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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 00:46

 

Mais aussi…

 

 

 

Twentieth Century Fox France Avatar

C'était l'évènement de l'année ! C'est vrai que d'une part, Avatar signait le grand retour de James Cameron au cinéma depuis 12 ans. C'est aussi vrai que d'autre part, une stratégie de communication très rentre-dedans nous l'avait aussi vendu comme étant ni plus ni moins qu'une révolution. « Révolution ? » Avec un tel effet d'annonce, c'est sûr qu'on pourrait parler de prétention, car Avatar est loin d'être une révolution, bien au contraire ! L'intrigue est classique à souhait et les ressorts émotionnels ont déjà été maintes fois utilisés : les méchants humains débarquent sur la gentille planète de Pandora, et les gentils Na'vis vont devoir résister face aux méchants envahisseurs auxquels ils n'avaient pourtant rien fait. Mais rien d'original ne veut pas dire rien d'intéressant. Au contraire, c'est vraiment là tout l'attrait des films de Cameron : c'est justement de savoir faire des films généreux et plaisants sur des bases bien simples. Ainsi, malgré un début mollasson, cet Avatar sait nous servir un spectacle visuel de très haut niveau, très inventif, dans lequel on se laisse volontiers bercer. Bref, disons plutôt qu'à défaut de révolution, on a droit à un gros blockbuster généreusement démesuré qui ne se refuse rien et ça, en soit, c'est déjà super.

 

Paramount Pictures France Watchmen

Parmi les autres grosses sorties évènements de l'année, je ne peux m'empêcher de vous recommander également ce Watchmen, même si l'enthousiasme que le public a connu pour ce film a été moins unanime. Alors oui, c'est sûr, je les comprends les fans du roman graphique qui ne voient dans ce Watchmen qu'une banale mise en image très plan-plan de l'œuvre originale. C'est vrai que les fautes de goût sont nombreuses et que le rythme n'est pas du tout assuré. Malgré tout, il faut quand même bien reconnaître à ce film trois premiers quarts d'heures remarquables, durant lesquelles l'osmose entre l'image, le son, et le montage sec, savent instaurer tout de suite une atmosphère captivante entre fantastique et rétro apocalyptique. Justifient-ils qu'on s'engluent par la suite pendant de deux heures ? Eh bien moi je réponds oui, même si on peut bien évidemment nourrir de nombreux regrets. Les moments de bons cinémas sont beaucoup trop rares pour qu'on dédaigne d'un revers de la main trois quarts d'heures aussi plaisants. D'autant plus que la mauvaise qualité de la fin n'est que toute relative à la qualité exceptionnelle de son début car, passé la déception, le spectacle demeure au final fort honnête et fort plaisant. Qu'on s'y risque, et après on jugera…

 

Wild Bunch Distribution The Box

Là encore, comme le cas précédent, les lecteurs de la nouvelle originale pourront être déçus du sort que lui réserve ce cher Richard Kelly par ce The Box. Il faut dire que l'auteur très controversé de Donnie Darko, mais surtout de Southland Tales, ne se sert que de l'amorce du livre. Ensuite, Kelly se permet plus un exercice libre qu'une réelle adaptation. Bien lui en a pris, car une fois l'intrigue lancée (un brin poussivement, reconnaissons-le) Kelly se risque à nous plonger dans un univers fait de science-fiction des années 80 et de papiers peints douteux, mais le tout agissant comme un vortex hypnotisant. Même s'il s'étiole quelque peu sur la fin, Kelly aura au moins le mérite d'avoir su rester lui-même pour nous proposer une œuvre une fois de plus très osée, à l'atmosphère captivante et réjouissante sur bien des points.

 

Haut et Court The Chaser

Parmi les autres films de 2009 qui se sont distingués positivement d'après moi, on pourrait aussi citer le traditionnel film coréen qui démonte tout sur son passage. En 2009, la petite perle qui nous venait du pays du matin calme s'appelait The Chaser. Sous son look de thriller très classique, joliment tourné mais basiquement mené, on était en droit de se dire, au bout de dix minutes, que ce film ne révolutionnerait rien. Et pourtant ! Si ce film parvient justement à susciter le plus vif des intérêts, c'est qu'il sait très vite sortir des schémas auxquels on nous avait habitué. Coups de théâtre et surprises sont légions, si bien qu'on ne sait pas vraiment ou ce Chaser va nous emmener car tous les coups semblent permis, y compris les plus inattendus. Si on ajoute à cela un rythme haletant et une atmosphère vraiment prenante, on se dit quand même que ce Chaser mérite presque le statut de polar de l'année, et ce serait grandement mérité.

 

Le Pacte Thirst, ceci est mon sang

Tant qu'on est en Corée, restons-y. Aux côtés de The Chaser, le pays du matin calme était aussi représenté cette année par le dernier film de Park Chan-Wook, qui s'est même permis de rafler un nouveau grand prix du jury à Cannes cette année, quatre ans après Old Boy. Mais les adorateurs de Park le savent : plus le temps passe, et plus le cinéma de cet esthète invétéré sombre dans une logique jusqu'au-boutiste où il est difficile de le suivre. Ce Thirst répond à cette logique. Parfois brouillon, partant dans tous les sens, explorant à droite et à gauche, le film nous perd aisément une heure durant, nous raccrochant à notre fauteuil grâce à quelques scènes d'une grande force évocatrice. Mais bon, une fois n'est pas coutume, s'accrocher vaut clairement le coup car, une fois passé l'interrogation, le film rassemble toutes ses ficelles pour un final totalement fou et décomplexé qui donne du sens à l'ensemble de l'œuvre, et dans lequel on sombre avec délice. Alors oui, Thirst ne conviendra pas à tout le monde, mais les plus aventureux des cinéphiles pourront tout de même s'y risquer avec, peut-être, l'agréable surprise d'y avoir vu là un film définitivement pas comme les autres.

 

ARP Sélection Adoration

Autre film exigeant avec son spectateur, cet Adoration d'Atom Egoyan. Le propos est rude une demi-heure durant, nous accablant d'un bavardage ininterrompu, le tout dans un cadre incroyablement austère, mais c'est le prix à payer pour être mis en condition. Petit à petit le film parvient à se faire plus classique pour être plus appréciable, mais Egoyan n'en perd pas pour autant le fil de sa démonstration. Sachant construire son film comme un patchwork d'idées qui se ressassent sans cesse, Adoration parvient à faire de son chaos d'informations une gigantesque harmonie où tout prend soudainement son sens et son ampleur. Si bien que, à la sortie du film, on se dit que l'histoire fut au fond bien banale, mais la façon dont on nous l'a fait ressentir était loin d'être ordinaire. Au fond, c'est ce qu'on devrait dire de toutes les œuvres de cinéma, pour ne pas dire de toutes les œuvres d'art dans leur ensemble.

 

TFM Distribution The Reader

Dans un style totalement opposé à Adoration, 2009 nous a aussi offert quelques grands films aux allures bien classiques, mais à l'efficacité bien réelle. C'est le cas notamment de ce Reader. Certains reprochaient justement à Stephen Daldry de s'être caché derrière la force de l'histoire, celle d'une histoire d'amour interdite entre un jeune adolescent et une femme mure au temps de l'Allemagne communiste, pour mener son film le plus classiquement du monde. Peut-être… Malgré tout, cette histoire empêtrée dans les convenances sociales ne méritaient-elles pas justement de poser ses convenances par le classicisme de la réalisation ? La question est ouverte. Pour ma part, la discrétion de la réalisation – qui reste soit dit en passant maîtrisée de bout en bout, aussi classique soit-elle – permet de mieux retranscrire l'atmosphère qu'on cherche à nous transmettre, et dans laquelle on se laisse totalement emporter… C'est que, par cette façon de faire, la force du propos nous est transcrite avant tout par les interprètes. Or, que reprocher à Kate Winslet et Ralph Fiennes, tous deux splendides ? Vraiment, ce Reader fait partie de ces films qui savent être forts sans tomber dans la surenchère ou la facilité, et qui en tirent du coup une véritable noblesse. Bref, c'est presque là un incontournable de 2009.

 

Guy Ferrandis Welcome

Dans un autre style d'a priori négatif, après le classicisme de The Reader, il y avait le film d'auteur à la française bien socialisant et bien chiant dans lequel semblait rentrer ce Welcome. Il faut dire que l'ami Lioret avait mis le paquet sur le caractère caricatural de son histoire : on est à Calais, au milieu des réfugiés, et on accuse le méchant gouvernement qui arrête ceux qui se contente d'un simple geste humain. « Boouuuuh ! Les méchants gens de droite ! » Les premières minutes ne sont pas sans nous faire entrer dans ce schéma, et on ne voir décemment pas comment ce Welcome pourrait en sortir. Pourtant, et c'est là que Lioret nous donne une leçon de cinéma, petit à petit le social devient un détail et c'est une idée toute bête qui reprend le dessus mais qui fait la différence : l'humain. Eh oui. La force de Welcome c'est de savoir progressivement parler de gens, de leur dresser une histoire, des envies, de leur donner des émotions que l'on puisse partager… Ainsi s'éloigne t-on de la sècheresse démonstrative des Dardenne. Ainsi laisse-t-on de côté le misérabilisme qui fait leur fond de commerce. En somme, ainsi touche-t-on à un film simple, mais pur, et donc touchant. Une belle démarche qui mérite qu'on s'y attarde.

 

Gaumont Distribution Mary & Max

Pour en finir avec les films sur lesquels pouvaient peser des a priori négatifs, il y avait enfin ce Mary & Max. C'est vrai qu'il ne payait pas de mine ce film d'animation sur son affiche aux tons marrons bien moches. Pourtant, Mary & Max a su s'imposer cette année comme un film méritant une certaine estime, tant il a su renverser certaines conventions pour notre plus grand plaisir. Tour d'abord, Mary & Max se risque au pari du film en pâte à modeler sur un sujet assez pathos (grosso modo, la maladie mentale) et d'autre part, il sait nous inviter dans ce monde sans nous effrayer ni nous miner le moral. Au contraire, la vraie force de ce film est justement d'être capable de faire ressentir la force des émotions sans passer par le pathos des plus vulgaires. En ressort un spectacle des plus nobles, fort plaisant, et qui mérite plus que le simple détour.

 

Universal Pictures International France Coraline

Autre film d'animation plus que méritant de cette année 2009 – lui aussi en pâte à moderner – c'est ce Coraline. Déjà, si ce film a bien un mérite, c'est celui de réaffirmer le nom d'Henry Selick, jusqu'alors resté dans l'ombre de celui de Tim Burton, alors qu'il fut pourtant bel et bien le réalisateur du somptueux Etrange Noël de M. Jack. On disait alors que tout le mérite revenait au grand Tim et que Selick s'était juste contenté d'exécuter. Coraline nous démontre bien que le réalisateur de ce film est loin de se limiter au simple exécuteur, c'est au contraire un brillant metteur en scène qui a su créer là une aventure racée et inventive. L'univers de Coraline ne peut en effet que séduire tant il est un remarquable regard sur l'enfance, et tant sa créativité est à la hauteur des enjeux. Bref, du grand art qui nous ferait presque dire que Carroll n'a plus besoin d'espérer quoi que ce soit du prochain Alice de Burton, car Selick l'a déjà accompli avec cette Coraline…

 

SND Numéro 9

Rassurez-vous, il n'y a pas que la traditionnelle pâte à modeler qui a su faire ses preuves cette année ! Au rayon des films d'animation en images de synthèse, beaucoup citeront le très classique Là-Haut alors que, pour ma part, j'ai clairement été plus touché par ce Numéro 9 qui a su renouer avec toutes les qualités qui manquent souvent dans ce type de divertissement. Car oui, si ce Numéro 9 sait séduire ce n'est non pas pour les métaphores et autres allégories douteuses qui certains lui prêtent mais clairement pour des qualités qui reviennent au source du film d'animation : la simplicité. Jouant avant tout la créativité visuelle et sur la mesure dans les paroles, Numéro 9 n'en devient que plus fort dans l'émotion qu'il transmet, sachant synthétiser l'essentiel plutôt que de nous noyer dans un fatras pompeux et disgracieux. Bref, de l'aventure pure, qui n'a pas l'outrecuidance de nous imposer une façon de penser où un thème à développer. Un film où on est libre pour mieux vivre cette aventure comme une expérience personnelle, et pour cela bravo…

 

Le Studio Ghibli Ponyo sur la falaise

Ils sont rares ces auteurs qui ne déçoivent jamais, malgré les attentes faramineuses que l'on porte en eux. C'est le cas de ce cher Hayao Miyazaki car, une fois de plus, ce Ponyo est une remarquable pièce maîtresse de l'animation. Il suffit d'à peine quelques minutes pour nous convaincre car, dès le départ, Miyazaki nous propose un univers original, des personnages atypiques et des situations qui évoquent tous les rêves d'enfants que l'on a tous eu. Peut-être manquera-t-il d'un final à la hauteur de l'épopée, mais c'est se plaindre pour bien peu. Une fois de plus, le film fait mouche, il nous surprend, et c'est l'essentiel.

 

StudioCanal Good Morning England

C'est amusant de constater comment on associe plus facilement certaines nationalités à des genres de films en particuliers. Ainsi parle-t-on de blockbuster à l'américaine, de romance à l'indienne, voir même de film d'auteur à la française (ce qui n'est pas forcément l'association la plus flatteuse soit dit en passant). Pourquoi je parle de cela ? Justement parce que ce Good Morning England est typique de ce qu'on pourrait qualifier de comédie à l'anglaise, avec cet humour bon enfant et un brin dandy à la fois. Or, ce film a d'autant plus de mérite qu'il sait se faire léger et élaboré à la fois, et que la caricature fluette de la situation n'empêche pas un regard très subtil sur la démarche des gens de cette époque… Si on ajoute à cette bonne humeur évidente, une bande originale du tonnerre, on a quand même suffisamment d'arguments pour dire que ce Good Morning England fait quand même parti des films de l'année.

 

CTV International In The Loop

Ils sont quand même bien rares ces films qui prennent le risque de perdre pas mal de gens en route, juste pour faire ce qu'il entendait faire. C'est un peu le cas de ce In The Loop très bavard et assez technique, et dont le ressort humoristique repose qui plus est sur un comique de situation auquel tout le monde n'aura pas accès. Il est vrai que voir tous ces personnages s'agiter dans ce grand univers qu'est celui de la diplomatie, s'agiter qui plus est avec un certain étourdissement tant personne ne comprend vraiment le fonctionnement de ce gigantesque Léviathan, C'est corrosif et sarcastique, tout en sachant manipuler une certaine forme d'absurdité. Bref, j'adhère totalement à ce type de spectacle novateur parce qu'exigeant.

 

Sony Pictures Releasing France Bienvenue à Zombieland

Il y a des films qu'on adore parce qu'ils ont eu l'audace d'être démesurément compliqué, et il y en a d'autre qui, au contraire, séduise par la simplicité de leur démarche. C'est incontestablement à la deuxième catégorie dans laquelle il faut ranger ce Bienvenue à Zombieland. Pourtant il se donne des allures de gros film qui tache, mais il sait très vite se distinguer du reste de la production par un humour très soigné, qui fait la part belle à la running joke et au comique de situation. Bref, loin d'être le film à gags dont tous les American Pie sont devenus des piètres représentants, Bienvenue à Zombieland a été de ces films qui ont su séduire justement par leur rigueur et leur unité. Bref, du film qui fait aimer les zombies.

 

Warner Bros. France Very Bad Trip

Lui aussi il sentait gros la comédie qui tache à base de trucs gores et trashs, et pourtant ce Very Bad Trip sait progressivement nous surprendre. La base est très classique, le comique facile, mais le film sait progressivement nous emmener dans un univers totalement décalé, celui de la biture, que Todd Philips a su d'ailleurs remarquablement constituer tant il a des allures de pays d'Alice dans lequel on est totalement étourdi. Il y a un petit peu de Las Vegas Parano, mais aussi beaucoup de Eh mec, elle est où ma caisse ?, ce qui fait qu'on se sent en terrain connu, mais l'important n'est pas là . L'important est qu'on s'amuse très vite de cet humour au fond bien bon enfant.

 

 

Quelques moments forts qui méritent qu'on perde 2h de notre temps pour eux…

 

 

Le principe du classement est toujours un peu pervers car il ne traduit jamais totalement la réalité de notre ressenti à l'égard de certains films. J'en veux pour exemple ces quelques moments de cinéma qui, finalement, font partie de ceux que j'ai le plus apprécié au cours de cette année mais qui, malheureusement, ont été découverts dans des films qui eux, dans leur ensemble, m'avaient clairement lassés. Ainsi je me permets quand même de rendre justice à ces quelques très bons moments de cinéma, issus de mes films à 2 étoiles, et qui peuvent justifier qu'on perde deux heures de notre temps ne serait-ce que pour les découvrir…

 

1. La scène de la piscine dans :

Morse

 

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Raaah ! Là j'avoue que le film avait atteint là un état de grâce incontestable. La sobriété joue ici clairement son rôle puisque cette résonnance malsaine de ce vieux tube à la scie musicale de Secret Service et l'arrivée des quelques caïds filmés à hauteur de taille suffisent à elle seule à « nous mettre dans le bain ». Tout le reste n'est qu'une pure leçon de cinéma. : vue sous l'eau, le carnage n'est que purement suggestif. Un plan fixe, des détails en arrière plan, et puis c'est fini. Là, j'avoue, ce grand moment justifie l'ennui que suscite le manque d'audace du reste du film.  

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Christoph Waltz et Denis Menochet. Universal Pictures International France

2. La scène d'introduction dans :

Inglourious Basterds

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Aïe aïe aïe ! Elle faisait très mal cette introduction d'Iglourious Basterds ! Dommage que le film ne s'illustre par la suite qu'au travers de quelques moments épars et mal synchronisés. Car oui, en effet, cette introduction d'Inglorious Basterds est tout de même somptueuse et témoigne de tout le talent de Tarantino à savoir faire vivre un film au cinéma. Premier plan sublime, image de western travaillée, l'arrivée de Christophe Waltz sonne le début du numéro de maître. Où nous emmène Tarantino ? Est-ce une comédie comme le laisse suggérer l'aspect grand-guignolesque du personnage allemand ? …Ou bien est-ce au contraire un grand moment dramatique qui se joue comme nous l'inspire les différents regards et la situation ? le mariage des genres est excellent, et nous voilà déjà plongé de plein pied dans le film ! Ca, c'est le Tarantino qu'on adore tous…

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Walt Disney Studios Motion Pictures France

3. La présentation de la vie de Carl dans :

Là-haut

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Il y a bien longtemps qu'un Pixar ne m'avait laissé à ce point sur la touche ! Pourtant, là encore, l'introduction était d'une remarquable efficacité. Afin de retracer la vie du personnage principal en seulement cinq minutes, les petits gars de chez Pixar ont opté pour ce qui a fait l'efficacité de leurs premiers courts-métrages : le silence. En effet, point de mot, juste l'enchaînement des expressions, des sous-entendus, de la suggestion… Si bien qu'au final le parcours de ce petit vieux n'est pas qu'un simple listing d'information, c'est au contraire la transmission de la seule information qui compte : l'émotion. Au moins sur cette scène là, le Pixar de cette année là ressemblait aux grands Pixar du panthéon de la lampe blanche…

 

Johnny Hallyday. ARP Sélection

4. La fusillade sylvestre dans :

Vengeance

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Là aussi on s'ennuie beaucoup dans ce film de Johnnie To où l'on montre souvent mais pour oublier souvent de raconter… Malgré tout, comme dans chacun de ses films, To nous livre dans ce Vengeance une scène – une fois de plus ! – anthologique. Les bois, Costello arrive avec ses acolytes pour faire la peau aux bandits qui ont tués sa fille et ses petits enfants. Mais ils ne sont pas seuls : leurs femmes, leurs enfants sont là… Costello préfère attendre, conformément à un code d'honneur qui semble tout droit tiré d'un John Woo. La tension gagne, la famille repart… Puis la fusillade éclate aux milieux des arbres et, avec pour témoin, l'astre lunaire. Ceux qui connaissent le savoir faire de To savent d'ores et déjà que cette scène sera pour eux un incontournable à voir absolument.  

 

SND

5. Le duel de snipers dans :

Démineurs

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Autre film très beau mais très haché, le Démineurs de Kathryn Bigelow. Alors ça c'est sûr il y en a des scènes fortes, mais on se perd très vite dans un enchaînement de saynètes qui perdent très vite de leur sens. Néanmoins, parmi ces saynètes, il y a tout de même cette confrontation à distance, en plein désert, entre deux snipers. C'est long, tendu, on attend toujours les quelques secondes d'écart entre le coup de feu et l'impact pour savoir si on a fait mouche. La tension est totale, j'adore.

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    => Pour la suite de ce meilleur de 2009, veuillez tourner la page...



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Publié par L'homme-grenouille - dans Sélections de l'homme-grenouille
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