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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 20:34

 

 

 

 

Ø     5 films que tout le monde aime, mais moi j'y arrive pas...

 

 

 

 Le Seigneur Des Anneaux

Je crois que cette trilogie est – de loin ! – celle qui correspond le mieux à cette catégorie du questionnaire ! A dire vrai j'en étais presque arrivé à me questionner si un traumatisme passé impliquant des elfes ou des orques n'était pas responsable de ma déficience d'émotion tant je semblais seul au monde face à l'engouement général que connaissaient ces films. Pourtant, un énième visionnage a fini par me convaincre de la légitimité de mon dégoût. Forcé par ce cher DanielOceanAndCo – un inconditionnel de la saga – je me suis risqué à revoir les trois derniers quarts d'heure du retour du roi, bref le grand final de cette flamboyante trilogie. Mai quel ennui ! Quel manque de rythme ! Quelle servitude face à la trame de l'œuvre originale ! Bref, encore aujourd'hui, je campe mes positions : encore aujourd'hui, la trilogie du Seigneur des anneaux ne doit son succès que grâce à son habile capacité a s'être fait portée par la renommée de l'œuvre originale dont elle est l'adaptation. Présentée par la presse comme une œuvre culte, les foules s'y sont déplacées en masse dans l'état d'esprit d'y découvrir l'œuvre qu'ils avaient déjà préconçus comme un chef d'œuvre. Ainsi Jackson a pu enchainer les pires fautes de rythmes, les choix les plus creux au niveau de l'intrigue, et c'est malgré tout passé comme une lettre à la poste. Et aujourd'hui, auréolé de ses Oscar, de ses critiques presse élogieuses, je me retrouve stupéfait face à des livres consacrés au cinéma qui le placent systématiquement comme étant le film clef de la période des années 2000… Avec un tel conditionnement qui s'est autoalimenté ainsi par la suite, comment aujourd'hui résister à la culpabilité de ne pas aimer ?... Sur ce sujet finalement, le Seigneur des Anneaux pourrait être un remarquable sujet de dissert de philo au sujet de la spontanéité des goûts personnels…

 

 

Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street 

« I feeeeeeeeeeeeeeeel yooooooooooooooooou Jooooooooooooohaaaaaaaaaaaaanaaaaaaaaaaaaa… » Pour moi ces trois mots suffisent à condenser toute l'exaspération que j'ai pour ce film. Ça chante et ça geint en permanence, étirant sur des heures entières une histoire ô combien creuse. Entre l'une qui s'extasie sur ces tourtes dégueulasses et l'autre qui chante en l'honneur de ses amis les couteaux, on se surprend à vouloir hurler un primaire mais sincère « Tu vas la fermer ta gueule ! » dans l'espoir que l'intrigue daigne s'activer un peu. Il est temps que Burton s'en rende compte : son talent passé a fait que ses codes sont désormais des standards, si bien que s'il ne les renouvèle pas, on s'ennuie à l'infini… Mais bon, il faut croire qu'il y en a qui accepte qu'on leur resserve sempiternellement la même soupe tous les soirs sans déglutir… Tant mieux pour eux ?

 

 

 Le Silence de Lorna

Je serai beaucoup plus rapide sur ce film car j'ai déjà rédigé un article entier sur ce film et que vous pourrez lire si le contenu vous intéresse en cliquant ici. (« Plus rapide »… En regardant après coup ce que je viens d'écrire je me rends compte que je n'arrive décidemment pas à me calmer sur ce film…) A dire vrai je cite ce film comme je pourrai citer tous les films des frères Dardenne et de toute cette « Nouvelle Lame de Fond », courant que l'on pourrait nommer ainsi en hommage à la nouvelle vague, sauf que ce courant-ci vient cisailler l'art cinématographique en cherchant à le noyer par grand fond. De même que pour l'exemple précédent, j'ai du mal à comprendre que des réalisateurs qui renient les bases mêmes de l'art puissent faire des Masterclass à Cannes ou bien encore écrire des livres sur leur vision du cinéma. Pour vous économiser l'achat de ce livre, je vous résumerai le cinéma des Dardenne en seulement quelques mots : pas d'artifice musical, sonore ou visuel, pour ne pas dénaturer la réalité du sujet filmé ; pas de cadre pour que le champ de vision soit dicté par le sujet et non le dictat du réalisateur ; d'ailleurs pas d'histoire non plus car la scénarisation sclérose la réalité des évènements. Bref, pour résumer, le cinéma des Dardenne c'est la médiocrité transformée en art. « Oui c'est médiocre, mais c'est fait exprès. Peut-on considérer alors que c'est toujours aussi médiocre ? » : voilà ce que pourrait être le credo de leur cinéma. Après tout, prenons tous notre caméscope, filmons n'importe comment un sujet qui saura plaire à l'aristocratie bourgeoise comme : la misère des immigrés, la misère des jeunes, la misère des femmes, etc… et imposons le donc à ces chers cinéphiles qui – un peu par désemparement – ne savent pas trop quoi réfuter à ce genre d'ouvrages et préfèrent se réconforter derrière le bon vieil argument de « l'utilité sociale de l'œuvre » pour nous inciter à aller la voir… Eh bien, farcissons-les jusqu'au gosier de ces œuvres sans regard ni perspective et nous verrons bien si cette accumulation de « chefs d'œuvres » ne les amènera pas au bout d'un moment à revoir leur jugement...


 

Le Pianiste

Bon, déjà qu'à la base je ne suis pas fan du cinéma de Polanski, mais pour l'occasion je trouve que ce film accompli tout le contraire de ce qu'il cherchait à faire. Personnellement impliqué par la question juive lors de la Seconde Guerre Mondiale, on pouvait espérait du cinéaste polonais qu'il donne un regard atypique sur la question. Au lieu de ça, il ne fait qu'accumuler les poncifs, les démonstrations toutes faites, et ne propose au final qu'un film impersonnel, désincarné, et qui n'a que pour simple conséquence celle de contribuer à banaliser ce genre d'images et de discours. Bref un film ennuyeux et inutile.

 

 

 Les Sept Samouraïs

J'avoue encore aujourd'hui avoir du mal à tâter du Kurosawa, car soit le jeu en vaut la chandelle comme le Château de l'araignée où quelques moments de souffrances et d'ennuis sont justement récompensés par la suite, autant il y a ces Sept Samouraïs qui n'ont suscités chez moi qu'exaspération et ennui. Une telle linéarité dans l'intrigue, et cette incapacité chronique à s'étendre sur des situations plates sans avoir recours à l'ellipse plombent totalement le film si bien qu'il raconte en 2h ce qui aurait pu être dit en une demi-heure. Il y en aura toujours pour dire « Oui mais pour l'époque » ou bien encore « Tu as conscience que ce film est considéré comme un chef d'œuvre ? », mais personnellement ces Sept Samouraïs me laissent ni chauds ni froids.

 

 

 

 

 

 Ø     5 films où j'ai d'abord souffert / été déçu au début de la projection puis au bout d'un moment, whaoooaaaaah...

 

 

  Le château de l'araignée

Après l'avoir un peu bousculé, je tiens quand à rendre au maître Kurosawa ce qui lui est dû. J'avoue ne pas avoir vu tous ses « incontournables » mais ce château de l'araignée reste pour moi une très bonne expérience. Par contre, il faut batailler ferme avec la première demi heure pour vraiment tirer le meilleur de ce film. Entre les conventions liés au cinéma japonais de cette époque, la réalisation parfois très sèche de Kurosawa et enfin le jeu tout en emphase de Toshiro Mifune, le film nécessite une période d'acclimatation certaine avant d'en tirer le meilleur. J'avoue que je ne regrette pas l'effort consenti, car le final de ce film m'a littéralement coupé la chique.

 

Mad Detective

Hong-Kong est un autre cinéma qui a lui aussi ses codes bien à lui, et il faut avouer que Johnnie To ne joue pas toujours la carte de l'accessibilité. C'est un petit peu le cas de ce Mad Detective dont le début ne s'avère pas très passionnant, assez balourd même, et pas très clair au niveau de ce qu'il a à nous dire. Cependant, une fois que le concept du film commence a être assimilé, j'ai été aussi bien intrigué que ravi de voir comment toute cette petite mécanique se met en place, mais aussi captivé par le suspense que l'intrigue parvient à mettre progressivement en place. A cela s'ajoute un nouveau final flamboyant à la Johnnie To, formellement imparable, qui a su me conforter dans mon choix de regarder ce film jusqu'au bout, malgré le début pénible.

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  Twin Peaks, Fire Walk With Me

Je venais de me finir la série, j'étais curieux de découvrir le film. Eh bien finalement j'ai trouvé le début incroyablement pénible et j'ai presque senti le flop. Suivre Laura Palmer : OK, et alors ? Mais bon, même si je ne suis entièrement convaincu de la pertinence du film pour celui qui n'a pas suivi la série, j'avoue que le décollage du film au début de son deuxième tiers devient particulièrement malsain et par conséquent super jouissif (oui je suis comme ça...). Il faut avouer que l'expérience que fait « subir » le film est à ce niveau digne des meilleurs Lynch et on le remercie encore mille et une fois lors du générique de fin tant on est encore tout bouleversé de cette expérience pénétrante comme jamais.

 

 Adoration

Je pensais que… et puis finalement non. Je n'avais jamais vu de film d'Atom Egoyan avant cet Adoration (ou du moins les souvenirs que je crois avoir d'Exotica sont tellement brouillons qu'il est difficile de dire que j'ai bien vu ce film). C'était donc la découverte… et la découverte fut rude. Quel début austère ! Le montage, la façon d'amener le sujet, le ton adopté… Tout est là pour faire du début un film assez éprouvant. J'avoue être un spectateur assez méprisant parfois : quand je sens que je vais perdre mon temps, je m'attarde rarement dans la salle et quitte la projection parfois en plein milieu (oui, c'est moi le grand con qui vous a empêché de lire un sous-titre parce que je vous suis passé devant pour sortir…) Mais bon, quand je sens que l'espoir est permis, je m'efforce de tenir en place, et j'avoue que cet Adoration m'a grandement récompensé. Ce style très rude, une fois assimilé, s'avère une vraie source de jouissance tant il est maitrisé à la perfection sur son final. Nul doute, cette réalisation a clairement contribué pour moi à transcender l'histoire. Bref, une souffrance pour un plaisir…  

 

 Amer Béton

Même s'il est véritablement séduisant de bout en bout ce film – surtout d'un point de vue visuel – j'avoue que je suis resté longtemps devant le film en acceptant l'idée de l'originalité sans la ressentir concrètement pour autant. Soyons franc : je m'ennuyais. Et puis – PAF ! – le final. Passage dans la troisième dimension, séduction totale, transfert dans un autre monde. Là, la créativité visuelle avait un sens, ou plutôt elle était « sensible ». Depuis je ne regarde plus ce film de la même manière. Comme quoi un quart d'heure peuvent suffire à justifier du caractère incontournable d'un film.

 

 

 

 

 Ø     5 films où j'ai d'abord été totalement emballé au début de la projection puis au bout d'un moment, l'ennui/la déception...

 

 

 Pi

Sûrement LE film dont le déroulement m'a le plus déçu par rapport à la qualité du début. Il faut dire que commencer son film avec un gars qui cherche des équations mathématiques dans tout ce qui l'entoure était un principe audacieux et intellectuellement jouissif. Quel malheur que tout cela s'effiloche en une bouillie judéo-mystique du plus mauvais effet. Vraiment, j'ai  nourri de profonds regrets à voir ce film passer à côté de quelque chose d'énorme.

 

Bienvenue chez les Ch'tis

Il faut bien reconnaître que le succès de Bienvenue chez les Ch'tis contribue à exacerber les positions de chacun entre des « pour » et des « contre ». Pour ma part j'avoue camper sur mes positions : j'ai beaucoup apprécié ce début qui savait savamment jouer des caricatures grossières. Cependant, dès l'arrivée dans le Nord tant chéri par Dany Boon, je me suis ennuyé ferme face à autant de surplace et un manque cruel de mise en relief du propos. Heureusement que le passage dans la vieille cité minière est venue relever le niveau de cette deuxième moitié bien mollassonne. Dommage, parce que finalement ce film n'est en tout et pour tout pas spécialement bon, mais l'idée était une idée en or…

 

 L' étrange histoire de Benjamin Button

Rah mais qu'est-ce qu'il nous a fait le David Fincher sur ce film ? L'idée était géniale, le début est très prometteur, et puis finalement l'histoire se révèle des plus basiques et des plus monotones. Je ne peux m'empêcher de rapprocher ce Benjamin Button de l'Homme sans âge de Coppola qui, lui aussi, reposait sur un principe fantastique très prometteur, et qui finalement évite totalement son sujet. Au fond, c'est bien ces films les plus frustrants : on sent chez eux l'opportunité de faire quelque chose d'unique et finalement ils se déballonnent en cours de route, donnant ainsi la désagréable impression que faire du cinéma totalement atypique est aujourd'hui chose trop risquée pour être possible.

 

Apocalypto

Il est vrai qu'après sa piteuse Passion du Christ, retourner voir un film de Mel Gibson était risqué. Et quelle surprise ! Quelle surprise de se retrouver face à ce film au début si nerveux, envoutant, atypique. Pendant toute la première moitié je n'ai pas jeté un seul instant, tout m'ayant comblé au plus haut point. Et puis finalement, le film se débine dans une course poursuite sans véritable sens ni cohérence, pour se conclure de la manière la plus ridicule qui soit. C'est bien dommage une fois de plus…

 

 Blindness

J'avoue que ce film est une remarquable leçon de cinéma. Le début est tout simplement somptueux, et nul doute que la patte de Meirelles y est pour beaucoup. Et j'avouerais d'ailleurs volontiers que des cinq films ici cités, c'est peut-être celui qui tient le plus longuement la route par rapport à la qualité de son remarquable début. Mais encore une fois, dommage qu'il finisse de manière si prévisible, si classique… Si encore il avait été le premier à nous proposer ce type d'aventure, passe encore… Mais après des 28 jours et 28 semaines plus tard, et autres I Am Legend, Blindness fait un petit peu office de film qui s'engouffre dans un genre sans vraiment le renouveler. Encore une fois – dommage ! – car ce film méritait un final beaucoup moins convenu et qui nous aurait du coup beaucoup moins lassé…

 

 

 

 

 

 Ø     5 films que je continue à défendre bien que signés de cinéastes qu'on adore détester...

 

 

  Transformers

Je ne comprends pas où est le problème avec ce cher Michael Bay. Il me semble pourtant qu'il ne cherche à duper personne. Quand on a pour affiche de film un gros robot et pour titre la franchise d'une marque de jouets, je pense qu'il est difficile de se faire plus clair. Je ne sais pas ce qu'en attendaient ceux qui le méprisent : peut-être une critique sociale de la société américaine, ou bien une dénonciation en règle de la condition des immigrées albanaises en Belgique ? Il me semble que ce film cherche avant tout le divertissement qui détend et qui défoule, or il me semble que, sur ce coup-ci, Michael Bay sait aussi bien jouer de notre imaginaire d'enfants que du second degré assumé par rapport au teen-age movie. Quand un mec fait autant d'effort pour nous offrir un spectacle soigné, je ne vois pas ce qu'on peut lui reprocher. A croire que cela dérange certains qu'il existe des blockbusters qui ne se moquent pas du spectateur…

 

Sa Majesté Minor  

Même si ce film a des lacunes indéniables, j'ai trouvé qu'on se lâchait beaucoup trop volontiers sur ce film un petit peu comme on n'a aucune retenue face au vilain petit canard qui ne veut pas rentrer dans le moule. Parce qu'après tout c'est un petit peu ça cette Majesté Minor… Jean-Jacques Annaud a voulu un peu partir en freestyle en montrant que, de toute façon, les conventions d'un récit et de son contenu dépendaient de son époque, et sur ce point il a bien raison. En tout, j'apprécie toujours un film où je n'ai pas l'impression de voir se dérouler un schéma préétabli qu'on connaît déjà à l'avance alors qu'on en a vu seulement cinq minutes. Minor sur ce point, surprend, innove, on se demande où cette drôle de fable compte nous emmener et c'est une impression suffisamment rafraichissante pour qu'on en boude son instigateur aussi méprisamment. On brocarde ses défauts sans s'attarder sur ses qualités alors qu'on se montre généralement bien plus indulgent pour un film qui a ce même ratio de qualités/défauts mais qui lui a eu le bon goût de respecter les conventions du genre… Ce type de réaction relèverait presque du cas d'étude sociologique tellement il est récurrent bien qu'ignoble…

 

 Hellphone

Bon, j'avoue, je ne suis totalement tombé sous le charme de ce film (oui, moi aussi j'aurais volontiers participé au lynchage collectif de Jean-Baptiste Maunier), néanmoins il présente vraiment quelques aspects rafraichissant dans le genre qui font qu'au final il a attiré une vive sympathie ce film. Quelques personnages sont savoureux, le clin d'œil à Christine fait plaisir, le regard sur le monde adolescent ne manque pas de pertinence, mais surtout le final mérite quand même quelques éloges. Alors inégal oui, mais qu'on dise de lui qu'il est creux comme on a pu souvent dire et écrire : non ! Au contraire, l'éloge de la série Z est bien plus codifié qu'il n'y parait et quand elle est ici menée avec une certaine intelligence, elle peut se révéler une œuvre sociologique d'une remarquable profondeur. Ce n'est pas totalement le cas ici car le film manque de rythme et de maîtrise, mais l'essai en tout cas m'a plutôt enthousiasmé…

 

Superman Returns

Beaucoup l'on boudé ce Superman, et j'ai clairement l'impression que c'était parce que le public l'a jugé en fonction des attentes qu'il avait préétabli plutôt que pour ce qu'on lui proposait vraiment et qu'il n'a pas voulu voir. Tout le monde sera d'accord en disant que l'opus de Singer de l'homme au collant bleu et à la cape rouge n'était pas vraiment un film de super-héros traditionnel, mais là où beaucoup ont vu un film d'action raté, j'y ai perçu un joli regard attendri sur un héros désabusé et une période révolue. C'est vrai, j'ai trouvé ça inattendu, mais j'aime qu'on me surprenne, et la découverte de cette démarche a créé en moi un réel plaisir, surtout que Singer est loin d'être un manchot quand il s'agit de mettre en scène. Bref, un film que je ne renie nullement…

 

 Benjamin Gates et le trésor des Templiers

Toujours plus ou moins dans le même esprit que certains films évoqués plus haut, j'avoue apprécier l'efficacité des spectacles qui n'ont pas peur d'afficher de modestes mais nobles prétentions. Ce Benjamin Gates voulait nous faire une aventure à la Indiana Jones mais en un peu plus rafraichie et moderne. Qu'à cela ne tienne. Pour ma part, j'ai trouvé cela très efficace, quoi qu'on en dise. C'est vrai les personnages sont plats, Nicolas Cage a une gueule de sac à main qui parle là-dedans, mais c'est pour mieux se focaliser sur cet univers de tous les jours que l'on s'efforce de décrire pour ce qu'il est mais qu'on ne voit pas forcément : un monde merveilleux et potentiellement fantastique.

 

 

 


 Ø     5 films d'abord aimés puis ensuite rejetés...

 

 

 

  American History X

Bon, on a tous été plus ou moins séduits par le propos tenu dans ce film et par l'interprétation très propre des deux Edward – Norton et Furlong – et c'est encore plus ou moins le cas aujourd'hui en ce qui me concerne. Malgré tout, le temps faisant à l'affaire, j'avoue que ne peut plus ignorer la frilosité de la forme. Je sais que ce genre de remarque peut me donner un genre de technicien-esthète qui ne sait plus apprécier les films pour ce qu'ils sont au fond d'eux, mais pour ce cas-ci je trouve que la réalisation de Tony Kaye n'a pas osé être rude et nous ressort des nazillons un peu guimauve qui diluent et affadissent clairement la portée de l'œuvre. Avant il était un très bon film à mes yeux, maintenant je le regarderai presque comme un simple teen-age movie qui se prend un peu au sérieux…

 

Danse avec les loups

Très sensible il y a encore peu au charme de ce retour à l'essentiel prôné par ce film de Kevin Costner, il ne m'apparaît aujourd'hui que comme un gros cornet farci de clichés et d'imageries bien démagos issues tout droit de l'esprit de culpabilisation propres aux cultures judéo-chrétiennes (oui, rien que ça !)… Vraiment, c'est un film qui je n'arrive plus du tout à regarder sans m'endormir ou m'agacer…

 

http://fr.web.img3.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/13/12/24/10/38/163266.jpg Crying Freeman

Raaah, l'adolescent que j'étais fut très sensible à cette atmosphère soignée et ces allures de film à la John Woo version light… Aujourd'hui, force est de constater que les aspects nunuches de l'intrigue amoureuse, ainsi que les effets visuels très années 90 et qui ont depuis passé de mode, renvoient tout de suite ce film au rayon des films basiques et sans souffle. J'avoue en faire encore aujourd'hui le deuil…

 

Nikita http://fr.web.img4.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/64/19/91/19648861.jpg

Aïe aïe aïe ! Ce film est clairement celui dont le revionnage m'a fait le plus souffrir. Souffrir c'est sûr, car j'étais sous le charme de cette histoire de la jeune Nikita, portée à bras le corps par une Anne Parillaud remarquable. La scène du restaurant avec Tcheky Karyo, où elle pense avoir droit à un regain de considération et d'humanité, pour finalement retomber au statut de simple arme jetable… Cette scène était autrefois totalement culte à mes yeux… Aujourd'hui, les effets de style de la réalisation de Besson sont insupportables et nuisent à chacune des scènes. Un ami cinéphile qui découvrait ce film il y a peu en disait qu'il était atrocement « ringard » : c'est malheureusement le qualificatif qui correspond le mieux à l'impression que j'en ai aujourd'hui. Repenser à la fin est un calvaire tant ces caricatures jouées par Reno ou Bouise sont plus risibles qu'elles ne donnent de la dimension au cauchemar de Nikita. Quel malheur… Vraiment…

 

 Jeanne d'Arc

Autre Besson que je ne peux plus supporter aujourd'hui pour ses effets surfaits ou pour ses carences en écriture : Jeanne d'Arc. Pourtant, comme dans quasiment tous les films de Besson, les bonnes intentions sont là : de l'interprétation totale de Mia Jovovic à quelques idées scénaristiques bien pensées. Il n'empêche que, si j'avais été séduit par cette liberté de ton un temps, je ne peux plus supporter la surenchère d'effets de réalisation de la part de l'ami Luc, et qui rendent vraiment le film indigeste. J'aime rappeler l'envie louable de ses films, mais j'avoue que pour Nikita et Subway, je ne peux plus.

 

 

 

 

 Ø     5 films d'abord incompris ou rejetés puis ensuite aimés voir adorés...

 

 

  Starship Troopers

Premier visionnage : rejet total (bon, j'avais 14 ans, c'était peut-être pas le meilleur moment…). Deuxième visionnage : j'ai ce coup-ci adhéré à la première partie mais je n'arrivais pas à encaisser cette seconde partie de baston totale qui pour moi n'avait aucun intérêt (bon, j'avais 15 ans, ça devait pas aider). Il a vraiment fallu que je le revoie l'année dernière pour que je l'apprécie amplement pour ce qu'il était ce film. Déjà, surprise, les effets spéciaux n'ont pas pris une ride : ce film est magnifique. Mais surtout, on apprécie mieux l'humour noir, la peinture acide de cette société assez effrayante, et surtout cette fameuse seconde partie révèle entièrement tout le sel de ce chef d'œuvre. Ce n'est d'ailleurs qu'a cet instant que j'ai compris ce qui avait vraiment choqué le bon esprit de nos chers amis d'outre-Atlantique : au fond c'était tout le patriotisme à l'américaine que ce bon Paul Verhoeven foulait au pied, et cela au travers d'une redite spatiale de la Guerre du Golfe. Il n'y a pas à dire, c'est brillant.

 

Mars Attacks

Un peu pour les mêmes raisons que Starship Troopers, Mars Attacks a eu le droit à une révision de jugement en sa nette faveur à cause de mon trop jeune âge. Enfin, pour ce coup-ci, mon revirement brutal s'est fait en l'espace de quelques mois. J'avais 13 ans quand je suis allé le voir au cinéma la première fois : j'ai détesté. La raison en était bien simple : je m'attendais à un nouvel Independance Day, et forcément, ce n'est pas ce que j'y ai trouvé (de là est née mon idée qu'il ne fallait jamais aller voir un film avec des attentes, on ne pouvait être que déçu). Mais le film est resté en salle quelques temps, me laissant le temps de murir la chose, et j'y suis retourné. Sachant ce que j'allais voir, j'ai profité de chaque instant et suis littéralement tombé sous le charme de cet esprit décalé. Je me demande même s'il ne s'agit pas là de mon premier Tim Burton ?? (Snif, c'est beau de se remémorer les plus grandes étapes de sa vie non ? ;))

 

 Underworld

Non pas que je ne l'ai pas apprécié à son premier visionnage, mais il ne m'était resté en mémoire que comme une simple version pas trop réussie de Matrix en loups-garous et vampires. Même si cette impression m'est restée depuis, il n'en demeure pas moins que mon plaisir face à ce divertissement a depuis bien cru. L'ambiance baroque très léchée a joué son rôle, sans nul doute, et les plissements du cuir sur la peau de Kate Beckinsale n'y sont certainement pas étrangers non plus. Bref, voilà de ces films que j'apprécie parce qu'ils savent se faire des divertissements de qualité, chose que j'estime suffisamment difficile pour qu'on le souligne ainsi.

 

Le Grand Bleu

Parmi les films que Luc Besson que j'ai découvert lors de mon adolescence, il y en a beaucoup que j'ai depuis jeté, mais il n'en reste pas moins quelques uns, comme Léon et Le dernier combat, qui me sont restés chers… Il y a même le cas de ce Grand Bleu, que je n'avais apprécié que moyennement, notamment aussi parce que je l'avais vu en version courte (une mode de la fin des années 80 heureusement révolue depuis) et que j'apprécie revoir de plus en plus avec le temps. OK, il a ses moments balourds, mais pour ce film je trouve que cela contribue clairement à créer une atmosphère à part. Il est plein de ressource finalement ce film…

 

 Akira

Le premier visionnage a été rude. En gros, j'en attendais beaucoup, et je n'ai trouvé de satisfaction que dans la fin, car au fond, c'est la seule chose que j'avais compris du film. Il est vrai que ce montage de l'intrigue originale a de quoi laisser perplexe et je comprends clairement le scepticisme de l'ami Caine78 face à cette démarche atypique et déroutante puisque je me suis retrouvé dans la même situation que lui au premier visionnage. Néanmoins, le temps a fait que j'ai su réévaluer l'œuvre, d'abord au regard de celle en papier dont elle est adaptée (j'y ai d'ailleurs consacré un article sur ce blog), mais aussi pour ce qu'elle est en elle-même, c'est-à-dire une œuvre déroutante justement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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Publié par L'homme-grenouille - dans Sélections de l'homme-grenouille
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