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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 11:41

Un appel au regard critique sur le monde


A arrêter là notre regard, X-Files est donc une série passionnante à plus d'un titre et pour plus d'une raison. Capacité à user avec grande efficacité des ficelles qui font recettes, tout comme un ancrage dans la réalité sociale de son époque, la série de Chris carter cumule les qualités. Néanmoins, ce qui a été présenté jusqu'à présent n'a pas encore totalement mis en valeur la subtilité de la démarche d'X-Files sur le long terme. On évoquait à l'instant l'effet patchwork que peut jouer la série lorsqu'elle accumule les histoires paranormales de toutes origines et de toutes natures. Il est vrai qu'au final, seul le complot extra-terrestre peut être considérée comme une intrigue suivie qui possède une véritable évolution sur le long terme, ce qui ne représenterait qu'un petit tiers des épisodes. Pourtant, à prendre une vision générale de la série, on peut se rendre compte que ceci n'est pas tout à fait vrai, et cela pour des raisons autres que celles que nous avons déjà vu.

                                             

Une série qui joue avec ses propres conventions


Le propre d'une série est de savoir garantir la présence de certains éléments récurrents d'un épisode sur l'autre. C'est logique : cela permet au spectateur de s'assurer qu'il y aura, dans le cas d'X-Files par exemple, au moins du fantastique et des enquêtes policières à se mettre sous la dent. Cependant, même si X-Files est une série qui répond effectivement a fixé, pour chacun de ses épisodes, ses propres codifications, elle sait néanmoins surprendre en sachant en jouer subtilement pour créer une dynamique d'ensemble sur le long terme. X-Files est une série qui sait jouer de nos attentes pour nous surprendre et au final susciter un certain mystère sur le déroulement de chacun de ses épisodes. Or ,c'est en cela qu'X-Files peut être considérée comme une transition entre les séries des années 80 et les séries des années 2000.

La première subtilité d'X-Files, et qui parvient finalement à la rendre très captivante, c'est justement sa capacité à jongler entre les épisodes qui traitent de la conspiration autour des extra-terrestres – épisodes qui ont une continuité entre eux – avec les épisodes totalement indépendants les uns des autres, du moins en ce qui concerne leur intrigue. Il n'y a pas vraiment de règle dans la fréquence d'apparition des uns par rapports aux autres. Les épisodes concernant la conspiration au sujet des extra-terrestres représentent en tout et pour tout un gros quart de l'ensemble des épisodes, ce qui est peu, et la régularité des apparitions n'est pas assurée, quelque soit les saisons. C'est un petit peu au petit bonheur la chance et c'est cela qui rend l'enchaînement des épisodes d'autant plus captivants. Alors certains diront que cette manière de procéder est une façon illusoire de prolonger la durée de vie de la série, ce qui n'est d'ailleurs pas totalement faux quand on voit comment la conspiration extra-terrestre finit par trainer sur le long terme. Mais quoiqu'il en soit, une chose est sure, Chris Carter a su habilement jouer de qui pourrait être un défaut pour en faire une incontestable qualité pour sa série.

Aussi surprenant soit-il, quelque soit la nature de l'épisode – qu'il s'agisse d'un épisode indépendant ou d'un épisode qui concerne la conspiration – on retrouve dans chacun d'entre eux un jeu de fausses pistes dans lequel le spectateur est conduit malgré lui. Les épisodes concernant la conspiration n'étant pas aisément identifiables, on n'est d'autant plus crédules face à la tournure que pourra prendre l'intrigue qui s'apprête à se dérouler sous nos yeux. Or, il n'est pas rare de se faire tourner en bourrique ! Un peu comme Mulder qui veut voir des OVNI partout, le spectateur est prêt à se laisser naïvement embarquer dans une interprétation de l'intrigue qui correspondrait à celle d'un épisode de la conspiration. Scully est certes toujours là pour lui rappeler qu'il ne faut pas se laisser aveugler par ses croyances, mais, dans une série fantastique comme X-Files, on serait tenté de penser que le cartésianisme de Scully lui donnerait forcément toujours tort. Or, il se trouve que, selon les épisodes, le scepticisme de la belle a parfois raison ! Ainsi, pour chaque épisode, le spectateur se doit-il d'être perpétuellement en porte-à-faux, ouvert sans cesse aux multiples pistes évoquées, car X-Files cultive les surprises et les renversements de ses propres codes.

Il arrive par exemple qu'un épisode semble débuter comme s'il allait aborder de front la conspiration extra-terrestre, mais en fait ce n'est pas le cas. Dans Eve par exemple, quand la petite Cindy évoque le fait qu'elle ait vu des lumières et des éclairs rouges avant l'exsanguination de son père, Mulder ne manque pas de conclure hâtivement à une intervention d'extra-terrestres venus mener des expériences. Or, il s'avèrera effectivement à la fin que ces chers petits hommes verts n'y sont pour rien dans cette affaire. Pour ce qui est du vaisseau fantôme (Saison 2, épisode 19), les preuves semblent encore plus flagrantes. Des marins reviennent comme s'ils avaient tous vieillis d'un coup : pour Mulder, cela ne fait pas l'ombre d'un doute, il s'agit encore une fois de ces expériences menées par le gouvernement dont il a déjà entendu parler, qui utilise les technologies extra-terrestres de déplacements spatio-temporels. Finalement, se retrouvant vite confrontés au cœur du problème, les agents finissent vite par se rendre compte qu'il s'agit finalement des effets d'une météorite qui n'a rien à voir avec les fractures spatio-temporelles. L'emballement de Mulder ne fait pas toujours force de loi ce qui, inconsciemment, conduit le spectateur a toujours rester en éveil face aux éventuels bouleversements de l'histoire au cours des épisodes. C'est aussi parce qu'on ne sait pas vraiment où on va que finalement, on reste captivés par chaque nouvel épisode de cette série.

Captivés, nous le sommes d'autant plus que l'effet inverse peut se produire, c'est-à-dire qu'un épisode concernant les extra-terrestres peut arriver sans forcément crier gare. Avec les premiers épisodes, on pensait pourtant qu'ils seraient annoncés de manière aussi flagrantes que le furent le pilote et le troisième épisode, Enlèvement. Pourtant il n'en est rien, et les exemples sont nombreux dans ce type de rebondissements. Dans le dernier épisode de la saison 1, rien ne laisse suggérer immédiatement que l'on a à faire avec des hybrides mi-humains, mi extra-terrestres. C'est vrai finalement, un gars qui saigne du sang vert, avec tout ce qu'on a vu auparavant dans la série, ça peut être n'importe quoi ! Ce n'est que progressivement, en menant l'enquête, que la véritable nature de l'enquête se découvre. Cela peut-être encore plus tordus, comme dans l'épisode intitulé Le Musée Rouge (Saison 2, épisode 10). Le Musée Rouge est une secte qui exerce dans un petit village perdu aux tréfonds des Etats-Unis. Ils sont vite impliqués dans une histoire d'enlèvements étranges où des jeunes disparaissent le temps d'une nuit pour finalement réapparaitre avec un marquage dans le dos : « s'en est un », ou « s'en est une ». Tout de suite l'histoire de focalise sur cette secte, sur son gourou qui communique par l'intermédiaire d'un clavier et dont on cherche déjà le don surnaturel. Et puis finalement rien du tout, Mulder et Scully se rendent compte que la population sert de village-test d'exposition au gênes extra-terrestres, que ce soit par des piqûres concernant les jeunes, que par la consommation de viandes bovines pour l'ensemble des habitants. La secte, végétarienne de confession, servait finalement d'expérience témoin car c'étaient les seuls sujets du village qui ne pouvaient être exposés aux éléments extra-terrestres. Au final, le paranormal ne se trouvait ni dans le gourou, ni dans la secte. Bien au contraire, c'étaient les seuls éléments normaux de l'intrigue ; le spectateur étant ainsi pris à contre-pied. Parfois, on apprend même qu'à la toute fin que l'intrigue concernait en fait nos chers hommes verts : c'est le cas notamment de Masculin-Féminin (Saison 1, épisode 13). Dans cet épisode, des hommes et des femmes sont tués par un habile séducteur qui, en plus d'avoir la faculté de susciter un désir sexuel irrésistible grâce à une intense production de phéromones, est en plus en mesure de changer de sexe à volonté. Par leur enquête, les agents Mulder et Scully en viennent à incriminer des sortes d'Amishs appelés les Ames-Sœurs qui semble tirer leur pouvoir d'une glaise spéciale qui les empêchent de vieillir. Or, une fois que cette enquête – déjà riche en paranormal – est sur le point de se conclure, v'là ti pas qu'on se rend compte sur le plan final qu'il s'agissait en fait d'êtres venus d'ailleurs.

Pour ce qui est de mener par le bout du nez le spectateur, passant d'un registre fantastique à un autre, certains épisodes savent se faire très forts. Pour le cas de Masculin Féminin, l'auteur s'est amusés à additionner les phénomènes paranormaux, chose à laquelle il ne nous habitue pas forcément. Mais pour d'autres épisodes, comme celui d'Eve par exemple, il n'y a qu'un seul phénomène paranormal mais les pistes sont volontairement faussées sans cesse. L'épisode commençant avec un cadavre, celui du père de la petite Cindy, vidé de son sang avec deux points rouges dans la nuque, on s'imagine tout de suite avec des vampires. Mais voilà que la petite Cindy évoque des éclairs, des choses qui viennent du ciel : ni une ni deux – nous venions juste d'en parler – Mulder croit aux extra-terrestres. Mais paf ! Voilà qu'on retrouve une autre gamine à l'autre bout des Etats-Unis, exactement identique, dont le père a connu le même sort exactement au même moment. Voilà qu'on se retrouve sur une affaire impliquant des clones, issus d'un programme d'eugénisme datant des années 50, et qui semblent entretenir entre elles des liens paranormaux. Mulder et Scully fixent donc comme origine du problème le docteur qui s'est osé à relancer le programme d'eugénisme et qui s'avère elle même un clone de la première génération, celle des années 50. Tout semble donc se démêler donc – on pense que le meurtrier des pères sont des clones des années 50, et finalement non ! Dernier retournement de situation, les vraies meurtrières sont en fait les petites filles qui ont développés leurs pulsions meurtrières plus tôt que prévu. Patatra ! On aura été mené par le bout du nez du début jusqu'à la fin : le paranormal ne se trouvant pas – une fois de plus – là où on l'attendait. La série peut même aller plus loin dans la démarche puisqu'elle peut carrément enfreindre ses propres codes en occultant carrément le fantastique de son intrigue. C'est le cas notamment de l'épisode intitulé le fétichiste qui, malgré les multiples pistes, ne s'avère être finalement qu'un simple psychopathe, sans aucune particularité surnaturelle. Encore une fois, le spectateur aura été pris à contre-pied.

Cette façon de faire n'est pas anodine, car elle change totalement la posture du spectateur face à l'épisode. Au lieu de suivre avec crédulité les théories d'un Mulder qui aurait toujours raison de voir du fantastique là où Scully se refuserait rationnellement à en voir, nous voilà obliger de faire preuve d'un réel sens critique. Au fond, cette posture est d'autant plus efficace qu'elle est salutaire. Efficace, cette posture l'est au niveau de la démarche fantastique car, comme on l'a souligné, l'irrationnel ne fonctionne d'autant mieux qu'il prend place dans un monde bien réel et lui rationnel. Salutaire enfin, car finalement X-Files ne joue pas sur une paranoïa absolue et permanente, mais sur une démarche beaucoup plus médiane qui, finalement, invite le spectateur à observer sa réalité de la même manière qu'il est invité à le faire dans la série, c'est-à-dire avec un minimum de distance critique.

                             


Une série faite d'ambiguïtés


C'est là-dedans que peut finalement se trouver toute la longévité de cette série, dans son jeu d'ambiguïté. Car finalement, une série qui n'a pas d'ambiguïté, n'a plus d'intérêt à être regardée dès qu'elle a donné sa vision des choses. Il est vrai que, ce qui surprend au fond, c'est qu'X-Files, bien qu'il s'agisse d'une série qui capte l'attention autour des sentiments de peur et de paranoïa, ne joue pas toujours toutes ses cartes à fond et préfère jouer de l'équivoque. Si X-Files joue effectivement des croyances populaires contre le rationalisme du monde actuel, elle ne défend pourtant pas corps et âme les hommes et femmes de foi. Pour exemple, bien qu'X-Files joue la carte de la paranoïa au travers de la théorie du complot, elle tourne néanmoins en ridicule ces zélateurs de la psychose que sont les « Francs-Tireurs ». Lors de sa rencontre avec eux (Saison 1, épisode 16), Scully ne manque pas de souligner chez eux leur caractère asocial et surtout leur propension à enregistrer toute conversation téléphonique comme pour se conforter dans l'idée que ce qu'ils font a suffisamment d'importance au point d'être écouté. De la même manière, Mulder ne manque pas de marquer de la distance lorsqu'il rencontre Maw Fenig, autre « ufophile » lorsqu'il se fait arrêter sur le site du crash d'un vaisseau extra-terrestre. On pourrait penser que Mulder fait preuve de prudence face à un potentiel ennemi, mais il est aussi tout à fait concevable que l'agent fédéral marque en fait un certain mépris pour cette caricature de fanatique auquel il ne veut pas être assimilé.

La personnalité même de Mulder tend d'ailleurs à cultiver cette ambiguïté de posture face au surnaturel. Certes, Mulder incarne à lui seul l'envie de tout-un-chacun à savoir le monde plus fantastique qu'il n'est ; de se dire que le monde dans lequel on vit n'est pas aussi banal et pauvre de signification et qu'il y a probablement des cadavres d'extra-terrestres qui se baladent sur nos routes dans des camions banalisés ou bien encore des incubateurs d'hybrides dans le vieux hangar situé à l'autre bout de la rue. Pourtant, il est vrai que ce goût pour le fantastique n'occulte jamais chez Mulder l'importance d'un minimum de démarche logique. Dès l'épisode pilote, il démontre d'ailleurs comment il est rationnellement envisageable de reconnaître que certaines choses nous dépassent dans ce monde. En effet, au scepticisme de Scully concernant ses croyances, il répondra que « quand la science conventionnelle ne vous apporte aucune réponse, est-ce qu'on ne doit pas en fin de compte introduire le fantastique dans le champs des plausibilités ? »

On avait d'ailleurs déjà évoqué à ce sujet les méthodes rigoureuses que pouvait utiliser l'agent Mulder quand il s'agissait de prouver l'existence d'un phénomène paranormal, comme c'est le cas notamment avec ses comparaisons de chronomètres. D'ailleurs, Mulder, un peu à l'image de la série, prend toujours le contre-pied de ceux qui lui présentent des affaires comme étant surnaturelles. Dans le fétichiste, on lui présente les cas de mutilation sur cadavre comme étant le fait d'extra-terrestres, mais Mulder n'y prête que peu attention et collecte les preuves qui finalement lui font rejeter cette thèse. Même, dans la main de l'enfer, où l'officier de police évoque à raison une messe noire visant à faire apparaître le diable, Mulder tire tout à l'ironie, se moquant même de la souche où se déroule la cérémonie, disant d'elle qu'avec quelques étoiles collées dessus on pourrait en faire une table basse très cosy. Scully est d'ailleurs étonnée quand elle entend par la suite que son coéquipier penche malgré tout pour l'explication satanique, car il s'agit là de deux attitudes contradictoires. Mulder l'explique par le fait qu'il ne voulait pas entretenir les croyances locales, alors que pourtant la série – elle – se plait à les entretenir de son côté.

Finalement, c'est là que se retrouverait toute la démarche de la série : l'usage de l'ambiguité permet à la série de ne pas rester dans une démarche monocorde, facile certes, mais qui lasserait plus facilement le spectateur. Jouer du fantastique pour susciter la peur et la paranoïa c'est efficace et c'est facile, mais cela dure jamais longtemps. X-Files tire aussi sa force de sa capacité à aller parfois au-delà de la peur et de la paranoïa – qui sont finalement des sentiments primaires – pour susciter parfois des sentiments plus compliqués comme le doute ou bien même encore la séduction. Or, c'est encore par un jeu d'ambiguïté, ce coup-ci concernant les phénomènes paranormaux eux-mêmes, qu'X-Files parvient encore à enrichir sa démarche. Si les cas où le phénomène paranormal est présenté comme une menace à éliminer sont légions (Tooms, les Eve, l'incendiaire, etc...), il est important de signaler qu'il n'en est pas toujours de la sorte. Parfois, c'est au contraire parce que le phénomène est menacé que la situation est critique. Dans ces situations, les agents Mulder et Scully ne s'attaquent pas au phénomène en lui-même, mais à ce qui le perturbe : c'est le cas du fantôme de Charlie Morris (Saison 1, épisode 21), de l'ombre de la mort (Saison 1, épisode 5), ou encore des étranges spores vertes qui vivent en forêt (Saison 1, épisode 19). parfois, le phénomène doit carrément être protégé, c'est-à-dire que leur neutralisation n'est même pas forcément souhaitée. C'est le cas des nombreux cas d'hybrides notamment. De même, dans le Message (Saison 1, épisode 12), phénomène paranormal, en l'occurrence la télépathie d'un condamné à mort, est celui qui permet de retrouver l'assassin. Enfin, il peut y a voir des phénomènes paranormaux qui sont des menaces, mais qui peuvent s'avérer plus séductrices qu'effrayantes. C'est le cas notamment du Big Foot qui s'avère être au final une femme sauvage, et que Mulder ne manque pas de trouver très belle. Il en va de même de la charmante vampiresse pour laquelle Mulder va succomber (Saison 2, épisode 7). On pourrait encore citer cet hermaphrodite extra-terrestre qui suscite des orgasmes sur commande (Saison , épisode 13).

Au final, ce jeu d'ambiguïté constant, auquel s'ajoute le jeu permanent de fausses-pistes, donne à l'ensemble du corpus d'épisode d'X-Files une incroyable cohérence dans sa diversité. Plus fort encore, qu'il s'agisse d'épisodes concernant l'intrigue de la conspiration ou pas, il s'instaure néanmoins une dynamique qui donne l'illusion d'une réelle continuité entre les épisodes. Or, c'est aussi de cette dynamique et de cette continuité qu'X-Files parvenait à tirer sa force, et il est d'ailleurs bien dommage que Chris Carter n'ait pas su donner suffisamment de limites à sa série – en lui fixant notamment une fin – car elle n'en aurait que plus gagner en fond et en densité.


Conclusion : une série transitoire.


Ceux qui ressortent d'X-Files régénération l'auront bien compris, la série X-Files qui a occupé le paysage audiovisuel pendant près de dix ans était bien plus riche et bien plus subtile que ce que laisserait suggérer ce dernier film – sorte de protubérance kysteuse de la saga qu'il faut oublier au plus vite. A cela s'ajoute en plus le fait qu'X-Files est par bien des points un précurseur dans l'univers des séries puisque, avant elle, étaient bien rares les séries qui cherchaient à impliquer une dynamique réelle au travers de ses épisodes. La norme des années 80 était en effet de déterminer une situation dans laquelle le spectateur se reconnaissait bien et de la faire perdurer le plus longtemps possible. X-Files n'a malheureusement pas accompli la mue des séries jusqu'au bout, et lui a d'ailleurs été reprocher de s'étirer inconsidérément sans faire véritablement évoluer son intrigue et son concept. Les avis divergeront d'ailleurs selon les fans : certains signent l'arrêt de mort de la série dès la saison 5, d'autres sauveront la saison 6, certains ne renieront aucune saison...

                           UFD                

En tout cas, il est pleinement appréciable de voir que les séries d'aujourd'hui ne font pas les mêmes erreurs qu'hier. Possédant une dynamique sur le long terme, ayant pour la plupart une date limite d'exploitation avec une vraie fin : on retrouve un peu là les leçons qu'il fallait tirer d'X-Files. Néanmoins, malgré ses erreurs (mais qui n'en a pas), X-Files n'en demeure pas moins une série à l'attrait universel qu'il n'est jamais trop tard de découvrir, même si parfois, « la vérité est ailleurs ».

                                   



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