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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 20:00

 

 

 

Le meilleur de 2014 (JPEG)

La suite... .

 

 

Les films à voir aussi…

 

http://fr.web.img1.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/14/04/22/17/12/311213.jpg Blue Ruin

Il y a des films qui savent me convaincre dès la première minute, et puis il y en a d’autres qui ne me disent rien aux premiers abords et qui parviennent pourtant par m’emballer progressivement. Blue Ruin fait incontestablement partie de cette seconde catégorie. Je vous l’avoue, à lire le pitch comme ça (une histoire de gars qui a totalement sombré depuis la mort de sa femme et qui entend se venger du meurtrier dès que celui-ci sort de prison), moi ça ne m’emballe pas. ça fait « vu mille fois », posture d’opposition binaire classique et satatique, simple prétexte à de la crudité sans fond… Et pourtant, Blue Ruin m’a surpris. Le postulat de base évolue vite et, sans quitter son sujet, il parvient à le développer d’une manière séduisante. C’est que Jérémy Saulnier a su pondre un film que je trouve très beau, remarquablement maitrisé au niveau du rythme et surtout pas mal ambigu dans les personnages qu’il présente. C’est légèrement anxiogène et malsain, mais justement pas trop. En cela le travail d’atmosphère est très subtil et tout cela combiné à clairement contribué à mon plaisir final. Bref, un film qui n’a l’air de rien mais qui envoie quand même. Moi c’est tout ce que j’aime.

 

http://fr.web.img4.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/14/04/25/12/27/122290.jpg Le conte de la princesse Kaguya

Ceux qui me lisent le savent : je suis très réticent désormais quand il s’agit d’aller voir un dessin-animé japonais. Pour cause, depuis plusieurs années, j’ai l’impression qu’on me sert à chaque fois la même soupe, et franchement ras le bol ! (ho ! ho !) Avec cette Princesse Kaguya, certes on ressent bien la pate Guibli (après tout c’est isao Takahata aux commandes) mais il n’empêche qu’enfin, là pour le coup, j’ai ressenti un vent de fraicheur. D’abord il y a ce style visuel que je trouve sublime. Certes, je ne peux m’empêcher de me dire qu’il y a là sûrement une petite lorgnée du côté d’Ernest et Célestine, mais franchement, c’est tellement bien réinvesti, notamment dans certaines scènes dynamiques, qu’il est difficile de parler de facilité dans ce cas là. Mais bon, il n’y a pas que cela. Il y a aussi cet univers atypique, à la fois doux dans la forme, à la fois rude et cru dans le propos. C’est inventif, c’est original, c’est délicat. Non, il n’y a pas à dire : cette Princesse Kaguya est aussi un autre grand coup de cœur que je vous conseille grandement…

 

http://fr.web.img6.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/14/02/10/16/59/283130.jpg Suneung

Je ne sais pas si c’est parce que ça me manquait d’avoir du nouveau en provenance du pays du matin calme, mais qu’est-ce que ça m’a fait du bien de voir ce Suneung. Alors attention, malgré tout je suis le premier à le reconnaitre : tout n’est pas parfait dans ce film, il est loin d’être mené par des mains de maitre. Mais bon, je le trouve si généreux que je lui en veux pas. Voilà un film qui s’efforce de tisser autour d’un petit thriller / polar une atmosphère vraiment sympa, composé de pas mal d’éléments assez diversifiés et agréables. Alors oui, il pèche par excès de générosité, mais franchement, c’est aussi cela qui a su me le rendre fort agréable.

 

http://fr.web.img5.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/14/01/22/09/59/509268.jpg Babysitting

C’est peu dire que je n’étais pas convaincu par l’état d’esprit de départ, surtout quand je me suis rendu compte que le film semblait vouloir faire son Projet X à la française. Mais bon. Au moins Philippe Lacheau assume totalement le truc et parvient à construire un divertissement que j’ai trouvé fort simple mais fort honnête. Au moins sait-il progressivement évoluer de la petite comédie potache sans prétention au divertissement assez dynamique, un peu foutraque, tout en sachant rester un peu gentil et presque niais. Moi ça m’a bien rendu jouasse et je n’en demande pas plus au cinéma. L’un des films les plus sympathiques de l’année…  

 

http://fr.web.img2.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/210/618/21061838_20131128144957302.jpg La Grande Aventure Lego

Alors je sais bien que j’ai l’impression de le dire pour la moitié des films de ce top, mais bon, là encore, j’ai vraiment l’impression que le plaisir que j’ai ressenti face à cette Grande Aventure Lego était totalement inespéré. Après tout c’est vrai : un film Lego ? Mais pour raconter quoi ? Après tout l’univers Lego c’est un peu tout et n’importe quoi non ? Eh bien justement ! Là où j’apprécie tout particulièrement la manière dont a été mené ce film, c’est qu’il a parfaitement su ingérer cet esprit là : l’esprit Lego ! Et franchement, je trouve que l’humour un peu absurde et innocent qui sert à fixer toutes ces briques là ensemble et quelque chose de vraiment rafraichissant. Et en plus il a fallu que le film aboutisse à un vrai questionnement de la philosophie Lego ! Non mais franchement la classe…

 

http://fr.web.img3.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/14/12/05/10/53/508053.jpg Paddington

Je n’aime pas les films qui sont produits dans la logique des sorties de Noël : c’est toujours la même chose ! Les décors sous la neige, la musique mièvre, accompagné de son père Noël / le gentil petit garçon / la peluche de service (choisir la mention désirée), le tout accompagné de ses dégoulineries habituelles… Pouah ! Et bah ce n’est pas le cas de ce Paddington où, pour être plus précis, ce n’est pas totalement le cas. Pour le coup, paul King a joué la carte du classique à fond, mais je trouve qu’il a su conserver un état d’esprit sans servir avec ce qui m’écœure traditionnellement. Pour le coup, c’est sobre, net, pas trop mielleux et surtout c’est finalement assez riche en termes formelle. Et avec ce Paddington, je me suis rendu compte que c’est ça qui me manquait dans ces gentils films pour enfants : le fait qu’on prenne le temps de nous servir de la qualité, de nous servir quelque chose de rigoureux et d’équilibrer, et de ne pas nous ettouffer sous des tonnes de sucre pour que les enfants hurlent de joie par principe même s’ils finiront tous malades en sortant. Paradoxalement, c’est parce qu’il a su se faire un très beau classique que Paddington en devient un spectacle frais et revigorant.

 

http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/14/05/07/15/58/238222.jpg Under The Skin

Ah difficile de ne pas en parler ! Je l’avoue, j’en ai des réserves sur cet Under The Skin ! D’ailleurs, si je devais appliquer ma logique habituelle, je ne devrais même pas en parler dans cet article car, après tout, il fait partie de ces films auxquels je n’ai mis que « trois » étoiles. En général, quand je me retrouve confronté à un cas comme celui-là, je le site dans « les bons moments qui méritent qu’on perdent du temps ». Seulement là, je n’arrive pas à isoler un bon moment. Le bon moment, c’est cette atmosphère général. Voilà un film – un des rares ! – qui se risque à une ambiance « what the fuck », à une histoire qui nous perd, et parfois à du Lynchéisme abstrait mais esthétiquement sublime. Alors OK, la moitié du temps, je suis en dehors, je m’ennuie, je trouve la démarche un peu vaine… Mais pour le reste : « Raaah, putain c’est quand même une claque ! » Donc, oui, quand même , pour les amateurs de spectacles atypiques : Under The Skin ça envoie…

 

 

Les moments qui méritent qu’on perde deux heures pour eux :

 

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L’introduction de The Rover.

J’avoue que je me suis vite emmerdé dans ce film, mais l’introduction est juste une merveille de cinéma. Là, on voit bien tous le talent de David Michôd. Plastiquement c’est sublime, mais au-delà de ça il y a une tension très rapidement palpable sur cette asphalte que je trouve merveilleuse. Ah ça ! Quand j’y pense : quel dommage que ce Rover ne tienne pas la route sur la distance (ho ! ho !).

 

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La danse de Dominic West dans Pride.

Ce n’est pas une révolution ce Pride, mais il est pétri de bonnes intentions et, des fois, il a quand même du coffre. Et moi j’avoue que je garderai longtemps en souvenir l’arrivée de ces gays dans ce bar de gros fiers à bras, en plein coeur du Pays de Galles. Et alors que tout le monde reste bien rustrement à sa place, voilà Dominic "McNulty" West qui commence à se lancer dans un merveilleux numéro de disco et qui va défriser tout le monde. Je l’aime cette séquence parce qu’elle est au fond un des tournants du film dans la représentation que se font les uns des autres. Or, je la trouve réussie car, pour le coup, le démon qui habite Dominic West est communicatif… Alors après, le film qu’il y a autour de cette scène n’est pas un chef d’œuvre, certes, mais ce n’est clairement pas une purge non plus. Donc, voilà bien deux heures qui peuvent se perdre sans trop souffrir !

 

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Le combat contre le Tigre dans Fury.

Il était plein d’audace ce film, notamment en termes d’esthétisme. Or, si tous les choix opérés peuvent être contestables (notamment ces tirs qui ressemblent parfois à ceux des lasers de Star Wars), il faut avouer que parfois ils font totalement mouche. C’est notamment le cas, à mon sens, lorsque les quelques Shermans se retrouvent aux prises avec quelques chars Tigres. Le combat est très bien rythmé et m’a vraiment scotché à mon fauteuil. Une excellente scène dans un film globalement agréable. Donc pourquoi ne pas s’y risquer ?

 

 

 

Plans de l’année :

 

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1. Cooper franchissant le seuil de la chambre

de Murph dans Interstellar.

Premier classement thématique, premier classement avec Interstellar à sa tête (je vous l’annonce tout de suite, il va falloir s’y habituer !). Manque de pot, le plan que j’ai choisi ne correspond pas vraiment à celui que j’ai affiché ci-dessus. Tant que je n’aurai pas le Blu-ray sous la main il me sera difficile de corriger ce problème (oui je sais, si j’avais été un vilain pirate le problème aurait été vite réglé). Je ne vous cache pas qu’il a été difficile de sélectionner un plan parmi tous ceux que compte ce film. Pour être honnête jusqu’au bout, si vraiment j’avais dû faire le classement des plans qui m’ont le plus marqué cette année, il n’y aurait que de l’Interstellar aux trois places de ce classement. Entre ce plan d’Endurance tournant autour de Saturne sur fond sonore d’une pluie tropicale ou bien encore ce plan large où, dans ce désert silencieux qu’est la planète de Mann, deux hommes se livrent à une lutte à mort aussi révélatrice qu’absurde, les possibilités de remplir ce classement étaient multiples. Mais, au milieu de tout cela, j’ai choisi le plan qui, à mon sens, est celui qui pour moi a le plus de sens et qui m’a d’ailleurs valu le plus d’émotions. Il s’agit de ce moment où Cooper, enfermé dans son autre dimension, croise son propre regard, à une trentaine d’années de distance. La charge symbolique de ce plan a été, pour moi, très forte. Si on accepte de voir le passage du trou noir comme le lent trajet de Cooper vers la mort, alors toute cette séquence est un percevoir comme le regard du défunt sur sa vie passée. Se pose alors la question du bilan, de la pertinence des choix accomplis. Durant tout le film, Cooper a été tiraillé entre deux objectifs antagonistes : d’un côté passer du temps avec sa fille, profiter avant la fin ; de l’autre sacrifier son temps à soi, son profit de la vie, pour que sa fille ne soit pas concernée par cette fin tant redoutée, et qu’elle puisse profiter encore, même après la mort… Cooper a fait le choix du sacrifice. Et quand vient le moment de revoir cet instant où il laisse sa fille derrière lui, qu’il se rend compte qu’il a laissé ça de côté pour un sacrifice qu’il pense à cet instant infructueux, il regrette. Il veut revenir en arrière. Il veut réparer l’erreur. « Stay ». Mais le fantôme a beau parler, le livre a beau tomber, le Cooper qui est à sa porte marque un temps, regarde vers la bibliothèque, puis accepte l’idée de s’en aller. Tout dans ce plan est merveilleux. Cette composition du cadre où McConaughey est encore dans la chambre, mais déjà une partie du corps passé derrière la porte. Il est encore avec sa fille, mais déjà il s’en va, comme aspiré par ce vide obscur derrière la porte, ce trou noir, comme s’il s’agissait déjà de cette conscience de la mort inéluctable, de ce destin connu de tous les parents : devenir un fantôme pour son enfant. Mais surtout il y a ce regard de McConaughey, envoyé directement vers son fantôme du futur, cet esprit qui le jugera, mais aussi vers le spectateur. Ce regard qui semble tout traduire du tiraillement du personnage. Celui de la douleur du sacrifice à devoir endurer, mais aussi celui de la conscience qu’il ne pourra pas être présent dans cette chambre pour l’éternité. Pour devenir un fantôme immortel, il faut traverser la bibliothèque, il faut assumer le destin, il faut sacrifier du temps de vie pour survivre à travers la mort… Il faut franchir le trou noir… Et comme un symbole, cette teinte sépia ne fait qu’accentuer ce caractère fané, à la fois celui du temps qu’on ne peut pas arrêter ni stopper, mais aussi celui du temps révolu qu’on ne peut pas remonter. Ce plan, pour moi, c’est un chef d’œuvre de composition. Et si seulement c’était le seul… Ah Interstellar

 

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2. La course de la princesse à travers la nuit

dans Le conte de la princesse Kaguya.

Je le disais plus haut quand j’évoquais ce film de Takahata, il est difficile de reprocher à ce dernier d’avoir trouvé l’inspiration graphique et d’avoir emprunté quelques idées dans Ernest et Célestine, tant les studios Ghibli sont parvenus à enrichir tout cela de leur propre savoir-faire. Ce plan dynamique de la fuite nocturne de la princesse en est pour moi la plus belle des illustrations. En adoptant ce style du trait fuyant, de la forme inachevée, les studios Ghibli sont parvenus à renouer avec le minimalisme des estampes japonaises qui, par cette simplicité du trait, parvenaient parfois à mêler douceur et fureur dans le même dessin, mouvement et délicatesse par un dynamisme induit. Là, dans cette fuite, les traits de la princesse, de sa silhouette et du paysage, manquent de se désagréger en simples lignes chaotiques, telles des vagues tumultueuses en mouvement. Pourtant, de cet ouragan statique de couleurs et de traits est suggéré en même temps un incroyable mouvement, à la fois de la princesse, à la fois du cadre, sachant aussi retranscrire pour le coup la rage et le trouble intérieur qui habitent ce personnage pourtant si réservé. Pas de cri, pas de bruit, juste du mouvement, du vent, des pas... C’est beau, c’est suggestif. C’est ce que le dessin-animé permet et que les autres formats de cinéma ne permettent pas… Pour moi, ça, c’est juste du talent à l’état pur…

 

3. Steve sur son skate dans Mommy.

 

Oui, je le rappelle pour ceux qui ne le savaient pas : je n’ai vraiment pas aimé – mais pas aimé DU TOUT – le film Mommy de Xavier Dolan. De mon point de vue, ce mec n’a pas de rigueur : il part un peu dans toutes les directions, sans prendre le temps de regarder ce qu’il fait sur un plan d’ensemble. Du coup son rythme est saccadé, ses personnages ont des comportements incohérents d’une scène sur l’autre et surtout, son univers et sa réalisation n’ont aucune véritable logique d’ensemble. Mais bon, le mec tente, et ponctuellement, je reconnais qu’il peut pondre des trucs intéressants de temps en temps. Parmi ce qui m’a interpellé, un plan qui m’a sorti de la torpeur. Début d’une séquence « Ipod » comme Dolan nous en sort toutes les dix minutes dans ce film, mais là, l’amorce de cette séquence m’a tout de suite accrochée, tant elle était riche de sens. Sur son skate, Steve dévale la rue, écouteurs sur les oreilles, gigotant des bras dans tous les sens comme un rappeur déversant son flow. Pourtant, la seule musique qui nous parvient à nous, spectateurs, est douce et sans à coup, comme la descente de Steve sur son skate. Toute l’ambigüité du personnage se retrouve ainsi incarnée là : le décalage entre la douceur du personnage et son agitation intérieure. Là pour le coup, je trouve que cette séquence est particulièrement bien inspirée. Comme quoi, à force de faire son usine à symboliques, Dolan est capable effectivement, de temps en temps, d’en sortir certaines beaucoup moins balourdes que d’autres. Donc, oui, je suis d’accord avec ceux qui voient du génie dans le travail de ce gars, si un jour il se montre capable d’une véritable rigueur dans son travail, sur l’ensemble de son long-métrage, alors sûrement parviendra-t-il à fournir un jour un film riche et nuancé. Personnellement, ça me ferait très plaisir… 

 

 

 

B.O. de l’année :

 

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1. Interstellar

Composée par Hans Zimmer

Tadam ! Encore du Interstellar en tête de classement ! Désolé, mais là aussi pour le coup, je trouve que ce film a su faire fort. Je trouve de plus en plus rare de tomber sur des B.O. comme celle-ci : qui ont une identité sonore aussi marquée, surtout dans des films qui se veulent à ce point grand public. Quand même, ce putain d’orgue à la Koyaanisqatsi, il fallait oser. Or, c’est je trouve tout ce qui parvient à donner à ce film ce côté crépusculaire merveilleux. Et ce que j’aime, c’est que malgré cette base là, Zimmer parvient à donner de l’énergie à sa composition. C’est notamment le cas avec ces deux pistes qu’on peut aisément mettre en regard : Cornfield Chase (lorsque Cooper poursuit le drone indien) et Were We Going (le final). Au milieu de tout ça S.T.A.Y. reprend aussi très bien ces deux notes d’orgue mais de manière plus sombre et envoutante, comme symbole de cette vie qui s’arrête, de la mort progressive de Cooper. Mais bon, cette B.O. ne s’arrête pas à ça. Pour ma part, je suis aussi un très grand fan de Mountains (qui se déroule sur la planète de Miller, aux sons d’un cliquetis de chronomètre qui ne cesse de s’accélérer) ou bien encore de Coward qui accompagne la tentative d’amarrage de Cooper après l’incident causé par Mann (même si une version plus fidèle – No Time for Caution – semble être présente dans l’édition spéciale). Bon, en tout cas, me concernant, vous l’aurez compris : je ne cesse d’écouter cette B.O. en boucle. En ce moment c’est ma came. A vous de savoir si vous voulez rejoindre le clan des toxicos de Zimmer…

 

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2. Her

Composée par Arcade Fire

Film différent, genre différent, mais là aussi j’adore. J’avoue que j’ai été très surpris de constater que c’était le groupe Arcade Fire qui était aux commandes de cette bande originale même si en fin de compte on reconnait bien leur état d’esprit. S’il y a bien un qualificatif que je retiendrais pour cette composition, c’est qu’elle est vraiment planante. C’est notamment le cas de Dimensions qui est le thème qui est repris en final du film. Mais au milieu de tout cela, on peut aussi avoir des musiques très épurées au piano, comme Song on a Beach qui ferait presque penser à du Kitano, et parfois des moments un peu plus électro, collant bien à l’atmosphère un peu « futuro-japonaise » du film, comme ça peut être le cas avec Morning Talk Supersymetry… L’air de rien, cette OST est assez riche, car on peut tout aussi bien y retrouver des morceaux à base de guitare électrique et de synthé comme c’est le cas de Milk & Honey, qu’on peut aussi retrouver des morceaux laissant davantage de place aux cuivres et aux violons comme Lonelyness #4. Cependant, malgré cette diversité, l’ensemble reste foutrement bien homogène, toujours dans cette atmosphère délicate, en suspension, avec parfois quelques douces envolées, comme c’est le cas de ma petite chouchoute de l’album Some Other Place… Non, franchement : belle œuvre que celle-ci. Là aussi une B.O. que j’écoute régulièrement sans déplaisir…

 

3. Le conte de la Princesse Kaguya

Composée par Joe Hisaishi

Bon, je vais être honnête avec vous, cette BO n’est ni ma préférée de Joe Hisaishi, ni même une BO que j’écoute tant que ça. Malgré tout, quand je tombe dessus en mode random, je dois malgré tout reconnaitre que je ne zappe pas. C’est propre, ça dégage son truc, ça rappelle bien le film. Alors après, le sort veut que je ne peux même pas vraiment vous conseiller mes pistes préférées car j’ai sous la main une version japonaise et je serais bien foutrement incapable de vous taper des kanjis, hiraganas et autre katakanas. Donc, par défaut, c’est bien là la bande-originale que je vous conseillerais, tant j’ai trouvé les autres soit efficace mais sans caractère véritable (Fury), soit très originales mais atrocement répétitives (Under The Skin). Face à tout ça, cette Kaguya Hime est finalement un bon compromis

 

 

 

Top 10 des personnalités qui ont marqué 2014 : 

 

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                1. Christopher Nolan            2. Judi Dench    3. Matthew McConaughey 

« Oh… Mais quelle surprise… Christopher Nolan en tête de ce classement… C’était juste… imprévisible…  » Voilà ce que vous vous dites sûrement, avec l’idée que derrière tout ça se cache chez moi une forme de Nolanolatrie mal assumée. Alors peut-être, à dire vrai je l’ignore. Seulement quand je regarde cette année 2014 qui vient de se clore et que je me demande d’où viennent les apports les plus concrets que j’ai pu y ressentir en terme de cinéma, je retourne toujours vers la même personne. Ce gars ne se contente pas de faire tout le temps la même chose : chaque film est un nouvel univers exploré, une nouvelle façon de le mettre en image ; un nouveau raisonnement posé. Donc oui, pour ça, Nolan, encore Nolan et toujours Nolan… Il fallait d’ailleurs bien un génie comme celui là pour m’empêcher de mettre Judi Dench au sommet de ce podium. Parce oui, pour avoir revu Philomena, j’avoue que je reste encore scotché par la richesse et la justesse de son interprétation. Tu m’étonnes que des mecs comme Stephen Friers peuvent construire des réalisations simples et épurées avec des actrices comme ça ! Le nombre de plans dans ce film où un simple regard, une simple posture de visage, une simple intonation suffit pour véhiculer toute la richesse et la subtilité nécessaire en termes d’émotions. Franchement, sur ce coup là, j’avoue j’ai été scié. Pour moi c’est clairement là LA performance d’acteur de l’année… avant celle(s) de Matthew McConaughey. Entre Dallas Buyers Club, Interstellar et la série True Detective, ce mec a vraiment réalisé une année pleine. Ce gars parvient à donner un vrai relief à ses personnages, notamment en sachant jouer avec distance, second degré et mesure. J’ai entendu dire à droite à gauche que dans Interstellar, McConaughey n’en « faisait pas assez ». Eh bien si on attendait de lui qu’il hurle dans tous les sens, moi je remercie ce bon vieux Matthew de l’avoir fait à sa sauce car, moi, ça me touche bien plus…

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         6. Hans Zimmer           5. Quentin Dupieux              4. David Fincher

Au pied du podium de cette année, Fincher et Dupieux étaient pour moi ceux qui, naturellement, s’imposaient à mes yeux. Le premier parce qu’il m’est apparu sous un jour nouveau avec son Gone Girl ; je n’en dirais d’ailleurs pas davantage puisque j’en ai déjà suffisamment dit dans la partie précédente. Et puis je n’oublie pas que c’est lui qui chapote le projet House of Cards, que je trouve absolument brillant. Cette année encore, le monde de la série télé se confond avec le cinéma, et ce n’est pas pour me déranger. Pour le second, Quentien Dupieux, il me semble aussi inutile d’expliquer pourquoi. Ce mec explorait une dimension du cinéma qui jusqu’à présent ne m’avait pas parlé et là – paf ! – avec Wrong Cops il a su me toucher. Bref, j’adore ces mecs là qui savent aller là où ils le veulent, même si c’est envers et contre tout. Là, son prochain film Reality va sortir dans les salles au cours du mois de février : je peux vous dire que je vais m'y précipiter. Et puis en dernier, ça me semblait logique : Hans Zimmer pour son travail dans Interstellar. Quand vous avez lu la partie consacrée aux bandes originales, je pense que vous comprendrez pourquoi je l'ai mis là, donc inutile d’en dire plus. Alors après, certains trouveront peut-être que c’est encore mettre sur un piédestal le dieu presque autoproclamé de la bande originale. Je sais qu’il est de bon ton de casser du sucre sur ceux qui ont un succès un peu trop unanime et que, pour le coup, on reproche souvent à ce gars de ne pas se renouveler, de faire de la soupe… Alors c’est vrai que toutes ses productions ne sont pas des réussites, mais il n’empêche que les rares fois où je tend l’oreille et que je me dis « tiens la musique dépote quand même bien sur cette scène » il se trouve qu’au final c’est du Hans Zimmer. Donc oui, Hans c’est du lourd, et moi j’adore quand il envoie du boulot comme celui-là.

 

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7. J.K. Simmons  8. J.-C. Chandor 9. Antoine-O. Pilon 10. Shailene Woodley & Chris. Meloni 

Pour ce dernier lot, je me ferais plus rapide, même si je tiens à préciser que chacun, à sa façon, a su me réveiller les sens par le travail qu’il a fourni cette année. Cela va sans dire que, par conséquent, je vais suivre leur parcours avec encore davantage d’attention. D’abord, il y a le grand – le merveilleux – J.K. Simmons. Bah oui, mais sans lui, Whiplash n’était clairement pas le chef d’œuvre qu’il était. En cela, je pourrais tenir le même discours qu’avec Judi Dench et Stephen Friers : il devient tellement plus simple de faire de la mise en scène avec un monstre de cinéma comme lui. Après J.-K., je fais figurer J.-C. Parce que oui, j’avoue que des classiques comme A Most Violent Year, ça ne se fait pas tout seul. Il faut de la maitrise, il faut le sens de la mesure, il faut de la rigueur. Ce J.-C. Chandor vient de prouver avec ce film – ainsi que son précédent Margin Call – qu’il était capable de ça. C’est donc peut dire que désormais, j’attends le prochain film de ce gars avec impatience. Et puis derrière tous ces gars là, qui sont responsables en grande partie des grandes claques que je me suis pris cette année, je me permets, pour conclure, de citer aussi des artistes qui, malgré le fait qu'ils aient participé à des projets qui ne m'ont pas forcément emballés, m'ont quand même fortement marqué et qui ont su, pardois au milieu des ténèbres, apporter leur rayon de lumière. Il s'agit de trois acteurs pour le coup. Oui, j'ai triché en rajoutant un ex aequo, mais c'est mon blog je fais fais ce que je veux ! Parce que tout d'abord je voulais quand même parler d'Antoine-Olivier Pilon, le Steve dans le film de Xavier Dolan, Mommy. J'ai déjà eu l'occasion de le dire dans cet article, ce film je ne l'ai pas aimé, et pour de multiples raisons. Seulement voilà, dans Moomy, il y avait certes parfois de beaux plans, mais il y a aussi et surtout cet Antoine-Olivier Pilon  Et franchement, ce que ce mec fait dans ce film, pour moi ce n'est pas rien. Le personnage de Steve est quand même super incohérent dans sa construction narrative (du moins c’est mon point de vue) et je trouve justement d’autant plus balaise d’être parvenu à me le faire de temps en temps oublier grâce à ce déluge d’énergie et cette absence totale de pudeur dans son jeu. Donc oui, on peut ne pas aimer un film comme Mommy et en apprécier nombreux de ses aspects…C'est aussi ça la cinéphilie. Et la cinéphilie ça peut aussi être le fait d'encenser des petites minettes formatées pour des teen-age movie, comme je le prouve avec ma dernière place. Oui, vous avez bien lu : Shailene Woodley, la louloute de Divergente et de nos étoiles contraires ! L'air de rien, si on ajoute à ces ceux films le White Bird d'Araki, la petit Shailene a quand même pas mal tourné cette année et - je trouve - s'est quand même assez remarquablement illustrée. Faire la midinette, c'est pas si évident, et dans Divergente, je trouve qu'elle s'en sort très bien. J'ai même été assez scotché par ce qu'elle est parvenue à faire dans Nos étoiles contraires. Ce rôle était quand même ultra casse-gueule tant il surfait sur des registres opposés et parfois à la limite de contradictoire et pourtant elle s'en est sortie plus qu'à l'aise. Mais bon, là où je l'ai finalement préféré (et c'est aussi là où elle me fait aussi espérer pour l'avenir), c'est qu'elle a osé tourné avec Araki. White Bird c'était osé pour elle, et pourtant elle s'en sort encore une fois très bien. Et l'avantage de White Bird, c'est que ça me donne l'occasion de caser un autre acteur que j'ai trouvé juste REMARQUABLE dans ce film, c'est son partenaire Christopher Meloni. Après J.K. Simmons, voilà que je cite un autre ancien d’Oz. Voilà encore un gars qui est habitué à jouer les seconds couteaux mais qui excelle dans ce qu'il fait. L’air de rien, là aussi c’était un rôle très casse-gueule qu'on lui a refilé dans White Bird, car c’était un personnage pétri d’intrigues. Et pourtant, lui aussi, il s’en sort magistralement. Là encore, il impose une tronche à l’écran, ce qui évite de nombreux artifices superflus. Donc rien que pour cela, l'ami Meloni rejoint les Lady Dench, les miss Woodley et autres Misters Conaughey et Simmons au rang des acteurs que je crève d'envie de revoir sur des écrans pour 2015 et les années à venir...

 

Les espoirs pour 2015 :

 

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Peter Dinklage au casting de

X-Men : days of the future past.

Le hasard a voulu que l’écrive un article sur Durendal quelques jours avant la publication de cet article et c’est bien malheureux, car pour l’occasion, cela faisait déjà des mois que je voulais déjà parler de lui dans cette partie là de mon article. Donc non, Durendal n’est pas ma fixette de janvier – je n’ai rien contre lui ! – c’est juste que pour le coup, il avait adopté une posture totalement opposée à la mienne sur la présence de Peter Dinklage dans X-Men : Days of the future past.  En effet, l’ami Durendal s’était étonné de la présence de l’acteur-nain dans cette superproduction car, disait-il, rien ne justifiait que son personnage ne soit un nain… Mais justement ! C’est là que moi, au contraire, je trouve la présence de Peter Dinklage absolument formidable. Pourquoi Singer l’a pris dans son casting ? Parce qu’il était nain ? Non, parce que c’était un putain d’acteur que tout le monde surkiffe. Et oui, Peter Dinklage déchire sa race dans ce rôle : il apporte un surplus de charisme dans ce film, et donc sa présence était amplement justifiée, non pas parce que c’était un nain, mais juste parce que c’était un EXCELLENT ACTEUR. Oui, pour le coup, on a oublié qu’il été nain. On ne s’est pas dit « pourquoi faudrait-il que Trask soit nain ? », on s’est juste dit « en fait on s’en fout que Trask soit nain ! » Et là, moi, ça je trouve que c’est quand même un espoir pour l’avenir. On peut voir un nain dans un blockbuster et accepter l’idée que cette caractéristique ne l’empêche pas d’être un personnage central et charismatique. Bientôt peut-être Gabourey Sidibé (White Bird) pourrait-elle prétendre à un rôle féminin d’envergure sans qu’on se dise « Le scénario nécessite-t-il de l’actrice principale qu’elle soit grosse et noire ? » A moins qu’on découvre soudainement en France que Dominique Pinon est lui aussi un acteur formidable qui pourrait assurer de merveilleux premiers rôles, malgré sa gueule si caractéristique ! Et qui sait, peut-être qu’un jour on arrêtera de prendre des acteurs ou des actrices parce qu’ils ont des jolis minois et peu d’aspérités pouvant choquer. Peut-être qu’un jour on se rendra compte que des acteurs à gueule, que des acteurs talentueux à forte personnalité, ça habite davantage un personnage qu’une icône passe-partout… (Et non, quand je parlais d’icône passe-partout, pour le coup, je ne faisais pas référence à Peter Dinklage ! Non mais !)

 

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Les irréductibles de la pellicule :

Christopher Nolan et Ben Stiller.

Eh oui, chose assez rare, je ne vais pas me contenter que d’un espoir cette année mais de deux ! (Comme quoi, cette année 2014 ne devait pas être si mauvaise que ça en fin de compte !). Mon deuxième espoir, comme le titre l’indique, c’est le fait que certains réalisateurs sachent rester fidèle à un support qui, selon moi, apporte une réelle différence en termes de rendu : la pellicule. A l’âge du tout numérique, ou tout est aplati et affadi au point qu’on se croirait à nouveau plongé dans les cinématiques toutes rigides des vieux jeux PC (#Exodus #LeHobbit), il y en a encore quelques-uns qui, par souci d’esthètes, restent fidèle à la pellicule, support encore inégalé pour capter la lumière dans toute sa subtilité. Et alors que plein de productions s’évertuent à donner du relief avec des lunettes 3D qui assombrissent tout et donnent mal au crâne, il y en a qui ont compris que le meilleur moyen de donner de la profondeur à un plan était encore de rester fidèle à la pellicule. Parmi ces irréductibles que je salue et que je vénère, comme par hasard, se trouvent deux représentants de mon podium : La vie rêvée de Walter Mitty et …Interstellar. Oui, j’entendais bien parler d’Interstellar PARTOUT ! Mais franchement, soyons honnêtes : si les paysages sont aussi beaux dans le premier et si les décors et les vaisseaux ont autant de poids et d’inertie dans le second, c’est parce qu’on a su miser sur le physique avant tout et qu’on a filmé tout ça avec de la vraie péloche. Donc oui, Ben Stiller est visiblement bien plus qu’un comique pour ceux qui en doutaient encore : c’est aussi un vrai cinéaste avec une sensibilité et une rigueur irréprochables. Et non, Christopher Nolan, ce n’est pas que du vent. C’est aussi un mec de conviction, qui ne va pas forcément dans la direction où souffle le vent (kof ! kof ! Ridleyscott !) et à qui, je pense, l’avenir donnera raison. De la même manière que 2001 peut se regarder sans souci aujourd’hui parce que c’est un film qui a misé sur le physique avant tout, Interstellar traversera le temps et s’affirmant progressivement comme un monument du cinéma et de la science-fiction. Et je l’avoue, il était difficile pour moi de refermer cet article autrement que sur ce qui m’est apparu comme la vérité maitresse de 2014, la grandeur de ce chef d’œuvre nolanien, un de plus…

 

 

Bonne année 2015 à tous !

 

…et que le cinéma continue de nous illuminer ainsi !

 

 

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Publié par L'homme-grenouille - dans Sélections de l'homme-grenouille
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