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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 20:49

Ils ont aussi marqué 2009 de leur emprunte…

 

 

 

On dit souvent qu'on a jusqu'au 31 janvier minuit pour souhaiter la bonne année autour de soi, je profite donc de ce dernier jour du mois pour rendre hommage à 2009 et surtout à ceux qui ont fait cette année cinématographiquement parlant. En espérant bien sûr qu'ils seront de bons repères à suivre pour les films à venir !

  

                            Universal Pictures International France

     1. Sam Raimi             2. Alison Lohman            3. Christoph Waltz

 

 Cela pourra paraître redondant par rapport à la première partie de mon blog, néanmoins je persiste et je signe. S'il y a bien de personnalité du monde du septième art qui m'ont marqué cette année 2009 ce sont les deux responsables principaux de cette jouissance que fut Jusqu'en enfer ! A tout bien tout honneur, c'est à Sam Raimi que je rend hommage en premier. Lui qui s'était fait justement connaître au travers de films d'honneur décalés financés avec trois sous : Evil Dead et surtout Evil Dead 2. Raimi, c'est aussi celui qui avait su démontrer que son talent pouvait s'exprimer plus sobrement avec son fameux Plan simple ou son injustement méconnu Darkman, deux films qui lui ouvriront la concécration avec la trilogie Spider-man. Et pourtant, malgré le succès, malgré la facilité, le papa d'Evil Dead est revenu aux sources, sachant redonner au genre ses lettres de noblesse et son efficacité remarquable. Mais il serait injuste de donner à Sam Raimi tous les mérites qui reviennent à ce film car nul doute que le choix d'Alison Lohman pour incarner la pauvre créature sans défense qui subit les affres de ce film a été un choix gagnant. Véritable don de soi, la belle petite arnaqueuse des Associés atteint ici le summum de sa maturité d'artiste (oui oui, même dans un film où on se contente souvent d'hurler et de recevoir plein de trucs visqueux) à la figure ! C'est justement dans le minimalisme qu'il est difficile de trouver le ton juste). C'est sûr qu'à côté des cris de la belle Alison, la performance de Christoph Waltz dans Inglourious Basterds est d'une tout autre nature. Néanmoins, elle aussi mérite les plus grandes éloges tant elle aussi elle est source de jouissance et de grands moments de cinéma. Tarantino disait que sans lui, son film était impossible. Parait-il même qu'une fois Waltz auditionné, il se serait écrié : « ça y est, je peux faire mon film ». C'est en tout cas ce que j'ai personnellement ressenti face à cet Inglourious Basterds. Dans ce film qui part dans tous les sens, oubliant à chaque virage la ligne qu'il était en train de tracer, les apparitions successives du personnage Hans Landa est ce qui ravive la flamme à chaque instant, qu'il s'agisse de l'introduction lumineuse du film, ou bien de la conclusion remarquable de génie comique. Un homme à suivre lors des années à venir, indubitablement.

  

 

Clint Eastwood. Warner Bros. France            Danny Boyle. Twentieth Century Fox France              

    6. Clint Eastwood              5. Danny Boyle                  4. Kate Winslet

  

Parmi les autres personnalités qui m'ont fait vibrer cette année, comment ne pas citer la belle Kate. Je pourrais la citer une année sur deux, mais après tout pourquoi s'en priver. En 2009, c'est à deux films qu'elle a prêter son aura et son charisme. Dans Les Noces rebelles de Mendes elle jouait les femmes modèles mais aigries, détruites par un cadre morale qui l'étouffait. Dans The Reader, changement de style, il s'agit d'une femme mure pétrie de secrets et au caractère bien trempée, qui finira pas s'éprendre d'un jeune ado. Deux rôles différents, deux performances remarquables, deux frissons mémorables. Voilà bien là une actrice qui fait partie de la grande histoire du cinéma. Autre nom que l'on pourrait graver – forcément ! – à ses côtés, c'est celui de Danny Boyle. Boyle, il y a dix ans, c'était le réalisateur à personnalité, le réalisateur à audaces, le réalisateurs qui savait produire des perles, certes irrégulières, mais à l'éclat sans pareil. 2009 aura aussi été son année grâce à ce Slumdog parfait en tout point : SON film. Espérons que ce succès ô combien mérité ne nous calmera pas sa remarquable audace. Enfin, dernier qu'il me plait d'évoquer dans ce deuxième trio, c'est bien évidemment celui du grand maître Clint. Quel vista qu'après tant d'année, on soit capable encore de produire des films aussi purs que ce remarquable Gran Torino. Mon hommage sera d'autant plus appuyé qu'il s'agit sûrement là de la dernière apparition du grand Eastwood en tant qu'acteur, du moins aux dires du maître, alors profitons-en doublement.

 

       Wild Bunch Distribution         Sacha Baron Cohen. Sony Pictures Releasing France         Twentieth Century Fox France

7.Albert Dupontel 8.Richard Kelly 9.Sacha B. Cohen10.James Cameron

  

Enfin, pour en finir avec les personnalités qui m'ont marqué cette année 2009, je ne pourrait m'empêcher de citer une belle brochette de réalisateurs. Non pas que j'estime le talent d'acteur secondaire – loin de là – mais j'avoue que parmi ceux que j'attendais au tournant, beaucoup se trouvaient derrière la caméra, et pour la plupart, ils ne m'ont pas déçu. Passés les Raimi, Boyle et Eastwood, le premier des réalisateurs qu'il me viendrait de remercier en premier serait sûrement l'ami Dupontel. Je n'ai jamais été vraiment fan de son cinéma, mais j'ai toujours respecté cette démarche entière. Avec Le vilain, sa dévotion totale à son art m'a enfin touché. Merci maître Dupontel d'accepter les sarcasmes de la piteuse mondanité française et de continuer à nous faire rêver. A côté de Dupontel, mais de l'autre côté de l'Atlantique, il y avait aussi Richard Kelly qui risquait gros, son dernier Southland Tales ayant subit un terrible four. Pourtant, fidèle à lui-même, il nous a servi son The Box avec toujours autant de personnalité et de talent. Bravo. Enfin, difficile de ne pas le citer pour cette année. Cela faisait 12 ans qu'on attendait son retour, et il ne l'a pas manqué : James Cameron. Si on occulte tout le bla-bla prétentieux et outrancier de la communication qui a été faite autour de son dernier film, il reste quand même qu'Avatar s'est avéré au final un bon blockbuster qui a su assurer l'essentiel : le spectacle (même si celui-ci survit difficilement à un deuxième visionnage)…

 

 

Ne les négligeons pas non plus : les bandes originales de l'année…

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Je m'efforcerai désormais d'en faire une de mes habitudes de fin d'année : c'est l'édification d'un petit Top 3 des bandes originales de film qui m'ont le plus marqué. Ainsi compléterais-je cet article qui rendait justice à cet aspect trop méprisé du septième art. Pour cette année 2009, voici ma sélection :

 

1.      Les beaux gosses

Cela en surprendra sûrement plus d'un, mais j'avoue malgré tout que de tout ce que j'ai pu entendre, c'est sûrement celle des Beaux Gosses qui m'a laissé le meilleur souvenir. Il faut dire, à l'image des films de Carpenter ou de Rodriguez, c'est Riad Sattouf lui-même – le réalisateur du film – qui a mené cette bande originale. Composée à partir de sons électroniques surannés, cette composition possède une emprunte identitaire forte qui ne laissera personne indifférent. Un must à mes yeux… Ou plutôt devrais-je dire : à mes oreilles…

 

2.      Slumdog Millionaire

Entre les morceaux composés par la star de Kollywood, maître A.R. Rahman d'un côté, et de l'autre les quelques titres de la chanteuse londonienne M.I.A., cette bande originale a su trouver une certaine densité qui contribue incontestablement à la réussite du film. L'ami DanielOcean, s'il s'était exprimé dans ces quelques lignes, aurait sûrement annoncé une légère préférence pour les morceaux attribués aux compositeur tamoul, mais pour ma part c'est bien vers la jolie M.I.A. que je préfère m'orienter et surtout ce qui est pour moi le morceau phare de cette B.O. : Paper Planes, que Michael Moore a même réutilisé pour la bande annonce de son dernier Capitalim : A love Story.

 

  

3ex aequo. Transformers 2 - Anges & Démons

Pour finir, deux bandes originales ex aequo, car j'avoue ne pas avoir su trancher. D'un côté je ne peux m'empêcher d'apporter une nouvelle fois mon assentiment à la participation de Steve Jablonsky au nouvel opus de la saga Transformers. Voilà une suite comme je l'aime : elle reprend l'essentiel, mais sait innover malgré tout. Le symbole de ce double-esprit, la track intitulée Infinite White, qui me fait à chaque fois tripé tant l'esprit de cette musique est à mille lieues de celui de Transformers, bien qu'elle en reprenne le thème principal. Aux côtés de cette première bande-originale, celle de Anges & Démons est dans le même ordre d'idée. Il faut dire que celui qui l'a composé est le grand maître Zimmer, dont Jablonsky se rapporche beaucoup. Le film est loin d'être top, mais avouons tout de même que ce cher Hans a su y mettre la musique qu'il fallait. Sachons donc faire preuve d'esprit développement durable, et recyclons au moins ce qui mérite d'être sauvé de ce tas de détritus…

 

 

Voilà donc pour cette année 2009 ! L'année 2010 est déjà entamée, alors que le plaisir du cinéma soit encore avec nous !

 

                    Le réalisateur Sam Raimi. Metropolitan FilmExport



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Publié par L'homme-grenouille - dans Sélections de l'homme-grenouille
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