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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 21:10

                                         

 

Ah il y avait bien longtemps que je ne m'étais pas laissé aller à la publication de ce genre de joutes verbales constructives ! Qu'ils sont pourtant bons ces moments d'intenses échanges devant un chaleureux écran d'un ordinateur...… (Si vous commencez à me qualifier de geek, je vous rappelle que vous êtes en train de lire un obscur blog que seuls des geeks comme moi peuvent lire...…) Mais bon, d'un autre côté, si la dernière « brève » remonte à si loin, c'est aussi parce que plus le temps passe, plus la vie active s'immisce parmi les miens, et plus MSN devient désert (…...ou bien est-ce tout simplement parce que la web community a migré vers ces nouveaux cieux que sont les réseaux sociaux, qui sait...…) En tout cas, le fait est là : moins d'MSN, moins de brèves de comptoir ! D'ailleurs, pour ce présent cas, c'est un cas particulier de brèves que je vous propose ici puisque -– pour une fois –- je ne participe même pas aux échanges ! Mais qu'importe ! Il n'y a pas que votre humble serviteur dans la vie du cinéma (…et fort heureusement diront certains...) et ma redécouverte récente d'une émission que j'adorais en ces premiers temps m'en a que pleinement convaincu. Car oui, ces « brèves » sont en fait des échanges qui se sont déroulés lors d'une émission de télévision que le(la) cinéphile que vous êtes connaissez peut-être, au moins de nom puisqu'il s'agit du Cercle.

 

 

 

 

 

 

Pour ceux qui ne connaissent pas, sachez que cette émission d'une heure est diffusée sur Canal+cinéma tous les vendredis à 22h20 et qu'elle réunit, sous la présidence du bienveillant Frédéric Begbéder, un « cercle » de six critiques presse qui échangent sur tous les films sortis lors du dernier mercredi. C'est vivant, riche d'opinions et de points de vue, et surtout bien équilibré entre les cinéphiles empiriques et les cinéphiles adorateurs du cinéma-sujet ; entre ceux qui vantent le déchaînement en faveur des sens et ceux qui prônent la rigueur littéraire centré sur l'intérêt que l'on porte au sens des choses...… Du coup il en ressort des échanges souvent très intéressants et parfois forts enrichissants. Si je vous convie à découvrir la discussion qui concerne ce récent film qu'est 127 Heures, c'est d'une part parce qu'il est le sujet par lequel j'ai redécouvert cette émission alors que je l'avais abandonné depuis plusieurs années, mais aussi parce que j'avoue que j'étais le cul entre deux chaises au sortir de ce film et que je recherchais justement quelqu'un avec qui échanger, histoire de me faire décanter la chose. Cette émission l'a fait pour moi, alors peut-être le fera-t-elle pour vous. En vous invitant donc à découvrir cette émission si jamais l'occasion pour vous s'y présente, je vous propose, en attendant, une retranscription de leur récents échanges sur le dernier films de Danny Boyle… 

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Emission Le Cercle

Diffusée le vendredi 25 février 2011 sur Canal+cinéma à 22h20

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De gauche à droite : Philippe Royer, Marie Sauvion et Xavier Leherpeur.

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Participants :

Frédéric Begbéder (présentateur)

Nicolas Schaller (Télécinéobs)

Axelle Ropert (La lettre du cinéma)

Christine Haas (Paris Match)

Marie Sauvion (Le Parisien)

Philippe Royer (Positif)

Eric Neuhoff (Le Figaro)

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Frédéric Begbeder

présentateur

Alors 127 heures c'est le temps passé par un malheureux alpiniste américain dans un canyon de l'Utah, un bras coincé sous un rocher. 127 heures, ça fait plus de cinq jours : c'est long. 127 heures c'est le titre du film mais, je vous rassure, pas la durée. Danny Boyle consacre donc à cette histoire vraie son nouveau film : c'est le réalisateur de la Plage, de Slumdog Millionaire, mais encore de Trainspotting. 127 heures, c'est enfin le temps que sont prêt à attendre beaucoup de filles pour un tête à tête avec James Franco, l'acteur principal de ce film. Mais vous Nicolas (s'adressant à Nicolas Schaller), vous ne faites pas partie de ces filles…...

 

 

 

Nicolas Schaller

Télécinéobs

Non. Non désolé…...

 

 

 

 

Frédéric Begbeder

présentateur

...…Et est ce que c'est possible de faire un film qui se passe dans un canyon durant tout le film ?

 

 

 

Nicolas Schaller

Télécinéobs

Alors clairement c'était le défi en terme de mise en scène et de narration, c'est à dire comment va-t-on filmer un personnage qui est seul face à un rocher ?…...

 

 

 

Frédéric Begbeder

présentateur

Récemment il y a eu un film dans un cercueil.

 

 

 

Nicolas Schaller

Télécinéobs

Oui, Buried…... Et c'est aussi le thème car Boyle a toujours eu une espèce de fascination pour les aventures humaines un peu extrêmes. On se souvient de La Plage ou Di Caprio, Ledoyen et Canet se retrouvaient sur une île paradisiaque en Thaïlande. Il y avait Sunshine ou il fallait réanimer le soleil : c'était donc une expédition d'astronautes et de scientifiques qui partaient pour ramener à la vie le soleil qui était mort…... Donc c'est toujours des aventures humaines un peu extrêmes –- là en l'occurrence réelles –- et il a aussi un espèce d'attachement pour des personnages un peu immatures. C'est souvent un cinéma de l'adolescence, des personnages arrogants qui sont un petit peu remis en place par la nature. Là, le personnage d'Aron Ralston, c'est un espèce d'alpiniste un peu casse-cou, un peu fou-fou qui ne prévient jamais les gens quand il part en expédition.

 

 

 

Frédéric Begbeder

présentateur

Un risque-tout de la life...…

 

 

 

Nicolas Schaller

Télécinéobs

Voila, un risque-tout de la life, (rires) assez arrogant, assez égoïste et il va être calmé par un gros caillou. Ce qu'il y a de bien dans le film – le plus important – c'est l'interprétation de James Franco qui est vraiment incroyable, c'est-à-dire qu'il arrive à tenir la note pendant une heure et de demie, et en jouant seul face à un caillou. Et on va voir un des moments que moi je préfère du film : une scène de folie totale. Donc là on va voir il est en train de fantasmer sa présence à un show télé et donc c'est une espèce de mise en abîme complètement bizarre où il s'imagine invité à un show télé

 

 

 

Frédéric Begbeder

présentateur

C'est ce qui est arrivé après d'ailleurs.

 

 

 Voir l'extrait vidéo

 

 

 

 

 

Frédéric Begbeder

présentateur

Oui c'est un exploit quoi…...

(parlant de la prestation de James Franco dans l'extrait)

 

 

 

 

Axelle Ropert

La lettre du cinéma

Le problème de ce film. Enfin moi j'aime beaucoup le parti pris de départ du film hyper palpitant : qu'est-ce qu'on fait quand on a un personnage coincé au fond d'un canyon avec la main coincé ? Qu'est-ce qu'on raconte pendant 1h30 ? C'est une espèce de défi au minimalisme hyper impressionnant, et moi ce qu'on m'étonne c'est qu'on ait choisi Danny Boyle pour ce parti pris là qui est absolument antithétique avec son cinéma. Parce que Danny Boyle c'est quelqu'un qui est absolument incapable de filmer un sujet frontalement et qui cherche des moyens de diversion. Il me fait un peu penser à ces cancres à qui on donne un sujet au tableau –- un beau sujet –- « faire un film sur un personnage coincé au fond d'un canyon » et, terrorisé par le sujet, et qui de manière stupide -– un cancre stupide même pas un cancre poétique -– cherche à faire diversion. Pas au moyen d'un papillon qui passe -– non -– faire diversion avec les gags les plus débiles qu'on puisse trouver. Et moi je suis frappé par le débilité profonde du film, c'est-à-dire qu'au lieu de filmer comme ça l'aridité de la situation et la façon dont l'aridité de la situation fait dévier vers une forme de démence intérieure – par exemple Gus Van Sant faisait la même chose dans Gerry. Gerry c'est quand même l'histoire de deux garçons qui sont perdus dans le désert, ça dure trois heures et c'est extraordinaire sur le glissement comme ça dans la folie c'est absolument extraordinaire. Et Gus Van Sant ne cherche jamais à faire diversion en inventant des flash-backs, des effets d'accélération de l'image, enfin tous les procédés un peu stupides de Danny Boyle...… Danny Boyle il a hyper peur de la radicalité de son sujet et donc constamment il essaye d'animer comme ça ou de dévoyer la beauté de son sujet avec des effets débiles : flashs-backs, petits gags, accélérations de plans.

 

 

 

Frédéric Begbeder

présentateur

Vous auriez préféré un plan fixe sur un canyon pendant une heure et demie ?

 

 

 

Axelle Ropert

La lettre du cinéma

C'était à lui d'inventer quelque-chose. Il ne l'a pas inventé ! Il a juste fait diversion.

 

 

Danny Boyle. Pathé Distribution  Danny Boyle & James Franco. Pathé Distribution  Aron Ralston. Pathé Distribution

Danny Boyle et Aron Ralston (l'authentique) sur les lieux de tournage.

 

 

 

Christine Haas

Paris Match

C'est vrai que, je pense qu'Axelle a raison, c'est-à-dire qu'on est constamment happé par la virtuosité démonstrative…...

 

 

 

Axelle Ropert

La lettre du cinéma

Ce n'est pas de la virtuosité. C'est du n'importe quoi…...

 

 

 

(Grommellements...…)

 

 

 

Christine Haas

Paris Match

Il y a une espèce de démonstration de la virtuosité de la part de Danny Boyle.

 

 

 

Axelle Ropert

La lettre du cinéma

Ce n'est pas de la virtuosité, ça n'a aucun sens !

 

 

 

Christine Haas

Paris Match

Mais bon, visuellement il nous embarque…...

 

 

 

Frédéric Begbeder

présentateur

Voilà, des « trouvailles visuelles ».

(cherchant à établir un consensus autour du terme, notamment auprès d'Axelle Ropert).

 

 

 

 

Christine Haas

Paris Match

Il y a quelques trouvailles visuelles quand par exemple l'autre est dans le gouffre, comme ça enfermé tout en bas dans son canyon, et il y a l'arrivée du soleil quelques minutes par jour ; ou avec la cascade d'eau qui menace de le noyer qui est absolument magnifique…... Et la trouvaille -– la seule vraie grande trouvaille de la seule scène qu'on attend pendant une heure et demie - c'est la scène où il se coupe le bras. On sait qu'il va se couper le bras. Et comment est-ce qu'il présente cette scène ? Il ne veut pas nous la montrer donc il nous la donne à entendre, c'est-à-dire qu'il va nous faire entendre la douleur, ce que Ralston nous raconte dans son livre…...

 

 

 

Philippe Rouyer

Positif

Il montre pas mal quand même…...

 

 

 

 

 

Christine Haas

Paris Match

Non, il ne montre qu'un tout petit peu là…...

 

 

Eric Neuhoff

Le Figaro

C'est ultra gore !

 

 

 

Christine Haas

Paris Match

Il nous fait surtout entendre, parce que l'idée c'est ce que, raconte Aron Ralston, c'est que quand il se casse les deux os, parce qu'il est obligé de se couper l'articulation de son bras, pour pouvoir couper son bras il faut d'abord briser les os de l'articulation, il y a comme un bruit, une détonation de pistolet qui est comme un écho dans le canyon. Et on entend l'écho des os qui se cassent. Et puis ensuite, quand il sectionne le nerf, on entend comme le bruit d'une corde de guitare qui casse : ça aussi c'est assez impressionnant. On sait qu'aux Etats-Unis la scène a fait un peu débat : les gens se sont évanouis – bon par horreur, par dégoût, par empathie – et ça c'est la scène qu'on attend tous, et finalement je trouve qu'il l'a contourne pas trop mal par rapport ce à quoi on s'attend. Mais c'est vrai qu'on est sans arrêt en train de se dire : « qu'est-ce qu'il fout ? Parce qu'on est dans ce trou, on est dans ce trou...… Il vous nous entraîner à l'intérieur...… »

 

 

 

Marie Sauvion

Le Parisien

Attendez…... Moi je trouve que vous êtes d'une sévérité folle. Je trouve que la mise en scène de Danny Boyle –- qui a le côté clinquant et efficace qu'on lui reproche toujours, le côté clipesque d'accord -– en même temps sa mise en scène je trouve qu'elle colle complètement à son personnage. Tout le début du film on voit ce gars là qui est un gars qui va hyper vite dans la nature -– c'est pas un pas un promeneur qui profite –- c'est un type adepte des sports extrêmes qui va à donf sur son vélo, avec la musique à fond dans le casque, qui saute des falaises, etc, etc...… Et je trouve que la mise en scène, y compris la mise en scène de son délire intérieur, de sa panique, colle complètement au sujet. Pour une fois qu'une mise en scène colle complètement au sujet, je trouve que c'est lui faire un reproche un peu extrême. Et par ailleurs, c'est vrai que ce n'est pas un cinéaste subtil et en même temps c'est quand même un type qui te donne à voir et à ressentir et tous les moments où on est coincé sous ce rocher avec lui – et on est coincé sous ce rocher car il te fait ressentir ce que c'est ! Le froid, c'est-à-dire très concrètement les cris, les heures la douleur, comment tous les jours ils s'emmitoufle d'un sac d'une corde d'un machin pour essayer de résister au froid du désert la nuit. Il te fait ressentir -– mais des trucs idiots hein ! –- on y a tous pensé à un moment : il crève de soif : qu'est-ce qu'on boit ? Alors c'est vrai qu'on rigole toujours parce que dans les films de Danny Boyle il y a toujours une scène avec des toilettes, des scènes de cacas un peu atroces : il y en avait dans Trainspotting, il y en avait dans Slumdog évidemment…... Et là, pour une fois, c'est une scène autour de l'urine, mais ce n'est pas gratuit ! Ce type là il est cinq jours dans le désert, au bout d'un moment il est obligé de boire son urine et toute cette description hyper concrète, assez atroce et vraiment gore fait que le film devient une espèce d'aventure extrême, assez difficile à vivre. Moi je suis désolé mais la scène du bras, il ne la contourne pas. On est en plein dedans, il y a des moments on est dans le bras quasiment. Avec un couteau émoussé...…

 

 

James Franco. Pathé Distribution James Franco. Pathé Distribution James Franco, Kate Mara & Amber Tamblyn. Pathé Distribution

 

Christine Haas

Paris Match

Tu entends surtout !

 

 

 

Marie Sauvion

Le Parisien

Oui mais je trouve que c'est un cinéma de la sensation, physique, qui est assez fort…...

 

 

 

Frédéric Begbeder

présentateur

Et ça donne très envie de voir ça ?

 

 

 

Nicolas Schaller

Télécinéobs

C'est pas tant ressentir que ça les choses. Il te donne pleins d'éléments, d'informations anecdotiques sur l'urine qu'il boit et c'est assez troublant, c'est assez saisissant, mais il ne te fait pas vraiment ressentir le dégoût que tu as pu avoir...…

 

 

 

Marie Sauvion

Le Parisien

Moi je l'ai bien ressenti…...

 

 

 

Philippe Rouyer

Positif

C'est tout le truc avec Danny Boyle. Soit on rentre soit on ne rentre pas. Moi je déteste Danny Boyle habituellement. J'ai ici dit comment j'exécrais Slumdog Millionaire avec un cinéma clipeux qui ne marche pas. Ici je trouve que ça fonctionne justement parce qu'on est dans la tête du type. On peut pas reprocher au film de faire autrement que Gus Van Sant, on peut pas reprocher aux réalisateurs de ne pas faire le film autrement que celui qu'ils font. Il se trouve que Danny Boyle fait un film avec son esthétique habituelle, et je suis comme Marie, je trouve que c'est une très bonne idée pour aller raconter l'histoire d'un type coincé, et nous aussi avec, d'aller chercher un mec qui n'est que dans la diversion. Parce que je pense que si on est 127 heures coincées dans un truc…...

 

 

 

Marie Sauvion

Le Parisien

On s'ennuie !

 

 

 

Philippe Rouyer

Positif

(continuant sa phrase)… ...Et bah on est obligé d'être dans la diversion de sa tête parce que sinon on meurt. Et je pense que le gars au fond de lui il sait que si personne ne vient le chercher – il n'y a aucune raison pour que quelqu'un vienne le chercher ; personne ne sait qu'il est là et il est au fond du fond du canyon. Il sait qu'il va devoir se couper la main ou sinon il va mourir. Et on peut voir le film comme : « 127 heures avant que je me coupe la main ». Voilà, le film c'est ça ! C'est tout ce que je vais mettre en scène, tout le barnum – la scène qu'on a vu là. Elle n'est pas si clipeuse. Il y a des scènes beaucoup plus clipeuses. Là je trouve très intéressant le jeu qu'il fait entre la réalité qui est son caméscope qu'il a apporté et qu'il s'imagine dans une émission de télé. Il y a d'autres scènes qu'on aurait pu voir, c'est des feux d'artifices les trucs habituels de Danny Boyle, mais qui marchent aussi ! C'est quelqu'un qui est en train de disjoncter mais avec, comme dit Marie, toujours une attention au réel : au pipi…... (Rires) Bah oui, et ça je regrette : ce n'est un contournement la scène où il se casse le bras. Moi si je refais un addendum de mon livre sur le gore : elle est immédiatement dedans ! Non mais c'est à la fois réaliste et mental comme tu as très bien décrit. Tu as magnifiquement bien décrit l'ambiance sonore : on est dedans, ça chavire ! Moi j'étais dans une salle de presse, des culs serrés, eh bah franchement ils étaient là tous tendus !

 

 

 

James Franco & Danny Boyle. Pathé Distribution

 

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Nicolas Schaller

Télécinéobs

J'aurais aimé chavirer comme toi, tout au long du film. Sauf que régulièrement, il dévie par une espèce de morale, sur la famille, sur ma famille qui…...

 

 

 

Philippe Rouyer

Positif

Mais c'est ce qu'il est le gars ! Tu peux pas reprocher au…...

 

 

 

Nicolas Schaller

Télécinéobs

Oui mais je reviendrais sur la dernière réplique du film où il dit : « la prochaine fois je préviendrai mes parents avant de partir en expédition... »…

 

 

 

Philippe Rouyer

Positif

Et alors ?!!!

 

 

 

Nicolas Schaller

Télécinéobs

Oui mais on a l'impression que « tout le film juste pour ça... ».

 

 

 

Marie Sauvion

Le Parisien

Mais c'est quand même le truc de base. On te dit toujours quand tu pars tu dis au moins à une personne où tu es. Bon voilà quoi...…

 

 

 

Nicolas Schaller

Télécinéobs

Oui mais qu'il ne base pas tout son film là-dessus. Tu as l'impression que le film se résume à ça alors qu'effectivement…...

 

 

 

Eric Neuhoff

le Figaro

Il y a un truc qui cloche dans ton film. C'est que tu as l'air de dire : on voit les trucs qui se passe dans la tête d'un gars coincé 127 heures sous un rocher. Mais ce n'est pas vrai du tout, parce que quand tu es coincé sous un rocher, tu ne penses pas au film de Danny Boyle ! Lui il voit des films de Danny Boyle…...

 

 

 

Philippe Rouyer

Positif

Oui ! Toi peut-être tu veux lire des romans de François Nourissier, mais lui il voit un film de Danny Boyle ! C'est complètement con ! C'est pas Eric Neuhoff qui est coincé, c'est James Franco !

 

 

 

Eric Neuhoff

Le Figaro

Ce qui est intéressant c'est quand il noue des cordes autour du bras, qu'il essaye de s'échapper : tout le côté technique. Mais tu parles de la scène du pipi – disant « formidable il n'occulte rien » ! -– mais il n'y a pas le caca !

 

 

 

Philippe Rouyer

Positif

Il pense pas qu'en plus il fasse caca ! Mais écoute on va te donner des leçons d'anatomies !

 

 

 

Eric Neuhoff

Le Figaro

127 heures mon vieux !

 

 

 

Philippe Rouyer

Positif

Il est proche de l'occlusion. Maintenant il a rien bouffé, qu'est-ce que tu veux qu'il…...

 

 

 

Frédéric Begbeder

présentateur

Bon, il est temps d'interrompre ce débat…... Il monte un peu trop haut ce débat…...

 

 

 

(Rires)

 

 

 

Frédéric Begbeder

présentateur

Qu'en pense le bandit manchot ?

(désignant ainsi le « jackpot », attribuant un verdict global au film ?)

 

 

 

Verdict du Jackpot 

 

 

 

 

 

 



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Publié par L'homme-grenouille - dans Brèves de comptoir
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