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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 12:26

  

Je ne saurais décidemment jamais me taire. Pourquoi continuer à présenter ces articles alors que ceux qui les lisent en connaissent déjà le principe ! Je n'en écris pas trop donc, et vous laisse partir à la découverte de ma sélection pour l'année 1994, en espérant bien sûr que vous allez à la fois avoir le plaisir de retrouver des films qui vous ont marqué, mais surtout que l'envie vous prendra de découvrir les titres qui vous sont inconnus. Bien évidement, il n'y a pas plus subjectif que ce classement, donc n'hésitez pas à me faire partager vos découvertes à vous si jamais vous estimez que certains des films qui vous ont marqué manquent injustement à cet article. Bonne lecture, et bonne (re)découverte !

  

  

Top 10

 

 

 

 

 

Miramax Films1.  Pulp Fiction

 

Un ami me disait il y a peu que l'affiche de ce film était probablement la plus belle de toute l'histoire du cinéma. C'est vrai qu'elle a une remarquable personnalité cette affiche : elle traduit aussi bien l'esprit des vieux films avec ses teintes lavées et jaunies qu'elle parvient également à montrer – notamment au travers de ce regard hautain et la pose lascive de la belle Uma Thurman – que ce Pulp Fiction est aussi sûr de sa différence et de son identité. Or, c'est vrai qu'en cela, l'affiche traduit parfaitement ce qu'est le film : une sorte de souffle nouveau dans le septième art, insufflé par ce qui était alors le nouveau bébé terrible du cinéma, Quentin Tarantino. Il lui aura fallu un seul long-métrage de chauffe – l'excellent Reservoir Dogs – pour que le maître Quentin daigne pondre sa révolution formelle. Nous étions en 1994, et c'était le temps où, encore, Cannes savait reconnaître ses grands. Le jeune arrogant était reparti avec la Palme d'Or, et la reconnaissance de tous… Aujourd'hui, le maître est toujours là et Pulp Fiction continue d'imprégner la culture populaire de ses Misirlou, ou bien encore de ses deux doigts qu'on passe devant le regard lors de scènes de danses frénétiques…

Amanda Plummer et Tim Roth. Bac Films John Travolta et Samuel L. Jackson. Bac Films Bruce Willis. Bac Films

Alors oui, c'est vrai, de nos jours, le maître Quentin possède nombre détracteurs dont, je l'avoue, je fais partie. Kill Bill volume 2, Boulevard de la mort, Inglorious Basterds : au fur et à mesure des films les ingrédients semblent toujours les mêmes. Dialogues interminables sur des sujets bateau, super-compil' de musiques d'un autre âge, et scènes de violences sèches mais tellement magnifiées : la recette ne change guère, et certains se lassent de voir Tarantino se complaire dans les Tarantineries. Malgré tout, quelque soit son point de vue sur le Tarantino d'aujourd'hui, il reste cette clef de voûte sur laquelle repose tout son univers. Pulp fiction, comme son nom l'indique, est un film qui entend s'appuyer sur la culture de masse, sur la sub-culture car Pulp désigne à l'origine un magazine au papier de mauvaise qualité. Or, plus que s'appuyer sur cette culture de la base, il la glorifie et la dresse comme un étendard. Oui, cette culture vaut autant qu'une autre : elle a sa richesse, ses codes, sa subtilité et même sa propre philosophie. Ainsi un passage d'Ezéchiel vient se mêler à une discussion sur les massages de pied, sur l'art du piercing, et sur la conceptualisation que les Européens se font des hamburgers vus qu'ils adoptent le système métrique… Pulp fiction, c'est l'art de reconstituer un univers qui a du sens avec tout ce qui d'habitude part à la coupe : la vie de tueurs à gage en dehors de leur meurtres, des boxeurs en dehors des rings ou bien encore du sort des voitures maculées de sang après un accident. La linéarité de l'intrigue, les centres d'intérêts et les codes formels sont totalement recomposés avec Pulp Fiction pour produire au final ce nouveau produit culturel, réinvention des années 1990 et qui, pour sûr, a plus marqué l'imagerie culturelle de nos sociétés qu'on ne se l'imagine… C'est LA perle de l'année, à n'en pas douter...

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2.  L'étrange Noël de M. Jack

  

« Ah ! L'un des chefs d'œuvres de Tim Burton ! » qu'on entend souvent quand il s'agit de parler de cet Etrange Noël… Mais que nenni jeunes gens ! Rendons à Henry Selick ce qui revient à Henry Selick ! Ici l'ami Burton n'a été que l'initiateur du projet et le producteur exécutif : la mise en forme a été l'œuvre de Selick, et si la sortie du récent Coraline a permis au moins de rétablir une vérité, c'est bien celle-là ! Car oui, l'ami Selick possède tout de même un remarquable univers visuel et un sens de la mise en image hors-pair, et nul doute que sa participation à ce projet a autant valu que celle de Tim Burton. D'ailleurs, quand on y pense, la réunion de ces deux hommes a de quoi faire rêver, surtout quand on observe le résultat. De connaissance de jeune cinéaste, je n'ai pas souvenir avoir déjà vu un film d'animation se risquer sur ce registre aussi inattendu que celui du « conte pour enfants d'horreur »… Or, là aussi, cet Etrange Noël a lui aussi clairement marqué les esprits et son temps car, si autrefois il était encore perçu comme une bizarrerie qu'on ne passait que sur Arte tard la nuit, aujourd'hui quinze ans plus tard, il est accepté les soirs de Noël comme étant un spectacle tout à fait convenable…

Walt Disney Studios Motion Pictures France Walt Disney Studios Motion Pictures France Walt Disney Studios Motion Pictures France

Si Burton a au moins permis cela dans le cinéma occidental, c'est d'avoir su donner l'impulsion pour faire sortir la féerie du rose-bonbon auquel on le cantonnait traditionnellement. Etrange histoire que cet homme-citrouille, d'habitude réservé aux soirées d'Halloween, qui se décide à investir la soirée festive de Noël. Pourtant, c'est bien là tout le principe de ce film : mêler le glauque à la fête ; le repoussant à la féerie… Ainsi se constitue un univers visuel hors du commun, animé encore selon le vieux procédé du key motion plutôt qu'à l'image de synthèse, auquel vient se greffer tout une atmosphère sonore teinté de l'emprunte désormais connue de Danny Elfman. Cette musique est d'ailleurs d'autant plus cruciale que le maître Elfman est ici mis en avant puisqu'il est le doubleur et chanteur du personnage principal Jack. Au final en ressort un spectacle absolument sans égal, dont on s'étonne même encore aujourd'hui qu'elle ait pu voir le jour tant son originalité en aurait intimidé plus d'un producteur…

  

  

3.  La Liste de Schindler

  

Plus j'y repense et plus l'idée m'échappe… Pendant longtemps, et surtout pendant les années 1990, Steven Spielberg fut souvent cité comme l'icône du cinéma américain. Ainsi, quand on voulait dire de quelqu'un qu'il avait poussé son art au plus haut niveau, entendait-on souvent dire que machin était le « Spielberg de ceci » et que bidule était le « Spielberg de cela »… Pourquoi lui ? Pour E.T. et Indiana Jones ? C'est vrai qu'il s'agit là de très bons films de spectacle, mais pourquoi lui plutôt qu'un autre ? Au fond, avant cette Liste de Schindler, Spielberg a bien été une icône, mais une icône essentiellement populaire, constituée plus par les gens qui vont rarement au cinéma que par les cinéphages de tout genre. Preuve en est, le milieu ne l'avait jamais véritablement récompensé, son palmarès aux Oscar restant jusqu'alors bien vierge. Beaucoup se seraient satisfaits d'un tel honneur, mais cette Liste de Schindler a été pondue par le papa de E.T. pour enfin conjurer le sort et recevoir sa première statuette dorée. Je vous avouerai que, paradoxalement, je n'avais jamais vraiment perçu cette consécration d'un bon œil avant de voir ce film. J'ai d'ailleurs beaucoup tardé avant de le découvrir. Je me disais que cette Liste de Schindler avait finalement certainement été pensée comme un piège à Oscar pour un Spielberg qui en rêvait tant. Un sujet grave, une cause entendue et consensuelle et un noir et blanc d'esthète élitiste ; bref, à mes yeux, cette Liste de Schindler devait être un film d'un académisme d'autant plus ennuyeux qu'elle était l'œuvre d'un fils de rescapé des camps de la mort… Or, si je me permets d'exprimer ce ressenti là, c'est que je pense que beaucoup de ceux qui ne se sont pas vraiment risqué à voir cette Liste ne l'ont justement pas fait pour des raisons plus ou moins similaires : la peur du pathos, la peur de l'académisme et de la morale bon marché, bref la peur de l'ennui...

Ben Kingsley. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr Ralph Fiennes et Liam Neeson. Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr

C'est pourtant remarquablement se tromper sur le caractère de l'œuvre et l'ambition de son auteur. Alors, certes, il ne faudra pas s'attendre à rire et à chanter dans cette Liste, malgré tout le grand Steven a eu l'intelligence d'esprit de ne pas en faire trop, de prendre les actes pour ce qu'ils étaient, et de laisser quelques subtils symboles faire l'effet que les grandes scènes de pathos tant redoutées. De plus, cette longue plongée dans les camps (plus de 3h) sait ne pas se limiter qu'à une simple démonstration de la barbarie humaine. Qu'il s'agisse des Juifs, mais surtout des Allemands, chacun voit son portrait brossé avec nuance si bien que Spielberg parvient à faire triompher avec le plus beau des talents l'humain face au manichéisme primaire et facile. Voilà pourquoi j'aime des films comme cette Liste de Schindler : non pas pour le sujet, non pas pour le devoir, mais tout simplement parce que c'est une très belle exploration de l'âme humaine, presque unique en son genre, qui sait sortir des schémas qu'on nous a préconçu pour cette période. Alors là, oui, pour l'occasion, et pour reprendre l'expression consacrée, Spielberg est bien avec ce film « le Spielberg du cinéma »… 

 

 

4.  Vivre !

  

C'est fou comme le parcours d'un artiste peut évoluer au cours de sa vie… Certains savent ce que je pense de la longue évolution artistique de Tim Burton, de Steven Soderbergh, ou bien encore de Takeshi Kitano… Eh bien ce n'est rien à côté de la grande interrogation qu'est pour moi le revirement total de celui qui fut pour moi pendant longtemps un phare de l'Orient, j'ai nommé le réalisateur de ce Vivre ! : Zhang Yimou. Ici, c'est plus le revirement politique que qualitatif de ces films qui me laisse sans voix. Après tout, ses derniers Wu Xia Pian (Hero, le secret des poignards volants, la cité interdite…) étaient pour la plupart fort honorables, mais je m'interroge encore comment un fervent militant anti-communiste a-t-il pu à ce point retourner sa veste pour devenir le chantre de la propagande du régime chinois ? Lui, le banni, comment at-il pu notamment accepter de reprendre le flambeau de l'organisation de la cérémonie olympique que Steven Spielberg avait justement abandonné pour des raisons politiques ? Malheureusement, la raison nous la connaissons sûrement tous : le roi dollar aura finalement raison de beaucoup, même des meilleurs… Heureusement, à la volatilité des personnes savent parfois répondre l'immuabilité d'une œuvre qui reste à jamais fixée dans le marbre… Et donc heureusement que ce Vivre ! n'a depuis pas changé d'une once car au fond il nous rappele le talent ancien et la fougue du regretté Zhang…

  

Alors pourtant, je tiens à vous rassurer, ma détestation du communisme ne change en rien mon approche au cinéma : le sujet ne suffira jamais à satisfaire le cinéphile formaliste que je suis ! Si j'aime à ce point Vivre ! ce n'est pas (seulement) parce que c'est un brûlot comme la Chine populaire, mais c'est aussi et surtout parce que c'est une remarquable démarche qui sait justement sortir de la vision idéologique de cette période historique pour ne valoriser au final que son aspect fondamental : la vie. Vivre !, c'est avant tout le parcours d'une famille chinoise qui, au travers des péripéties, entre guerre d'Indépendance et révolution culturelle, s'efforce tout simplement de vivre, voire de survivre… Pour garantir la force de sa démarche, Zhang préfère jouer la carte de la sobriété narrative, d'où une linéarité de l'intrigue qui, si elle pèse au début, sait porter ses fruits sur la fin. Ainsi, même si bien évidemment l'effet accumulatif des péripéties que connaît cette famille nous rappelle qu'on est avant tout dans une œuvre qui cherche à explorer le plus d'aspects possibles de la société chinoise, il n'en reste pas moins que ce Vivre ! parvient à cumuler le plaisir de l'émotion et la jouissance de la découverte d'un autre monde, d'une autre vie. A mes yeux, incontestablement, c'est une œuvre majeure de cet auteur.

  

  

5.  Speed

  

Ceux qui ont arpenté les articles rétrospectifs précédents auront pu se rendre compte à quel point mes derniers posts rendent plus hommage que d'accoutumée au pop corn movie made in USA. The Rock en 1996, Une journée en enfer et Bad Boys en 1995, et maintenant ce Speed de Jan de Bont ! « Normal » se diront certains : si le Startouffe était un jeune ado dans les années 1990, alors il devait être accro à tous ces spectacles simplets et décérébrants, et aujourd'hui il en garde une vision nostalgique totalement déconnectée de ses goûts actuels. Il est vrai qu'ayant découvert ces films à l'adolescence – temps où s'est forgée ma cinéphilie – ils ont eu une résonance particulière chez moi, peut-être plus que chez ceux des générations antérieures ou, bien même des générations plus récentes. Malgré tout, c'est un fait, j'adore Speed, et ceux qui s'y retrouvent quelque peu dans mes listes devraient au moins s'y risquer parce que, au-delà peut-être d'une anomalie générationnelle, il me semble que ce Speed incarne un temps du cinéma qui me semble vraiment ignoré aujourd'hui : celui de l'âge d'or du cinéma d'action US des années 1990…

  

Oh oui ! Pour moi cela ne fait aucun doute, les années 1990 furent un véritable âge d'or du cinéma d'action, et ce Speed en est sûrement l'un des meilleurs représentants. Aujourd'hui, « film d'action » implique caméras qui bougent dans tous les sens, montages cut, et musiques de bourrin… sans que forcément l'intrigue ne s'émeuve plus que ça… Speed, c'est l'art de la maîtrise de la tension. Aucun plan n'est à jeter, le dynamisme est insufflé non pas par un montage épileptique mais par une réelle science de l'équilibre dans le rythme. Alors certes, dommage que le film ne tienne pas seulement sur la scène du bus piégé qui ne doit pas descendre en dessous des 90 miles à l'heure car, faute d'être suffisamment longue, on lui a greffé une scène précédente et une scène finale qui n'ont rien à voir et qui viennent rompre avec l'unité du film. Malgré tout, ce genre de film à l'adrénaline si maîtrisée se fait si rare aujourd'hui que, pour ma part, je lui passe tous ses défauts pour ne retenir que ses grandes qualités. Alors, sans ambiguïté, j'en fais un de mes films notables de 1995…

  

  

6.  La cité de la peur

 

Ah oui ! On pourra dire qu'elle est bien potache cette farce des Nuls qui, au plus haut de leur gloire via la chaîne cryptée, s'étaient alors décidés à envahir le grand écran. Pas très élaborée ? Absurde ? Simple prétexte à un enchaînement de blagues parfois reprises de leurs émissions passées ? Oui c'est vrai… – Et alors ?! On s'en fout non ? Ici les trois compères s'en sont donnés à cœur joie, sans forcément réfléchir au fait de savoir si les néophytes raccrocheraient aux wagons de cet humour totalement à part : ils y sont allés à fond les ballons et finalement bien leur en a pris. Si effectivement cette intrigue de tueurs de projectionnistes en plein festival de Cannes ne retiendra pas forcément l'intérêt de qui que ce soit, les gags et saynètes qui viennent s'y greffer en laisseront peu indifférent…

 Chantal Lauby, Dominique Farrugia et Alain Chabat. Collection Christophe L. 

Combien de répliques ne sont pas devenues cultes depuis, parmi cette génération qui a connu l'humour des Nuls ? Entre les « Crève ! Pourriture communiste ! » et autres « Tu fais super-bien le chat » et passant par les « Prenez un chewing-gum Emile », la galerie d'expressions qui font désormais partie de la culture populaire est absolument hallucinante  (qui n'a jamais fait le mec qui vomi quand on lui a demandé s'il était content ?) Alors oui, peut-être que cet humour n'est pas universel, qu'il est très exigeant ou, selon les points de vue, trop peu sophistiqué, il n'en reste pas moins que pour celui qui accroche, ce film est un monument de la comédie française, pour ne pas dire de la comédie tout court…

 

 

7.  Tueurs Nés

 

Ah ça ! C'est un film qui divise ce Tueurs Nés ! Mais, serais-je tenté de dire que c'est là la marque des films les plus audacieux. A moindre mesure certes, le destin de ce film rappelle quelque peu celle d'Orange Mécanique, notamment par la polémique qu'a généré sa sortie. Parce que quelques groupes de fanatiques s'en sont inspirés, Tueurs Nés fut accusé de tous les maux, notamment le fait qu'il glorifiait l'hyper-violence et l'immoralité. Je trouve très intéressant qu'à une vingtaine d'années d'intervalle ces deux films à la démarche à peu près similaire rencontrent encore les mêmes réactions, où certains se brusquent clairement face à ce qui n'est pourtant, ni plus ni moins, qu'un regard critique sur la violence intrinsèque de nos société. Comme quoi Oliver Stone, comme Kubrick avant lui, avait su mettre le doigt là où ça démange.

Woody Harrelson. Metropolitan FilmExport  Woody Harrelson et Juliette Lewis. Metropolitan FilmExport  Tommy Lee Jones. Collection Christophe L.

Alors certes, il y aura toujours les bourrins pas très subtils qui seront là pour vénérer au premier degré ces Bonny and Clyde du trash. Mais au-delà de ça, ce film d'Oliver Stone n'en demeure pas moins un remarquable pied de nez face à l'hypocrisie de la société américaine, car au fond, les deux personnages héroïques de cette fresque au goût de sang, soit dit en passant interprétés à merveille par Woody Harrelson et Juliette Lewis, ne sont que le produit d'une société que celle-ci, en retour, n'assume pas. D'ailleurs, que certains spectateurs condamnent la moralité assumée des deux héros est en soit révélateur, car l'escalade de violence qui se produit dans ce film n'est pas due qu'à eux seuls, mais aussi à la société qui lui répond aussi par une violence encore accrue. D'une certaine façon, ces Tueurs Nés sont une remarquable démonstration par l'absurde, d'autant plus jouissive qu'elle nous désinhibe non pas de toute morale, mais d'une hypocrisie moralisante qui a le mérite de remettre toutes les choses au clair. Ça, pour moi, c'est un vrai regard d'artiste, une vraie œuvre d'art…

 

 

Paramount Pictures8.  Forrest Gump

 

Plus j'y repense et plus je me dis que Robert Zemeckis est vraiment un auteur bien peu reconnu étant donné l'encensement que rencontre la plupart de ses films. C'est que le bonhomme nous a quand même pondu Retour vers le futur, Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, ou bien encore Seul au monde, des films dans l'ensemble plébiscité par le grand public et pourtant… Au milieu de tous ces exemples, Forrest Gump ne fait finalement que confirmer la règle : très vite entré au panthéon des classiques, ce film a même pu s'enorgueillir tout aussi rapidement d'avoir imprégné la culture populaire de certaines de ses citations cultes comme « la vie c'est comme une boîte de chocolat, on sait jamais vraiment sur quoi on va tomber » ou bien encore le plus emblématique : « Cours, Forrest cours ! » qui, encore aujourd'hui, ne se démode pas (j'ai encore pu le constater sur les gosses du collège dans lequel j'enseigne)…

  

Alors pourquoi autant de mépris pour sieur Zemeckis, grand faiseur d'épopées qui font rêver petits et grands ? Eh bien peut-être parce que, justement, l'ami Robert pêche peut-être par ce que je reproche le plus à ce Forrest Gump, c'est son manque de personnalité dans la mise en scène. Très académique, avec son lot de violons, de pianos, et de moments guimauves, Forrest Gump est un film incroyablement lisse étant données les autres qualités qui l'habitent. Car oui, bien évidemment, malgré ce reproche que je lui ferais, il n'en demeure pas moins que j'adore ce film à plus d'un titre. Tout d'abord, l'idée de suivre le parcours de ce benêt en train de traverser la période la plus riche, la plus dense et la plus complexe de notre histoire, est en elle-même excitante… mais en y associant le regard de simplet qu'y porte Forrest Gump : eh bah ce principe là est tout simplement brillant. Le monde nous apparaît différent, à la fois avec beaucoup de subtilité et surtout une belle prise de recul. Pour dire, j'ai pris le parti de le passer à mes élèves de 3e afin de présenter cette période qui allait être étudiée et ça a été limpide comme tout pour eux. Mais bon, surtout, au-delà d'un regard sur l'histoire, ce Forrest Gump est aussi et surtout une remarquable leçon de vie, un instant qui appelle forcément à la réflexion personnelle et à une certaine forme de solennité intérieure. C'est aussi certainement pour cela que je lui reproche autant son manque d'audace formelle, car alors, ce Forrest Gump aurait certainement pu être pour moins l'un des films phares de ma cinéphilie…

 

 

Collection AlloCiné / www.collectionchristophel.fr9.  Wolf

 

Ça ne parait pas, mais les films qui prennent pour sujets des loups-garous ne sont pas si rares que cela, on pourrait presque dire que c'est un genre à part entière aussi récurrent que le western. Pour exemple, cette année 2010 compte déjà son représentant à poils et à crocs : il s'agit de Wolfman, même si, parait-il, celui-ci n'avait rien de véritablement transcendant. C'est vrai qu'on peut se dire qu'on a très vite fait le tour du concept et qu'à moins de faire des mix genre, loups-garous contre vampires dans Underworld, on va forcément se répéter et donc se faire chier… Eh bien pour ce qui est de ce Wolf, c'est plus ou moins la même chose. Même si là au débotté je serais incapable de vous citer les films de loups-garous que j'avais vu antérieurement, je me suis retrouvé face à ce Wolf en me disant que ce n'était pas le premier film de ce genre que je voyais et qu'il fallait par conséquent s'attendre à du convenu. Or, je trouve que – justement – pour l'occasion, Mike Nichols a su fort bien mener sa barque.

  

Puisqu'il y avait une part de classique dans ce thème, Wolf l'assume complètement et sait se parer d'une atmosphère à la fois feutrée et sophistiquée. Finalement, Nichols cache sa bête, et le film devient dès lors un jeu de faux-semblants, où le monstre se terre dans un monde qui – pourtant – semble être l'endroit rêvé pour y prospérer. Le loup-garou, c'est à la base l'opposition de l'homme rationnel d'un côté et de la bête primitive de l'autre. Or il fallait bien un monstre sacré de comédien comme l'est Jack Nicholson pour incarner cette ambiguïté qui au fur et à mesure du film va se réduire. A ses côtés d'ailleurs, je ne peux m'empêcher de rappeler la présence de la belle Michelle Pfeiffer et du trop méconnu James Spader pour accompagner le maître. Finalement, bien plus que le sujet ou l'intrigue ici, c'est clairement la mise en forme qui fait tout le succès du spectacle qui nous est offert. En tout cas, c'est toujours un plaisir pour ma part de profiter d'un tel raffinement formel, trop rare au cinéma à mes yeux.

 

 

10.  True Lies

 

C'est presque admis aujourd'hui : James Cameron est depuis son dernier Avatar considéré comme l'un des grands dieux du cinéma de grand spectacle. Il faut dire, le bonhomme pouvait afficher sur sa carte de visite la réalisation d'Aliens, d'Abyss, mais surtout de Terminator 1 et 2. Au milieu de ces grands succès qui sonnent familiers à toutes oreilles, mêmes chez les moins cinéphiles, il y a ce True Lies qu'on oublie plus facilement dans sa filmographie. Juste une comédie d'action diront certains… C'est qu'à cette époque, les gens préféraient largement l'ami Schwartzy loin des comédies (mais le bougre assumera jusqu'au bout, et au final le public a fini par lui donner raison…) Et puis il y avait aussi l'idée que le très créatif James Cameron s'était abaissé à l'art du remake, genre dans lequel Hollywood est passé maître mais dont on laissait alors la tâche aux tâcherons justement. Ainsi, le temps a passé, et ce True Lies n'a jamais vraiment été réhabilité… Quel dommage !

Arnold Schwarzenegger. Collection Christophe L. Arnold Schwarzenegger. Collection Christophe L. Arnold Schwarzenegger. Collection Christophe L.

Pour ceux qui ne le savaient pas, sachez qu'à la base, ce True Lies a du sang bleu dans les veines parce qu'à l'origine – Cocorico ! – il s'inspire de la comédie française La Totale réalisé par Claude Zidi. « S'inspirent ? » dites-vous ? – Ah ! Oui on pourrait les entendre ceux qui connaissent l'original et qui diront que l'ami Cameron a clairement tout pompé sans vraiment faire d'effort, se contentant juste de mettre des nanas à gros seins et des explosions un peu partout. C'est vrai que tous les éléments clefs du film, et qui en font l'indéniable succès, étaient déjà présents dans La Totale. Malgré tout, il n'empêche que le film de Zidi était écrit pour être une grande aventure « bondienne » que ses piètres moyens ne parvenait pas à lui donner. Finalement, Cameron a su donner la forme qu'il manquait à la grande créativité de son géniteur français : du rythme, du charisme, de l'envolée épique, bref du gros spectacle cinq étoiles. Alors qu'importe l'origine et l'histoire de ce film, remake ou pas, le résultat est là : True Lies, c'est du spectacle de haute volée, et tant pis si du coup cela éclipse quelque peu une Totale qui bien qu'elle ne démérite pas, n'est clairement pas à la hauteur de ce bijou cameronien.

 

 

 

 

Mais aussi...…

 

 

United International Pictures (UIP) L'impasse

Là encore, comme pour de précédents tops, j'en imagine quelques uns qui pestent en voyant que ce qu'ils considèrent être comme un remarquable chef d'œuvre de Brian De Palma se soit fait passé devant par des films qui n'en ont pas l'envergure… C'est vrai, l'Impasse est aujourd'hui considéré comme un grand classique, avec à la clef l'un des meilleurs rôles de Pacino. De ce film, je retiens surtout la force de cette conclusion : annoncée, connue, on ne peut s'empêcher d'espérer qu'elle change malgré tout au dernier moment. C'est incontestablement la grande force de ce film. Au-delà de ça, personnellement, j'avoue rester un peu sur ma faim, même si le spectacle est fort honnête. Il faut malgré tout se l'avouer : le plaisir étant là, cette Impasse mérite quand même grandement le détour…

 

http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/36/23/25/19669657.jpg Léon

C'est celui que tout le monde adore détester aujourd'hui, et c'était déjà plus ou moins le cas depuis le succès de son vrai-faux cinéma d'auteur qu'incarnait son Grand Bleu : Luc Besson. « Argh ! Quelle horreur ce goût pour le cinéma populaire américain, surtout quand on le fait fricoter avec les codes du cinéma français ! » : c'est ce que certains pouvaient reprocher aux Nikita et autre films du ventripotent Luc. Au moins avec ce Leon, il assume totalement son inspiration américaine. Il pose notre Jean Reno national en plein New-York, et lui fait camper un rôle sec et ambigu comme il savait si bien le faire auparavant. Autour de lui : Natalie Portman – magnifique révélation de l'époque – et Gary Oldman absolument éblouissant. Du très bon cinéma de genre : peut-être le meilleur film de Besson…

 

 Philadelphia

 C'est aujourd'hui un grand classique. C'est aussi un film bien ancré dans son temps car il était finalement le premier à oser aborder frontalement le problème du SIDA au travers du cinéma grand public. Alors, bien sûr, ceux qui connaissent Jonathan Demme trouveront sûrement ce Philadelphia un peu trop classique par rapport à ce que l'auteur a pu faire jusqu'alors, il n'en reste pas moins que la démarche reste très bien menée et que Tom Hanks nous gratifie d'une interprétation à la hauteur de sa réputation. Bref, un classique certes, mais un classique plaisant…

 

Collection Christophe L. Quatre mariages et un enterrement

Pour ma part, ce Quatre mariage et un enterrement a marqué le renouveau de la comédie anglaise : plus dynamique, peut-être plus corrosive, mais toujours aussi « honey »… Au cœur de cette révolution, l'éclosion de celui qui allait devenir l'icône du cinéma anglais pour les deux décennies à venir : le gracieux et truculent Hugh Grant. A mes yeux, des films comme Love Actually ou le Journal de Bridget Jones doivent beaucoup à ce film qui a posé les jalons de la comédie romantique anglaise telle qu'elle existe encore aujourd'hui…

 

 Demolition man

Pendant longtemps j'accordais à ce Démolition Man un souvenir de vieux film d'action moisi des années 1990. Malgré tout – souvenir de jeunesse oblige ! – je ne pouvais m'empêcher de garder un minimum de tendresse nostalgique pour ce qui s'apparenterait aujourd'hui à du cinéma ringard qui a mal vieilli… Et pourtant je l'ai revu depuis ce film, et avec un réel plaisir. Au-delà de la nostalgie, il y a dans ce Demolition Man un air de Retour vers le futur II mais où ici l'humour se veut plus corrosif, tout en restant gentillet malgré tout. Film des années 1990 oblige, Demolition Man peut en plus se vanter d'être très rythmé et très nerveux, si bien qu'aujourd'hui, je ne peux m'empêcher de le considérer comme un film à voir…

 

 Evil Dead III : l'armée des ténèbres

Bon alors c'est sûr que ce n'est pas le meilleur de la saga, il n'empêche que cet Evil Dead III n'en reste pas moins dans l'état d'esprit des précédents : totalement décalé et sans retenu. Paradoxalement, je trouve que cette saga se conclut sur une atmosphère bon enfant, ce que je trouve fort pour du cinéma gore… Nul doute, ce Sam Raimi aura su nous pondre de sacrés films à part, et cette trilogie Evil Dead en fait partie…

 

 

 

 

 

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Publié par L'homme-grenouille - dans Sélections de l'homme-grenouille
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commentaires

L'homme-grenouille 22/02/2015 11:41

Oh putain je mérite la pendaison pour ne pas l'avoir saisie celle-là. J'espère que mes connaissances ne passeront jamais sur cette page car c'est sûr qu'ils vont me fouetter pour cette infamie.

Merci en tout cas d'agrémenter ces commentaires de haute culture. Je valide totalement. ^^

Le Nouveau Cinéphile 22/02/2015 10:39

En fait, c'était une référence à la classe américaine, où le personnage de John Wayne est appelé "l'homme le plus classe du monde" mais aussi "un fasciste de merde". Je ne pense pas sérieusement
qu'il est fasciste...

L'homme-grenouille 22/02/2015 00:51

OK... Un avis tranché pour le coup.

Tu me diras s'il a changé après lecture de mon article ! ^^

Le Nouveau Cinéphile 21/02/2015 10:34

OK, je comprends. Je n'ai pas encore lu ton article sur ce cher Georges (un fasciste de merde mais aussi l'homme le plus classe du monde si tu veux mon avis^^).

L'homme-grenouille 21/02/2015 00:21

On m'en propose de temps en temps des idées d'articles... Pourtant, je dois bien te l'avouer : ce qui me passe par la tête, le plus souvent je l'écris. Si je n'en dis pas plus sur la Liste de
Schindler, c'est parce que, honnêtement, je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus que ce que je viens de marquer là. C'est con, mais il y a des films que j'adore, mais pour lesquels je n'ai
pas grand chose à dire. Par contre sur Spielberg, c'est vrai que là, pour le coup, il y aurait davantage à dire... Mais bon, d'un autre côté, quand j'y pense, je me dis que cet article risquerait
d'être un copier-coller de celui que j'ai fait au sujet de George Lucas ! ^^

Le Nouveau Cinéphile 18/02/2015 00:07

Zut! J'ai oublié que tu avais déjà écrit un article sur le "cinéma du vrai". Néanmoins, c'est vrai que La Liste de Schindler semble être une belle leçon de cinéma sur le traitement d'une histoire
vraie. A toi de voir si ça vaut le coup d'écrire un article dessus...

Le Nouveau Cinéphile 17/02/2015 23:58

Justement: et si tu écrivais un article sur La Liste de Schindler?

Je m'explique: tu dit dans le rapide résumé des qualités qui te poussent à donner à ce film la médaille de bronze de ton classement de 1994 que ce film ne se contente pas d'être un film sur la
Shoah, mais aussi (voire surtout) une étude de l'homme. Je trouve cette vision extrêmement juste: pourquoi ne pas faire un article sur le cinéma historique comme étant destiné à raconter plus que
l'Histoire?

Et puis tu peut aussi glisser un petit commentaire sur la chute de Mossieur Spielberg en termes de qualité.

Startouffe 30/07/2011 19:13

Vers l'infini et au-delà...Salut Jiji,

Merci de ton petit message sympa. Pour répondre à ta question et ton attente, sache qu'en effet, j'ai prévu de remonter le temps comme ça jusque... Bah jusqu'à je sais pas trop en fait ! Disons que tout dépend du nombre de films que j'ai vu et qui m'ont plu pour chaque année. Or, c'est vrai que plus on remonte dans le temps, et plus c'est rare.

Seulement rassure-toi, je devrais aisément rallier 1980 sans trop d'encombres, après je ne promets plus rien. D'ailleurs, j'ai déjà rédigé l'article des sorties de 1993, seulement l'interface Allociné me pose encore quelques soucis et la publication a pris du retard.

Voilà, j'espère que te voila comblée...
A plus sur ce blog...

jiji 17/07/2011 13:35

J'adore ces classements par années,sa serait chouette que tu face jusqu'à 1988 année de ma naissance;)

Startouffe 16/08/2010 23:39

Au sujet de "Speed", "True Lies" et du cinéma d'action en général...Ah là j'avoue que tu mets le doigt sur quelque-chose qui met mon cerveau en ébullition car - tu l'auras bien remarqué - je m'interroge beaucoup sur cette nette préférence que j'ai sur le cinéma d'action des années 90. Est-ce parce que c'est celui qui m'a défloré étant jeune comme je l'annonçais dans l'article ? Est-ce parce qu'il est plus couillu que celui d'aujourd'hui comme toi tu l'évoques dans ton commentaire ? Il y a certainement un peu de tout ça sans que je sache vraiment peser le rapport entre l'un et l'autre...

Mais bon, je pense aussi qu'un troisième critère rentre aussi en ligne de mire et qu'il ne faudrait surtout pas le sous-estimer... En revoyant ce qui reste pour moi des véritables monuments du cinéma, je reste aussi surpris de la limpidité de la réalisation et du savoir-faire technique mis en œuvre pour traduire au mieux le dynamisme et la tension qui, à mes yeux, sont largement au-dessus des productions actuelles. Je ressors justement de "Night And Day", réalisé par James Mangold (qui n'est pourtant pas un tâcheron), et dans lequel les scènes d'actions sont multiples. Pourtant, aucune d'entre elles ne m'a vraiment électrisé : aucun timing, tout est précipité, tout le temps à fond la caisse, sans qu'aucune dynamique ne s'instaure. Et vas-y que la caméra bouge tout le temps (et pourtant ce film n'est pas le pire à ce sujet) et vas-y que je te fais un montage-cut avec 10 plans en 10 secondes, le tout bien sûr dans une cacophonie totale faites de bruits en tous genre et de musiques grotesques...

Tu regardes "Speed" ou tu regardes "True Lies", presque aucun plan n'est à jeter dans les scènes d'action : c'est métrique, les images sont nettes, les plans impeccables, la progression de la tension calculée (ce qui est impossible à faire dans les films d'aujourd'hui puisque la plupart du temps on ne comprend rien à ce qui se passe à l'écran)... En somme, je pense sincèrement que c'est surtout cet aspect là qui me touche le plus dans ces films, et je les vénère peut-être encore plus aujourd'hui que je sais qu'il est bien rare de voir une scène d'action correctement filmée de nos jours...

DanielOceanAndCo 16/08/2010 20:13

Mais mon ami, je ne pense pas que "Speed", "True Lies" ou "Demolition Man" sont meilleurs que les films d'action actuels parce qu'on les a découvert à l'adolescence mais surtout parce qu'ils sont beaucoup plus couillus et moins aseptisés que ceux d'aujourd'hui. D'ailleurs, la plupart des films d'action US des 90's étaient classés R alors qu'aujourd'hui, on vise le PG-13. ça montre le changement de mentalité à Hollywood vis à vis de ce genre si particulier!!

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