propos d'une Krysta Now au sujet de la liberté sexuelle, de la distinction entre sexe et violence, ou bien encore de l'arbitraire des convenances par rapport au sexe, ont finalement beaucoup plus de pertinence face à une apocalypse que les discours politiques qui ont été choisis pour agrémenter ce film. Elle a bien plus accumulé de plaisir et d'expérience de la vie en vivant au jour le jour que ce que laisse paraître d'eux des Baron Von Westphalen et autre Bobby Frost, dont l'univers suggère le froid et l'atonie.

 

 

Au fond, le véritable désordre n'est paradoxalement pas celui où les gens sortent n'importe comment dans la rue dans une atmosphère de simili-anarchie. Au contraire, ici tout semble prendre un sens au sein de cette diversité de prise de liberté. Le véritable chaos, la véritable anarchie est finalement à chercher dans le désordre du début de film, où tout le monde peut se faire descendre sans vraiment en comprendre le sens ; où les soldats pointent la foule du haut de leur mirador et les descendent comme à fête foraine ; et où une atmosphère de violence plane dans le pays et dans le monde sans qu'on en connaisse vraiment la raison. Au final, cette histoire violence sans sens véritable insufflée chez les hommes à cause de ralentissement de la Terre relève vraiment du ridicule. Mais au final, par le jeu de valse d'étiquettes et de valeurs auquel procède ce Southland Tales, il amène forcément à nous poser devant la situation politique actuelle avec une certaine impression d'absurdité. Ainsi, les garants de la culture et de la civilisation sont ces tocards, ces hommes et ces femmes qui vivent au jour le jour et font vivre une culture saine. D'un autre côté, les artisans du chaos sont finalement ceux qui prétendent justement sauver la civilisation et la culture.

 

 

Finalement, tout le jeu de ce Southland Tales est de renverser notre jeu de représentations. La situation actuelle paraît cohérente, pourtant elle nage dans l'absurdité et le ridicule. A l'inverse, nous sommes conditionnés pour jeter l'opprobre et combattre, par le mépris ou par les actes, ceux qu'on considère arbitrairement comme des agents de l'avilissement social. Mais finalement quelle logique a un tel comportement ? En cela, le mode de pensée de la belle ingénue Krysta Now en deviendrait presque un appel à la logique absolue : « If you want to fuck me, you can fuck me… NOW ».

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Conclusion : apprendre à s'ouvrir à l'expérience.

 

 

Il me serait possible de tenir un tel sujet bien plus longtemps, mais finalement aller plus loin réduirait l'intérêt de découvrir le film. Si, par miracle, Southland Tales, finit par sortir dans nos européennes contrées, alors sûrement je me risquerais à un article complémentaire qui clarifierait le sens plus complexe de l'intrigue. En attendant, je me limiterais à cette simple mise en bouche, à cette simple démonstration, qui permet de prendre conscience de ce que peut être l'expérience Southland Tales. Mais justement, je souligne bien le caractère empirique du film car c'est bien sur l'expérience que vous vous en ferez vous-même que vous pourrez vraiment intérioriser à votre façon le propos du film. C'est un film audacieux, qui prend le parti osé de passer par le chemin de l'expérience cinématographique, plutôt que celui du discours, pour transmettre un propos. A mes yeux, c'est un film qui sollicite suffisamment de qualités pour qu'il mérite le détour.

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Ainsi est-il déplorable que des jugements hâtifs condamnent scandaleusement ce film si honnête dans sa forme et si ambitieux sans son fond. Mais c'est le grand problème des critiques professionnels que de devoir donner un verdict précipité sous peine de passer pour des incompétents. Aussi j'espère que tous ceux qui sont prêts à s'y risquer laisseront à ce Southland Tales l'occasion de les séduire et de les pénétrer.

 

Affiche teaser américaine. Universal Pictures

 

 



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Publié par L'homme-grenouille - dans Films trop méconnus ou incompris
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commentaires

Startouffe 11/05/2008 21:39

Il sortira en zone 2 !C'est officiel : Wild Side distribuera le film en DVD en France. Ils nous promettent même une édition bien plus léchée que la minimaliste édition US. On auras notamment droit aux deux montages de Kelly, le second (celui que j'ai vu) étant parait-il bien plus accessible que le premier. En tout cas, sûrement seras tu réjouie comme je le suis d'apprendre une telle nouvelle ! Tu auras donc l'opportunité de te faire ta propre opinion sur ce film vraiment décalé.

Un conseil néanmoins, attends toi à autre chose que Donny Darko ! Je ne suis pas sûr qu'avoir aimé le premier film de Kelly te fasse automatiquement aimer le second. Si je dis cela, c'est bien entendu pour te préparer à ce film hors-norme qui, tu verras, peut très facilement désarçonner.

Sinon, pour ce qui est de la critique, il est vrai qu'elle est presque sans concession côté presse, mais je tiens à noter que je ne suis pas pour autant le seul article à défendre ce cher Southland ! Vas sur la fiche Allociné du film et rends toi dans la catégorie dédiée aux blogs, tu verras qu'on est déjà quelques uns à avoir pris parti pour ce "Southland Tales" !

GKlopp 11/05/2008 14:05

Après avoir vu Donnie Darko -qui est quand même un film incroyable - j'attendais avec beaucoup d'impatience le prochain film de Richard Kelly. Et j'ai vraiment été extrêmement déçue de voir à quel point son nouveau film avait était descendu. Et c'est avec une immense joie que j'ai lu cet article -enfin un article qui dit du bien de Southland Tales- il me tarde donc vraiment de le voir même si la sortie française semble plus que compromise, voir même totalement exclue... En espérant qu'un jour, le dvd sorte en zone 2...

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